‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 3)Chapitre 42 sur 47 · RÉCIT DE MON DÉPART DE CONSTANTINOPLE · texte numérisé non relu

RÉCIT DE MON DÉPART DE CONSTANTINOPLE

Lorsqu'il sembla aux Turcs qui étaient dans la société de la khätoûn qu'elle professait la religion de son père, et qu'elle désirait rester près de lui, ils demandèrent à cette princesse la permission de retourner dans leur pays. Elle la leur accorda, leur fit de riches présents, et envoya avec eux une personne chargée de Îles reconduire dans leur patrie. C'était un émir, appelé Säroüdjah Assaghir (le Petit), qui commandait à cinq cents cavaliers. La princesse m'envoya chercher, et me donna trois cents dînârs en or du pays, qu'on appelle alberbérah (hyperpères); mais cet or n'est pas bon. Elle y joiguit deux imille drachmes de Venise, une pièce de drap, de la facon des filles esclaves, et qui était de la

D'IBN BATOUTAH. 445‏ انواعه وعشرة: اثواب مى حرير وكتان وصون وفرسين وذلك مى عطاء ابيها واوصت ى ساروجة وودّعتها وانصرفت eus‏ ER‏ مقاى عندم شبرا us‏ ايام وسافرنا محبة ساروجة فكان يكرمنى حتى وصلنا الى آخر بلادهم حيث تركنا lee)‏ وعرباتنا فركبنا العربات ودخلنا البرية ووصل ساروجة معنا الى مدينة LL‏ سلطوق وأقام بها Lis‏ فى الضيافة وانصرن الى بلاده وذلك فى اشتداد البرد وكنت البس تلاث فروات

puit‏ مبطن بجلد ذيب وكنت أتوضا بال ماء JL‏ مغربة مى

٠١ meilleure espèce, dix vêtements de soie, de toile de lin et de laine, et enfin deux chevaux que me donnait son père. La princesse m'ayant recommandé à Säroûdjab, je lui fis mes adieux et men retournai. J'avais séjourné chez les Grecs un mois et six jours.

Nous voyageâmes en compagnie de Säroüdjah, qui me témoignait de la considération, jusqu’à ce que nous fussions arrivés à l'extrémité du pays des Grecs, où nous avions laissé nos compagnons et nos chariots. Nous remontämes dans ceux-ci, et nous entrâmes dans le désert. Säroûdjah alla avec nous jusqu'a la ville de Bäbà Salthoûk, et s’y arrêta trois jours, en qualité d'hôte, après quoi il retourna dans son pays.

On était alors au plus fort de l'hiver. Je revêtais trois pelisses et deux caleçons, dont un doublé; je portais aux pieds des bottines de laine , et par-dessus, une autre paire de toile de lin doublée, et enfin, par-dessus le tout, une troisième paire en borghäly (pour bolghäry), c’est-à-dire en cuir de cheval, fourré de peau de loup. Je faisais mes ablutions avec

6 VOYAGES لحينها 1513 غسلت‎ cou مى المآء قطرة الا‎ lis النار فا‎ وجهى يصل الماء الى لحيتى فيجمد فاحركتها فيسقط منها‎ مى الانف جمد على الشارب‎ Jp الذى‎ is شبه الثليم‎

وكنت لا استطيع الركوب آلثرة ما de‏ مى الثياب حتى يركبى اححاى تم وصلت di‏ مدينة لاج ترخان حيتث فارقنا السلطان اوزيك فوج ك<ناه DS‏ رحل واستقر بعضرة مكله فسافرنا على نهر أتل وما يليه مى LAS SU‏ وى جامد وكنًا اذا احتجنا المأء قطعنا قظعا مى Ad‏ وجعلناه فى القدر حتى يصيرماء فنشرب منه ونظيخ به ووصلنا الى مدينة السرا وضبط اسهها بسينى مبهل ورآء مفتوحيى والف

de l’eau chaude, tout près du feu; mais il ne coulait pas une goutte d'eau qui ne gelät à l'instant. Lorsque je me 13vais la figure, l'eau, en touchant ma barbe, se changeait en glace, et si je secouais ma barbe, il en tombait une espèce de neige. L'eau qui dégouttait de mon nez se gelait sur mes moustaches. Je ne pouvais monter moi-même à cheval, à cause du grand nombre de vêtements dont J'étais couvert: en sorte que mes compagnons élaient obligés de me mettre à cheval.

J'arrivai enfin à la ville de Häddj Terkhän, où nous avions pris congé du sultan Uzbec. Nous apprimes qu'il en était parti, et qu'il habitait en ce moment la capitale de son royaume. Nous marchâmes pendant trois jours sur le fleuve 101 (Volga) et sur les rivières voisines, qui étaient alors gelés. Lorsque nous avions besoin d’eau, nous cassions des morceaux de glace, et nous les mettions fondre dans un chaudron; puis nous buvions de cette eau, et nous nous en servions pour faire notre cuisine. Nous arrivâmes ensuite à la ville de Serà, qui est aussi connue sous le nom

تلائة عشر Lab) Jose‏ لجمعة احدها للشافعية Lolo‏ المساجد سوى ذلك فكثير جد وفيها طوآئف مى الناس منهم المغل ,ثم اهل البلاد والسلاطين وبعضهم gone‏ ومنهم الاص وثم مسطون ومنهم UT‏ و ركس والروس والروم Fe‏ نصارى وكلّ طائفة تسكن ke‏ على Ne‏ فيها اسواقها والتجار والغرباء مى اهل العراقين ومصر والشام وغيرها ساكنون pale key‏ سور احتياطا على اموال المتجار. وقصر السلظان بها veus‏ الطون طاش والطون بغتم الممرة وسكون اللام وضم الطاء الممهل وواو ملل ونون ومعناه الذهب وطاش بغت الطاء Jai‏ وشين متجم ومعناة راس قاضى هذه لخضرة بر الدين الاعرج مى خيار القضاة وبها مى م<رسى

ruines ni Jardins. 11 s’y trouve treize mosquées principales pour faire la prière du vendredi; l'une de celles-ci appartient aux châfeites. Quant aux autres mosquées, elles sont en trèsgrand nombre. Serà est habité par des individus de plusieurs nations, parmi lesquels on distingue : 1° les Mongols, qui sont les indigènes et les maitres du pays; une partie professe la religion musulmane; 2° les Ass (Ossètes), qui sont musulmans ; 3° les Kifdjaks; 4° les Tcherkesses; 5° les Russes; 6° les Grecs, et tous ceux-c1 sont chrétiens. Chaque nation habite un quartier séparé, où elle a ses marchés. Les négociants et les étrangers, originaires des deux ’Iräks, de l'Égypte, de la Syrie, etc. habitent un quartier qui est entouré d'un mur, afin de préserver les richesses des marchands. Le palais du sultan, à Serà, est appelé Althoün- Thäch. Althoûn signifie «or», et thâch «tête ». (C’est une erreur : thäch signifie « pierre »; c'est le mot béch qui, en turc, veut dire « tête »).

Le kädhi de Serà, Bedr eddin ala’radj (le boiteux), est

D'IBN BATOUTAH. 451‏ مسيرة اربعيى يوما لا تسافر فيها لخيل EAU‏ أأثلا وما جر

désert de quarante jours de marche, dans lequel on ne voyage pas avec des chevaux, à cause de la disette du fourrage, Les chameaux seuls y traînent les chariots.

Page 1