‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 17 sur 114 · بينهم لحاجته الى LUI‏ وبها قاض مى الغضلاء آآلرماء شافق · texte numérisé non relu

بينهم لحاجته الى LUI‏ وبها قاض مى الغضلاء آآلرماء شافق

di :‏ المركب ورغب متا فى النزول الى بلدة فقلنا حتى يبعت

: فاكنور لانه لا قوة إلسجين فى Lolo SOL‏ حن فالسلطان

ville que descendent la plupart des marchands du Fars

et du Yaman; le poivre et le gingembre y sont très-abon- :

dants. : DU SULTAN DE MANDJAROÜR.

C'est un des principaux souverains de ce pays, et il s'ap- * pelle Räma Dao. Il y a dans Mandjaroür environ quatre mille : musulmans, qui habitent un faubourg tout à côté de la . ville. Souvent la guerre s'engage entre eux et les habitants : de la ville; mais le sultan les réconcilie, à cause du besoin , qu'il a des marchands. On trouve dans Mandjaroûr ue : kädhi, qui est au nombre des hommes distingués et géné- | reux; il professe la doctrine de Cbäfeï, se nomme Bedr eddin Alma’bary et enseigne les sciences. Il vint nous visiter à bord du navire et nous pria de descendre dans la ville. Nous lui répondimes : « Nous n'en ferons rien , jusqu'à ce que“ le sultan ait envoyé son fils, afin qu'il reste à bord. — Le ’ sultan de Fâcanaour, reprit-il , n’agit ainsi que parce que les musulmans qui habitent sa ville ne possèdent aucune puis-

D'IBN BATOUTAH. 81‏ خافنا نابينا عليه الا أن بعث السلطان )50 فبعث ولدة كا

Jess‏ الاخر ونزلنا اليهم واكرمونا اكرامما Labs‏ واقنا عندسم ثلاثة ايام ثم سافرنا الى مذينة هيلى Lions‏ بعد يوميى وضبط أسمها بهاء مكسور وياء مث ولام مكسور وى كبيرة حسنة العمارة على خور عظم ù5‏ خله المراكب اللبار dis‏ هذء المدينة تنتهى مراكب الصيى ولا تد خل الا مرسافا ومرسى كولم وقالقوط ومدينة هيلى معظمة عند المسؤبى واللغار بسبب Loan‏ لامع فاده عظم البركة مشرق A‏ وركاب الجمر ينذرون له النذور اللثيرة وله jé‏ مال عظيهة نحت نظر لمقطيب حسين وحسن الوزان كبير Set‏

suce; mais quant à nous, le sultan nous craint. » Nous per. astèmes à refuser de débarquer, à moins que le souverain n'envoyät son fils. Il nous députa celui-ci, comme avait fait le souverain de Fâcanaour. Alors nous descendimes à terre; on nous y traita avec une grande considération et nous y demeurèmes trois jours.

Au bout de ce temps nous partimes pour r Hily (Ramdily?), où nous arrivämes deux jours après. C’est une ville grande, bien construite, située sur un grand golfe, où entrent les gros vaisseaux. Les navires de la Chine arrivent dans cette ville ;'ils ne pénètrent que dans son port et dans œux de Caoulem et de Calicut. Hily est considérée des musulmans et des idolâtres, à cause de sa mosquée principale, qui jouit de. grandes bénédictions et est éclatante de lumière. Les navigateurs sur mer lui vouent des offrandes œnsidérables, et elle possède un riche trésor, qui est placé sus la surveillance du prédicateur Houçain et de Haçan

Aiwazzän (le peseur), chef des musulmans. Il y a dans

وبهذ! المسجد RSI‏ مى الطلبة يتعطون العه ولهم مرتيات مى مال audi‏ وله مطخة يصنع فيها الطعام الوارد والصادر ولاطعام الفقراء مى المسطين بها ولقيت بهذا end‏ فقي Edo‏ من اهل Soie‏ يسمى Gus ten‏ اللقاء ولشلق يسرد الصوم وذكرلى انه جاور AG‏ اربع عشرة سنة ومثلها با مد ينة وادرك الامير بمكة اما نمى والامير بالمدينة منصور بنى يهاز وسافر فى بلاد الهنى والصيى ثم سافرنا مى شين الى مدينة She‏ وضبط اسمها بضم لم وسكون الرآء وفتم

TU as UT.‏ المعلوة وتشديدها وآخرة نون وبينها وبيى

ps اضل بغداد‎ ee lens ولقيت بها‎ gli ثلاثة‎ as

cette mosquée un certain nombre d'étudiants, qui ap- :

prennent les sciences, et qui jouissent d'une pension sur les revenus du temple. Celui-ci a une cuisine où l'on pré-

pare des aliments pour les voyageurs, ainsi que d’autres, destinés aux pauvres musulmans de la ville. Je rencontrai dans la mosquée un vertueux jurisconsulte originaire de

Makdachaou et que l'on appelait Sa’ïid. Il était doué d'use .

belle figure, d'un bon caractère , et il jeünait constamment. H me raconta qu'il avait demeuré à la Mecque quatorze ans et autant à Médine; qu'il avait vu l'émir de la Mecque, Abou Némy, et celui de Médine, Mansoür, fils de Djammäz; enfin, qu'il avait voyagé dans l'Inde et en Chine. Nous nous rendimes de Hily à la ville de Djor Fattan, si-

tuée à trois parasanges de la première. J'y rencontrai un .

jurisconsulte d’entre les habitants de Bagdad, homme d'un

grand mérite et que l'on appelait Sarsary, par allusion à : une ville éloignée de dix milles de Bagdad, sur le chemin

apres —

D'IBN BATOUTANH.: 83°‏ مى بغداد فى طريق اللوفة واسمها كاسم صرصر التى عنحنا بالمغرب وكان له اخ بهذ المدينة كثير المال له اولاد صغار اوصى اليه بهم وتركمه آخذ! فى حهلهم الى بغحاد وعادة اهل الهنك كعادة السودان لاه يتعرضون لمال المنهيت ولو ترك الالان انما يبق ماله بيد كبير المسجيى حتى ياخذة

ذكر سلطانها وشو يسمى بكويل بصم الكان على لفظ التصغير وهو مى اكبر سلاطين Lu‏ وله مراكب Die‏ تسافر الى يجان وفارس والهن ومن بلادة دة ei‏ وبى فت

de Coüfah. Le nom de cette localité est le même que celui del montagne de) Sarsar, que l'on trouve chez nous, dans k Maghreb (cf. le Mochtaric de Yäkoût, éd. de Wiistenfeld, .م‎ 282). Le personnage dont je parle avait un frère trèsriche qui habitait à Djor Fattan et qui avait de jeunes enfants. Ce frère les lui avait recommandés en mourant, et je le laissai se disposant à les emmener à Bagdad; car c'est la coutume des habitants de l'Inde, aussi bien que de ceux du Soudan, de ne se méler en rien de la succes- ىي‎ sion des étrangers qui meurent parmi eux, quand bien même , ils laisseraient des millions de pièces d'or. Leur atgent reste entre les mains du chef des musulmans, jusqu’à ce que celui qui y a des droits d’après les lois le reçoive.

DU SULTAN DE DJOR FATTAN.

On l'appelle Coueil, mot qui a la forme des diminutifs en arabe. C'est un des plus puissants souverains du Malabar, et il possède de nombreux vaisseaux qui vont dans lOmäân, le Fars, le Yaman. De ses États font partie Deh Fattan et Bodd Fattan, dont nous ferons mention.

وسنذكرها وسرنا مى جرفتنى الى مدينة ده فتن بفتم JA‏ hall‏ وسكون الهاء وقد ذكرنا dans‏ فتن وى مدينة كبيرة على خور كثيرة البساتى go‏ النارجيل والفكلفل والغوفل والتنبول وبها القلقاص HT‏ ويطجضون به Lis pat‏ الموز فج ارئ البلاد اكثر منه بها ولا ارخص تمننا وفيها

الباين الاعظم طوله Glen‏ خطوة وعرضه ثلاتماية is‏

وهو مطوى بامجارة لمر المتعوتة des‏ جوانيه تمان وعشرون قبة مى الجرئ كل قبة اربع تجالس مى الجر وكل قبّة يصعد الهها de‏ درج DE‏ وى dus‏ قبة كبيرة مى ثلاث طبقات فى كل طبقة اربع جالس وذكرلف أن Ni‏ هذ! السلطان LS .‏ هو EN‏ هرهدا الباينى xls‏ محمد جامع Nous nous rendimes de Djor Fattan à Deh Fattan, grande‏

ville situéc sur un golfe, et possédant de nombreux vergers; on y voit des cocotiers, des poivriers, de la noix d'arec, du bé- 1 tel et beaucoup de colocasie (arum colocasia L.), avec laquelle

les Hindous font cuire la viande. Quant à la banane, je n'ai vu aucun pays qui en produise davantage ni à meilleur mar-

+ Ché. On voit à Deh Fattan un très-grand bäin, ou bassin, qui

a cinq cents pas de longueur, sur trois cents de largeur. Il est revêtu de pierres de taille rouges, et a sur ses côtés vingthuit dômes de pierre, dont chacun renferme quatre sièges de la même matière. On monte à chaque pavillon au moyen d'un escalier en pierre. Au milieu de l'étang il ya un grand pavillon, haut de trois étages, dont chacun a quatre siéges. On m'a raconté que c'est le père du sultan Coueïl qui a fait

‘ construire ce bäin. Il y a vis-à-vis de celui-ci une mosquée

cathédrale pour les musulmans. La mosquée a des marches au moyen desquelles on descend jusqu’au bassin, où les

D'IBN BATOUTAH. 85‏ ويغتسلون وحدثنى الفقيه حسين ان الذى ير Set‏ والباين ايضا هو et‏ اجداد كويل وانه كان مسهنًا ولاسلامه للجامع بتجرة Dans‏ ناهة anis‏ اوراقها أوراق التي الا انها ليفة وعليها حائط يطيف بها وعندها تحراب صليت فيه ركعنى pis‏ هذه التجرة Pas‏ درخت الشهادة ودرخت بغت الدال Jai‏ والراء وسكون pad LE‏ وتاء معلوة ons‏ هنالك أنه اذا كان زمان لخريف مى كل سنة تسقط مى ENS‏ التهرة ورقة واحدة بعى أن Janin‏ لونها لى

font leurs ablutions et se lavent. Le jurisconsulte Hou-‏ وعاغلة m'a rapporté que le personnage qui a bâti la mosquée‏ ملف elle bäin était un des ancêtres de Coueïl, qui était mu-‏ salman , et dont la conversion à l’islainisme fut déterminée‏ pèr une aventure merveilleuse que nous raconterons.‏

e DE L'ARBRE EXTRAORDINAIRE QUI SE TROUVE VIS-À-VIS DE LA MOSQUÉE.

Je vis que la mosquée était située près d'un arbre ver. doyant et beau, dont les feuilles ressemblaient à celles du figuier, sauf qu'elles étaient lisses. Il était entouré d'une muraille et avait près de lui une niche ou oratoire, où je is une prière de deux génuflexions. Le nom de cet arbre, chez les gens du pays, était derakht (dirakht) acchéhädah ‘l'arbre du témoignage. » On m'a rapporté en cet endroit que tous les ans, quand arrivait l'automne, il tombait de cet œbre uméfeuille, dont la couleur avait d'abord passé au jaune, pois au rouge. Sur cette feuille était écrite, avec le roseau de la puissance divine, la parole suivante: « Il n’y a de dieu

86 VOYAGES رسول الله واخبرق الفقيه حسين وبججاعة مى‎ D الله‎ التقات انهم عاينوا هذه الورقة وقركءوا المكتوب الذى فيها‎ ge SLI واخبرق اذه اذا كانت ايام سقوطها قعد حتها‎ يستشفون بها للرضى‎ Po فى خرانة السلطان الكافر‎ bas هر المتجد‎ GNT وهذة التجرة كانت سبب اسلام جد كويل‎

والباينى فاده كان يقرأ Lil‏ العرق EE‏ قراها وفهم مأ فيها أسم | تسيى أن KES,‏ أولادة Des JS‏ ابيه وطتى وامر sl‏

que Dieu, et Mohammed est l'envoyé de Dieu. » Le jurisconsulte Houçain et plusieurs honimes dignes de foi me re- . contèrent qu'ils avaient vu cette feuille et lu l'inscription qui s’y trouvait. Houçaïn ajouta que, quand venait le mo: ; went de sa chute, les hommes dignes de confiance, parmi : les musulmans et les idolâtres, s'asséyaient sous l'arbre. : Lorsque la feuille était tombée, les musulmans en prenaient la moitié, l'autre était déposée dans le trésor du sultan infidèle. Les habitants s'en servent pour chercher à guérir les inalades.

Cet arbre fut cause de la conversion à l'islamisme de l'aieul de Coueïl, qui construisit la mosquée et le bassin. Ce prince savait lire les caractères arabes ; lorsqu'il eut déchiffré l'inscription et compris ce qu’elle contenait, 11 em- | brassa la religion islamique ct la professa parfaitement. Son histoire est transmise par la tradition parmi les Hindous. Le jurisconsulte Houcain me raconta qu'un des @fants de “ souverain retourna à l'idolatrie, après la mort de son père. se conduisit injustement el ordonna d'arracher l'arhre .:

D'IBN BATOUTAH. 87‏ التجرة مى اصلها فاقتلعت ولم يترك لها اترثم Wii‏ نبقت بعك ذلك وعادت كاحسن ما كانت عليه وفلك الكافر سريعًا تم سافرنا الى مدينة بد فكن وى مدينة كبيرة على خو ركبم وبغارجها Ro pie are‏ مى الجر باوى اليه غرباة للسهى لانه لا مسح بيذة المديتية ومرساها من الحسن لمراسى وماوها عذب والفوفل بها كثير ومنها ل all, Sul‏ واكثر اهلها براعة وهم معظمون عند UT‏ مبغضون فى المسطى

ولذلك ليس بينهم هسم حكاية | أخبرت ان سبب تركهم هذا ed‏ غير مهدم ان اح RSI NT‏ خرب سقغه ليصنع منه سقفاا لبميته

par مأ‎ racine. L'ordre fut exécuté et l’on ne laissa pas un tige de l'arbre; mais il repoussa par la suite, et redevint aussi beau qu'il l'avait jamais été auparavant. Quant à l'idolitre , il mourut bientôt après.

. De Deh Fattan nous nous rendimes à Bodd Fattan , qui est une ville considérable et située sur un grand golfe. Il y a hors de la ville, dans le voisinage de la mer, une mosquée où se réfugient les étrangers musulmans; car il ny à pas de musulmans à Bodd Fattan. Le port de cette cité est au nombre des plus beaux; l'eau qu'elle possède est douce, la noix d'arec y abonde , et on la transporte de là dans l'inde et la Chine. La plupart des habitants de Bodd Fattan sont des brahmanes , ils sont considérés des idolâtres et haïssent

. les musulmans. C'est pourquoi il n’y a aucun de ceux-ci

parmi eux.

. ANECD SR On m'a raconté que le motif pour lequel les brahmanes laissèrent cette mosquée sans la ruiner, c'est qu'un d'eux eu

| démolit le loit pour faire avec les matériaux une toiture à

فاشتعلت النارقى aies‏ فاحترق هو واولادة ومتاعه فاحترموا ae le‏ المآ يشرب منه الصادر والوارد وجعلوا على بابه شبكة لملا يد خله الطير تم سافرنا مى مدينة بد فتن ألى مديقة Lys‏ وضبط اسمها Eli‏ مفتوح ونون ساكن ودال Det‏ وراء مفتوحى وياء Gard ET‏ مدينة كبيرة حسنة ذات بساتيى واسواق وبها للسجين ثلاث لات فى كل حلة Rare‏ gels‏ بها على الساحل وهو حجيب نه مناظر وتجالس على الجعر وناضيها وخطييها رجل مى اهل يهان وله اخ فاضل وبهذه البلدة تشنو مراكب الصبى تم سافرنا di Wie‏ مدينة تالقوط وضبط اسمها بقافينى وكسر pl‏ وهم القان الشانى وآخرة طاء مبهل وق احدى البنادر العظام ببلاد

sa maison; mais le feu prit à celle-ci, ct il fut consumé avec ses cnfants el ses meubles. Les Hindous respectèrent ce temple, ne méditèrent plus contre lui aucun mauvais dessein, lui rendirent des hommages, placèrent de l'eau à l'extérieur, cfin que les voyageurs pussent boire, et mirent à la porte un treillis, pour que les oiseaux n’y entrassent pas.

De Bodd Fattan nous nous rendimes à Fandaraïna, ville grande, belle et possédant des jardins et des marchés. Les musulmans y occupent trois quartiers, dont chacun 2 une mosquée; quant au temple principal, situé sur le rivage, il est adinirable ; il a des belvédères ct des salons donnant sur la mer. Le kadhi et prédicateur de Fandaraïna est un individu originaire de 0 qui a un frére, homme de mérite. C'est dans cette ville que les navires de la Chine passent l'hiver.

Nous allämes de Fandaraïna à Kälikoüth (Calicnt), un

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Jets Mlle وسيلان‎ Eds المليبار يقصدها اهل الصين‎

ès vols we‏ بها تجار الافاق ومرساها مى اعظم مراسى الدنيا ء

ذكر سلطانها وسلطانها كافر يعرن بالسامرى شود السن علق لحيته ا يفعل LED‏ مى الروم al,‏ بها وسنذكرة أن ثنا> الله وامير التجار بها ابراه شاه بندر مى' اهل De‏ فاضل ذو pie‏ جتمع اليه التجار وياكلون فى سماطة وقاضيها غفر الدين عقان ناص لكريم وصاحب الزاوية بها الشع شهاب الدين الكازرون وله dans‏ النذور التى ينذر بها افل الهند والصين GET ai go‏ الكازرون نفع الله بم وبهذه

des grands ports du Malabar, Les gens de la Chine, de Ava, de Ceylan, des Maldives, du Yaman et du Fars s'y rendent, et les trafiquants des diverses régions s'y réuaissent. Son port est au nombre des plus grands de l’univers.

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