DE LEUR HABITUDE EN CE QUI TOUCIIE L’APPARITION DES NOUVELLES LUNES
Le premier jour du mois, l’émir de la Mecque sort enuré de ses officiers. Il est vêtu d'habits blancs, coiffé d'un turn, etil porte à son cou un sabre. Il montre du calme, de gravité, et se rend à la noble station, où 11 fait une prière deux rec’ah. 11 baise ensuite la pierre noire, et commence ١ sept tournées. Pendant cela, le chef des crieurs se place r le haut du dôme de Zamzam; et dès que l’émir a acmpli un tour, et qu'il se rend à la pierre noire pour la
deux génuflexions près du 017 et deu rière le makäm, et il se retire ensuite. Il se condu ment de la sorte, toutes les fois qu'il se rend en qu'il en revient, à
le commencement du mois; puis il sort à cheval jour, HE cr des habitants de ذا ville, ra
Serclos ou courent, et les DES s'attaquent le tres, jettent en l'air leurs javelines, et les
D'IBN BATOUTAH. 381 وبلقفونها والامير رميثة والامير عطيفة معبها أولادها وقوادة مثل جد بن ابراهم Ale des ابنى des ge بن يوسا وثسداد بن عر pales الشرق ومنصور بن ير وموسى المن وغيرم مى كبار اولاد لسن ووجوة القواد وبيى ايديع الرايات والطبول والدبادب وعليهم السكينة والوقار pas حتى ينتتهون الى الميقات ثم uit فى sil على ee ترتيبهم الى المعجد حرام فيطون الامير بالبيت ps الزمزى باعلى قبة زمنم يدعو À عند كل شوط de ما ذكثر مى عادته فاذ! طاف صلى ركعتين عند Gi وصلى es المقام وتمسم به وخمج di المسعى فسعى رآكبا والقواد rie به Xl, ببى يديه ثم يسير di منزله وهث! اليوم MS
ment. Les deux émirs Romaïthah et Athîfah ont leurs fils pc eux, ainsi que leurs officiers, tels que : Mohammed 5 d'Ibrähim; Aly et Ahmed, tous deux fils de Sabih; Aly, sde Yoùcef; Cheddäd, fils d'Omar; Amir achcharik ب Manàr, fils d'Omar; Moûça almozrik {le louche }, et autres nds personnages de la postérité de Haçan, ou officiers surieurs. Devant eux sont les drapeaux, les tambours et les abales, et ils marchent avec mesure et gravité, Jusqu'à qu'ils soient arrivés au lieu fixé. Ils s’en retournent au nple après cela, toujours dans l’ordre accoutumé. L'’émir met à faire les processions autour de la ca’bah, tandis e le moueddhin du Zamzam se tient sur le dôme de ce m, priant pour lui après chaque tournée de la manière rite plus haut. Puis, l'émir fait une prière de deux ’ab près du moltazem; il prie aussi près du makâm, et se ictifie par lui. 1] sort ensuite dans le maç'a, et s'avance ïidement à cheval, entouré de ses généraux et précédé - les hallebardiers (troupe de nègres au service de l'énur).
En
Les habitants de la Mecque font la visite djeb avec une telle pompe, qu'on n'en conna reille. La visite dure nuit et jour, et le mois tou consacré à des œuvres pieuses ; spécialement le le quinzième et le vingt-septième. Îls ont قط[ préparer pour ces solennités quelques jours d'a fus présent à leur visite du vingt-sept du mois. Le de la ville étaient encombrées de litières reeouv de soie et de toile fine; car chacun agit dam: ses moyens. Les chameaux étaient parés, et cou des colliers de soie. Les tentures des lit amples et touchaient presque le sol : de sorte cules ressemblaient à des tentes dressées. To
وخرجون الى ميقات التنعم فتسيل اباط مكّة بتلك الهوادج والنيران مشعلة Gas الطريق والشمع وللشاعل ps الهوادج ولخبال جيب بصداها أهلال المهلين 5 فترق النفسوس, Jai الدموع فاذا قضوا العمرة وطافوا بالبيت خرجوا الذ؛ السى بين الصغا والمروة بعد مضى ect مى الليل و
Del) السرج غاصٌ بالناس والساعيات فى فوادجهن NL 85) يسمون هاذة العمرة بالعمرة الذكية Le رام يتلالاً نورا Vs أمام مسج عايشة رضى الله ST بها مى wo على رضى الها di الملنسوب eu مقربة مى de EE aie Ai عنه والاصل فى هد العمرة أن عبد الله بن الربهر رضى
‘rendait au lieu de réunion du Tan’im, et les vallées de la Mecque étaient remplies de ces litières {littéral. les entrai- (éaient comme un torrent). Des feux étaient allumés des deux côtés du chemin, et des bougies et des fanaux précéient les litières. L'écho des montagnes répétait les cris de lévotion de ceux qui louaient Dieu, de sorte que les cœurs ‘shéttendrissaient et les larmes coulaient. Quand on eut ter- “riné la visite et accompli les processions autour de la cabab, on sortit pour la course entre Assafa et Almarwab, Aorsque déjà une partie de la nuit était écoulée. Le maç'a sesplendissait de l'éclat des lampes et était encombré de nde; les femmes parcouraient l’espace entre Assafa et Al- Renan portées dans leurs siéges suspendus; et le noble femple était également illuminé. On appelle cette visite l'omÿüh de la colline; car elle commence à à partir d'une petite hauteur, qui est en face de la mosquée d'Âichah, à la dismce d’une portée de flèche, et près de la mosquée dont on م la construction à لق + L'origine de cette visite vient de ce que Abd Allah, fils
D'IBN 1 4 385 فى عهد قريش وكانوا قد اقتصروا à بنأنها وأبقاها رسول ال (Le الله عليه وسح dé ذلك لحدتان عهدم Di es A Ru ابو جعغفر المنصور أن يعيدها الى بناء ابن الربير فنهاء مالك رجه الله عن ذلك وقال L امير المومنين لا تجعل البهت ملعبة يللوك متي اراد احدهم يغيّرة فعل فتركه de حاله Be ken KR واهل لهات الموالية لمكة مثل بجيلة US وغامد يبادرون En jé رجب ويجلبون الى مكة pad والسمى AE والزيبب والزيت pl فترخص الاسعارمكّة ويرغد عيش اشلها وتعمهم المرافق ولو لا اهل هذه البلاد OÙ اهل مكة فى شظف مى العيش ويذكرانهم متى أناموا PS ولم
Koreïchites. Ceux-ci l'avaient faite très-petite, et l'envoyé de Dieu n’y changea rien, par égard pour le peu de temps qui s'était écoulé depuis leur conversion à l'islamisme. Plus tard, le khalife Abou Dja’far almansoür voulut rétablir la ca’bah dans l'état où l'avait laissée Ibn Zobeïr. Ce fut Mälic (que Dieu ait pitié de lui!) qui l'en empécha, en lui disant : « Ô commandeur des croyants! ne fais pas de la maison sainte an jouet pour les rois; car, toutes les fois que l’un d'eux lésirera la changer, il le fera aussi. » Alors le khalife la laissa ‘omme elle était, afin de ne pas fournir un pareil prétexte. . Les habitants des contrécs limitrophes de la Mecque, mme les Badjilah , les Zahrän, et les Ghâmid, s'empressent l'assister au petit pèlerinage de radjab; et ils apportent à a Mecque des céréales, du beurre fondu, du miel, de l'huile l'olive, des raisins secs et des amandes. Alors les prix des lenrées baissent à la Mecque, la vie des habitants devient äsée et le bien-être, général. Sans les gens de ces cantons, es Mecquois se trouveraient dans des conditions d'existence ort pénibles : et l'on assure que, lorsque les premiers res-
D'IBN BATOUTAH. 387 يديهم مومنين de ادعيتهم ولا يتمكن لغيرثم الطوان م ولا استلام لجر لتزاجهم de ذلك Po تجعان SE ولباء لجلود واذا وردوا مكة هابت اعراب الطريق مقدمهم و أعتراضهم ومى PIS مى الزوار جد lus eme وذكم النبئ صلى الله عليه «ls PSS Lu عليهم bas PE الصلاة يعجوكم الدعاء وكفاهم bi دخولهم فى قوله صلى الله عليه us الايمان يا le AR, وذكت
ويد خل فى ss il بدعابهم pile نيب كله ,
جاء فى 5 Pet فى الطواف فان الرجة تنصب عليهم ص
ne ne peut accomplir les tournées avec eux, 21 toucher ñerre noire, à cause de leur grand empressement dans : cela. Ils sont courageux, forts, et habillés de peaux de .ىد Lorsqu'ils approchent de la Mecque, les Arabes qui se vent sur leur passage craignent leur arrivée, et évitent es attaquer; mais tous les pèlerins qui ont fait rouic avec gens, se sont félicités de leur société. On dit que ع1 Prote a fait mention d'eux, et leur a décerné un bel éloge es termes : « Enscignez-leur la prière, et ils vous enseignet linvocation à Dieu. » Il suflit à Icur gloire d’avoir été ipris dans celte expression générale de Mahomet : « La et la sagesse sont originaires du Yaman. »
raconie qu'Abd Allah, fils d'Omar, attendait Ie mo- مر at où ils faisaient leur tournées, et qu'il se joignait à eux se sanctifier par leurs prières. Toute leur histoire est عن veilleuse, ct l’on rapporte dans une tradition ces paroles Mahomet : « Empressez-vous de les accompagner dans tournées; car la miséricorde divine tombe sur eux à l'ins- d'une pluie bienfaisante. »
soit isolément, et la vi 5 forment dans la sainte mosquée, et chacune est un imâm. Ils allument des lanternes, des lamp naux; et la clarté de la lune s’ajoutant à tout ceci
cent génuflexions, et après chacune de cell la première soûrah du Coran, ainsi que cell
D'IBN BATOUTAH. 389 تضرّب الطبول والدبادب.عند اميرمكة ويقع الاحقتفال ph ae, مى تجديد pal وتكثير الشمع والمشاعل حتى يتلألاً درم نورا ويسطع Re واشراتا وتتفرق be St ونم الشافعية and, ولكنبلية والزيدية Li, المأللية فيجمعون على اربعة مى القبراء ينناوبون القرآءة ويوقدون الشمع ولا SDS درم زاوية ولا ناحية إلا وفيها تارى kel as فير Au لاصوات القراء وترقّ النفوس pas, القلوب dogs الاعيى ومى الناس de paris ge الطوان والصلاة فى لمر منغردا والشافعية اكثر الامة اجتهادا وعادتهم انهم أذ اكلوا التراويم المعتادة وى عشرون ركعة يطون إمامهم وجاعت
ambours et les timbales chez l’émir de la Mecque, et la jainte mosquée présente un aspect pompeux, à cause du ‘nouvellement des nattes, et de l'augmentation des bougies + des lanternes. Aussi resplendit-elle de lumière et brilleselle de beauté et d'éclat. Les imâms se divisent en difé- ‘entes troupes, à savoir: les chàfeites, les hanélites, les aanbalites el les zeïdites. Quant aux mâlikites ils se réunisent près de quatre lecteurs, ils font tour à tour la lecture, t allument les cicrges. Il ne reste pas dans toute la mosquée قد un coin, ni un endroit quelconque où l’on ne trouve un ecteur priant avec une assemblée. Le temple résonne des roix des lecteurs, les âmes s’attendrissent, les cœurs s’'émeu-
ent et les yeux répandent des larmes. Quelques personnes e contentent de faire les tournées, ou de prier seules dans ع hidjr. Les imàms chäfeites sont les plus zélés de tous. Ils nt pour coutume d'accomplir d’abord la prière usitée dans es nuits du ramadhän (terdouih), laquelle consiste en vingt ec'ahs. Après cela, l’imäm fait des tournées avec son troueau, et lorsqu'il a icrminé sept fois le tour de la ca bah,
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pa ووقع الايذان بالقطع مررّة بعد مرّة حط القنديلان
"Le الموذنون بالاذ ان واجاب بعضهم بعضا ولديار als بحيث لا يسمع الاذان os WARS GE سطوح AN شرفها
يبصر القنديليى المذكورين peus حتى اذا لم يبصرها a
عن الأكل وى كل ليلة وترمى ليالى العشر الاواخرمى رمضان.. تهون القرآن Ad dass القاضى والفقهاء bu sais pis «Ni بهم أحد ابناء Pas أهل مكة فاذا خام boues خطبتنه استدى أبوه الناس 4١ منزله فاطعمهم الاطعمة.
. اللثيرة Sin, وكذلك يصنعون فى gars ليالى الوتر واعظام.
grande dimension. Quand 5 première lueur de l'aurore “apparait, el qu'on a averli à plusicurs reprises de cesser le repas, les deux fanaux sont descendus, et les crieurs comfmencent à faire l'appel à la prière, en se répondant l'un à Æ'autre. Les maisons de la Mecque (que Dieu l’ennoblisse:) font toutes des terrasses, de façon que, celui dont lhabila- ‘tion est trop éloignée pour qu'il puisse entendre l'appel à la prière, aperçoit néanmoins les deux lanternes susdites. HE continue son repas de la fin de la nuit jusqu’au moment -où il ne voit plus les deux lanternes, ct alors il cesse im- :médiatement de manger.
١ . Dans toutes les nuits impaires des dix derniers jours du smois de ramadhän, on complète la lecture du Coran, el le kädhi, les docteurs et les grands y assistent. Gelui qui ‘la termine csi un fils de quelque notable habitant de la Mecque. Lorsqu'il a fini, on dresse pour lui une chaire ornée de soie, on allume des bougies ct il prèche. Après cela son , père invite les assistants à se rendre chez lui et leur sert des mets abondants et des sucreries. C'est ainsi qu'ils agissent
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ذكر عادتهم فى شوال وعادتهم فى شوال وهو Es اشهر © : لآ المعلومات ان يوقدوا المشاعل ليلة استهلاله ويُسرجون : المصابيم والشمع على نحو pales فى ليلة سبع وعشرين مى à رمضان وتوقد السرج فى الصوامع مى Eur جهاتها ويوقت . سطع حرم كله وسط المحجد الذى af deb قبيس LP الموذنون ليلتهم تلك ى تهليل وتكبير وتسبيم والناس ما er طوان وصلاة وذكر ودعاء فاذا صلوا صلاة gui اخذوا 4 xs العيد ولبسوا احسن ثيابهم وبادروا لاخ جالسهم '
mine la nuit du vingt-neuf, dans la station mälikite. C'est un spectacle modeste, pur de toute ostentation et respectable. : On achève le Coran et on fait un sermon.