‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 4)Chapitre 21 sur 88 · K: BU SULTAN DE TUNIS · texte numérisé non relu

K: BU SULTAN DE TUNIS

Lorsque jentrai dans cette ville, elle avait pour sultan bou Yahia, fs du sultan Abou Zacaria Yahia, fils du sul- Abo äk Ibràahian, ls du sultan Abou Zacarià Yahia. 34 ouähid, fils d'Abou flafs. I v avait à Tunis un in nombre de savants du premier mérite , parmi les. د‎ s je citerai le kädhi de La communauté Abou Abd Allah ed, fils du kädhi de la communauté \bou‘labhàs “d, fils de Mohammed. fils de Haçan, fils de Moham. iagsäry AlkRhazradjs. orisinaire de Valence. mais d'une

ومنهم لنظيب ابو GLS‏ ابراهم بن حسين بن على بن عبد الرفيع الربى وولى ايضا قضاء لجماعة فى حمس دول ومنهم الفقيه ابو de‏ بر بن على بن قذاح الهوارى وولى ايضا قضاءها وكان مى اعلام العطاء ومى عوائده انه يستند كل يوم RAT:‏ بعت صلاتها di‏ بعض اساطيى لامع الاعظم ke Go pl‏ الزيتونة mer.‏ الناس فى Jo‏ فا افتى فى اربعين مسألة إنصرن عن تجلسه ذلك واظلى بتونس عي ui‏ لمحضرت all‏ وقد إ-حتغل الناس لشهود Pons‏ وبرزوا فى Las MT‏

cms D. بو يحيى المذكور رآكبا‎ Se ds! إشارة.و‎ JS اقدامهم فى ترتيب‎ de ممكلته مشاة‎ loss القاربه و خواصه‎ famille établie à Tunis. C'est lui qui est connu sous le 50 مطل‎ alghammäz (le fils du sycophaute). Je mehfohnerai eny و‎ core le prédicateur Abou Ishàk , fils d'Ibrahim, fils de Hoceïn, fils d'Aly, fils d’Abd arréfy’ arriba'y, qui fut aussi investi de la dignité de kàdhi suprême sous cinq règnes; et le Jurisconsulte Abou Aly Omar, fils d'ALY, fils de Kaddäh alhaouàry, qui fut aussi kädhi de Tunis. Ce dernier était au #ombre des plus éminents oulémà. I avait coutume نل‎ 5 chaque vendredi, après la prière, contre une deftolonnesde la grande mosquée connue sous le nom de Djâmi azzeitoünah {mosquée de l'olivier); les habitants de la ville lui soumettaient leurs affaires litigieuses et lui demandaient un fetoua (décision juridique). Quand il avait fait çqguaître sa décision sur quarante questions, il s’en relourn

La fête de la rupture du jeûne cut lieu pendant mon séjour : à Tunis. Je me rendis au moçalla, où les habitants étaient i réunis en grand nombre pour assister à cette fête. Ils étaient * sortis revêtus de leurs plus beaux habits et dans le plus 5 peux appareil. Le sultan Abou ١ نلطة‎ arriva à cheval, acconf-

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D'IBN BATOUTAH. 25‏ عيبب وصليت الصلاة وانقضت لشطبة وأنصرن الاين J‏ منازلهم وبعد Fe‏ تعينى ركب لجاز ز الشريف ais‏ يعر

باى يعقوب السوسى مى اهل AT‏ مى بلاد افريقية وأكقرة :.. المصامدة فقدموق تاضيا بيغهم, |وخرجنا مى تونس ىق اواخبر |

شهر ذى القع ىدغ Cl‏ طريق الساحل der‏ يلد

سوسّة وق صغيرة حسنة مبنيّة Ts lan eut ÉLUS de‏ مدينة تونس أربعون ميلا ثم وصلنا الى مدينة صفاقس

ils المالكلى‎ ce} قبر الاسام أى لدلسن‎ 8 NU! هده‎ zx

كناب التبصرة فى الغقه قال pi‏ جزى فى بلدة صفاقس Joie‏ |

pagné de tous ses proches, de ses courtisans et دعل‎ 1 .de son empire, qui marchaient à pied dans un ordre merveilleux. La prière fut récitée, et après que le sermon fut ter-

. miné, les assistants s'en retournèrent dans leurs demeures.

Au boul de quelque temps, la caravane du Hidjàz lit choix pour la conduire d'un cheïkh nommé Abou Ya’koüb assoûcy, qui habitait Iklibiah, ville de l'Afrikiyah. La ma- Me. partie des gens de la caravane étaient des Masmoudites. Ils me choisirent pour leur kädhi. Nous sortimes de ‘Tunis à la fin du mois de dhou’lka’deh, en suivant le che- ‘min qui longe le rivage, et nous arrir àmes à la ville de Soücah. C'est une place de peu d’étendue, mais jolie et construite ‘sur le bord de la mer, à quarante milles de Tunis. De 500 .çah nous nous reudimes à la ville de Séfäkos {(Syphax), ‘près de laquelle se trouve le tombeau de l'imäm Abou'l- مدوم‎ allakhmy le mälikite, auteur du traité de jurispru-

» intitulé T'absiret fuljilih (Éclaircissement sur le droit}. jozay dit que c'est à propos de la ville de Séfäkos que ولع‎ de Habih attonoukhv, à composé ces vers :

24 VOYAGES سقهًا لارض صفغاقس ذات المصانع والمصلا‎ فقصرها السانى المعلا‎ Al di Hair نا‎ وسهلا‎ NO يكاد يقول حيبي تزورة‎ sk سر نارة عنه ويلا‎ al, وكأته‎ فاذا رأى الرقبآء ولا‎ Es صَبٌ يريد‎ A الله نيحد بن‎ ous وفى عكس ذلك يقول الاديب البارع ابو‎ المكقرين (بسيط)‎ ET وكان مى‎ pré عيش لساكنها‎ Lio صفاقس لا‎ غيث اذا انسكبا‎ Lei ولا سقى‎ مَى حل ساحتها‎ FA نافيك مى‎ عانا بها العاديّين الروم والعربا‎ يضاعته‎ Le ii كم شل فى‎

Que Dicu fertilise la terre de Séfäkos! ville riche en palais et en oratoires ;

Que Koceir, qui s'étend jusqu'au solfe, soit protégé, ainsi que sa citadelle élevée.

Lorsque vous la visitez, la ville à l'air de vous dire : soyez le bienvenu!

Et la mer, qui tantôt s'éloigne d'elle et tantôt la baigne,

Ressemble à un amant qui désire visiter son amie, mais qui se retire dès qu'il aperçoit les sentinelles.

Dans un sentiment tout à fait opposé à celui qu'expriment ces vers, le savant et l'élégant Abou Abd Allah Mohammed, fils d'Abou Témim, qui était au nombre des lttérateurs les plus laborieux et les plus féconds, à composé les vers suivants :

Que la vie des habitants de Séfäkos soit troublée! que la pluie, même tombant avec abondance, ne fertilise pas son territoire!

Ville dangereuse! quiconque descend sur sa plage a deux ennemis à y redouter : les chrétiens et les Arabes.

Combien de gens ont erré sur le rivage, dépouillés de leurs marchan-

D'IBN BATOUTAIL 25‏ وبات فى الجحر يشكو الآسر والعظبا Xi‏ عاين البحر من لوم لقاطنها"" فنكجاممان يدنولهاكَرا رجع تم وصلنا الى مدينة فابس ونزلنا بداخلها واقنا بها عشرا لتوالى نزول الامطار قال ابى جزى فى ذكر قابس يقول بعضهم Or)‏ 4 على طيب Je JU‏ بجانب tk‏ ع مى usb‏ ٠‏ كن قلبى عند تذكارهها à‏ نأ ربيدى قابس

)= تم خرجنا مى RAIN‏ قابس QE‏ اطرابلس وتحبنا فى بعض المراحل اليها نحو ماية فارس أو يزيدون وكان بالركب قوم رماة فهابتهم العرب وتحامت مكانهم وعصمنا

dises: combien d'autres, sur l'Océan. ont eu à pleurer leur capüvité et 1 ]

une mort imminente. La mer elle-même a reconnu la turpitude des habitants de Séfakos.

et toutes les fois qu'elle a été sur le point de s'en approcher, elle s'est enfuie.

De Séfäkos nous arrivämes à la ville de Kàbis ‘Tacape. et nous nous logeämes dans son enceinte. Nous ١ passämes dix jours, à cause des pluies incessantes. Ibn Djozay fait ob server que c'est à propos de Kâbis qu'un poëte à dil :

Hélas! que sont devenues ces nuits délicieuses passées dans la plaine.

près de Käbis?

Lorsquo je me les rappelle, mon cœur brûle, comme un charbon ardent dans les mains سمخل‎ Käbis (celui qui cherche du feu).

Nous sortimes enfin de la ville de Käbis, nous dirigeant vers Athräbolos (Tripoli de Barbaric).Cent ca aliers, ou même davantage, nous escortèrent pendant plusieurs marches. La ravane élail, en outre, accompagnée dun détachement chers. Les Arabes craignirent ceux ct et évitèrent leur

الله منهم LE,‏ عيد EN‏ فى بعض تلك المراحل وى الرابع بعدة وصلنا di‏ مدينة اطرابلس Lil‏ بها ERA‏ وكنت wie‏ بصفافس de‏ بنت لبعض امناء تونس فينيت عليها باطرابلس ثم خرجت مى اطرابلس اواخر شهر pl‏ مى عام Lie‏ وعشرين ومى اهلى وى case‏ بهجاعة مى Seal‏ وقد رفعت MA!‏ وتقدّمت عليهم pbs‏ الركب فى اطرابلس القدرة وحالت دون ما راموة مى إذايتنا ثم توسطنا الغابة وتجاوزناها الى قصر برصيص العابد الى plu LES‏ وادركنا

rencontre. Dieu nous prolégea contre leurs attaques. La féte des sacrifices (10 de dhou‘lhidjdjeh) nous trouva dans une de nos étapes. Quatre jours après nous arrivions à Tripoli, où nous fhnes quelque séjour. Je m'étais marié à Séfakos avec la fille d'un des syndics de corporation de Tunis; ce fut à Tripoli que je consomimai mon mariage. Je quittar eelte ville à la fin du mois de moharrem 726 (commencement عل‎ janvier 1326), en compagnie de ma femme et d'une troupe de Masmoudites. C'était moi qui portais l'étendard et qui servais de chef à la troupe. Quant à la caravane, elle resta à Tripoli, de peur du froid et de la pluic.

Nous dépassämes Meslâätah, Mosrätah et Kocoùr Sort. En ce dernier endroit, des tribus arabes (ou bien une troupe d'Arabes, composée de gens appelés Djammäz) voulurent nous attaquer; mais la providence les écarta et mit obstacle au inal qu'elles prétendaient nous faire. Enfin, nous nous enfonçämes dans une forêt, et, après l'avoir traversée, nous arrivämes au château de Barsis l’anachorète, puis à Kobbet Selläm (la chapelle funéraire de Sellâäm), où nous rejoignit

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