‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 45 sur 114 · RÉCIT DE MON ARRIVÉE PRÈS DU SULTAN GHIYÂTH EDDIN · texte numérisé non relu

RÉCIT DE MON ARRIVÉE PRÈS DU SULTAN GHIYÂTH EDDIN

+ Lorsque nous parvinmes dans le voisinage de son campement, il envoya à notre rencontre un de ses chambellans. Le sultan était assis dans une tour de bois. C'est la coutume, dans toute l'Inde, que personne n'entre sans bottines chez le souverain. Or je n'en avais pas, mais un idolâtre m'en donna, quoiqu'il y eût en cet endroit un certain nombre de musulmans. Je fus surpris que l’idolâtré eût montré plus de générosité qu'eux. Je me présentai donc devant le sultan, . qui m'ordonna de m'asseoir, manda le kâdhi et pèlerim Sadr azzémän (le chef de l'époque) Béhä eddin, et me logesm dans trois tentes situées dans son voisinage. Les habitant=s de ce pays appellent ces fentes khkiyim (pluriel de khaimah}

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وبطعامهم وضو الارز واللمم وعادتهم هنالك أن يسقوا افلبى الرائب de‏ الطعام كا يفعل ببلادنا تم اجتمعت به بعك ذلك والقيت له امرجرائر ذيبة مهل وأن يبعك La‏ اليها فاخذ فى ذلك pull‏ وعدى المراكب لذلك etes‏ الهدية'" لسلطانتها ah,‏ الوزراء Les‏ والعطايا لهم وفوض الى $ aus LS Né‏ (نكااحة cab (ge‏ السلطانة ris‏ بوسق ثلائة مرلكب بالصدقةغة لغقراء للمزامر d Jo‏ يكون رجوعك بعد خخسة ايام فقال له 006 الجر خواجة سرلك لا يمكن السغر الى لجزائر ألا بعد RAS‏ أشبهر مى M‏ مقال لى السلطان أما اذا كان الامر شفاكذ! نامض الى فعى حتى نقضى هذه Red‏ ونعود الى حضرتنا Dé‏

Le sultan m'envoya des tapis, ainsi que les mets en usage dans le pays, c’est-à-dire du riz et de la viande. La coutame en cet endroit consiste à servir du lait aigri après le repas, ainsi qu'on fait dans nos contrées.

Après tout cela, j'eus une entrevue avec le sultan et lui proposai J’affaire des îles Maldives et l'envoi d’une armée dans ces îles. Il forma la résolution d'accomplir ce projet, et désigna pour cela des vaisseaux. Il destina un présent à la wuveraine des Maldives, des robes d'honneur et des dons ax émirs et aux vizirs. Il me confia le soin de rédiger son œntrat de mariage avec la sœur de la sultane; enfin, il rlonna de charger trois vaisseaux d'aumônes pour les Muvres des îles et me dit : « Tu reviendras au bout de cinq jurs.» L’amiral Khodjah Serlec lui dit: «11 ne sera pos- “ble de se rendre dans les îles Maldives qu'après trois mois Rvolus à partir de ce moment. - Le sultan reprit en s’adresat à moi : « Puisqu'’il en est ainsi, viens à Fattan , afin que Wu lerminions cette expédition-ci, el que nous retour-

VOYAGES 1‏ 192 ومغنها تكون 2 à,‏ فاقت ane‏ خلال ما x‏ عن oh‏ والاعحاب ء وكانت الارض التى نسكلها غيضة واحدة مى الاتجار والقصب ححيث لا يسللها احث فامر السلطان أن يكونَ مع كل واحد مى ى ليش ue‏ بم وصغير قادوم لقطع ذلك فاذا نرلت Aka)‏ ركب إلى الغابة والناس ame‏ فقطعوا تلك الاتجار مى غدوة النهار الى الزوال ثم Go‏ بالطعام فياكل بصيع النساس طائفة بعد أخرى ثمّ يعودون الى قطع الاتجار الى العشى وكل مى ess‏ مى JU‏ $ الغيضة أسروه وصنعوا خشبة

nions dans notre capitale de Moutrah; c'est de là que l'on partira. » Je séjournai donc près de lui, et, en attendant, je mandai mes concubines et mes camarades.

RÉCIT DE L'ORDRE DE LA MARCHE DU SULTAN, ET DE 8A HONTEUSE CONDUITE EN TUANT DES FEMMES ET DES ENFANTS.

Le terrain que nous devions traverser était un bois formé d'arbres et de roseaux, et tellement touffu que personne ne pouvait le parcourir. Le sultan ordonna que chacun des individus composant l'armée, grand ou petit, emportät une hache pour couper ces obstacles. Dès que le . camp eut été dressé. 1l s’avança à cheval vers la forêt, em compagnie des soldats. On abattit les arbres depuis le ma- دنا‎ jusque vers midi. Alors on servit des aliments, et tout le monde mangea, troupe par troupe ; après quoi on se remit à couper des arbres jusqu'au soir. Tous les id@lâtres que l’on trouva dans le bois, on les fit prisonniers : on fabriqua des pieux aiguisés à leurs deux extrémités أت‎

D'IBN BATOUTAH. 193‏ ___ حدّدة الطرفين نجعلرعا ###تنيه لها ومعه امراتة وأولاده ويوق بهم الى ka‏ وعادتهم أن يصفعوا على AA‏ سور مىن خشب يكون له اربعة ابواب ويسمونه الأتكر pie‏ اللافيى وسكون CUT‏ المعلوة وآجرة رآء ويصفبعون على دار" السلطان ECS‏ ثانيًا ويصنعون خارج JG‏ الاكبر مصاطب ارتغناعها حو نصف تامة ويوقدون عليها النار بالليل ويبيت عندها العبيت والمشاءون ومع كل وأحد منهم ue ae‏ رقيق القصب ناذا ان احم مى JU‏ ليصربوا على AI‏ ليلا أوقك كل واحد منهم لثرمة sous Gi‏ فعاد اليل شبه النهارككثرة الضياء وخرجت الفرسان كق أتباع LT‏ فاذا أن ous‏ الصباح قسم اللفار الماسورون بالامس اربعة اقسام db‏

on les plaça sur les épaules des captifs, afin qu'ils les portent. Chacun était accompagné de sa femme et de ses enfants, et on les amena aïnsi au camp. La coutume de ces peuples, c’est d’entourer leur campement d'une palissade munie de quatre portes, et qu'ils appellent catcar. Ils disposent autour de l'habitation du souverain un'second catcar; en dehors de la principale enceinte, ils élèvent des estrades . hntes d'environ une demi-Lrasse et y allument du feu Pendant la nuit. Les esclaves et les sentinelles passent la aüit en cet endroit; chacun d'eux tient un faisceau de ro- “aux très-minces, et quand quelques infidèles s'approchent din d'attaquer le camp durant la nuit, tous ces gens-là alhment غ1‎ fagot qu'ils ont dans leurs mains. Grâce à l'intenfé de la lumière, la nuit devient semblable au jour, et les G@valiers sortent à la poursuite des idolâtres.

Or, dès que le matin fut arrivé, les Hindous qui avaient &k faits prisonniers la veille furent partagés en quatre toupes, dont chacune fut amenée près d’une des portes du

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الى كل باب مى ابواب CAS‏ وله منهم فركرت il‏ التى كانوا حجلونها بالامس عندة ثم ركزوا فيها حتى تنفذم ثم دذى نسآرم وبربطن Gagné‏ الى تلك SLA‏ ييحي الاولاد الصغاركى جورفن ويتركون us‏ وتنرل AA‏ ويشتغلون بقطع غيضة اخرى ويصنعون عن أسروه حكذلك وذلك امر شنيع ما عهته لاحد مى الملوك anus‏ عمجل الله حينه Aie‏ رايقه Caps‏ والقاضى عن يمينه وانا عن ثماله وهو يأكل معنا وقد أن بكافر معه امراته وولده Alu‏ سبع فاشار الى السيافيى بيدة ان يقطعوا راسه ثم قال لهم وزن أو ويسر او معناء وابنه وزوجته فشقطعت رقابهم وصرفث بصرى عنهم

grand catcar. Les pieux qu'ils avaient portés furent plantés en terre dans cet endroit, et ils furent eux-mêmes fichés sur less pieux, jusqu'à ce que ceux-ci les traversassent de part en part. Ensuite leurs femmes furent égorgées et attachées par leurs cheveux à ces pals. Les petits enfants furent massacrés sax le sein de leurs mères, et leurs corps laissés en cet endroit. Puis on dressà le camp, l'on s'occupa à couper les arbres d'une autre forêt, et on traita de la même manière les Hindous qui furent encore faits captifs. C’est là une conduite honteuse, et que je n’ai vu tenir par aucun autre souve: rain. Ce fut pour cela que Dieu hâta la mort de Ghiyâth eddin. ب ع‎ 1 Un jour que le kädhi était à la droite de ce prince, que عل‎ me trouvais à sa gauche, et qu'il prenait son repas avec nous, je vis qu'on avait amené un idolâtre, accompagné de sa femme et de son fils, âgé de sept ans. Le sultan fit signe de la main aux bourreaux de couper la tête à cet homme: puis il leur dit: wé zeni ou wé pousseri ou, ce qui signifie en arabe : «et {à) son fils et (à) sa femme. : On leur tran-

D'IBN BATOUTAH. 195‏ CN‏ قت وجدت روسهم مطروحمة بالارش pat‏ عندة يوم وقد Gi‏ برجل مى AS‏ تكح Le‏ لم افيهة فاذا il‏ مى الزبانية قد استلوا سكاكينهم فبادرث القيام فقال لى الى Gi‏ فقلت Lei‏ العصر فغهم ce‏ وك وامر بقطع

يديه ورجليه فا عدت وجدته Be‏ فى دماده ,

وكان فى ما جاور بلادة سلطان كافر our‏ بلال ديو بفتم UN‏ الموحدة ولام والف ولام ثانية ودال ميهل مكسور ويآء آخخر درون مفتوحة وواو مسكن وهو مى كبار سلاطيى JT‏ يزيد عسكره على ماية الف ومعه حصو عشرين الغا مى المسطيى افل

ha le cou, et je détournai ma vue de ce spectacle. Lorsque k me levai, je trouvai leurs têtes, qui gisaient à terre.

J'étais une autre fois en présence du sultan Ghiyâth eddi, à qui on avait amené un Hindou. Il prononça des paroles que je ne compris pas, et aussitôt plusieurs de ses salllites tirèrent leurs poignards. Je m'empressai de me lever, til me dit: « Où vas-tu? - Je répondis : « Je vais faire la Mère de quatre heures de l'après-midi. + لآ‎ comprit quel ait le motif de ma conduite, sourit, etordonna de couper ما‎ mains etles pieds de l'idolâtre. À mon retour, je trou- ل‎ ce malheureux nageant dans son sang.

dE La VICTOIRE QUE GHIYÂTH EDDIN REMPORTA SUR LES IDOLÂTRES, ET QUI EST AU NOMBRE DES PLUS GRANDS SUCCÈS DE L’ISLAMISME.

Dans le voisinage de ses États il y avait un souverain indèle nommé Réläl Diao, qui était au nombre des princi- Pux souverains hindous. Son armée dépassait cent mille hommes, et il avait en outre près de lui environ vingt mille individus musulmans , soit gens débauchés et coupables

196 VOYAGES الذعارة وذوى #نايات والعبيك الغارين فطمع فى الاستيلاء‎ على بلاد المعبر وكان عسكر المسطين بها ستة الان منهم النصف‎ فلقوه‎ Pois مى لإبياد والنصف الثاى لا خير فيهم ولا غناء‎ حصرة مُترة ونزل‎ di فهزمهم ورجعوا‎ LAS Live بظاهر‎ كبان وفى من اكبر مدنهم واحصنها وحاصرها‎ de الكافر‎ عشرة اشهر ولم يبق لهم مى الطعام الا قوت اربعة عشر يوم‎ الامان ويتركوا له اليلد‎ de فبعت لهم الكافر ان خرجوا‎ pu الى‎ Pass فقالوا له لا بد مى مطالعة سلطاننا بذلك‎

أربعة عشر Les‏ وكتبوا الى السلطان غبات الدين بأمرثم فقراكتابهم على الناس يوم لجمعة فبكوا وتالوا نبيع انفسنا

de crimes, soit esclaves fugilifs. Ce monarque convoita la conquête de la côte de Coromandel, où l'armée des musulmans ne s'élevait qu'à six mille soldats, dont la moitié était d'excelluntes troupes, et le reste ne valait absolument rien. Les mahométans en vinrent aux mains avec lui près de la ville de Cobbân; il les mit en déroute et ils se retirèrent à Moutrah (Madura), capitale du pays. Le souverain idolätre campa près de Cobbàn, qui est une des plus grandes et des plus fortes places que possèdent les musulmans. ]l l'assiégea pendant dix mois, et au bout de ce temps la garnison n'avait plus de vivres que pour quatorze jours. Bélàl Diao envoya proposer aux assiégés de se retirer avec un sauf-conduit, et de lui abandonner 3 ville; mais ils répondirent: « Nous ne pouvons nous dispen ser de donner avis de cette proposition à notre sultan.» Xi leur promit donc une trêve, qui devait durer quatorze jours ٠ et ils écrivirent au sultan Ghiyàth eddin dans quelle situætion ils se trouvaient. Ce prince lut leur lettre au peuple 1e vendredi suivant. Les fidèles pleurérent et dirent:« Nous s2-

pe

D'IBN BATOUTAH. 197‏ مى الله فان الكافر ان اخ تلك المذدينة انقتقل الى حصاريا فالموت نحت السيون اولى بغا فتعاضدوا على الموت وخرجوا مى الغ ونزعوا العماتئم عن زوسهم وجعلوها فى اعناق ليل وق علامة we‏ يريد الموت وجعلوا ذوى التجدة والابطال منهم فى RAI‏ وكانوا ثلاتماية وجعلوا de‏ المجصمنة سيف الدين بهادوز وكان فقيهها Lens‏ تجاعتا des‏ الميسرة الملك RE‏ السلعدار وركب السلطان ف القلب ومعه RIM‏ آلان وجعل الثلاثة الالان الباقين ساتة لكم وعلييم اسد الدين uit‏ الغارسى وقصدوا Ze‏ الكافر عن القايلة!" els,‏

cifierons notre vie à Dieu. Si l'idolätre prend cette ville-là,

viendra nous assiéger : mourir par le glaive est préférable‏ لا Pur nous.» Ils prirent donc entre eux l'engagement de .‏ ‘exposer à la mort, et se mirent en marche le lendemain,‏ dant de leurs têtes leurs turbans, et les plaçant au cou des‏ evaux, ce qui indique quelqu'un qui cherche 16 irépas.‏ postèrent à l'avant-garde les plus courageux et les plus‏ بلا braves d’entre eux, au nombre de trois cents; à l'aile droite‏ Sif eddin Béhädoür (le héros), qui était un jurisconsulte‏ Peux et brave; et à l'aile gauche Almelic Mohammed assi-‏ (armiger). Quant au sultan, il se plaça au centre,‏ عمللا

tcompagné de trois mille hommes, et mit à l'arrière-garde ها‎ trois mille qui restaient, sous le commandement d’Açad didin Keïkhosrew Alfäricy. Ainsi rangés, les musulmans * dirigèrent, au moment de la sieste, vers le camp du Prince infidèle, dont les soldats n'étaient pas sur leurs gardes, avaient envoyé leurs chevaux au pâturage. Ils fondirent :ه‎ le campement; les idolätres, s'imaginant que c'étaient

lé غير تعبية وتاتلوهم فوصل السلطان‎ de اليهم‎ loi . الدين نانهم اللقار شر هريمة واراد سلطانهم ان يركب وكان‎

ابي تمانيي سنة فادركه ناصر الذين بن اخ السلطان الذى ولي الملك sam‏ فاراد قتله ولم يعرفه فقال ul À‏ غطانه هو السلطان ناسرة وهله الى مله mb‏ فى الظاهر حتّى جبى ie‏ الاموال والغيلة وليل وكان يعدة السراح فها استصفى ما عندة ذه (és als‏ جلده بالتبى فعلق على سور مترة ورايقه بها معلقنا AU,‏ الى كلامنا ففقول ورحلت os‏ الحلة فوصلت الى مادينة فدّنى بف STI‏ والتآء المثنّاة F5 Rd)‏ ونون وى كبيرة حسنة على الساحل ومرساها A‏

des voleurs, sortirent au-devant d'eux en désordre et les combattirent. Sur ces entrefaites, le sultan Ghiyâth eddin - survint, et les Hindous essuyèrent la pire de toutes les dé routes. Leur souverain essaya de monter à cheval, quoiqu'il fût âgé de quatre-vingts ans. Nässir eddin, neveu du sultæ, et qui lui succéda, atteignit le vieillard et voulut le tuer, car 11 ne ع1‎ connaissait pas. Mais un de ses esclaves lui ayast dit : « C'est le souverain (hindou), » il le fit prisonnier etie mena à son oncle, qui le traita avec une considération appt rente, jusqu'à ce qu'il eût extorqué de lui ses richesses, ses élé phants et ses chevaux, en promettant de le relâcher. Quañd il lui eut enlevé toutes ses propriétés, il l'égorgea et le fit écorcher; sa peau fut remplie de paille et suspendue sur ls muraille de Moutrah, où je l'ai vue dans la même position. Mais revenons à notre propos. Je partis du camp et art vai à {a ville de Fattan, qui est grande, belle et située sur le rivage. Son port est admirable, on y a construit un grand pavillon de bois. élevé sur de grosses poutres et où l'on

D'IBN BATOUTAH. + 199‏ يُصعد اليها de‏ طريق خشب vifs‏ فاذا جاء العدو صَبُوا اليها.الاجفان التى تكون out‏ وصعدها الرجال والزماة فلا يصيب العدو فرصة es‏ المدينة مسجى Que‏ مبنى à EL‏ وبها العنب AA‏ والرمان الطيب ولقيت بها gt‏ الصالم مد النيسابورى احد الفقراء المولهين الذين a‏ شعو عل ST‏ رمعم سبج َه يكل مع SN‏

ويقعت معهم وكان معه نحو تلاثيى فقيرا Pom)‏ غرالة ١‏ تكون مع الاسد” فى موضع واحد فلا يعرض لها واقت , AR‏ فتن وكان السلطان غياث الدين قد صنع له احد

لشوكية حبوبًا للقوة على لجماع وذكروا ان مى et A7‏

monte par un chemin en planches, recouvert d’une toire. Quand arrive l'ennemi, on attache à ce pavillon les hisseaux qui se trouvent dans le port; les fantassins et les trchers y montent, et l'assaillant ne trouve aucune occasion de nuire. Dans cette ville, il y a une belle mosquée bâtie de pierres, et on y voit beaucoup de raisin, ainsi que d’ex- Cellentes grenades. Je rencontrai à Fattan le pieux cheïkh Mohammed Annciçäboëry, un de ces fakirs dont l'esprit est troublé, et qui laissent pendre leurs cheveux sur leurs épaules. 11 était accompagné d’un lion qu'il avait apprivoisé, Qui mangeait avec les fakirs et s'accroupissait près d'eux. Le cheikh avait près de lui environ trente fakirs, dont l’un Possédait une gazelle qui habitait dans le même endroit que le lion, et à laquelle celui-ci ne faisait aucun mal. Je séjournai dans la ville de Fattan.

‘Cependant un djogui avait préparé pour le sultan Ghiyäth eddin des pilules destinées à augmenter ses forces lors de ها‎ copulation charnelle. On dit que, parmi les ingrédients '

,551 للحديد فاكل منها فوق Red‏ فرض ووصل الى فكنى نخرجت الى لقانه وافديت له هدية فها استقر بها.بعث عن قاند الحر خواجة سرور فقال له لا تشتغل بسوى المراكب المعينة السفر di‏ لجزائر واراد ان es les‏ الهدية فابيث تم ندمت لاذه مات pi‏ لخد شي واقام بغتى نصف شهرثم رحل الى حضرته وافث آنا sous‏ نصف شهى كم رحلت الى حضرته وى مدينة مترة بضم المم وسكون الناء المعلوة Éd‏ الراء مدينة كبيرة متسعة الشوارع واول مى LORS‏ حصرة صهرى السلطان الشريف جلال الدين احسن شاة وجعلها شبيهة بدهلى واحسن بناءها وما قدمقها وجدت بها وبأء* يموت منه الناس موتثًا ذريعئا ui‏

de ces pilules, se trouvait de la limaille de fer (cf, ci-dessus, .م‎ 41). Le sultan en avala plus qu'il n'était nécessaire et tomba malade. Dans cet état il arriva à Fattan; je sortis à sa rencontre et lui offris un présent. Quand il fut établi dans la ville, il manda l'amiral Khodjah Soroûr et lui dit : ٠ Ne t'occupe que des vaisseaux désignés pour l'expédition aux Maldives. » Il voulut me remettre le prix du cadeau que je lui avais fait; je refusai, mais je m'en repentis ensuite, car Ghiyâth eddin mourut, et je ne reçus rien. Le sultan resta la moitié d'un mois à Fattan, puis il partit pour sa capitale ; je demeurai encore une quinzaine de Jours après son départ, et je me mis en route pour sa résidence, qui était Moutrah , ville grande et possédant de larges rues. Le premier prince qui la prit pour sa capitale fut mon beau-père, le sultan chérif Djéläl eddin Ahçan Chäh qui la rendit semblable à Dihly, et la construisit avec soira- À mon arrivée à Moutrah, j'y trouvai une maladie con tagieuse, dont on mourait en peu de temps. Ceux qui er

D'IBN BATOUTAH. 201‏ مرض مات من GE‏ يوم مرضه او AE‏ وإن lu‏ موته dj‏ الرابع فكنت اذا خرجت لا ارى الا مريضا او Géo‏ واشتريت بها جارية de‏ انها Lace‏ فاتت فى يوم ET‏ ولقد ste‏ الى فى بعض الايام امراة كان ss‏ من وزراء السلطان احسس شاه ومعها ابن لبا ae‏ تمانية اعوام نبيل كَيْس نض فشكت ضعف حالها ناعطيتيها نفقة وها كان سَويان نذا كان من write Auf‏ تطلب لولدها المدكور كفنا راذا به قد توق من kim‏ وكنت ارى بمشور السلطان حي مات nt‏ من لدم اللاق أ بهن لدق الارز المعمول مغه الطعام

لغير السلطان وهن مريضات قد طرحن انفسهن فى nil‏

atteints succombaient dès le second ou le troi-‏ أمعلمة sème jour. Si leur trépas était retardé, ce n'était que jus-‏ Quau quatrième jour. Quand je sortais, je ne voyais que‏ malades ou morts. J'achetai en cette ville une jeune es-‏ ave, sur l'assurance qu'on me donna qu'elle était saine;‏ mais elle mourut le lendemain. Un certain jour une femme,‏ dont le mari avait été au nombre des vizirs du sultan Ahçan‏ Chäh, vint me trouver, avec son fils âgé de huit ans, et qui‏ élait un enfant plein d'esprit, de finesse et d'intelligence.‏ Elle se plaignit de son indigence, et je lui donna, ainsi qu’à‏ son fils, une somimne d'argent. Tous deux étaient sains et‏ bien constitués; mais dès le lendemain la mère revint, de-‏ mandant pour son fils un linceul, car il était mort subite-‏ ment. Je voyais dans la salle d'audience du sultan, au mo-‏ ment de sa mort, des centaines de servantes qui avaient été‏ anenées afin de broyer le riz destiné à préparer de la nour-‏ riiure pour d'autres personnes que le souverain ; je voyais,‏ dis-je, ces femincs qui. étant malades, s'étaient jetées par‏ terre, exposées à l'ardeur du soleil.‏

LL‏ دخل السلطان x à) bi‏ وامرات»ه وولدة مرضى

فاقام بالمحدينة ثلاثة ايام ثم خرج الى deg‏ فرح منها كانت ٠‏ عليه كنيسة JUN‏ وخرجت اليه فى يوم حيس فامر dit‏ di‏ جانب القاصى فطا ضريت لى الاخبية رايت الناس يسرعون ويموج بعشهم فى بعض فن JE‏ ان السلطإن مات ومى JB‏ ان ولدة هو الميت ثم حققنا ذلك فكان Ji‏ هو ا لمهت ولم يكن له سواه فكان موثة ممازاد فى مرضه وى لقميس بعدة. توفئؤت A‏ السلطان ء

ذكر وناة السلطان وولاية ابن اخيه وانصراكى me‏ وى خميس الثالت توق السلطان غياث الدين dns‏ بذلك Lorsque Ghiyäth eddin entra dans Moutrah, il trouva sa‏

mère, sa femme et son fils en proie à la maladie. Il resta dans la ville durant trois jours, puis il se transporta près

d'un fleuve situé à une parasange de distance, et sur la rive . duquel 11 y a un temple appartenant aux infidèles. J'alai

le trouver un jeudi, et il ordonna de me loger près du kädhi. Quand des tentes eurent été dressées pour moi, je vis des gens quise hâtaient et dont Îles uns se poussaient sur les autres; l’un disait, « Le sultan est mort; » l’autre assurait que c'était son fils qui avait succombé. Nous recherchâmes la vérité, et nous connümes que le fils était mort. Le sultan n'avait pas d'autre fils; aussi ce trépas fut une des causes qui augmentèrent la maladie dont il était atteint. Le jeudi suivant la mère du souverain mourut.

DE LA MORT DU SULTAN, DE L'AVÉNEMENT DU FILS DE SON FRÈRE, ET DE MA SÉPARATION D’'AVEC LE NOUVEAU PRINCE.

Le troisième jeudi, Ghiyath ‘eddin mourut. J'appris cela

D'IBN BATOUTAH. 203‏ فبادرت الى خول الى المدينة حون الغفتنة ولقهت ro‏ الهين بن اخيه الوالى بعدة خارجنا الى AN)‏ قل وجه عنه 51 ليس السلطان ولد فطلب" ى الرجوع معه cab‏ واكر ذلك & قليه وكان ناصر الدين هذ١‏ خديًا بدهلى قبل ان يملك عه CN‏ ملك يه هرب فى زى الفقرآء اليه فكان مي

القدر مكله بعدة Us‏ بويع aim due‏ الشعراء فاجزل لهم العطآء واول مى قام منشد<! القاضى صدر الزمان فاعطاة long‏ دينار وخلعة دم الوزهر المسمى بالقاضى فاعطاه dl!‏ دينار درام واعطاق انا ثلاماية دينار وخلعة وبث الصدقات فى الفقراء والساكيى ولا خطب ul‏ اول خطبة خطبها

et m'empressai de rentrer dans la ville, de peur du tumulte. Je rencontrai le neveu et successeur du défunt, Nässir eddin, qui se transportait awcamp, où on l'avait mandé, le saltan n'ayant pas laissé de fils. 11 m'eggea à retourner sur mes pas en sa compagnie; mais je relusai, et ce refus fit impression sur son esprit (litt. son cœur). Ce Nässir eddîn avait exercé l'état de domestique à Dihly, avant que son oncle parvint au trône. Quand Ghiyâth eddin fut devenu roi, le neveu s'enfuit près de lui, sous le costume des fakirs , et la destinée voulut qu'il régnât après lui. Lorsqu'on eut prêté serment à Nässir eddin, les poëtes récitèrent ses louanges, et il leur accorda des dons magnifiques. Le premier qui se leva pour débiter des vers fut le kädhi Sadr azzémän, à qui il donna cinq cents pièces d'or et un habit d'honneur; puis vint le vizir nommé Alkädhi (le juge), que le sultan gratifia de deus mille pièces d'argent. Quant à moi, 11 me fit cadeau de trois cents pièces d'or et d’un habit d'honneur. Il répandit des aumônes parmi les fakirs et les indigents. Quand le prédicateur prononça le premier discours où il inséra le nom du nouveau souverain, on ré-

206 VOYAGES فكى لاسافر فى اى مركب اردت وعدت الى فتن فوجدت‎ تمانية مى المراكب تسافر الى المن فهضفرت فى احدها‎ di ولقينا اربعة اجفان فقاتلقنا يسيرا ثم انصرفت ووصلنا‎ كولم وكان.ى بقية مرض فاقت بها تلاكة اشهر ثم ركبت فى‎ JU علينا‎ gb مركب بقصد السلطان بعال الدين الهنورى‎ », هنور وفاككنور‎ ae الصغرى بين‎ pd ولما وصلنا الى‎ LU ذكر سلب‎ وفاكنور خرج علينا اللفارى اثنى عشر مركب حربية‎ is ما عندى‎ gas وقاتلوبا قغالا شديد! وتغلبوا علينا فاخذوا‎ والهواقيت التى‎ td الشداند واخذوا‎ est نما كنت‎

a ordonné de te fournir. » Je refusai, et il écrivit en ma faveur à Fattan. afin que je partisse dans n ‘importe quel vaisseau je voudrais. Je retournai en cette ville; j'y trouva huit vaisseaux qui mettaient à la voile pour le Yaman, etje m'embarquai dans un d'eux. Nous rencontrâmes quatre navires de guerre , qui nous combattirent pendant peu de temps, puis se retirèrent; après quoi nous arrivàmes à Caoulem. Comme j'avais un reste de maladie, je séjournai dans cette . ville durant trois mois; puis je m’embarquai sur un vaisseau, afin d'aller trouver le sultan Djémäl eddin Albi naoury; inais les idolâtres nous attaquèrent entre Hinaour et Fàacanaour.

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