DE LA SOUVERAINE DE CES ÎLES
Une des merveilles des îles Maldives, c'est qu'elles ont pour souverain une femme, qui est Khadïdjah, fille du sultan Djéläl eddin ‘Omar, fils du sultan Saläh eddîn Sàlih Albendjäly. La royauté a appartenu d'abord à son aïeul, puis à son père, et lorsque ce dernier fut mort, son frère Chihäb eddin devint roi. Il était en bas âge, et le vizir’Ahd
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SN لمضرى امه وغلب عليه وهو A pp الوزير عبد الله بعد وفات زوجها الوزيس Es تزوج ايضا هذء السلطانة الذين عا سنذكرة فا بلغ شهاب الدين مبلغ الرجال JL السويت 'واستقل lys أ خوج ربيب»ء الوزير عبد الله ونغاة الى كلى ثم عله بعد de بالملك واستوزر اح مواليه ويسمى الدين المذكور اه يختلف الى حبرم اهل دولقه وخواصة لذلك ونغوة الى اقلم هلدتنى وبعثوأ مى قتله sb باللهل اللبرى Zn بهت الملك الا الخواته Ge بها ولم يكن بقى 9 w ومريم وناطمة فقدموا خديجة سلطانة وكانت متزوجة Allab, fils de Mohammed Alhadhramy épousa sa mère et sempara de l'autorité sur lui. C'est le même personnage qui épousa la sultane Khadidjah, après la mort de son premier mari, le vizir Djémäl eddin, ainsi que nous le raconterons. Quand Chibäb eddin parvint à l'âge viril, il chassa son beaupère, le vizir Abd Allah, et l'exila dans les îles de Souweid. B resta seul maître du pouvoir, choisit pour vizir un de ses affranchis nommé’Aly Calakv, qu'il destitua au bout de trois années et qu'il exila à Souweïd. On racontait du sultan Chih&b eddin qu'il allait trouver nuitamment les femmes des fonctionnaires de son royaume et de ses courtisans. On le déposa à cause de cela et on le déporta dans la région d'Hélédoutény {plus haut, on lit Hélédommety); puis on Ù euvoya quelqu'un qui le tua. ll ne restait plus de la famille royale que les sœurs du défant, Khadidjah, qui était l’ainée, Miryam et Fathimab. Les indigènes élevèrent à la souveraineté Khadidjah, qui
était mariée à leur prédicateur Djémäl eddin. Ce dernier devint vizir et maître de l'autorité, et promut son fils Moham-
139 VOYAGES Ke se يادم US Lei عوضتا منه ولآكن الاوامر ad né يكتبون الاوامنر فى سعن الخل حديدة معوجة شبه Ps السكيى ولا 'يكتبون 4 الكاغد الا. المصاحف وكتب العلوزن ويذكرها لخطيب يوم لجمعة وغيرها فيقول الليم انصر امك كلاقة المسجيى ke على عم على العالميى وجعلتها list gli
si وى السلطانة خديجة بنت السلطان جلال الدين بن
السلطان صلاح الدين ومى عادتهم اذا قدم الغريب عليهم ومضى الى المشور وثم يسمونه الدار قلا .بك له ess Qi توبيى فيخدم جرية هذه السلطانة وير باحدها كم يخم لوزيرها وهو زوجها JU الدين ويرى SU وعسكرها حو الف انسان مى الغرباء وبعضهم بلديون وياتون كل جوم
med à l'emploi de prédicateur en sa place; maïs les ordres ne sont promulgués qu'au nom de Khadidjah. On les trace sur des feuilles de palmier, au moyen d'un fer recourbé qui ressemble à un couteau. On n'écrit sur du papier que des Corans et les traités scientifiques. Le prédicateur fait mention de la sultane le vendredi et d'autres jours. Voici en quels termes il s'exprime: « Mon Dieu, secours ta servante, que tu as préférée, dans ta science, aux autres mortels, et dont tu as fait l'instrument de ta miséricorde envers tous les musulmans, c'est-à-dire, la sultane Khadidjah, fille du sultan Djéläl eddin, fils du sultan Saläh eddin. » |
Lorsqu'un étranger arrive chez ce peuple et qu'il se rend à la salle d'audience, que l’on nomme dér, la coutume exige qu'il emporte avec lui deux pagnes. Il fait une salutation du côté de la sultane et jette un des deux pagnes; puis il salue son vizir, qui est aussi son mari, Djémäl eddin, et jette le second. L'armée de cette souveraine se compose d'environ mille hommes d'entre les étrangers; quelques-uns des soldats sont des indigènes. Ils viennent chaque jour à la salle
D'IBN BATOUTAH. | 133 الى الدار فيخدمون وينصرفون ومرتمهممالارز يعطاهم سن البندر4 كل شمهر فاذا تم الشهر اتوا الدار وخدموا وقالوا الوزير بلغ Lead Le وأعلم Lust LL نطلب مرتبنا فيومر لهم بهار عند ذلك وياق ايضنًا الى الحا ركل يوم القاضى وارباب bi وهم الوزرآء unis Pois ويبلغ خدمتهم
ذكرارباب fées LD وهم يسمون الوزير الأكبر النائب عن السلطانة كلكى بفتم لكان الاولى واللام ويسمون القاضى منْديارقالوا وصبط ذلك بفآء مفتوح ونون مسكن ودال Jap مفتوح ويآء Gayd ET والف ورآء وقان Ai, ولام مضموم واحكامهم كلها راجعة الى القاضى وهو أعظم Paus مى الناس
d'audience, saluent et s'en retournent. Leur solde consiste e riz, qui leur est fourni sur le bender (voyez ci-dessus, P-120) tous les mois. Lorsque le mois est terminé, ils se présentent à la salle d'audience, saluent et disent au vizir:
* Fais parvenir nos hommages (à la souveraine), et apprendsli que nous sommes venus demander notre solde. » Làdessus, les ordres nécessaires sont donnés en leur faveur. ٠ Le kädhi et les fonctionnaires, qui chez ce peuple portent le titre de vizirs, se présentent aussi chaque jour à la salle d'audience. Ils font une salutation, et s'en retournent après que les eunuques ont transmis leur hommage à la souveraine.