DU SULTAN DE BALIKESRI
11 se nomme Domoûr khän, et il ne possède aucune bonne qualité. C’est son père qui a bâti cette ville, dont la population s'est accrue d’un grand nombre de vauriens, sous le règne du prince actuel; « car les hommes suivent la religion de leur roi » (tel roi, tel peuple). Je visitai ce prince, et il m'envoya une pièce d’étoffe de soie. J'achetai dans cette ville une jeune esclave chrétienne, nommée Marghalithah (Marguerite).
De là nous nous rendimes à Boursa {Brousse), ville
ET الاسواق فسكحة الشوارع تحقها البساتيئ مى Kim BA جهاتها والعيون لجارية وبخارجها نهر مآء شديد يصبٌ فى بركة عظهة وقح بنى عليها بيتان احذها الرجال وياتون اليها ll النساء وللمَرضَى يستشغون بهذة ES,
" مى اقاصى البلاد Hs, زاوية لالواردين ينزلون بها ويطعمون
مدة مقامهم وى ثلاكة أيام عمرهذ: الزاوية et ملوك التوان ونزلنا فى هذه المدينة بزاوية الغتى اي شمس الدين US qe الغقيان ووافقنا sis يوم عاشورآاء فصنع طعامًا كثيرا ود وجوةً العسكر واهل المدينة ليلاً وافطروا sas APN fs بالاصوات Rd وحضر ani الواعظ جد الدين
grande et possédant de beaux marchés et de larges rues. Des jardins et des sources d'eau vive l'entourent de toutes parts.
Proche de ses murailles coule un canal, dont l'eau esttrès chaude et tombe dans un grand étang. On a bâti près de ”
celui-ci deux édifices, dont l’un est consacré aux hommes et l’autre aux femmes. Les malades viennent chercher leur guérison dans cette source d'eau thermale, et s’y rendent des contrées les plus éloignées. 11 y a là une zäouiah pour les voyageurs; ils y logent et y sont nourris tout le temps de leur séjour, c'est-à-dire trois journées. Elle a été construite par un roi turcoman.
Nous logeämes à Boursa dans la zäâouïah du jeune-homme Akhy Chems eddin, un des principaux jeunes-gens, et nous passèmes près de lui le jour de l’ächoürà (10 de moharran). 11 prépara un grand festin, et invita les chefs de l’armée et des habitants de la ville, pendant la nuit. 115 rompirent le jeûne chez lui, et les lecteurs du Coran firent une lecture avec leurs belles voix. Le légiste et prédicateur Medjd eddin Alkoûnewy (de Konieh) était présent; il prononça un ser-
voyachs : 320 غشى mé منها فصبّوا عليه Ste الورد فج Gé فاعادوا عليه ذلك فح يفق واختلف الناس فيه فن قأبل اذه ميّت ومى Sais 251 KG عليه AS, الواعظ 20 وقرا API وصلينا Zi وطلعت الشمس فاختبروا Île الرجل فوجدوة Gb الدنيا رجه الله فاشتغلوا يغسله وتكفينه وكنتُ (et حضر
الصلاة عليه Kiss وكان هذ! الفقير يسمّى الصّيّاح وذكروا أنه كان ous بغار هنالك فى جبل فتى ke ان الواعظ جد الدين Le 5005 وحضر وعظه ولم pub JE اح SE وعظ جد الدين يصيم sis عليه ثم يفيق فيتوضاً Jay
répandit sur lui de l’eau de rose, mais il ne recouvra pas ses sens; on réitéra cette effusion sans plus de succès. Les * assistants n'étaient pas d'accord touchant son état: les uns disaient qu'il était mort, les autres qu'il n’était qu'évanoui. Le prédicateur termina son discours, les lecteurs du Coran firent leur lecture, et nous récitâmes la prière de l'aurore. Enfin le soleil se leva ; alors on s’assura de la position de cet homme, et l’on reconnut qu'il était mort. Que Dieu ait compassion de lui! On s’occupa de laver son corps et de l'envelopper dans un linceul. Je fus du nombre de ceux qui assistèrent à la prière que l'on récita sur lui et à son enterrement.
Ce fakir était appelé le Criard; et l'on raconte qu'il # livrait aux exercices de la dévotion dans une caverne située dans une montagne voisine. Lorsqu'il savait que le prédicateur Medjd eddin devait prècher, il l’allait trouver, et assistait à son sermon. Îl n'acceptait à manger de personnt. Quand Medjd eddin préchait, il criait fort et perdait connaissance. Ensuite 11 revenait à lui, faisait ses ablutions et une prière de deux rec’ahs ; mais lorsqu'il entendait (0
. . rs -stbit,
مى pe بها قريبة وبها مى par اصناف الفواكه js والقسطل Pois كثير ke رخيص التمن ويسمون القسطل تسطنة بالنون ولجوز القوز بالقان وبها العنب العذارى لمم ار مثله فى سواها متنا لخلاوة عظم لرم صائى اللون رقيق القشر يبظ منه نواة واحدة انرلنا Ray OL) CU الفقيه الامام EU الجاورعلاء الدين Su وهو مى الفضلاء L5 car Le st fi الى زيارته إلا احضر الطعام وصورته حسنة وسيرته احسن وتوجه di ge لناتون المذكورة فاكرمت واضافت واحسنت وعد قدومنا بايام وصل الى هذة المدينة السلطان أرخان بك الذى ذكرناة واقت بهذة المذينة نحو
son champ et son verger, contigus les uns aux autres. L'eau potable est fournie par des puits, situés dans le voisinage. Cette ville produit toute sorte de fruits ; les noix et les chàtaignes y abondent, et sont à bas prix. Les Turcs appellent celles-ci kasthanah, et les noix, koëz. On y trouve aussi le raisin nommé ’adhéri (perles, etc.), dont je n'ai vu le pareil en aucun autre endroit; il est extrêmement doux, très-gros, d'une couleur claire et a la peau mince. Chaque grain n'a qu'un seul pepin.
Le jurisconsulte, l'imäm, le dévot pèlerin, ’Alà eddin assulthanyoüky, nous donna l’hospitalité dans cette ville. C’est un homme vertueux et généreux ; je n’allais jamais lui rendre visite sans qu’il me servit à manger. Sa figure était belle, et sa conduite, plus belle encore. Il alla trouver avec moi la khàätoûn susmentionnée; elle me traita avec honneur, me donna un festin et me fit du bien. Quelques jours après notre arrivée à Yeznîc, le sultan Orkhän bec, dont nous avons parlé ci-dessus, arriva dans cette ville.
لاكننى حغظت AU فا تعلت اللسان الفارسى فيمت مرادة وبتنا تلك ALAN بالراوية وبعث معنا دليلا الى ينها وضبط أاسمها بغخم الياء آخر God وكسر النون وجم CRUE ol فقلتٌ à هذه x الا فقال à نعم Se op ذلك أذ وحدت مى يفهم اللسان العربى فيا اختبرته 5
حاضرا وحصل الانس بهذ! الطالب do يكن يعرن اللسانَ
احابه aps معنا الى كينوك وضبط اسمها بغتم CUP وسكون
alors les paroles du fakih ; mais je les gravai dans ma mémoire, et lorsque j'eus appris la langue persane, j'en saisis le sens. Nous passâmes la nuit dans la zâouïah, dont le proprittaire fit partir avec nous un guide qui nous conduisit à 1 nidja, ville grande et belle; et nous y cherchâmes après la zâouiïah du frère. Sur ces entrefaites, nous renconträmes un de ces fakirs privés de la raison, et je lui dis : « Cette maison est-elle la zâäouiah du frère? » —« Oui », me réponditil. Je fus joyeux de cela, puisque j'avais ainsi trouvé quelqu'un qui comprenait la langue arabe. Mais lorsque je l'eus mis à l'épreuve, le secret fut divulgué, vu qu'il ne savait de cet idiome que le seul mot na’am « oui, c'est bien ». Nous logeèmes dans la zâouiah, et un des étudiants nous apporta des aliments. Le frère n’était pas présent, mais la familiarité s'établit entre nous et ce thâlib. Il ne connaissait pas la langue arabe, mais il nous montra de la bonté et parla au gouverneur de la ville, qui me donna un de ses cavaliers. Celui-ci se dirigea avec nous vers Keïnoûc (Kevnik}, pe-
واشار الى بالك خول فاخبرته بشن all فح يفهم عنى وكان مى لطف الله ان تلك الدار زاوية للفقراء والواقف بالباب شيخها فطا سمع الفقراء الدين Je الزاوية LE ممع الشير خرج بعضهم وكانت بينى وبينه معرفة فسم على واخبرقه خبر اعحاى واشرت اليه بان يمضى مع RUN لاستخلاص الاححاب ففعلوا ذلك وتوجهوا متى الى اصحاى وجئنا di Luz الزاوية وجدنا الله تعالى de السلامة وكانت ليلة ga du اهل القرية وقطعوا ليلتهم بذكر الله تعالى وأق كل منهم Le تير له مى الطعام وارتفعت المشقة ورحلنا عند الصباح فوصلنا الى مدينة Gps عند صلاة red وضبط اسمها بضم المم والطاء المجهلة واسكان الرآء وكسر النون ويآء
Je l'informai de la situation de mes compagnons; mais il ne me comprit pas. Il se trouva, grâce à la bonté de Dieu, que cette maison était une zâouiah appartenant à des fakirs, et que l’homme placé à la porte en était le supérieur. Quand les fakirs qui se trouvaient à l’intérieur de l’ermitage mentendirent parler au cheïkh, un d'eux, qui était connu de moi, sortit et me donna le salut. Je l'instruisis de ce qui était arrivé à mes compagnons, et je lui conseillai de partir avec les autres fakirs, afin de les délivrer. Hs y consenti rent, et se dirigèrent avec moi vers eux. Nous revinmes tous ensemble à l’ermitage, et rendimes grâces à Dieu de notre délivrance. C'était la nuit du jeudi au vendredi. Les habi- ' tants de la bourgade se réunirent, et passèrent la nuit à prier Dieu. Chacun d'eux apporta les aliments qu'il put se procurer, et notre peine cessa.
Nous partimes à l'aurore et nous arrivämes à la ville de Mothorni (Mouderni), au moment de la prière du vendredi.
سم جددة 54 وباعه ومنها Li نرلنا ليلة.عنك اخت له فى بعض القرى لحاءت بطعام وفناكهة مى الإجاص والتسفاح Eds pe كلها مهيسة dé فى الماء ne
لا تعطوها Laë واعطوا ذلك 4 فاعطيناة إرضك À واعطيناها bus فى خفية بحيث لم يعم بذلك ثم وصلنا الى مدينة dy وضبط sas leu موحدة مضمومة وكسر اللام ولما انتهينا الى قريب منها وجدنا Lolo يظهرى رَأَى العين babe نها دخلد بعض أتحابنا وجدوة شديد إرية والانزعاج Lens st وبقيّت جارية صغيرة خافوا مى تجويزها وكان
Un de nos chevaux étant mort dans une station , 11 l'écorcha de ses propres mains eten vendit la peau. Nous logeämes une certaine nuit chez une sœur de ce pèlerin, qui habitait une bourgade. Elle nous apporta de la nourriture et des fruits secs, savoir : des poires, des pommes, des abricots et des pêches, que l’on met détremper dans l’eau, jusqu'à ce qu'ils se ramollissent; après quoi, on les mange et l'on boit l’eau. Nous voulûmes récompenser cette femme; son frère le sut et nous dit : « Ne lui donnez rien, mais remettez-moi ce que vous lui destiniez. » Nous lui donnèmes quelque chose pour le satisfaire; mais nous remimes en cachette un présent à sa sœur, et il n'en sut rien.
Nous arrivâmes ensuite à la ville de Boûli (Boli). Lorsque nous en fûmes tout près, nous rencontrâmes une rivière qui semblait, à première vue, peu considérable; mais quand quelques-uns de nos compagnons y furent entrés, ïls lui trouvèrent un courant tres-fort et très-agité. Cependant, ils la franchirent tous, et 11 ne resta qu'une petite esclave, qu'ils craignirent de faire passer. Mon cheval étant meilleur que
رجع قال فلما د خلنا co وجح نا LAN موقودة فنرزعت ثياى ولبست LUS سواها واصطليت بالنار واق الا بالطعام
w ١ ’ ,£ كن صم بالوارد وأحيهم فيه PCT احتفالا بامره فليس قدوم الانسان الغريب عليهم إلا كقدومه de احب AND ليه وبتنا تلك الليلة حال ue, تم رحلنا بالغداة فوصلنا الى مدينة
Certes, depuis que vous avez laissé le bakhîry, les cendres sont répandues sur son foyer indigent.
Si vous aviez voulu qu'il fût au soir le père de la flamme (c'est-à-dire
qu'il donnât de la flamme), vos mules seraient venues apportant du bois. (Aïllusion aux deux personnages bien connus, Abou Lahab ou « père de la flamme » et sa femme, Hammälat alhathab, ou « porteuse de fagots». Cf. t. [, p. 333.)
Nous revenons au récit du voyageur. Lorsque nous entrâmes dans l'ermitage, nous trouvâmes le feu allumé; j'ôtai mes vêtements, j'en mis d'autres et je me réchauffai devant le feu. Le frère apporta des aliments et des fruits en abondance. Que Dieu bénisse cette admirable classe d'hommes! Combien leurs âmes sont généreuses, combien sont grandes leur libéralité et leur tendresse pour les étrangers ! Comme ils sont propices au voyageur, comme ils l'aiment et sont remplis d'une tendre sollicitude pour lui! L'arrivée d'un étranger auprès d'eux est comme son arrivée chez celui de ses proches qui l'aime le mieux. Nous passâmes cette nuit de la manière la plus agréable.
Nous partimes au matin et arrivämes à Gheredai Boül
: نعله واستقيلت السلطان فسكت عليه وجلس فسالى عن di وعن مقدى وين لقيته مى السلاطيى فاخبرته بذلك كله واتام ساعة 65 انصرن AO Cuers مسرجة وكسوة وانصرفنا الى مدينة برلو وضبط أسمها بضم الباء الموحدة
Les تل de وضم اللام وى مدينة صغيرة SA واسكان ٠ منها بمدرسة فيها حسنة Us شاهق del خندق ولها قلعة Dès مدرسها وطلبتها Gym وكان اج الذى سافر معنا حنق المذهب ودعانا AI علاته مى de معهم الدرس وهو اميرهذة البلدة وهو عل بك بن السلطان المكرم سلهان ملك قصطمونية وسنذكرة فصعدنا اليه الى القلعة sis عن اسفارى وحالى Giles عليه فرحب بنا وآكرمنا Liu
au-devant du sultan et je le saluai. Il s’assit, et m'interrogea touchant mon état de santé et mon arrivée, et touchant les sultans que j'avais vus. Je l’informai de tout cela. Hi resta une heure, après quoi il sen retourna, et m'envoya une monture toute sellée et un vêtement.
Nous nous rendimes à Borloû (Boïalu?), petite ville située sur une colline, et au bas de laquelle 11 y a un fossé; elle a un château placé sur la cime d’une haute montagne. Nous y logeämes dans un beau collége; le pèlerin qui voya gealt avec nous en connaissait le professeur et les étudiants, et assistait avec eux aux lecons. Dans quelque situation qu'il se trouvât, 11 ne cessait de faire partie du corps des étudianis, et il professait la doctrine hanéfite. L’émir de cette ville, Aly bec, fils du sultan illustre Soleimän pädichäâh, roi de Kasthamoüniyah, dont il sera parlé plus loin, nous invita. Nous l’allâmes trouver dans le château, et nous le saluâmes. [1 nous souhaita la bienvenue, nous traita avec honneur et minterrogea touchant mes voyages et ma situation.
صاحب bo وهيبة s جالسه الفقهاء والصاصسا م les عليه بجلسه فاجلستى إلى جانيه cles عن حال ومقدى وعن لكرميى الشريفيى ومصر والشام فاجبته وامر بانزالى de قرب aie واعطاى ذلك اليوم فرسا عتيقا قرطاسى اللون وكسوة وعين لى REG وعلفا وامرلى بعك ذلك بقعم وشعير نفد لى فى ترية مى قرى المدينة على مسيرة نصف يوم منهافل Si مى يشتريه لرخص الاسعار فاعطيته عاج الذى كان فى Lune وبى عادة هذث! السلطان ان uk بوم. بتجلسه بعد
tueux et imposant. Les fakihs et les gens de bien ont accès près de lui. Je le visitai dans sa salle de réception; il me fit asseoir à son côté et m'interrogea touchant mon état, le temps de mon arrivée, et touchant les deux villes saintes, l'Égypte et la Syrie. Je satisfis à ses questions. [11 commanda de me loger dans son voisinage, et me donna ce jour-là un beau cheval blanc, un vêtement et m'assigna une somme pour mon entretien, ainsi que du fourrage. Il m'assigna ensuite, sur une bourgade dépendante de la ville et éloignée de celle-ci d'une demi-journée, une certaine quantité de froment et d'orge qui fut perdue pour moi. En effet, je ne trouvai personne qui voulût me l'acheter, à cause du bas prix des denrées, et j'en fis don au pèlerin qui nous accompagnait.
C'est la coutume de ce sultan de donner une audience tous les jours, après la prière de l’asr. On apporte alors des aliments, on ouvre les portes et l’on n'empêche aucun individu de manger, qu’il soit citadin ou habitant de la campagne, étranger ou voyageur. Au commencement de la
ويكررون الايات بغرتيب محجيب فاذا فرغوا مى قرآاءتها صعك all المنبر cab ثم صلى فاذا فرغوا ge الصلاة تنفلوا وقرأً Ml بين يدى السلطان عشرا وانصرق السلطان ومى am ثم يقرأ القارى بين يدى أى السلطان فاذا تم قرآءته أنصرن شو ومى معه ثم يقرأ القارى بين يدى ابن السلطان فاذا فرغ مى قراءته قام المعرن وشو المذكر فهدح السلطان بشعرترك وبمدح أبنه ويدعو ليها وينصين وياق ابن الملك الى دار ابيه بعد أن يقبل ين يه فى طريقه وعه واقف فى انتظاره ثم يد خلان الى السلطان فيتقدم اخوه ويقبل يده ويجلس بين يديه ثم Gb ابنه فيقبل يدة وينصين الى
lecteurs lisent le chapitre de la Gaverne (Coran, 57111( avec de belles voix, et répètent les versets d’après un ordre admirable. Lorsqu ils ont fini leur lecture, le khathib monte en chaire et prêche, après quoi il récite la prière. Quand celle-ci est finie, on fait des prières surérogatoires; le lecteur lit une dixième partie du Coran devant le sultan, puis ce dernier et ceux qui l'ont accompagné s’en retournent. Alors le lecteur du Coran fait une lecture devant le frère du sultan. Lorsqu'il l’a terminée, celui-ci et ses compagnons se retirent, et le même individu fait une lecture devant le fils du sultan. Quand il a fini, le mo'arrif, qui est la même chose que le modhakkir (sorte de nomenclateur, voy. cidessous, p. 363) se lève, célèbre en vers turcs le sultan et son fils, et fait des vœux en leur faveur, après quoi il se retire. Le fils du souverain se rend au palais de son père, après avoir, sur son chemin, baisé la main de son oncle, qui se tient debout en l’attendant. Ils entrent ensuite tous deux près du sultan, et le frère de ce‘dernier s’avance vers lui, baise sa main et s’assied devant ce prince. Le fils du
Sel الشريغبى أو مى الشام ومصر والعراقيى وخراسان وسواها كسوة 16 كاملة * وماية درم 9 قدلومه وتلافاية 9 السمن sd, 6 فقير we بلاد الروه عشرة درام وشيادة | RS أيام تم انصرفنا وبتنا ليلة تانية بزاوية à جيل ali مى JET قصطمونية ووقف عليها قرية Gi خراجها de مدينة صنوب Less اسمها بغتحم الصاح وضم م النون وآخره بأء وق مد RAD حافلة بجعت بى cas) والحسبى Las بها البحرمى ججيع جهاتها الا واحدة وى جهة الشرق ولها
kir qui arriverait des deux villes saintes et nobles, ou de a Syrie, de l'Égypte, des deux Iräks, du Khorâçan, etc. un vêtement complet, et, de plus, cent dirhems pour le jour de son arrivée, et trois cents le jour de son départ. Tout cela sans préjudice de sa nourriture durant son séjour, c'est-à-dire du pain, de la viande, du riz cuit au beurre et des sucreries. Il assigna à chaque fakir du pays de Rom dix dirhems, outre le droit de se faire héberger pendant trois jours. Nous partimes de cette zâouiah et passâmes la nuit suivante dans une autre zâouïah, située sur une haute montagne où il n’y avait pas d'habitants. Elle avait été bâtie par un des jeunes-gens-frères, originaire de Kasthamoüniyah et appelé Nizhâm eddin, qui lui légua une bourgade dont le revenu devait être dépensé à traiter, dans cet édifice, les allants et venants.
Nous partimes de là pour Sanoüb (Sinope), ville trèspopuleuse et qui réunit la force à la beauté. La mer l'entoure de tous côtés, sauf un seul, qui est celui de lorient.
5 8 السك سا ا وه me باس aa
VOYAGES | . . 352 يقعد الناس عليها cal نغرا مى كبار الاجناد car) cs خديم لهم بيده نشكا رن مملوة بشىء يشبه لمناء وأحصدثم اخذ منها بملعقة Je وانا انظر اليه ولا ke لى Le فى الشكارة سألت we كان مى Gael انه شيش واضافنا بهذة ظ للديغة قاضيها وناب الامير بها ET aimes بابن عبد الرزاق > | حكاية لما Les هذ المدينة Lis, أفلها وحن dues مسبلى أيدينا وهم -حنفية لا يعرفون مذهب مالك ول كيفية x والكدتارمى مذهبه هو إسبال اليدين وكان بعضهم يرى
quée djämi de Sinope; il 7١5 en cet endroit des estrades où les habitants s'asseyent. J'y vis plusieurs des -chefs de l'armée, devant lesquels se tenait un serviteur, qui portait dans ses mains un sac (ou bonbonnière), rempli dune substance semblable au hinnd (poudre de couleur. orange, extraite des feuilles du lawsonia inermis). L'un. d'eux y pui sait avec une cuiller et mangeait de cette substance. Jele regardais faire, ignorant ce que contenait le sac. J'interrogeai là-dessus quelqu'un qui m’accompagnait, et il m'appnit que c'était du hachich.
Le kâdhi de cette ville nous y traita; il était en même temps substitut de l'émir et son précepteur, et il était appelé Ibn ‘Abd Arrazzäk.
ANECDOTE
Lorsque nous fûmes entrés à Sinope, les habitants nous virent prier,les mains pendantes sur les côtés du corps. Ils sont hanéfites et ne connaissent pas la secte de Mälic, n1.s manière de prier. Or celle qui est préférée, d'après sa doctrine, consiste à laisser pendre les mains sur les côtés.
362 VOYAGES ويكون فيها طيقان مشبكة ويرى الدى بىاخلها A4 او ويكتب Dies Je الناس ولا يرونه ويتقلب فيها كا حبٌ وينام ' حال سيره والتى تمل الاكقال والازواد وخرانن 6 sd الاطعمة مى هذة العربات يكون عليها شسبه البيت كا ذكرنا وعليه قغل وجهرت لما اردت السفرعربة لركوبى مغشاة الدين Linie بها جارية لى وعربة صغيرة لرفيق ges Ml يجرها قلاثة مى مال les) LU كبيرة ik, التوزرى يركب احدها خادم العربة وسرنا فى عحبة الامير تكلهور : واخيه عيسى وولذيه قطلودمور وصاروبك وسافر ايضا معه ى هذة الوجهة إمامء سعد الدين ولختطيب ابو بكر والقاضى
elle est recouverte de feutre ou de drap, et il y a des fenêtres grillées, par lesquelles celui qui est assis en dedans voit les gens, sans en être vu. 11 y change de position à volonté; il dort, il mange, il lit et il écrit pendant la marche. Ceux de ces chariots qui portent les bagages, les provisions de route et les magasins de vivres, sont recouverts d'un pavillon pareil, fermant par une serrure.
Lorsque je voulus me mettre en route, je préparai, pour mon usage, un chariot recouvert de feutre, et où je pris place avec une jeune esclave qui m'appartenait; un autre plus petit, pour mon compagnon ‘’Afif eddin Ettoüzery; et pour mes autres compagnons, un grand chariot, trainé par trois chameaux, sur l’un desquels était monté le conducteur de l’arabah.
Nous partimes en compagnie de l'émir Toloctomoür, de son frère ’Ica et de ses deux fils, Cothloïdomoëûr et Sàroëbec. Ledit émir fut aussi accompagné dans ce voyage par son imäâm Sa’d eddin, par le prédicateur Abou Becr, le قط
عن العربات وسرحوفا الري ليلا ونهارا ولا يعلف Det دابة لا السلطان ولا غيرة وخاصية هذء shell ان نباتها يقوم مقام الشعير للدواب وليست لغيرها مى البلاد هذة لخاصية ولذلك كشرت الدواب بها ودوابهم لا رعاة لها ولا حتراس وذلك ei SX) 4 السرقة وحكهم فيها اذه مى وجد عندة فرس مسروق كلف أن 853 di صاحبه ويعطيه معد تسعة مثله فان لم يقدر على ذلك أخذ اولادة فى ذلك فإن لريكن له اولاد ذبج كا Là الشاة وهاولاء الاتراك لا ياكلون لخبرولا الطعام الغليظ وانما يصنعون طعاما we شىء عندهم axé انلى يسمونه الدوق بدال ميهل مضموموواو وقاف
leurs chameaux et leurs bœufs, des arabah où ils sont attachés, et les mettent en liberté, afin qu'ils se repaissent, soit de nuit, soit de jour. Personne ne fait donner de fourrage à un herbivore, pas même le sultan. C’est le propre de cette plaine, que ses plantes remplacent l'orge pour les bêtes de somme, et aucun autre pays ne possède cette propriété. Pour ce motif, les bêtes de somme sont en grand nombre dans le Kifdjak ; elles n'ont ni pasteurs, ni gardiens, à cause de la sévérité des lois des Turcs contre le vol. Voici quelle est leur jurisprudence à cet égard : celui en la possession duquel on trouve un cheval dérobé, est obligé de le rendre à son maitre, et de lui en donner neuf semblables; s'il ne peut le faire, ses enfants sont saisis en remplacement de cette amende; si, enfin, il n’a pas d'enfant, il est égorgt comme une brebis.
Ces Turcs ne mangent pas de pain, ni aucun autre aliment solide {litt. grossier, dur). Ils préparent un mets avec un ingrédient que l’on trouve dans leur pays, qui ressemble à l'anly (espèce de millet) et que l’on appelle addoûghy. Pour
الدوابٌ والعربات فى هذا الماء اشستك وكله وزاد صعوبة نذهب الامير الى راحتى Gas أمامه مع بعض خكامه وكتب لى LUS الى امير ازاق يعطه أَنْ api القدوم على AI
وبحضه de آكراى وسرنا حتى انتهينا الى م6 آخر نخوضه نصف يوم ثم سرنا بعدة BUS ووصلنا di مدينة ازاق وضبط اسمها بغت البهزة والزاى وآخرة قافن وى على Jeu الجر حسنة العمارة يقصدها لجنويون Pass بالتجارات وبها مى الفتيان اخ SE وهو من العظماء يطعم الوارد والصادر ونا وصل كتاب الامير تكلقهور الى امير Gb وشو حت خواجه api خرج الى استقبالى ومعه القاضى والطلبة واخرج
un jour entier à traverser à gué. Lorsque les bêtes de somme et les voitures y furent entrées en grand nombre, la boue aug. menta et le passage devint plus difficile. L’émir pensa à ma commodité, et me fit partir devant lui, avec un de ses servi: teurs. 11 écrivit en ma faveur une lettre à l'émir d'Azäk (Azof), pour l’informer que je désirais me rendre près du roi, et pour l'engager à me traiter avec considération. Nous marchâmes jusqu'à ce que nous atteignissions un autre amas d'eau, que nous 21112265 une demi-journée à traverser; puis, ayant encore voyagé pendant trois jours, nous 3111781065 à la ville d'Azäk, qui est située sur le rivage de la mer. C'est une place bien bâtie; les Génois et d’autres peuples s'y rendent avec des marchandises. Un des jeunes-gens-frères Akhy Bitchaktchy, y habite; 11 est au nombre des grands personnages, et donne à manger aux voyageurs. Lorsque la lettre de l'émir Toloctomoür parvint au gouverneur d’Azäk, Mohammed Khodjah alkhärizmy, il sortit à ma rencontre accompagné du kâdhi et des étudiants, et me fit apporter
ثم وصلنا الى لشباء الاولى و3 SNS ليرى ذلك الامير منزلتى جلوسه كبير ind مى GS جلوسه وى صددرها FRA
Al وجلس قاضيه وخطيبه وقاضى هذه المدينة وطليتها عن يسار آآكرسى de فرش فاخرة ووقف ولد! الامير تكلمور واخوة والامير نيحد واولادة فى للشومة ثم اتوا بالاطعمة ue حوم شيل وسواها واتوا بالبان لخيل تم اتوا بالبوزة وبع الفراغ مى الطعام قرا UT بالاصوات لحسان تم نصب منبر
suite de sa générosité et de sa bonté qu'il me fit partir avant lui, afin que cet autre émir vit dans quelle estime il me tenait. |
Nous arrivâmes ensuite à la première tente, qui était préparée pour que Toloctomoür s'y reposât. À la place d'honneur était un grand siége de bois, incrusté d’or et revêtu d’un beau coussin, pour que l’émir püt s'y asseoir. Celui-ci me fit marcher devant lui, et il agit ainsi à l'égard du cheïkh Mozhaffer eddin; puis il monta et s’assit entre nous deux. Nous nous trouvions ainsi tous trois sur le coussin. Le käâdhi et le prédicateur de Toloctomoür s’assirent, de même que le kädhi et les étudiants de cette ville, à la gauche de l’estrade et sur de riches tapis. Les deux fils de l’émir Toloctomoür, son frère, l’émir Mohammed et ses enfants se tinrent debout, en signe de respect. Après cela on apporta des aliments, consistant en chair de cheval, et autres viandes, ainsi que du laitage de jument. Puis on servit la boisson dite boûzab. Lorsqu'on eut fini de manger, les lecteurs du Coran firent une lecture avec leurs belles voix. Ensuite on dressa une
أو ستون مى ets وذلك صرق ee ns دنانيرنا أو حوة وهذة Jai فى التى تعرن بمصر بالاكاديش ومنها معاشهم وى Pois كالغتم ببلادنا بل أكثر فيكون SN منهم آلان We ومن عادة القرك المستوطنيى تلك البلاد امحاب لخشيل انهم يضعون فى العربات التى تركب فيها Pots قطعة لبد فى طول الشبر مربوطة الى عود رقيق فى طول الذراع فى ركن العرية
قطّع ومى À دون ذلك Jo هذه لمشيل الى بلاد ايند