‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 27 sur 114 · DES FEMMES DES MALDIVES · texte numérisé non relu

DES FEMMES DES MALDIVES

Les femmes de ces îles ne se couvrent pas la tête; leur souveraine elle-même ne le fait pas. Elles se peignent 65 cheveux ct les rassemblent d'un seul côté. La plupart d'entre

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D'IBN BATOUTAH. 123‏ يلبسس آكترفن الا فوطة واحدة تسقرشا مى السرة الى اسفل وسادر اجسادهن مكشوفة وكذلك بمشى 4 الاسواق. وغهرها Nils‏ جهدت لما Euls‏ القضاء بها ان اقطع تلمك العادة وآمرهن باللباس فه استطع ذلك فكنث لا ت د خل الى ou‏ امراة & خصومة الا مستترة للجسد وما js‏ ذلك لم تكن فى عليه قدرة ولباس بعضهن قصٌ زائّدة de‏ الفوطة ot ho‏ قصار الاكام عراضها وكان لى جوار كسوتهن لباس اهل des‏ وغطيى Den‏ فعابهن ذلك 2e)‏ & زانهن اذا لم يتعودنه وحليهن الاساور Ja‏ المراة منها #جلة فى ذراعيها uns‏ تملا

ما بين أآلوع والمرفق وى مى الفضة ولا عل اساور الذهب dles ne revêtent ‘qu'un pagne, qui les couvre depuis le‏ sombril jusqu'à terre; le reste de leur corps demeure à dé-‏ couvert. C’est dans ce costume qu'elles se promènent dans‏ les marchés et ailleurs. Lorsque je fus investi de la dignité‏

de kàädhi dans ces îles, je fis des efforts pour mettre fin à عنام‎ coutume et ordonner aux femmes de se vêtir; mais je

se pus y réussir. Aucune femme n'était admise près de moi

| : Pour une contestation, à moins qu'elle n'eût tout le corps

couvert; mais, à cela près, je n'obtins aucun pouvoir sur cet usage. Quelques femmes revêtent, outre le pagne, des chemises qui ont les manches courtes et larges. J'avais de Jeunes esclaves dont l'habillement était le même que celui des habitantes de Dihly. Elles se couvraient la tête; mais cela les défigurait plutôt que de les embellir, puisqu'elles n'y étaient pas habituées.

La parure des femmes des Maldives consiste en bracelets; chacune en place un certain nombre à ses deux bras, de sorte que tout l'espace compris entre le poignet et le coude en est couvert. (Ces bijoux sont d'argent: les femmes seules

ألا élus‏ السلطان واقاربه ولهن لخلاخيل ويسمونها البايل بباء موحدة والف وياء God ET‏ مكسورة ON‏ ذهب يجعلنها على صد ورهن ويسمونها البسدّرد بالباء الموحدة وسكون السيى الممهل وفتم الدال الميهل والراء ومى جيب افعالين Ame‏ دنانير فا دونها على مستاجرفن نفقتهن ولا يرين ذلك Cas‏ ويفعله آكثر بناتهم Des‏ فى دار الانسان الغنى Dre‏ العشرة والعشرين وكل ما تكسرة مى الاواى بحسب عليها Res‏ واذا ارادت لخروج مى دار الى دار Wat‏ اهل الدار gré‏ اليها العدد SN‏ ف مرتهنة فيه فتدفعم Je)‏ الدار التى خرجت منها dues‏ عليها الاخرين واكثر شغل فولاء

du sultan et de ses proches portent des bracelets d'or. Les habitantes des Maldives ont des khalkhäl (anneaux placés à la cheville du pied), que l’on appelle bdil, et des colliers d’or qu'elles mettent à leur gorge, et que l'on nomme besdered. Une de leurs actions singulières consiste à s'engager comme servantes dans les maisons, moyennant une somme déterminée, qui ne dépasse pas cinq pièces d'or. Leur entretien est à la charge de celui qui les prend à gage. Elles ne regardent pas cela comme un déshonneur, et la plupart des filles des habitants en usent ainsi. Tu trouveras dans la demeure d'un homme riche dix et vingt d’entre elles. Le prix de tous les’ vases qu’une de ces servantes casse demeure à sa charge. Lorsqu'elle veut passer d'une maison dans une autre, les maîtres de celle-ci lui donnent la sommé dont elle est redevable; elle la remet aux gens de la maison dont elle sort, et cette créance sur elle demeure aux autres (c'est-à-dire à ses nouveaux maîtres). La principale occupation de ces femmes à gage, c'est de filer le kanbar (voy. ci-dessus, p.121).

D'IBN BATOUTAH. 125‏ المستاجرات غزّل القنبر والتزوج بهاذة يجزادر سهل لنزارة الصداق وحسن معاشرة النساء وأكثر النّاس لا يسمى صح انا انتما تقع الشهادة ويعط صداق مثلها واذا قدمت المرآكب تزوج اهلها النساء فاذا ارادوا السفر طلقوفن وذلك نوع de‏ Gt) a‏ وهى Ÿ‏ خرجن عن بلادهنى ابد؟ ولم ارك الح نيا احسن معاشرة منهن ولا تَكل المراة Pous‏ خدمة زوجها الى سواها بل فى ab‏ بالطعام وترفعه مى بين يديه وتغخسل يده وتاتهه بالمأء الوضوء وتغم ريجليهء عند النوم ومى عوان دفن الا تاكل المراة مع زوجها ولا be‏ الرجل ما تأكله المراة ولقد تروجت بها نسوة فاكل مق بعضهن بعد نحارلة

Il est facile de se marier dans ces îles, à cause de Ja modicité de la dot, ainsi qu'à raison de l'agrément qu'y présente le commerce des femmes. La plupart des hommes ne parlent pes d’an don nuptial; on se contente de prononcer la profession de foi musulmane, et un don nuptial conforme à ها‎ loi est donné. Quand il arrive des vaisseaux, les gens de l'équipage prennent femme, et, lorsqu'ils veulent partir, ils ها‎ répudient; c’est une sorte de mariage temporaire. Les femmes des Maldives ne sortent jamais de leur pays. Je a'ai pas vu dans l'univers de femmes d'un commerce plus agréable. Chez les insulaires, l'épouse ne confie à personne le soin de servir son mari; c'est elle qui lui apporte des ali-

٠ ments, qui dessert après qu'il a mangé. qui lui lave les mains, qui lui offre de l'eau pour les ablutions, et qui lui | couvre les pieds quand 11 veut dormir. Une de leurs coutumes, c'est que la femme ne mange pas avec son mari, et < que l'homme ne sache pas ce que mange son épouse. J'ai épousé, dans ce pays, plusieurs femmes ; quelques-ünes mangèrent avec moi, sur ma demande, d'autres ne ع1‎ firent

126 VOYAGES وبعضهن لم تاكل مى ولا استطعت أن اراها تاكل ولا نفعقنى‎ 05 7 ى ذلك‎ ile ذكر السبب فى اسلام اهل هذة لإدراكر وذكر العغاريبت مى‎ جسن الى تضر بها ى كلّ شهر حدتتى الثقات مى اهلها‎ كالفقيه عيسى الهنى والفقيه المعلم على والقاضى عبد الله‎ 4 ركان يظهر لهم‎ DS Lo Lo وججلعة سوام أنّ هاده‎ ياق مى داحية الجم ركاه مركب‎ GA كل شهر عفريت مى‎ ملو بالقناديل وكانت عادتهم اذا راوة اخذوا جارية بكرا‎ فزينوها وادخلوها الى بد خانة وق بيت الاصنام وكان مبنيئا‎ dus lists على ضصغة الجمر وله طاق يُنظر اليه منه‎

pas; je ne pus réussir à les voir prendre leur 20151101, et aucune ruse ne me fut utile pour cela.

RÉCIT DU MOTIF POUR LEQUEL LES HABITANTS DE CES ÎLES SE CONVERTIRENT À L'ISLAMISME; DESCRIPTION DES MALINS ESPRITS D'ENTRE LES GÉNIES QUI LEUR CAUSAIENT DU DOMMAGE TOUS LES MOIS.

Des gens dignes de confiance parmi les habitants des Maldives, tels que le jurisconsulte Içca Alyamany, le jurisconsulte et maître d'école ’Aly, le kädhi’Abd Allah et autres, me racontèrent que la population de ces îles était idolâtre, et qu’il lui apparaissait tous les mois un malin esprit d'entre les génies, qui venait du côté de la mer. Il ressemblait à un vaisseau rempli de lanternes. La coutume des indigènes, , dès qu'ils l’apercevaient, était de prendre une jeune vierge, de la parer et de la conduire dans un boudkhänah, c'est-àdire un temple d'idoles, lequel était bâti sur le bord de la mer et avait une fenètre d'où on la découvrait. Ils l'y laissaient durant une nuit, et revenaient au matin; alors ils trouvaient

ليلة ثكم ياتون عند الصباح Lg‏ مقتضة ميقة ولا يزالون À 4‏ شهر يقترعون بينهم فن اصابته القرعة duel‏ بنته ثكم اذه قدم عليه م مغربى يسمى a‏ اليركات gl‏ وكان Este‏ القرآن العظم فنرل بدار عموز مغهم Mi Bo‏ فد خل عليها يوم وقد بجعت اهلها وفن يبكيى كانهن فى ess‏ فاستفيمهن عن OS‏ فم Mit‏ فاق QU‏ فاخبرة ان التموزكانت القرعة علهها وليس لها ألا بنت واحدة يقتلها العغريت فقال لها ابو البركات أنا اأتوجه عوضما مى بنتك Juill‏ وكان سناطتا لا لمّمّة له فاحتهلوة تلك الليلة. واددخدرة di‏ خانة وهو متوضى pbs‏ يتلو القرآن ثم ظهر له العفريت مى الطاق فداوم التلاوة US‏ كان منه. عيث يسمع القراكة

jeune fille privée de sa virginité et morte. Ils ne cessaient‏ ها pes chaque mois de tirer au sort, et celui qu'il atteignait‏ livrait sa fille. Dans la suite arriva chez eux un Maghrébin,‏ æpelé Abou'lbérécât, le Berbère, qui savait par cœur l'il-‏ logea dans la maison d’une vieille femme‏ عو 11 lustre Coran.‏ de l’ile Mahal. Un jour qu'il visitait son hôtesse, il trouva‏ qu'elle avait rassemblé sa famille et que ces femmes pleu-‏ raient comme si elles eussent été à des funérailles. Il les ques-‏ tionpa au sujet de leur affliction, mais elles ne lui en firent‏ pas connaître la cause. Un drogman survint et lui apprit‏ que Îe sort était tombé sur la vieille, et qu'elle n'avait qu’une‏ seule fille, que devait tuer le mauvais génie. Abou’lbérécât‏ لز dit à la vieille: « J'irai cette nuit en place de ta fille. » Or,‏ était complétement imberbe. On l'emmena donc la nuit‏ suivante, et on l’introduisit dans le temple d'idoles, après‏ qu'il eut fait ses ablutions. Il se mit à réciter le Coran, puis‏ ü aperçut Île démon par la fenêtre et continua sa récitation.‏ Dès que le génie fut à portée de l'entendre, il se plongea‏

غاص 4 Jedi‏ واصيم المعمرى وشو de lé‏ حاله مجادت التموز واهلها واهل End‏ ليستخرجوا البنت على عادتهم فيعرقوها فوج دوا المغرى يتلو فضوا به الى مكلهم وكان يسمى شنورزازة بفتم الشين et‏ وضم النون وواو وراء والف وزاى وهاء . واعظوة جخبرة فتهب منه وعرض المغرى عليه الاسلام ورغيء فهه فقال له اقم عندنا الى الشهر الآخرنإن نعلت كفعلك وعيجوت من العفريت اسطت فاقام près POS‏ الله صدر الملك للاسلام bu‏ قبل تمام: الشهر pus‏ اضله وأولادة Joly‏ دولته تم جل المغربى لما دخل الشهر الى بدخانة ولم يات العغريت نجعل يتلو حتى الصباح وجآء السلطان Gels‏ معم

dans la mer, et quand vint l'aurore, le Maghrébin était encore occupé à réciter le Coran. La vieille, sa famille et les gens de l’île arrivèrent pour enlever la fille, selon leur coutume, et brûler son corps. Ils trouvèrent l'étranger, qui répétait le Coran, le conduisirent à leur roi, que l’on appelait Chénoërâzah, et lui firent connaître cette aventure. Le roi en fut étonné; le Maghrébin lui offrit d’embrasser l'islamisme et lui en inspira le désir. Chénoûräzah lui dit : « Reste près de nous jusqu'au mois prochain; si tu fais encore ce que tu viens de faire et que tu échappes au mauvais génie, je me convertirai. » L'étranger demeura près des idolâtres, et Dieu disposa l'esprit du roi à recevoir la vraie foi. 11 se fit donc musulman avant la fin du mois, ainsi que ses femmes, ses enfants et les gens de sa cour. Quand commença le mois suivant, le Magbrébin fut conduit au temple d'idoles; maïs le démon ne vint pas, et le Berbère se mit à réciter le Coran jusqu'au matin. Le-sultan et ses sujets arrivèrent alors et le trouvèrent dans cette occupation. Ils brisèrent les idoles,

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واسج اهل لجزيرة وبعثوا الى سائر لجزائر فاسق اهلها Ps‏ ال مغرق Ps‏ معظمًا ومذهبوا بمذهبه مذهب الاسام مالك رقته ويم الى هذا العهبت يعظمون المغاربة بسبيم وبنى fee‏ هو معرون باسمه وقرّأت على مقصورة لجامع منقوشنا ى دشب pu‏ السلطان اسهد شنورازة على ين ابى البركات البربرى QU‏ وجعل ذلك السلطان Male dé‏ للجزائر صدقة Las de‏ السبيل اذ كان اسلامه بسبيبهم pd‏ على ذلك > M‏ وبسبب هذا العغريت خرب مى هذه زاكر كثير قبل , الاسلام CL,‏ دخلناها لم يكن لى عم بشانء فبينا أنا ليلة 4 بعض شان اذ سمعت النّاس يجهرون بالتهليل والتكبير ورايت

édémolirent le temple. Les gens de l’île embrassèrent l'iskmisme et envoyèrent des messagers dans les autres îles, dent les habitants se convertirent aussi. Le Magbrébin resta chez ce peuple, jouissant d’une grande considération. Les mdigènes firent profession de sa doctrine, qui était celle de l'imâm Milic. Encore à présent, ils vénèrent les Maghrébins à cause de lui. Il bâtit une mosquée, qui est connue sous son nom. J'ai lu l'inscription suivante, gravée dans le bois, sur la tribune grillée de la grande mosquée : « Le sultan Ahmed Chénoüräzah a embrassé l’islamisme entre les mains d'Abou'lbérécât, le Berbère, le Maghrébin. » Ce sultan assigna le tiers des impôts des Îles comme une aumône aux voyageurs, en reconnaissance de ce qu'il avait embrassé l'islamisme par leur entremise. Cette portion des tributs porte encore un nom qui rappelle cette circonstance. | À caose du démon dont il a été question , beaucoup d’entre les îles Maldives furent dépeuplées avarit leur conversion à lislamisme. Lorsque nous pénéträmes dans ce pays, je n'avais aucune connaissance de cet événement. Une nuit que je vaquais à une de mes occupations, j'entendis tout à coup

130 VOYAGES الاولاد وعلى روسهم المصاحف والتساء يضربون (يضربى) فى‎ فتهيت من فعلهم وقلت ما شانكمم‎ lei الطسوت واواى‎ فاذا مثل المركب أللبير‎ ss فقالوا الا تنظر الى الجر‎ وكانه محلو سُرَجًا ومشاعل فقالوا ذلك العفريت وعادته أنّ‎ ولم‎ Ge Gal يظهر مرة فى الشهر ناذا فعلنا ما رايت‎ يصراء‎ ان سلطانتها امراة‎ ol ومى‎ pp ذكر سلطانة هذء‎ جر بن السلطان‎ pt بنت السلطان جلال‎ FRS ds الدين صالح البتجالى وكان الملك لهدها تم لابيها فا‎ pe ولى اخوها شهاب الدّين وهو صغير الس فتروج‎ nt مات‎ .

des gens qui récitaient à haute voix les formules : « Il n'y a pas d'autre dieu que Dieu », et « Dieu est très-grand. » Je vis des enfants portant sur leur tête des Corans et des femmes qui frappaient dans des bassins et des vases de cuivre. Je fus étonné de leur action et je dis: « Que vous est-il donc arrivé? ٠١ On me répondit : « Est-ce que tu ne vois pas la mer?» Je la regardai et découvris une espèce de grand vaisseau, paraissant plein de lampes et de réchauds. On me dit: « C'est le démon; il a coutume de se montrer une fois par mois. Mais dès que nous avons fait ce que tu as vu, il s’en retourne et ne nous cause pas de dommage. »

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