RÉCIT DE MON VOYAGE À LA VILLE DE BOLGHÂR
J'avais entendu parler de la ville de Bolghär. Je voulus m'y rendre, afin de vérifier par mes yeux ce qu’on en racontait, savoir l'extrême brièveté de la nuit dans cette ville, et la brièveté du jour dans la saison opposée. Il y avait entre
402 VOYAGES الشبر وذنيبه طويل يتركونه فى الغروة على حاله والسمور دون ذلك تساوى الفغروة منه اربعماية دينار فا دونها ومى خاصية وامراء الصيى وكبارها AMI هذه تلود اذه لا يد خلها يجعلون منه للد الواحد متصلا بغرواتهم عند العنق وكذلك تجار فارس والعراقيى وعدت مى مدينة بلغارمع حلة السلطان urnes case السلطان فى ae الامير الذى على الموضع المعرون ببش دغ وذلك فى الثامى والعشرين مى وصادن يوم العيد يوم Sauf رمضان وحضرت معه صلاة 6 Re صباح يوم العيك ركب UE Lo ذكر ترتيبهم فى العيد السلطان فى عساكره العظهة وركبت كل خاتون عربتها ومعها
de celui-ci est longue, et on la laisse dans la fourrure, dans son état naturel.
La zibeline est inférieure en prix à l’hermine : une pelisse de cette fourrure vaut quatre cents dinârs et au-dessous. Une des propriétés de ces peaux, c'est que la vermine ne s'y met pas; aussi les princes et les grands de la Chine en placent une attachée à leur pelisse, autour du cou. Les marchands de la Perse et des deux [ràks en usent de même.
Je revins à la ville de Bolghär avec l'émir que le sultan avait envoyé en ma compagnie. Je retrouvai le camp de ce souverain dans l’endroit appelé Bichdagh, le 28 de ramadhäân; j'assistai avec le prince à la prière de la rupture du jeûne. Le jour de cette solennité se trouva être un vendredi.
DESCRIPTION DE L'ORDRE QUE CES PEUPLES OBSERVENT DANS LA FÊTE DE LA RUPTURE DU JEÜNE.
Le matin de cette fête, le sultan monta à cheval, accompagné de ses nombreux soldats. Chaque khâtoûn prit place
السكرقك غلب عليه MG eo انه لا يترك LR 5 Amel كان بعد تمكن الوقت أن وهو يتهايل فسم على Saudi الشريف وتبسم له وكان يخاطبه LD وهو الاب بلسان التركية ثم صلينا Koh وانصرن الناس الى منازلهم وانصرف السلطان الى الباركة Gui على حاله الى صلاة العصرئم انصيق الناس اعون وبق مع الملك تلك الليلة خواتينه وبنته ثم كان رحيلنا مع السلطان والكلة لما انقضى العيك فوصلفا الى مدينة ll ترخان ومعنى ترخان Pois الموضع pa مى Poil وهو بغتم الناء المثناة وسكون الرآء وفتم للنآء al وآخرة نون والمنسوب اليه هذة المدينة هو حاج مى الصالحيى ترى نل بموضعها وحرر له السلطان ذلك الموضع
viendrait pas, parce que l'ivresse s'était emparée de lui; d’autres disaient qu'il ne négligerait pas la prière du vendredi. Après une longue attente, le sultan arriva en se balançant à droite et à gauche. Il salua le seigneur chérif et lui sourit; il l'appelait du nom 0024, qui signifie « père» en langue turque. Nous fimes la prière du vendredi, et les assistants regagnèrent leurs demeures. Le sultan retourna dans la salle d'audience, et y resta ainsi jusqu'à la prière de l'après-midi. Alors tous les Turcs s’en allèrent ; les épouses et la fille du roi passèrent cette nuit-là auprès de lui. Lorsque la fête fut terminée, nous partimes avec le sultan et le camp, et nous arrivâmes à la ville de Häddj Terkhân (Astracan). Le mot terkhän, chez les Turcs, désigne un lieu exempté de toute imposition. Le personnage qui a donné son nom à cette ville était un dévot pèlerin (hädd}} turc, qui s'établit sur l'emplacement qu'elle occupe. Le sullan exempta cet endroit de toute charge, à la considération
412 VOYAGES gg الروم مى السلطان أن ياذن لها فى زيارة ابيها لنضع x & وتعود اليه فاذن لها ورغبت منه أن ياذن لى Sois des لمشاهدة القسطنطينية العظيى فنعنى las فلاطفته وقلت له أتما ادخلها فى حرمتك وجوارك فلا اخان مى اححت فاذن فى وودّعناة ووصلنى بالف وجسماية دينار وخلعة وافراس كثيرة واعطتنى كل خاتون منين سباك الفضة وهم يسمونها الصوم بغت الصاد المجهل واحدتها صومة واعطت بننه اكثر منهن وكستنى واركبتنى واجتهع لى مى AT والثياب وفروات الستجاب والسمور Jul ذكر سفري الى القسطنطينية وسافرنا فى العاثمرمى شوّال
tan la permission de visiter son père, afin de faire ses couches près de lui, et de revenir ensuite. Il lui accorda cette autorisation. Je le priai qu'il me permit de partir en compagnie de la princesse, afin de voir Constantinople la Grande. 11 me le défendit d’abord, par crainte pour ma süreté; mais je le sollicitai et lui dis : « Je n’entrerai à Constantinople que sous ta protection et ton patronage, et Je ne craindrai personne. » Il me donna la permission de partir, et nous lui fimes nos adieux. Il me fit présent de quinze cents ducats, d’une robe d'honneur et d’un grand nombre de chevaux. Chaque khâtoûn me donna des lingots d'argent, que ces peuples appellent saoum, pluriel de saoumah. La fille du sultan me fit un cadeau plus considérable que les leurs, et elle me fournit des habits et une monture. Je me trouvai possesseur d’un grand nombre de chevaux, de vétements et de pelisses de petit-gris et de zibeline.