‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 14 sur 114 · DE L'ORDRE OBSERVÉ DANS LES REPAS DE CE SULTAN · texte numérisé non relu

DE L'ORDRE OBSERVÉ DANS LES REPAS DE CE SULTAN

Voici en quoi consiste cet ordre : on apporte une table de cuivre, que les gens du pays appellent (en persan) Khavendjeh (Khäntcheh) , et sur laquelle on pose un plateau du méme métal, que l’on nomme thélem. Une belle esclave, enveloppée d'une étoffe de soie, arrive et fait placer devant le prince les marmites contenant les mets. Elle tient une grande cuiller de cuivre, avec laquelle elle puise une cuillrée de riz, qu'elle verse dans le plateau; elle répand pardessus du beurre fondu, y met du poivre en grappes confit, du gingembre vert, des limons confits et des mangues. Le convive mange une bouchée, et la fait suivre de quelque portion de ces conserves. Lorsque la cuillerée que l'esclave a placée dans 16 plateau est consommée, elle puise une atre cuillerée de riz, et sert sur une écuelle une poule cuite, avec laquelle on mange encore du riz. Cette seconde portion achevée, elle puise encore dans lu marmite, et sert une autre espèce de volaille, que l’on mange toujours avec

نمت الوان الى -جاج اتوا بالوان مى السمك فياكلون بها الارز Cal‏ فاذا فرغت الوان السمك paille lost‏ مطبوخة بالسمن والالبان فهاكلون بها الارز ناذا فرخ ذلك كله اتوا باللوشان وهو اللى SDS‏ وبء RE‏ اطعامهم SL‏ وضع َم انه لم يمق تى5 يُوكل بعدة كم يشربون على ذلك الماء Qi‏ لان الماع البارد يضر بهم فى فصل نزول المطر ولق nil‏ عند هذا السلطان فى كرة اخرى احد pas‏ شهرًا لم Jef‏ هبرًا انما طعامهم الارز وبقيت Ent‏ ججزابر المهل وسيلان وبلاد pri‏ والمليبار SNS‏ سنين لا آكل فيها إلا الارز حتى كنت لا استسيغه الا SEUL‏ ولباس هذ! السلطان yep Lise‏ والكتان الرقاق يشل فى وسطهء فوطة Lise‏ محفتيى. احداها فوق

le riz. Quand on a fini d'avaler les différentes espèces de volailles, on apporte diverses sortes de poissons, avec 1©8quelles on prend encore du riz. Après les poissons, on sert des légumes cuits dans le beurre etle laitage, et quisontman:gés aussi avec du riz. Lorsque tous ces aliments sont consommés, on apporte du coûchän, c'est-à-dire du lait aïgri, qui sert à terminer le repas. Aussi, dès qu'il a été servi, on sait quil ne reste plus rien à manger. Par-dessus tout cela, on boit de l'eau chaude, car l’eau froide serait nuisible dans la saison des pluies.

Je passai, dans une autre occasion, onze mois près de ce . sultan, sans manger de pain, car la nourriture de ces genslà consiste en riz. Je séjournai aussi trois années dans les fles Maldives, à Ceylan, sur les côtes de Coromandel et de Malabar, ne mangeant que du riz, de sorte que je ne l'ingurgitais qu'au moyen de l'eau.

Le vêtement du sultan de Hinaour consiste en couvertures de soie et de lin très-fines; il lie autour de son corps

D'IBN BATOUTAH. | 71‏ الاخرى ويعقص ps‏ ويلف عليه يهامة صغيرة واذا ركب لبس قبا والقصف هعلمفتى فوقء وتضرب بين يديه طيول وابواق جلها الرجال وكانت اقامتنا eos‏ فى هذه المرة ثلاثة أيام وزودنا وسافرنا ms ais‏ تلاتة pli‏ وصلفا الى بلاد المليبار بضم المم وفت اللام وسكون الهاء آخر لخرون no‏ الباء الموحدة والف وراء وق بلاد JAI‏ وطولها مسيرة شهرين على ساحل الجعرمى سندابور الى كولم والطريق مم leur‏ بين ظلال الاتجار وى كل نصف ميل بيت œil pe‏ فيه دكاكيى ui‏ عليها كل وارد وصادر مى مسم أو كافم ss‏ كل بيت منها بثّر يشرّب منها ورجل كافر موكل بها wi‏ كان Li‏ يسقاة فى الاواى ومى كان مسلا يسقاة فى يديه ولا

se pagne, et s'enveloppe de deux couvertures, l’une par-dessus l'autre; il tresse ses cheveux et roule autour d'ebx un petit tarban. Quand il monte à cheval, il revêt une tunique et se drape par-dessus dans deux couvertures. On bat et on sonne devant lui de la timbale et de la trmpette.

Nous passämes près de lui cette fois-là trois jours ; il nous donna des provisions de route , et nous primes congé de lui. Au bout de trois autres jours, nous arrivämes dans ‘ le pays de Moulaïbâr (Malabar), qui produit le poivre. H ‘étend en longueur l’espace de deux mois de marche sur la côte de la mer, depuis Sendäboûr jusqu'à Caoulem. Pendant toute cette distance, le chemin passe sous l’'ombrage produit par les arbres; à chaque demi-mille il y a une maison de bois, où se trouvent des estrades sur lesquelles s'asseyent tous les voyageurs, musulmans ou infidèles. Près de chacune de œs maisons il y a un puits où l'on boit, et à la garde duquel est préposé un idolâtre. Il fait boire dans des vases quiconque est infidèle; quant à ceux qui sont musulmans,

72 VOYAGES وعادة اكلقار بيلاد المليبار‎ À يرال يصبّ له حتى يشيراه او‎ دوثم ولا يطعم ى آنيتهم فإن طعم فيها‎ Rudi أن لا يدخل‎ موضعثًا منها‎ bull كسروفا أو اعطوضا للسجيى واذا دخل‎ اوراق‎ de طضوا له الطعام وصبوه له‎ cab لا يكون فيه دار‎ والطير‎ A الموز وصبوا عليه الادام وما فضل عنه ياكلوة‎ Pos جيع المنازل بهذ! الطريق ديار المسجيى ينرل‎ do cotes للسهون فيبيعون منهم :هيع ما تاجون اليه‎ فيه مسم وهذ! الطبريق الذى‎ pile لهم الطعام ولولام لما‎ ذكرنا اذه مسيرة شهرين ليس فيء موضع شبر فا فوقه دون‎

il leur verse à boire dans leurs mains, et cela sans s'arrêter, ل وددز‎ ce qu'ils lui en donnent le signal, ou qu'ils l'empéchent de continuer. La coutume des idolâtres dans le pays de Malabar, c’est qu'aucun musulman n'entre dans leurs maisons, ni ne mange dans leur vaisselle. Dans le cas contraire, ils brisent le vase ou le donnent aux mahométans. Quand un de ceux-ci éntre dans une localité de ce pays où il ne se trouve aucune maison appartenant à des musulmans, les infidèles lui font cuire des aliments, les lui servent sur des feuilles de bananier, et versent par-dessus des condiments. Les chiens et les oiseaux mangent ce qui reste. Dans toutes les stations du chemin qui traverse le Malabar, il y a des maisons de musulmans chez lesquels logent leurs coreligionnaires, et qui vendent à ceux-ci toutes les choses dont ils ont besoin. Ces gens-là leur font cuire leurs aliments. Sans ce secours, aucun musulman ne voyagerait dans cette contrée.

Sur ce chemin, dont nous avons dit qu'il s’étendait l’espace de deux mois de marche, 11 n’y a pas un emplacement d'un palme ou davantage qui ne soit cultivé. Chaque

D'IBN BÂTOUTAH. 73‏ مجارة وكلّ انسان A‏ بستانه de‏ جدة ودارة فى وسطه des‏ الجمهع حائط خشب والطريق بمرق البساتيى ناذا انقهى الى حائط بستان كان هنالك درج خشب يصنعد عليها ودرج JS at‏ عليها الى البستان الاخر فاكذ! مسيرة الشهرسن '

السلطان ls‏ ركوب افلها فى دولة على رقاب العبيد ار المستاجرين ومى À‏ يركب à‏ دولة مشى على قَدَْمَيّء كادقنا مى كان we‏ كان له رححل او plie‏ مى جارة وسواها ga)‏ رجلا يحملونه de‏ ظهورهم فترى شالك التاجر QU ane‏ نحا دونها أو فوقها لون امتعته وبيد كل واحمد منهم عود غليظ له 5 حديد وى اعلاة GLS‏ حديد فاذا اعيا ولميجد

lomme a son jardin séparé, et sa maison au milieu de ce

. Le tout est entouré d'une enceinte de planches, et le chemin passe à travers les jardins. Lorsqu'il arrive à lenclos d'un verger, on voit en ce lieu des degrés de bois par lesquels on monte, et d’autres, à l’aide desquels on descend dans le verger voisin. Cela continue ainsi l’espace de deux mois de marche. Personne ne voyage dans ce pays avec une monture, et il n'y a de chevaux que chez le sultan. Le principal véhicule des habitants est un palanquin porté sur les épaules d'esclaves ou de mercenaires; ceux qui ne montent pas dans un palanquin, quels qu'ils soient, marchent à pied. Les gens qui ont des bagages ou du mobilier, soit ballots de marchandises ou autre chose, louent des hommes qui portent cela sur leur dos. Tu verras en ce pays-là un marchand accompagné de cent individus; plus 08 moins, portant ses denrées. Dans la main de chacun, il ya un bâton grossier, terminé à son extrémité inférieure par une pointe en fer, et à l'extrémité supérieure par un crochet

kits‏ يسعرح عليها ركر عوده بالارض وعلق kg‏ منه فاذا اسقراح nl‏ هله مى غير معين ومضى به ولم ia b j‏ we‏ مى هذ! الطريق Po‏ يقتلون السارق على لجوزة الوامدة فاذا سقظ توء مى القار لم يلتقطه احد حتى st‏ صاحبه واخبرت أن بعض الهنود مرّوا على الطريق فالتقط احدثم -جوزة وبلغ خبرة الى RS‏ نامر بعود فركزى الارض ès‏ طرفه Mess del‏ فى لوح خشب حتى Le ae ge‏ الرجل de‏ اللوح وركرك العود وشو de‏ بطنه حتى خرج مى ظهرة وثرك عبرة الناظرين ومن هذة العيدان على هذة الصورة بتلك الطرق كثيرا ليراها الناس فيتعظوا ولقد كفا

du même métal. Lorsque le porteur est fatigué et qu'il ne trouve pas d'estrade pour se reposer, il fiche en terre son bâton et y suspend son fardeau. Quand il s’est repos" il prend sa charge sans auxiliaire et se remet en marche.

Je n'ai pas vu de chemin plus sûr que celui-là; car les Hindous tuent l’homme qui a dérobé une noix. Aussi, quand quelque fruit tombe par terre, personne ne 16 ramasse, jusqu'à ce que le propriétaire le prenne. On 8 raconté que plusieurs Hindous passèrent par ce chemin, et qu'un d'eux ramassa une noix. Le gouverneur ayant appris cela, ordonna d’enfoncer en terre un معدم‎ , d'en tailler l'extrémité supérieure, de fixer celle-ci dans une tablette de bois, de sorte qu'une portion dépassât au-dessus de la planche. Le coupable fut étendu sur cette dernière et fiché sur le pieu, qui lui entra dans le ventre et lui sortit par le dos; il fut laissé dans cette posture, pour servir d'exemple aux spectateurs. Sur ce chemin, il y a beaucoup de pieux semblables à celui-là, afin que les passants jes voient et en tirent un avertissement.

D'IBN BATOUTAH. 75‏ نلق QU‏ بالليل لى هذه الطريق فاذا راونا تكموا عن الطريق حتى نجوز والمسطون اعز الناس بها غير انهم كا ذكرناة لا يواكلونهم ولا يت خلونهم دوثم وى بلاد المليبار أكنا عشر سلطانا مى آلكفار منهم القوى الذى يبلغ عسكرة pm‏ الفا oies‏ الضعيف الذى عسكرة ثلاثئة GT‏ ولا RU‏ بيفهم البتة ولد يطمع القوى منهم فى انتزاع ما بيد الضعيف go‏ بلاد احمدثم وصاحبه باب خشب منقوش فيه اسم الذى فو مبد! عالته ويسمونه باب آمان فلان وإذا فرمسط اوكافم بسبب جناية مى بلاد Pal‏ ووصل ماب آمان الاآخر où‏ على ami‏ ولم يستطع الذى هرب عنه اخذة وإن كان القوى

Or, nous rencontrions pendant la nuit, sur la route, des infidèles, qui, dès qu'ils nous voyaient, se détournaient du demin, jusqu'à ce que nous eussions passé. Les musulmans sont les gens les plus considérés dans ce pays-là, si æ n'est que les indigènes, ainsi que nous l'avons dit, ne mangent pas avec eux et ne les font pas entrer dans leurs maisons.

. ya dans le Malabar douze sultans idolâtres, parmi les- * quels il s'en trouve de puissants, dont l’armée s'élève à cinqente mille hommes, et de faibles, dont l’armée ne monte qu'à trois mille hommes. Mais il n’y a parmi eux aucune discorde, et le puissant ne convoite pas la conquête de ce que possède le faible. Entre les États de chacun d'eux, il y aune porte de bois sur laquelle est gravé le nom de celui dont le domaine commence en cet endroit. On l'appelle la k porte de sûreté de N. Lorsqu'un musulman ou un idotre s'est enfui des États d'un de ces princes, à cause de qelque délit, et qu’il est arrivé à la porte de sûreté d’un «tre prince, il se trouve en sécurité, et celui qu'il fuit ne

76 VOYAGES صاحب العدد ولخيوش وسلاطيى تلك الجلاد يورثون ابن‎ ولم أرمى يفعل ذلك الا‎ PSS الاخضت مكلهم دون‎ فها بعد ناذا اراد‎ PS Sims " (اللقام)‎ MAI مشوفة اهل‎ السلطان من .اهل بلاد المليبار مضع الناس مى البيع‎ لكوانيت بعض اغصان‎ de والشراء امر بعض غطانه فعلق‎ دامت عليها‎ Le باوراقها فلا يبيع احد ولا يشتريى‎ > ‘ > بك الاغصان‎ SMS Po العنب‎ dis الغلغل شبيهة‎ ١ ذكر ذكر الفلفل وتجرات‎ يغرسونها ازاء النارجيل فتصعد فيها كصعود الدوالى إلا انها‎ ليهس لها عسلون” وهو الغوّل كا للدوالى واوراق تجرة تشبه‎

peut le prendre, quand bien même il serait puissant et

disposerait de nombreuses armées.

= Les souverains de ce pays-là laissent leur royauté en héritage au fils de leur sœur, à l'exclusion de leurs propres enfants. Je n'ai vu personne qui agisse ainsi, excepté les Messoüfah, porteurs du lithâm (voile qui couvre la partie inférieure du visage), et que nous mentionnerons par la suite. Lorsqu'un souverain du Malabar veut empêcher ses sujets d'acheter et de vendre, il donne ses ordres à un de ses esclaves, qui suspend aux boutiques un rameau d'arbre muni de ses feuilles. Personne ne vend ni n’achète tant que ces rameaux restent sur les boutiques.

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