‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 30 sur 114 · DE MON ARRIVÉE DANS CES ÎLES ET DES VICISSITUDES QUE J'Y ÉPROUVAI · texte numérisé non relu

DE MON ARRIVÉE DANS CES ÎLES ET DES VICISSITUDES QUE J'Y ÉPROUVAI

Lorsque j'arrivai dans ce pays, je descendis dans l’île de Cannaloës, qui est belle et où se trouvent de nombreuses mosquées. Je me logeai daus la maison d’un de ses plus pieux habitants. Le jurisconsulte ‘Aly m'y donna un festin. C'était un personnage distingué et il avait des fils adonnés à l'étude. Je vis un homme nommé Mohammed et origi- . maire de Zhafàr Alhomoñdh, qui me traita et me dit : «Si tu entres dans l'ile de Mahal, le vizir te retiendra par force, car les habitants n’ont pas de kädhi.» Or, mon dessein était de me rendre de ce pays-là dans le Ma'bar (côte de Coromandel), à Serendib (Ceylan), au Bengale, puis en Chine. Or, j'étais arrivé dans les îles Maldives sur le vaisseau du patron de navire Omar Alhinaoury, qui était au nombre des pèlerins vertueux. Quand nous fûmes entrés à Cannaloûs, il y demeura dix jours; puis il loua une petite barque pour se rendre de cette île à Mahal, avec un présent destiné à la souveraine et à son mari. Je voulus par-

وزوجها فاردت السفر معه JUS‏ لا تسعك اللندرة انت dhlaois‏ ul‏ شعت السفر منغرد! عنهم فدونك فابيت ذلك وساضي فلعبت به الريم وعاد الينا بعد اربعة ايام وقد لق شداند اعتذ رلى وعزم de‏ ى an pull‏ باصعان LLC‏ نحل غدوة فننزل فى وسط النهار لبعض لإبزادر نرحل فنبيت باخرى ووصلنا بعت اربعة ايام الى اقلم التم وكان الكردوى'' يسمّى بها ضلالاً فسمٍ عل واضافنى وجآء di‏ ومع اربعة رجال وقد جعل QU‏ منهم عوذ! de‏ اكتافيها وعلقا منه اربع دجاجات Jens‏ الاخّران os‏ مثله Lies‏ منه نحو عش رم جوز النارجيل Can‏ مى تعظههم لهذ! الشىء Ad‏ فاخيرت انهم صنعوه

tir avec lui, mais il me dit: «La barque n'est pas assez grande pour toi et tes compagnons. Si tu veux te mettre en route sans eux, tu en es le maître. » Je refusai cette proposition, et'Omar s'éloigna. Mais le vent lui fut contraire (littéral. joua avec lui), et au bout de quatre jours il revint nous trouver, non sans avoir éprouvé des fatigues. 11 me fit des excuses, et me conjura de partir avec lui, accompagné de mes camarades. Nous mettions à la voile le matin, nous descendions vers le milieu du jour sur quelque ile; nous la quittions et nous passions la nuit dans une autre. Après quatre jours de navigation, nous arrivâmes à la région de Teïm, dont le gouverneur se nommait Hiläl. Il me salua, me donna un festin et vint ensuite me trouver en compagnie de quatre hommes, dont deux avaient placé sur leurs épaules un bâton el y avaient suspendu quatre poulets. Les deux autres portaientun bâton pareil et y avaient attaché environ dix noix de coco. Je fus étonné du cas qu'ils faisaient de ces méprisables objets; mais on m'apprit qu'ils agissaient ainsi par manière de ronsidération et de respect.

D'IBN BATOUTAH. 137‏ de‏ جهة الكرامة والاجلال ورحلنا عنهم فنظطنا فى الهييم السادس بجزيرة عقان وهو رجل فاضل مى خيار النّاس هاكرمنا واضافنا وى اليوم الثامى Bayer Us‏ لوزير يقال له SES‏ وى اليوم العاشر وصلنا di‏ جريرة المهل حيث السلطانة وزوجها وارسينا بمرسافا وعادتهم ان لا يتزل اح عن المرسى إلا باذنهم فاذنوا لنا فى النزول واردت التوجه الى بعض المساجد فنعنى IX‏ الذين بالساحل وتالوا لا بل مى الدخول الى الوزير وكنت أوصيت الناخودة ان يقول اذا Ju‏ عدّى لا أعرفه Fins‏ مى امساكهم أياى ولم dsl‏ أ

بعض أضل الفصول قد كتب اليهم معرفا خبرى واقى كته ' قاضيًا بدهلى فطا وصلنا الى Hoi‏ وهو المشور Lys‏ فى ble‏

Nous quittèmes ces gens-là et descendimes le sixième jour dans l'ile d'Othmäân, qui est un homme distingué, et un des meilleurs que l'on puisse voir. Il nous reçut avec honneur et nous traita. Le huitième jour nous relâchâmes dans une île appartenant à un vizir appelé Télemdy. Le dixième , enfin, nous parvinmes à 1116 de Mahal, où résident la sultane et son mari, et nous jetâmes l'ancre dans le port. La coutume du pays, c'est que personne ne débarque, si ce n'est avec la permission des habitants. Ils nous l'accordèrent, et je voulus me transporter dans quelque mosquée; mais les esclaves qui se trouvaient sur le rivage m'en empéchèrent et me dirent : « [1 faut absolument visiter 16 vizir.» J'avais recommandé au patron de dire, lorsqu'on l'interrogerait à mon sujet, « Je ne le connais pas, » et cela de peur qu'ils ne me retinssent ; car j'ignorais qu'un bavard malavisé leur eût écrit pour leur faire connaître ce qui me concernait, et que j'avais été kädhi à Dihly. Quand nous arrivâmes à la salle d'audience, nous nous as-

5 2300 138 على الباب الثالث منه وجاء القاضى عيسى الهنى فسلم على de abus‏ الوزير وجاء الناخودة ابراهم بعشرة اتواب لخدم جهة السلطانة وربى بثوب Wie‏ ثم خم الوزير ورى بشوب ÉT‏ كذلك Jus lens os‏ عنى فقال لا اعرفهم ثم اخرجوا الينا التنبول ومآء الورد وذلك هو آكرامة © Pois‏ وانزلنا بداروبعث الينا الطعام وهو قصعة كبيرة فيها . الارز وتدور بها مجان فيها العم لمتليع والدجاج والسمن والسمك ونا كان al‏ مضيت مع الناخودة والقاضى عيسى الهنى bi‏ زاوية فى طرف لجزيرة هرها all‏ الصالح يب وقدنا ليلاً وبعث الوزير الى صبكعة تلك الليلة كسوة وضيافة

simes sur des bancs placés près de la troisième porte d'entrée. Le kädhi Iça Alyamany survint et me salua. De mon côté, je. saluai le vizir. Le patron de navire Ibrähîim (plushaut, 2. 135, il est nommé Omar) apporta dix pièces d'étoffe, fit une salu-: tation du côté de la souveraine, et jeta un de ces pagnes:. . puis il fléchit le genou en l'honneur du vizir et jeta un autre pagne, et ainsi de suite jusqu'au dernier. On l'interrogea à mon sujet, et il répondit : « Je ne le connais pas. »

On nous présenta ensuite du bétel et de l’eau de rose, ce qui est une marque d'honneur chez ce peuple. Le visir nous fit loger dans une maison, et nous envoya un repas consistant en une grande écuelle pleine de riz et entourée de plats où se trouvaient de la viande salée et séchée au soleil, des poulets, du beurre fondu et du poisson. Le lendemain je partis avec le patron de navire et le kädhi'Iça Alyainany pour visiter un ermitage situé à l'extrémité de l'île, et fondé par le vertueux cheïkh Nedjib. Nous revinmes pendant la nuit, et le lendemain matin le vizir m'envoya des vêtements et un repas comprenant du riz, du beurre

D'IBN BATOUTAH. | 139‏ فيها الارز والسمن ولمتليع وجوز النارجيل وإلعسل المصفوع منها وهم يسمونه القربانى بضم القان وسكون الراء وفتم البآه الموحدة Lilo‏ ونون ويآء ومعنى ذلك مآء السكر وأتوا بماية الف ودعة للنفقة وبعد عشرة ايام قدم مركب مى سيلان فيه فقرا مى العرب والتهم يعرفوق فعرفوا ARE‏ الوزير بامرى فزاد اغتباطكاوقى وبعث is‏ عند استهلال رمضان فوجدت الامراء والوزراء واحضر الطعام فى dise‏ اسع على المامدة!! طائفة فاجلسى الوزير di‏ جانيه ومعه القاضى عيسبى والوزيم الفاملدارى والوزير كر دهرد ومعناة pis‏ العسكر وطعامهم الارز وال-جاج والسمن والسمك ولخليع وألموز المطبوخ ويشربوق '

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