‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 2 sur 114 · RÉCIT D'UNE EXPÉDITION À LAQUELLE NOUS ASSISTÂMES PRÈS DE COÛT · texte numérisé non relu

RÉCIT D'UNE EXPÉDITION À LAQUELLE NOUS ASSISTÂMES PRÈS DE COÛT

À notre arrivée à la ville de Coùl, nous apprîimes qu'une troupe d'Hindous avait investi la ville de Djéläly et en avait formé le siége. Cette place était située à sept milles de distance de Coùl. Nous nous dirigeâmes vers elle et nous trouvàmes les idolâtres ocoupés à en combattre les habitants, qui se voyaient sur le point d'être exterminés. Les infidèles n'eurent connaissance de notre approche que quand nous les chargeâmes vigoureusement. Ils étaient au nombre d’environ mille cavaliers et trois mille fantassins. Nous les tuâmes jusqu'au dernier, et nous nous emparämes de leurs chevaux et de leurs armes. Parmi nos compagnons, vingt-trois cavaliers et cinquante-cinq fantassins souffrirent le martyre. Dans le nombre se trouvait l'eunuque Cäfoür, l'échanson, dans les mains de qui le présent avait été remis. Nous écri-

السلطان sp‏ واقنا ى انتظار لواب وكان JU‏ & اثناء ذلك ينزلون مى Ju‏ هنالك منيع فيُغيرون de‏ نواج بلدة A‏ وان تابنا يركنون D‏ يوم مع امير الك 2h Ram‏ LD? | spi de‏

ذكر ie‏ بلاسر وتخلاضى منه وخلاضئ DRE qe‏ بعده على يت ول من AIS‏ الله Jus‏ وق بعض أعلك الاين ركبات أ جباعة من al)‏ ود خلنا بستانا نقيل فيه وذلك فصل القيظ فسمعنا الصياح فركبنا SAS id,‏ اغاروا de‏ قرية مى ei‏ did‏ فاتبعناهم فتغرقوا وتفرق اعصابنا فى طلبهم وانغرذت é‏ خْسة مى all‏ لخرج lue‏ كلة مى الفرسان والرجال مى

vimes au sultan pour lui annoncer cette mort, et nous séjournämes à Coûl, afin d'attendre sa réponse. Pendant ce tempslà, les infidèles descendaient d'une montagne escarpée , située dans le voisinage, et faisaient des courses aux environs

de Djéläly. Nos compagnons montaient à cheval tous les jours, en société de l'émir du district, afin de l'aider à re-

pousser les assaillants.

COMME QUOI JE SUIS FAIT CAPTIF, JE SUIS DÉLIVRÉ ET JE ME VOIS ENSUITE TIRÉ D'UNE SITUATION PÉNIBLE PAR L'ASSISTANCE, D'UN SAINT PERSONNAGE. | Un de ces jours-là je montai à cheval, avec plusieurs de

mes camarades. Nous enträmes dans un verger, afin d'y faire

la sieste, car on était alors dans la saison des chaleurs, Mais ayant entendu des clameurs, nous enfourchämes nos montures et nous rencontrâmes desvidolâtres qui venaient d’assaillir un des villages dépendants de Djéläly. Nous les poursuivimes ; ils se dispersèrent , et nos compagnons se débandèrent à leur poursuite. Je demeurai avec cinq cama:

rades seulement, Alors nous fûmes attaqués par un corps

lt

D'IBN BATOUTAH. | 9‏ غيضة هنالك فغرربا منهم آلثرتهم واتبعنى حو عشرة منهم ثم انقطعوا عنى الا ثلاثة منهم ولا طريق بيى يدى وتلك الارض كثيرة DL‏ فنشبت le‏ فرسى بى EE‏ فنزلت عنه واقتلعت ي<ه RES‏ الى ركوبه والعادة بالهند أن يكون مع الانسان سيفان ne Bout‏ بالسرج ويسمى QE‏ والاآخّرى التركش فسقط سينفى الركانى مى 56 وكانت حليقه ذفبً فغرلت ناخذته وتقلّدته وركبت Ps‏ فى اترى ثم وصلت الى خندق عظم فنزلت ودخلت & جوفه فكان آخْرّ عهدى بهم كم خرجت di‏ واد فى وسط 31,25 ملتغة فى وسطها طريق

de cavaliers et de fantassins qui sortirent d’une forêt voisine. Nous prîmes la fuite devant eux, à cause de leur grand nombre. Environ dix d’entre eux me donnèrent la chasse: mais 115 renoncèrent bientôt à ma poursuite, à l'exception de trois. Je nevoyais devant 2201 aucun chemin, et le terrain dans lequel je me trouvais était fort pierreux. Les pieds de devant de mon cheval furent pris entre des pierres; je descendis aussitôt, je dégageai les jambes de ma monture et me remis en selle. C'est la coutume dans l'Inde que chaque individu ait deux épées, dont l’une est suspendue à la selle et se nomme arricäby (l'épée de l'étrier), et l'autre repose dans le carquois. Mon épée dite arricäby, qui était enrichie d'or, tomba de son fourreau. Je remis pied à terre, je la ramassai, la passai à mon cou, et remontai à cheval. Cependant les Hindous étaient toujours sur mes traces. J'arrivai ainsi à un grand fossé; je descendis de ma monture أع‎ 1 dans la tranchée. À partir de ce moment je ne vis plus les Hindous.

Je pénétrai dans une vallée, au milieu d’un bosquet

cr v 7

دجت عليد .ولا cel‏ ينتهاويمتيناء ré dde à Li‏ غير اربعين رجلا مي DU‏ بايديهم الفسى فاحد قوابى étés‏ ان be‏

3 TRE / mr lan ar ١ = غير جبة وقيص‎ de ما‎ re ares ذلك ةيد‎

de‏ حوض مك ينين تلك ES!‏ واتون نبز ماش م قاكلت ais‏ وشربت من الماك وكان معهم سهان كلمان بالغارسيّة وسالانى عن Se‏ 'فاخبرتيها ببعصه وكتنتيها الى مق 3

ا جهة السلطان فقالا لى لا 8 ان dci‏ هاولاء أو Es Ps‏

| touffu que traversait un chemin. Je suivis ce dernier, sans | | savoir où il aboutirait. Tout à coup, environ quarédfe 2م14‎

lâtres, tenant dans leurs mains des arcs, s’avancent vers

et m'entourent. Je craignis qu'ils ne fissent tous sur moi une décharge simultanée de leurs flèches, si j'essayais de ١ سو‎ m'enfuir. Or je n'avais pas de cotte de mailles. Je me jetai di : rer dis prisonnier ; car les Hindous ne "+ tuent pas quiconque agit ainsi. Ils me saisirent et me dé- = pouillèrent de tout ce que je portais, à l'exception de ma 1 176 tunique, de ma chemise et de mon caleçon; puis ils m'en-

traînèrent dans cette forêt et me conduisirent à l'end leur campement, près d'un bassin d’eau, situé des arbres. Ils m'apportèrent du pain de mäch, c de pois; j'en mangeai et Je bus de l'eau.

H yavait,en compagnie de ces gens-là, deux rinéeliottté qui m'adressèrent la parole en langue persane et m'interrogèrent touchant ma condition. Je leur appris une portion de ce qui me concernait ; mais je leur cachai que je venais de la

part du sultan. [ls medirent : « [1 faut immanquabl tque

ra ? ha 5.

D'IBN BATOUTAH. 11

هذا مقدّمهم واشارا الى رجل.منهم AG‏ بترهة المسفيى وتلطفت له فوكل ANS à‏ منهم الخدم تم ومعد ابذه والاسكمّر اسود خبيث وكلى اولانك SAUT‏ ففيمت منهم انهم )9 رن بقدلى فا حتلوق عشى el‏ الى كهف سقط ان Ai‏ على الاسود | منهم nl‏ مُرع دل فوضع رجليه de‏ ونام il‏ وابنه فها اصمم تكؤوا Les‏ بينهم وأشاروا اك بالنزول معهم الى dl‏ وفيمت انهم يريدون قتلى فكت all‏ وتلطفت اليه فرق d‏ وقطعت كمى قيصى واعطيتة اياها À‏ لا ياخذة lei‏ 4 أن فررث ولما كان عند الظهر سمعنا كلام عند لموض Lilas‏ انهم اعصابهم فاشاروا اك Jo‏ معهم فتزلنا ووجدنا قومع

ces gens-ci ou bien d'autres te fassent périr. Mais voici leur chef. » Ils me montraient un d’entre eux, à qui j'adressai la parole par l'intermédiaire des musulmans. Je m'efforçai de capter sa bienveillance, et il me remit à la garde de trois de ses gens, savoir un vieillard, son fils et un méchant aègre. Ces trois individus me parlèrent, et je compris à leurs discours qu'il avaient reçu l'ordre de me tuer. Le soir de ce même jour,als me conduisirent dans une caverne. Dieu envoya au nègre une fièvre, accompagnée de frisson. Il plaça ses pieds sur moi; quant au vieillard et à son fils, ils s’endormirent. Lorsque le matin fut arrivé, ils tinrent conseil entre eux , et-me firent signe de descendre avec eux près du bassin. Je compris qu'ils voulaient m'assassiner. Je parlai au vieillard et m'efforçai de gagner sa bienveillance. Il eut pitié de moi; je coupai les deux manches de ma chemise et les lui remis, afin que ses camarades ne le punissent pas à mon sujet, si je m'enfuyais.

Vers l'heure de midi, nous entendimes parler près du bassin. Mes gardiens crurent que c'était la voix de leurs com-

اخرين ناشاروا عليهم ان يذهيوا فى حسيتهم نابوا وجلسس AS‏ أماءى Lis‏ مواجه لهم Jus loss‏ قب كان pt‏ الارضن Lis‏ انظو pal‏ واقول: ق تنغسى: بيذ( cépage dal‏ عند JEU‏ واقت كذلك ساعة كم جاع ANS‏ من اصحابهم الذين اخذون فتكلوا معهم وفيمت انهم الوا لهم ES Sd‏ ما قنتلتود فاشار ali‏ الى الاسود كانه اعتذر بمرضه وكان احد هاولاء الثلائة شابًا خسن :الوجه فقال ail d‏ ان اسرحك نعلت نعم JU‏ اذهب Rd Sal‏ التى كانت de‏ ناعظيت»: Lab‏ واعظاق Le‏ بالية عنده واران .الطريق قذهبت dis,‏ ان يبدو ليم فيدركونى فدخلت غيصة

pagnons, et me firent signe de descendre avec eux. Nous descendimes et trouvàmes que c'étaient d'autres individus, Ceux-ci conseillèrent à mes conducteurs de les accompagner; mais ils refusèrent ; ils s’assirent tous trois devant moi et J'avais le visage dirigé vers eux. Ils placèrent à terre une corde de chanvre qu'ils avaient avec eux, Pendant ce temps je les considérais et je disais en moi-même : « C'est avec cette corde qu'ils me hieromt au moment de me tuer.» Je restai ainsi une heure, au bout de laquelle arrivèrent trois de leurs camarades qui m'avaient capturé. Ils s'entretinrent avec eux et je compris qu'ils leur disaient : « Pourquoi ne l'avez-vous pes tué?» Le vieillard montra le nègre, comme s'il voulait s’excuser sur la maladie de celui-ci. Un des trois personnages arrivés en dernier lieu était un jeune homme d'une belle figure, Il me dit : « Veux-tu que je te mette en liberté?» « Certes, » répondis-je. « Va-t'en, » reprit-il. J'ôtai la tunique dont j'étais couvert et la lui donnai. [11 me remit un pagne bleu, tout usé, qu'il portait, et m'indiqua le chemin. Je partis, et comme je craignais que ces gens-là ne changeassent

D'IBN BATOUTAH. 13‏ قصب والختفيت فيها الى ان غابت mail‏ ثم خرجت وسكلت الطريق التى ارانهها الشاب نافضت à‏ الى مأك فشريت منه وسرت الى ثلث الليل فوصلت di‏ جبل فمت as‏ فها اصبعت سكلت الطريق فوصلت حعئ الى جيل مى العخر Ju‏ فيه تحجر ام غيلان Mot,‏ فكنت get‏ النبق فأكلء حتى اكر الشوك ى ذراي أثارا ى باقية به حتى الان ثم نزرلت مى ذلك لخبل الى أرض مزدرعاة قطنا وبها je)‏ 5972 وهنالك اين والباينى Pie‏ بر متّسعة جد! مطوية ill‏ لها درج ينول عليها الى ورد المأء وبعضها يكون ى وسطه وجوانبه» القياب مى بر والسقايف والتجالس ويتغاخر ملوك البلاد Willy‏

d'avis et qu'ils ne me rattrapassent, j'entrai dans une forêt

de bambous et je m'y cachai, jusqu’à ce que le soleil eût disparu. Je sortis alors et suivis le chemin que m'avait montré le jeune homme, et qui me conduisit près d'une source d'eau. Je m'y désaltérai et continuai de marcher jusqu'à la fin du premier tiers de la nuit. J’arrivai à une montagne, au pied de laquelle je m’endormis. Quand le matin fut arrivé, je me remis en route et parvins, vers dix heures, à une haute montagne de rochers, sur laquelle croissaient des acacias et des lotus. Je cueillis des fruits de ce dernier arbre et les mari ; mais leurs épines imprimèrent sur mon bras des traces qui y restent encore.

Après être descendu de cette montagne, je me trouvai° dans un terrain planté de coton, et où se voyaient aussi des arbustes de ricin. Il y avait encore un bdin, nom par lequel les Indiens désignent un puits très-spacieux, maçonné en pierres, et pourvu de marches au moyen desquelles on descend jusqu'à la surface de l'eau. Quelques-uns de ces puits ont au centre et sur les côtés des pavillons construits en pierres, des

يعمارتها.ى :الطرقات :الى #09 Le‏ وستذكر يعض :ها وإيقناه .

منها فجنا Res‏ ونا وسلت الى الباين شربت aie‏ ووجدت عليه شيا مى JS iles‏ قد سقطت لمن غسلها فاكلت Wie‏ واد خرت باقيها ونمت حت تجرة خروع فبيها انا كذلك

اذ ورد الباين حو اربعين فارسسًا مدرعين فد خل بعضهم الى . المزرعة ثم ذهبوا وطمس الله ابصاثم دوق كم Le‏ بعدهم نمو سين ى السلاح ونزلوا الى الباين is‏ الخدم الى DE‏ ازاع:النتجرة الى كنت is‏ فم يشعربى ودخلت اذذاك ى keys‏ القُطن واقت. بها بغية نهارى واتاموا على الباين, يغسلون gas‏ ويلعبون فها كان she Jai‏ اضواتهم et che‏

bancs et des siéges. Les rois et les chefs du pays s'efforcent de se surpasser les uns les autres, en construisant de pareilles citernes dans les chemins où il n'y a pas d'eau, Nous décrirons ci-après quelques-unes de celles que nous avons vues. Quand je fus arrivé au bâin en question, je m'y désaltérai. m4 re quelques branches de sénevé que quelqu'un avait laissées tomber en les lavant ; j'en mangeai une partie et mis le reste de côté; puis je m'endormis sous un ricin. Pendant ce temps arrivèrent au bâin environ quarante cavaliers revêtus de cuirasses. Plusieurs entrèrent dans de champ et s'en allèrent; Dieu les empêcha de m'#fercevoir. Après leur départ, il en survint environ cinquante tout ar-

-més, qui s'arrêtèrent près de la citerne. Un d'eux s'approcha d'un arbre situé vis-à-vis de celui sous lequel j'étais; mais il

n'eut pas connaissance de ma présence. J'entrai alors dans le champ de coton, et y passai le reste du jour. Les Hindous demeurèrent près de la citerne, occupés à laver leurs habits et à jouer. Lorsque la nuit fut arrivée , leurs voix cessérent de se faire entendre, et je sus par là qu'ils étaient

D'IBN BATOUTAH. 15‏ O5‏ مروا او ناموا dis cuil‏ واتبعت.اثر Jai‏ والليل SEA‏ وسرت ie‏ انتهيت الى باين آخّر عليه 285 فنرلت اليه وشربت من مأده واكلت مى aile‏ للفردل التى كانت Sos‏ ودخلت القبة فوجدتها ملرة بالعُمب aug Le‏ الطييرففت بها وكنت احس حركة حيؤان 4 تلك العشب ae RL‏ فلا ابالى بها لما بى مى We Ag‏ اصصت سللت طريقتًا واسعة تغضى الى قرية خربة وسكلت سواها فكانت كثلها eat‏ كذلك ali‏ وفى بعضها وصلت الى اتجار ملفة ينها oo‏ مآع lies‏ شبه بيت des‏ جوائب God‏ نبات الارض Met‏ وغيرة فاردت ان qe US œil‏ يبعت الله مى يوصلنى

partis ou bien endormis. Je sortis alors de ma cachette et suivis la trace des chevaux, car il faisait clair de lune. Je marchai jusqu'à ce que je fusse arrivé à une autre citerne surmontée d'un dôme. J'y descendis, je bus de son eau et mangeai des pousses de sénevé, que j'avais sur moi; puis j'entrai dans le pavillon, et le trouvai rempli de foin rassemblé par des oiséaux. Je m'endormis là-dessus; je,centais sous ce foin des mouvements d'animaux, que je supposais être des serpents; mais je ne m'en inquiétais pas, tant j'étais fatigué.

Lorsque le matin fut venu , je suivis un large chemin qui aboutissait à un bourg en ruines. J'en pris alors un autre qui était en tout semblable au premier. Je passai ainsi plusieurs joms, pendant un desquels j'arrivai à des arbres très-serrés entre lesquels se trouvait un bassin d'eau. L'espace compris entre eux ressemblait à une maison, et, sur les côtés du bassin, il y avait des plantes pareilles au pourpier et d'autres. Je voulus m'asseoir en cet endroit, jusqu'à ع‎ que Dieu envoyät quelqu'un qui me fit parvenir à

الى العمارة ثم الى وجدت يسير قوة ففهضت على طريق وجدت بها اثر البقر ووجدت تور عليه بردعة ومكّل فاذا تلك الطريق تفضى الى قرى الكغار فاتبعت طريقًا get‏ فافضت di a‏ قرية خربة ورايت بها اسودين عريانيى مخفتيها واقت تحت LÉ‏ هنالك فها كان ces JAN‏ القرية ووجدت دارا ى بيت we‏ بيوتها ANS‏ خابية كبيرة يصنعونها لاختزان الزرع وى اسغلها نقبٌ يُسّع منه الرجل فد خلتها ووجددت داخلها مغروش بالتى وفهه جر جعلت ul)‏ عليه ونمت وكان فوقها طاير يرفرن mel‏ اكثر الليل واظته كان خان ناجتمعنا خائفقى واقت de‏ تلك لخال سبعة pui‏ مى بوم أسرت وضو يوم

un lieu habité; mais, ayant recouvré un peu de force, je me remis en route sur un chemin où je trouvai des traces de bœufs. Je rencontrai un taureau chargé d’un bât et d’une faucille. Or ce chemin aboutissait à des villages d'idolâtres. J'en suivis donc un autre, qui me conduisit à une bourgade en ruines, où je vis deux nègres tout nus. J'eus peur d'eux et restai sous des arbres situés près de là. Lorsque la nuit fut venue, j'entrai dans la bourgade, et trouvai une maison dans une des chambres de laquelle il y avait une espèce de grande jarre, que les Hindous disposent pour y serrer les grains. À la partie inférieure de ce vaisseau de terre, il y a un trou par lequel un homme peut passer. J'y entrai et en trouvai le fond couvert de paille; il y avait aussi une pierre sur laquelle je posai ma tête et m'endormis. Sur cette jarre était perché un oiseau qui battit des ailes la majeure partie de la nuit. Je crois bien qu'il était effrayé ; ainsi nous nous trouvions deux à avoir peur.

Je restai dans cet état pendant sept jours, à partir de celui où je fus fait prisonnier, et qui était un samedi. Le

D'IBN BATOUTAH. 17‏ السبت وى السابع منها وصلت di‏ قرية فلكفار عامرة وفهها حوض مآه pa subies‏ فسالتهم الطعام فابوا إن يعطون فوجدت حول ete‏ اوراق جل فاكلتهء وجدت القرية فوجدت بهاعة كفار لهم طليعة فدعانى طليعتهم ف dr)‏ وقعدت di‏ الارض Gb‏ احمدهم بسيف مسلول ورفعه ليضربى x‏ فم Eu‏ اليه لعظم a Le‏ مى ميت ففتشتنى فل يجن عندى شيا Ra‏ القيص الذى كنت اعطيت nf‏ الشهر الموكل à‏ ولما كان ف اليوم الثامى اشمقتّ بى العطش وعدمت المآ ووصلت di‏ قرية ob‏ فم Sel‏ بها حوضًا وعادتهم

بتلك SAT‏ أن يصنعوا Colon‏ نتمع بها مآء المطر فيشربون

septième jour, j'arrivai à un village d'idolâtres, bien peuplé, et où se trouvaient un bassin d’eau et des champs de legumes. Je demandai à manger aux habitants; mais ils refusèrent de m'en donner. Je trouvai, autour d'un puits situé près du village, des feuilles de raifort, que je mangeai. J'entrai ensuite dans la bourgade, et y vis une troupe d'idolâtres qüi était gardée par des sentinelles. Celles-ci m'appelèrent; mais je ne répondis pas et m'assis par terre. Un des Hindous s’avança avec une épée nue, qu'il leva, afin de m'en frapper. Je ne 55 aucune attention à lui, tant ma fatigue était grande. Il me fouilla, et ne trouva rien sur moi; il prit la chemise dont j'avais donné les manches au vieillard chargé de ma garde.

Le huitième jour étant arrivé, ma soif devint extrême, ‘ el je n'avais pas d'eau pour la satisfaire. Je parvins à une bourgade déserte, où je ne trouvai pas de bassin. Cepen. dant, les Hindous de ces villages ont coutume de faire des bassins où se rassemble l'eau de pluie, dont ils boivent du-

منه gag‏ السنة ذاتجعت طريقا فافصت di à‏ بعر غير مطوية : علهها حمبل مصنوع مى نبات الارض ولهس فيه des Ra‏ بها فربطت. خرقة كانت de‏ راسى ى Jul‏ وامتصصت ما تعلق بها مى hé ALU‏ يون فربطت خق واستقيت به فم يسرؤق فاستقيت به Et‏ فانقطع لتيل ووقع A‏ & البير فربطت لشف الاحّر وشربت حتى روييت ثم axes‏ فربطت اعلاه de‏ رجلى Just‏ البير Gite‏ وجدتها هنالك فبينا انا اربطها: وافكركى حالى اذ لاح لى ص فنظرت اليه فاذا جل اسود اللون بيدة ابريق وعكاز ANSE des‏ جرابٌ فقال لى سلام عليكم

rant toute l'année. Je suivis un chemin qui me conduisit à un puits non maçonné, auquel était adaptée une corde tressée avec des plantes ; mais il n’y avait aucun vase pour puiser de l'eau. Je liai en conséquence à la corde un morceau d'étoffe qui me couvrait la tête, et je suçai l’eau dont il s'imprégna dans le puits. Cela ne me désaltéra pas; j'attachaï à la corde une de mes bottines, et m'en servis pour puiser de l'eau, sans. être plus désaltéré. Je voulus tirer de l'eau une seconde fois par le même moyen; mais le câble se rompit, et ma chaussure tomba dans le puits. Je liai alors mon autre bottine, et bus jusqu'à ce que je fusse désaltéré. Alors je coupai ma bottine en deux, et attachai sa portion supérieure à un de mes pieds, avec la corde du puits et avec des guenilles que je trouvai en cet endroit. Tandis que j'étais ainsi occupé, tout en réfléchissant à ma position, voici qu'apparaît devant moi un individu; l'ayant considéré, je vis que c'était un homme de couleur noire, tenant dans ses mains une aiguière et un bâton, et portant sur son épaule une besace. [1 me dit: « Que le salut soit sur vous!»

D'IBN BATOUTAH. 19:

فقلت لد Re‏ السلام Rens‏ الله وبركاته فنقال لى بالغارسية جيكسش رجه كسى ) معناة مى انت فقلت له انا Gb‏ فقال فى bis‏ كذلك ثم ربط ابريقه بحبل كان معه واستقى ماد فاردت ان اشرب فقال لى اصبرتم فت جرابه فاخرج منه غرفة حص اسود مقلومع قليل ارزفاكلت منه copy‏ وتوضا dos‏ ركعتين وتوشات انا وصلّيت وسالى عن اسمى فقلت محمد وسالته عن اسمه فقال لى القلب PU‏ فتفآءلت بذلك وسرت بء كم قال لى بسم الله ترافقنى فقلت نعم فشيت ane‏ قليلاً تم وجدت boit‏ فى اعضاءى ولم استطع til‏ فقعدت فنقال ما شَّانك فقلت له كنت فادرًا على wall‏ قبل أى. القاك

Je ini répondis:: « Sur vous soient le salut, la miséricorde de Diea et ses bénédictions! » 11 reprit en persan : « Qui es-tu ? » Je répliquai : « Je suis un homme égaré. — Et moi de mème, » reprit-il. Là-dessus il attacha son aiguière à une corde qu'il avait sur lui, et puisa de l'eau. Je voulus boire; mais il me dit : « Prends patience. » Puis ik ouvrit sa sacoche, et en tira une poignée de pois chiches noirs, frits avec un peu de riz; j'en mangeai et-je bus. Cet individu: ft ses ablutions, et une prière de deux génuflexions; de. mon côté, j'en fis autant. Il me demanda mon nom, et je répondis : « Mohammed. » Je l'interrogeai touchant le sien, et il me répondit: Alkafb Alfärih, « le cœur joyeux. » Je tirai de cela un présage favorable, et m'en réjouis.

11 me dit ensuite : « Au nom de Dieu, accompagne-moi.— Oui, ٠ répliquai-je, et je marchai quelque peu avec lui; puis jéprouvai. du relâchement dans mes membres -et ne:pus plus avancer. En conséquence, je m'assis. « Qu'’as-tu donc?» we demanda mon compagnon. Je lui répondis : « Avant de k rencontrer, je pouvais marcher ; mais à présent que j'ai

فها لقيتك صجزت فقال سجحان الله اركب فوق عفق فقلت له انك ms‏ ولا تستطيع ذلك فقال يُقوينى. الله لا بُح لك مى . ذلك فركبت de‏ عنقه وقال لى اكثر مى قرآءة حسبنا الله ونعم الوكيل ذاكثرت مى ذلك وغليقنى عينى فم GA‏ إلا de doi‏ الارض فاستيقظت ولم ار للرجل SE‏ واذا انا فى قرية عامرةء فد خلتها فوج<تها en‏ الهنود وحاكها مى المسطين ناعهوه à‏ لجآء الى فقلت له ما اسم هذة القرية فقال لى ناج بوره وبينفها وبين مدينة كول حيث أكحابنا فرتضخان وجلنى ذلك el‏ الى بيته فاطعمنى طعامًا Ci‏ واأغتسلت

fait ta rencontre, je ne le puis plus. » Il reprit : « Dieu soit loué! monte à cheval sur mon dos. — Certes, répliquai-je, tu es faible, et tu n'as pas assez de force pour cela. — Dieu, répliqua-t-il, me fortifiera; il faut absolument que tu agisses ainsi. » En conséquence, je grimpai sur son dos, et il me dit : « Récite un grand nombre de fais ce verset du Korän : « Dieu nous suffit, et c'est un excellent protecteur. » Je le répétai nombre de fois, puis mes yeux se fermèrent malgré moi, et je ne me réveillai qu'en me sentant tomber par terre. Alors je sortis de mon sommeil, et n'aperçus aucune trace de cet individu. Voilà qpe je me trouve dans un village bien peuplé; je m'y avance Yet découvre qu'il appartient à des cultivateurs hindous, et que son gouverneur est musulmän. On l'informa de ma présence, et il vint me trouver. Je lui dis : « Quel est le nom de cette bourgade? — Tâdj-Boürah,» me répondit-il. Or, entre elle et la ville de Coùl, où étaient mes compagnons, il y avait deux parasanges de distance. Le gouverneur me condmisit à sa maison et me servit des aliments chauds, après quoi je

D'IBN BATOUTAH. 21‏ d JE,‏ عندى توب MLapesst ele,‏ عندى رجل as‏ مصرى مى اشل الككحلة التى بكول فقلت لد شاتيها البسيها الى أن اصل إلى الكعلة فاق lag‏ فوجدتيها مى ثياى كفت قد وشبتيها لذلك العرى لما قذمنا كول فطال تتجبى مى ذلك وافكرت فى الرجل الذى de lg‏ عنقه فتذ كرت ما أخبجرن به do‏ الله تعالى ابو عبت الله المرشدى حسها ذكراة فى السغر الاول اذ قال لى ست د خل أرض الهند وتلق بهاائى dual, sus‏ مى شَدّة تفع فيها وتذكزت قوله لما سالته عن cul‏ فقال القلب الفارح وتغسهرة بالغارسية دلشاد فععهت انه هو الذى اخبرق بلقاته Go‏ مى UT‏ ولم d Mas‏

me Javai; il me dit alors : « Jai chez moi un habit et un lurban que m'a laissés en dépôt un Arabe d'Égypte, du sombre des gens du camp qui se trouve à Coûl.— Apporteles-moi, lui répondis-je, je m'en revêtirai jusqu'à ce que j'arrive au campement. » Il me 165 apporta, et je reconnus que c'étaient deux de mes vêtements, que j'avais donnés à l'Arabe en question, lors de notre arrivée à Coûl. Je fus fort étonné de cela; puis je songeai à l'individu qui m'avait porté sur son dos, et je me rappelai ce que m'avait annoncé le saint Abou ‘Abd Allah Almorchidy, ainsi que nous l'avons rapporté dans la première partie de ces Voyages (t.I, p. 53), alors qu’il me dit : «Tu entreras dans l'Inde, et tu y renrontreras mon frère Dilchäd, qui te délivrera d'une peine dans laquelle tu seras tombé. » D'un autre côté, je me souvins de هل‎ réponse que me fit l'inconnu, quand je lui demandai son nom. Il dit : « Alkalb Alfärih, » ce qui veut dire la même chose que le persan Dilchäd, » cœur joyeux. » Je «us que c'était le même personnage dont Almorchidy m'atait prédit la rencontre, et que c'était un saint. Je ne jouis de sa société que le rourt espace de temps dont j'ai parlé.

مى anse‏ آلا المقدار GI‏ ذكرقه وكتبت تلك الليلة الى اصابى بكول bee‏ لهم بسلامتى لجمأآوا الى بغوس وتهاب. واستبشرواأ à‏ ووجدت جواب السلطان قد etes‏ وببعث Se‏ يسمى بسنبل جام دار Loos‏ مى كافور المستشهد وامرنا y‏ نتمادى على سغرنا ووجدتهم Bal‏ قد كتبوا للسلطان Le‏ كان. مي امرى وتشاءموا بهذة السفرة لما جرى فيها على des‏ كافور Po‏ يريدون أن يرجعوا فنا رايت تاكيد السلطان $ السفر اكدت عليهم وقوى عبر فقالوا ألا ترى ما انق 3 بدأية هذه السغرة والسلطان يعذرك فلترجع اليء أو نقم he‏ يصلّ جوابه فقلت لهم لا يحكن المقام وحيت ES L‏

Ce même jour, j'écrivis à mes compagnons, à Coûl, pour leur faire part de mon salut; ils m'amenèrent un cheval, m'apportèrent des vêtements et se réjouirent de ma présence. J'appris que la réponse du sultan leur était parvenue; qu’il avait envoyé, en remplacement de Cäfoùr, le martyr, un eunuque appelé Sunbul, le maître de la garderobe, et qu'il nous avait prescrit de poursuivre notre voyage. J'appris aussi que mes camarades avaient écrit au prince ce qui m'était arrivé, et qu'ils auguraient mal de notre ambassade, à cause de ce qui était survenu dès son début à moi et à Cäfoûr; aussi voulaient-ils s’en retourner. Lorsque je vis l'insistance du sultan à nous ordonner ce voyage, je les pressai de l'accomplir, et ma résolution fut affermie. 115 me répondirent : « Ne vois-tu pas ce qui est advenu au commencement de cette expédition? Le sultan t'excusera. Retournons donc près de lui, ou bien attendons jusqu'à ce que sa réponse nous arrive. ١ Je leur répliquai : « Il n’est pas possible d'attendre; la réponse nous joindra partout où nous serons. »

ادركما للمواب فريحلنا عن كول Vois‏ برج جوره.وبه زآوية -حسنة :.فهها شير مسن الصورة .والسهرة يسمى Dot‏ العريان لاتّه دلا يلبس عليه الا Les‏ مى سرّته di‏ اسفل وباق جسدء مكشوق وهو تطيث الصالج الولى مد العريان القاطن بقرافة مصر نفع

SG de الله تعالى هتما‎ Ai هذ! الشون وكان مى‎ Re الى السفل‎ ae يلبس تتّورة وهو ثوب يسترمن‎ oeil كل عا بق‎ pit ويُذكر انه كاى اذا صلى العشا الاخرة‎ ds وفرق ذلك على المساكى‎ Aus. مى طعام وادام‎ kan. pale أن‎ aile على.غير معلوم وكانت‎ guols بفتيلة السراج‎

Nous partimes donc de Coùl, et nous campâmes à Bordj Boärah, où se trouve un bel ermitage, habité par un supérieur aussi beau que vertueux, que l’on appelait Mohammed le. Na, parce qu'il ne revétait pas d'autre habillement qu’un pagse, descendant, à partir. de son nombril, jusqu'à terre; le reste de son corps demeurait découvert. 11 avait été disciple du pieux et saint Mohammed Aloriän » le nu, » lequel babitait le cimetière de Karâfah, au vieux Kaire, (Que Dieu nons fasse profiter de ses mérites!)

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