‹ Voyages d'Ibn Batoutah (volume 4)Chapitre 25 sur 88 · DESCRIPTION DE LA COLONNE DES PILIERS · texte numérisé non relu

DESCRIPTION DE LA COLONNE DES PILIERS

Parmi les merveilles d'Alexandrie, se trouve l’étonnante colonne de marbre que l'on voit à l'extérieur de la ville, et qui porle le nom de Colonne des piliers. Elle est située au milieu d'une forêt de palmiers, el on la distingue de tous ces arbres à son élévation prodigieuse. Éle est d’une seule piéce, artistement taillée, el on l'a dressée sur des assises en pierres carrées qui ressemblent à d'énormes estrades. On ne sait pas comment elle à été érigée en cet endroit, et on ne connaît pas d'une manière positive par qui elle a été élevée.

"NE LP LE CR 3 ل‎ ri he 1 Le , 3 . “ 1 $

ولا يتحقق مى وضعه فال ابن جرى اخبرن بعض اشياي: pull‏ ان احد الرماة بالاسكندرية صعد الى del‏ سمي العمود ومعه قوس»ه وكنانته واستقر هنالك وشاع pi‏ باجتمع ا À‏ الغغير مشاه ده وطال التجب منه és‏ على الناس وجه < lue‏ واظتّه كان خائفا او QI‏ حاجة F alu gb‏ الوصول di‏ قصدة لغرابة مأ à‏ به وكيفية | é Ali‏ صعودة :4 أنه رى BU‏ قد عقد بفوقها خيطا طويلا وعقح FE, Le,‏ , Lu‏ حبلا وثيقا فتجاوزت QUE‏ اعلا العمود معترضة age‏ ووقعت من لجهة الموازية SN‏ فصار شيط معترضا على del‏ 4 العمود نجذبه حتى lys‏ لدبل del‏ العمود مكان Dal‏

Ce qui suit appartient à Ibn Djozay : « Un de mes profes-‏ كا L seurs, qui avait beaucoup voyagé, m'a raconté qu'un archer‏ d'Alexandrie monta un jour en haut de cette colonne, avec‏ Æson arc et son carquois, et qu’il s’y tint tranquillement. Le‏ brait de cette ascension s'étant répandu, un grand concours‏ | peuple se réunit pour le voir, et l'étonnement qu il causa‏ 506 dura longtemps. Le public ignorait de quelle manière il 6‏ tait hissé au haut de la colonne. Quant à moi, je pense qu'il‏ Était poussé par la crainte ou müû par la nécessité. Quoi qu’il‏ en : soit, son action le fit parvenir à son but, gtâce à l’étran-‏ ge & de ce quil accomplit. Voici de quel moyen il s’avisa‏ ÿour monter sur la colonne : il lança une flèche à la pointe‏ laquelle il avait lié une longue ficelle, dont le bout était‏ 3 étiaché à une corde très-solide. La flèche passa au-dessus de‏ extrémité supérieure de la colonne, et, la traversant obli-‏ mement, elle retomba du côté opposé à l’archer. Lorsque la‏ celle eut traversé obliquement le chapiteau de la colonne,‏ her Ja tira à lui jusqu'à ce que la corde passät par ie‏ ف Mu du chapiteau, en place de la ficelle. Alors il fixa la‏

Pa

se Ram. mm —.-

32 VOYAGES kg الارض وتعلق به صاعد! مى‎ € paie فاوتقه مى احدى‎ get وإستعحب من‎ Jul وجذب‎ MEL الاخرى واستقر‎ من شانه رجع وكان امير‎ lys Sy ad فج يَهِنَبٍ الناس‎ اليها يسمى بصلاح الدين وكان‎ duos الاسكندرية فى عهد‎ سلطان افريقية الخلوع وهو ركرياء ابو‎ eut فيها ايضا فى ذلك‎ AMI حفص المعرون بالدياق وامر‎ al يحي بن جد بن‎ اسكندرية واجرى له ماية‎ ge بدار السلطنة‎ dpi الناصر‎ دم فى كل يسوم وكان معه اولاده عبد الواحد ومصرى‎ واسكن<درى وحاجبه ابو ركرياء بن يعقوب ووزيره ابوعبد الله‎ ' أبن ياسين وبالاسكن رية توق العياى المذكوروولده الاسكنح رى‎ وبق مصرى بها الى اليوم قال ابى جزى مى الغريب ما إتغق‎

corde dans la terre, par une de ses extrémités, et s’attachant à elle, 11 grimpa par l’autre bout en haut de la colonne et s’y établit, puis 11 retira la corde et elle fut emportée par quelqu'un dont il s'était fait accompagner. Le public n'eut pas connaissance du moyen par lequel il avait réussi dans son ascension, et fut fort étonné de cette action. » Mais revenons au récil de notre voyageur.

L'émir d'Alexandrie, au moment où j'arrivai dans cette ville, était un nommé Saläh eddin. À la même époque se trouvail à Alexandrie le sultan déchu de PAfrikiyah (Tunis), c'est-à-dire, Zacarià Abou Yahia, fils d'Alhined, fils d'Abou Hafs, connu sous le nom d'Allihiäny (le barbu}. Almélic annâcir avait ordouné de le loger dans le palais royal d'A: lexandrie, et lui avait assigné une pension de cent dirhems par jour. Zacarià avail près de lui ses enfants Abd Alouähid, Misry et Iskendery; son chambellan Abou Zacarià, fils de Ya’koùüb, et son vizir Abou Abd Allah, ils d'Yâcin. Allihiäny mourut à Alexandrie, ainsi que sou fils Aliskendéry, et

D'IBN BATOUTAH. 33

مى صدق الزجر فى اسمى ولدى اللميان ١‏ فات Gad‏ بها وعاض مصرى دهزا

وافريقية Less‏ هنالك بجريرة جربة»

ذكر يعض عطاء الاسكتدرية فنهم ذا Goff‏ امام مى اهس pe‏ اللسان وكان يعم ' set‏ العمايم لمارى مشارق الارض Be‏ منها رايته يوما قاعد! فى ضدر مخراب وقى كاذ

e encore dans cette même ville. Ce qui suit que d'Ibn Djozay. « Une chose étrange, c'est a à propos des noms des deux fils d'Allihiäny : 5 et Misry; savoir, la réalité des présages que 1 de certains noms. Le premier est mort à Iskenderiyeh), et Misry a vécu pendant long- ؟‎ celte ville, qui fait partie de Misr (l'Égypte). » Alouähid, il passa successivement en Espagne, reb et l'Afrikiyah, et mourut dans ce dernier is l'ile de Djerbah (Gerbi]. . :

Page 1