‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 76 sur 114 · DU SULTAN DE TUNIS · texte numérisé non relu

DU SULTAN DE TUNIS

Tunis était sous la domination de notre maitre le commandant des musulmans, le défenseur de la religion, le champion du maître des mondes dans la guerre contre les infidèles , le prince des princes, l'unique parmi les rois جم‎ véreux, le lion des lions, le libéral des libéraux, le pieux » le dévot, ou qui vient à résipiscence, l’humble, le juste ب‎ Aboû'1 Haçan. Il était fils de notre maître le commandacm t des musulmans, le champion du maître des mondes darems la guerre sainte, le défenseur de la religion mahométane=, celui dont la bienfaisance a passé en proverbe, dont ظ‎ s actes de générosité et de vertu sont connus dans les difMtrents pays, l'auteur et le possesseur d'actions généreuses et vertueuses, de mérites et de bienfaits, le roi juste, illust —sre, Aboû 5310. Celui-ci était fils de notre maître le comm dant des musulmans, le défenseur de la religion, le guerma-ier dans lessaints combats, paramour pour le maître desmoncilie; le vainqueur et le destructeur des infidèles, celui qui, 6ه‎ première fois, a rendu manifestes des actes mémoraRis | dans la guerre sainte, et qui souvent les a répétés; le 7227+

D'IBN BATOUTAH. 329‏ السطوة فى ذات lei‏ العابى الزامى الراكع الساجد لناشع الصالح أى يوسف بن عبد GA‏ رضى AN‏ عنهم ابجعين وابق AM‏ فى عقبهم الى يوم الدين وما وصلت تونس قصدت لاج ابا لسن الناميسى لما بهنى وبينه مى ts‏ القرابة والبلديّة فانرلى بدارة وتوجّه مي الى المشور فد خلت المشور pfff‏ وقجلت ين مولانا af‏ لسن رضى الله عنه وامرق

بالقعود SA‏ وسالى عن LÉ‏ التشريف وسلطان Des‏

ناجيقه cles‏ عن ابن تيفراجين Le ass‏ فعلت Ali‏

D Lai} بالاسكندريّة وما لق مى إدايتهم‎ ANS وإرادتهم‎ ame

tecteur de la foi, le prince sévère dans les choses qui re- &Sardent l'être miséricordieux, le serviteur de Dieu, le dévot toujours assidu à la prière, à incliner sa tête, à se proster- Ner; l’humble, le pieux, Aboû Yoüçuf, fils d’Abdalhakk. (Que Dieu soit satisfait d'eux tous, et qu'il fasse durer le royaume dans leur postérité, jusqu'au jour du jugement dernier!) /

À mon arrivée à Tunis, j'allai voir le pèlerin 'ذمطقة‎ Ha- Canannâämicy, à causedes liens de parenté etde nationalité qui €xstajent entre nous deux. Il me fit loger dans sa maison, € puis se dirigea avec moi vers le lieu des audiences. J’en- نه‎ dans l’illustre salle, et je baïisai la main de notre maître Aboi!l Haçan. (Que Dieu soit content de lui!) Le souverain ordonna de m'asseoir, et j'obéis; il me fit des questions Sur Je noble Hidjäz, sur le sultan du Caire, et je répondis à ses demandes; il m'interrogea aussi sur Ibn Tifaràdjin. Or, Je l'informai de tout ce que les Africains avaient fait à son

rd, de leur intention de le tuer à Alexandrie, et du mal

AWils lui firent endurer, dans la vue de venger et de se- TOurir notre maître Aboù’l Ilaçan. (Que Dieu soit satisfait

منهم لولانا af‏ لسن رضى الله ais‏ وكان فى mme‏ مى الفقهاء الامام ابو عبد الله السطى والامام ابو عبد الله يد أبن الصباغ ومى اهل تونس قاضيها أبو de‏ هر بن عبد الرفيع وابو Sue‏ الله بن هارون وانصرفت عن الجلس أكريم نجنا كان بعد العصر است دعاق مولانا ابو pull‏ وهو gpn‏ يشرف de‏ موضع القتال ane‏ الشيوخ AM‏ ابو مرعقان بن عبد Dh)‏ التنالفتى وابو ue‏ زيان بن امريون العلوى وابو زكرياء يحبى بن سلهان العسكرى ولاج ابو لسن النايبسى فسالنى عن ملك الهند فاجبغه يا سال ولم ازل اتردد الى aude‏ الكريم ايام AT‏ بتونس وكانت سنّة وثلاتيئ يوما

de lui!) Étaient présents à l'audience, en fait de juriscos-

sultes : 1° l'imâm Aboû ‘Abdallah assatthy, et 2° l'imks

Aboû Abdallah Mohammed, fils d'Assabbâgh, ou le tes

turier. En fait de Tunisiens, il y avait : 1° leur juge, Abd : ’Aly ‘Omar, fils d’Abdarrafÿ’, ou le serviteur du Très-Hast,

ct 2° Aboù ‘Abdallah, fils de Häroûn.

Je quittai le noblê lieu des audiences; mais après h prière de l'après-midi, notre maître Aboù’l Haçan me fi appeler, 11 était alors sur une tour qui dominait l'endroit © l'on combattait, et avait en sa compagnie les cheïkbs il lustres dont les noms suivent : 1° Aboû "Omar ’Othmis, fils d'Abdalouähid, ou le serviteur du Dieu unique, attést lefty; 2° Aboû Hassoûn Ziyän, fils d'Amriyoûün al'alaouÿ: 3° Aboû Zacariyyà lahia, fils de Soleimän al'ascary; et 4°k pèlerin Aboû’l Haçan annämicy. Le sultan s'informa du أ‎ de l'Inde, et je répondis at questions qu'il me fit sur cest Jet. Je ne cessai point d'aller et de venir dans sa salle d'et dience illustre, tout le temps de ma demeure à Tunis, qu fut de trente-six jours. Je vis alors dans cette ville le cheïkh,

D'IBN BATOUTAH. 331‏ ولقيت بنونس اذ ذاك الشيد الامام خاتمة العطآء pro‏ . ابا عبد الله ANT‏ وكان فى فراش God‏ وباحثنى عن كثيو ‏ مى امور رحلتى 93 سافرت مى تونس 4 الجر مع HN‏ فوصلنا الى جزيرة سردانية مى ont‏ الروم go ph‏ يميميه عليه خشب US‏ دآئرة به وله مد خل كاذه باب لا يفم V5‏ باذن منهم وفيها حصون دخلنا احدها وبه اسواق كثيرظة ونذرت للم تعالى إن RO‏ الله منها fre‏ ششهرين nait‏ LAS‏ تعرفنا ان اهلها عازمون de‏ إتباعنا اذا less‏ عنها Lang‏ 65 خرجنا عنها فوصلنا بعد عشر الى مدينة تَنَسى كم di‏ مارُونة كم الى ممستغانم ثم الى تجسان فقصدت SU‏

‘imäm, la fin ou la perfection des savants et leur chef, C'est-à-dire Aboû ‘Abdallah Aloboliy. 11 était alité par suite . de maladie, et m'interrogea sur beaucoup de matières tou- Chant mes voyages.

Mon départ de Tunis eut lieu par mer, m'étant embar- Qué avec des Catalanus, et nous arrivämes à l'ile de Sardaigne, qui est une des îles gouvernées par les chrétiens. Elle possède une jolie rade, entourée par d'énormes pièces de bois, et dont l'entrée ressemble à une porte, laquelle ne s'ouvre qu'avec la permission des habitants. Cette île a plu-

Sieurs châteaux forts; nous entrâmes dans l'un de ceux-ci,

et vimes qu'il était pourvu de beaucoup de marchés. Je fis

€ vœu au Dieu très-haut de jeûner pendant deux mois

Consécutifs, s’il nous tirait sains et saufs de cette île; car,

Qous avions été informés que ses habitants étaient décidés

١ DOUS poursuivre lors de notre sortie, pour nous faire cap- .خا‎ Cependant, nous partimes de l’île de Sardaigne, et arrivâmes dix jours après à la ville de Ténès, puis à Mäzoû-

Nah, à Mostaghänim et à Tilimçän. ك1‎ je me dirigeai vers

, وزرت mél‏ أبا pre‏ رضى الله عنه ونفع به ثم خرجت de is‏ طريق Les‏ وسكلت طريق اخندقان وبت بزاوية الشين ابراهم ثم سافرنا منها Léna‏ نحن بقرب ازغتّغان خرج علينا um‏ راجلا وفارسان وكان مى لماج ابن قريعات الطتجى واخوة مد المستشيد بعد ذلك فى الجر فعمنا على ققالهم ورفعنا ENS‏ تم سالمونا وسالمناهم Gels‏ اله ووصلت الى مدينة تارى وبها تعرفت pas‏ موت والدق بالوباء Les,‏ الله تعالى ثم سافرت عن تازى فوصلت يوم لجمعة فى اواخر شهر شعبان المكرم مى عام سين وسبعماية الى حضرة فاس فبثلت car‏ يدى مولانا الاعظم الامام الآكرم امير المومنسيى

*Obbäd (cf. Revue de l'Orient, janvier 1853, p. 35, 46 : اك‎ asiat. août 1854, .م‎ 154), et visitai le sépulcre du cheïkh . Aboû Médin. (Que Dieu soit satisfait de lui, et nous fassæ grâce par son intermédiaire!) Je quittai Tilimçän par le chemin de Nedroümab, je suivis la route d'Akhandékän, et passai la nuit dans l'ermitage du cheïkh Ibrähîm. Puis nous partimes, et lorsque nous étions auprès d'Azaghnaghän, nous fûmes assaillis par cinquante hommes à pied et deux à cheval. J'étais accompagné par le pèlerin Ibn Karï'ät, de Tanger, et par son frère Mohammed, qui périt plus tard en mer, martyr de la foi. Nous nous préparâmes à les combattre et déployämes un drapeau; mais ils nous demandèrent la paix, et nous la leur accordâmes. (Que Dieu soit loué!) Ensuite, j'arrivai à la ville de Täza, où j'appris la nouvelle que mx mère était morte de la peste. (Que le Dieu très-haut ait pitiems d'elle!) Je quittai Täza , et entrai dans Fes ou Fez, la vil ع‎ capitale, un vendredi, sur la fin du mois de cha’bân le vénér-—… de l'année 750 de l’hégire (le 8 novembre 1349 de J. C. 2. Or je me tins debout en présence de notre illustre maitre, le trés-noble 1imñm, te commandant des fidèles, l'homnx

D'IBN BATOUTAH. 333‏ المتوكل على رب العالميى الى عنان وصل الله علوة وكبتٌ عدوم اليند وححسن اخلاقه (un‏ خلق ملك الجمن وتجاعت» تجاعة ملك الترك وحطه be‏ ملك الروم وديانته ديانة ملك تركستان وعجه عد ملك HE‏ وكان بين يديه وزيرة Je‏ ذو المكارم الشهيرة والمآثر ابو زيان بن ودرار فسالنى عن الدبار المصرية اذ كان قت وصل اليها فاجبته يا سال وفحرق مى اححسان Lise‏ ايده الله تعالى ما اعمرن شكره والله وى مُكافاته والقيت عصى التسيار ببلاده الشريفة بعد ان حققتُ بفضل الانصان انها حسن البلدان لان الفوآكه بها متيسرة

qui met sa confiance dans le maître des mondes, Aboû'Inân. {Que Dieu favorise sa grandeur et abatte ses ennemis!) Sa dignité me fit oublier celle du sultan de TIräk; sa beauté, عل‎ du roi de l'Inde; ses belles manières, celles du roi de Yaman: son courage, celui du roi des Turcs; sa mansuélude, ou sa longanimité, celle de l'empereur de Constantihople; sa dévotion, celle du roi du Turkestan, et son savoir, Celui du roi de Djäouah (l'ile de Sumatra). Devant le sullan se trouvait son premier et excellent ministre, l'auteur d'actions généreuses et de hauts faits généralement con- Qus, Aboû Ziyän, fils de Ouedrär, qui m'interrogea sur les Bay d'Égypte. car il y avait été; et je répondis à ses quesons, 11 me combla tellement de bienfaits provenant de Rotre maître (puisse le Dieu très-haut le protéger!) , que je ne sens impuissant à le remercier convenablement; Dieu Seul est le maître de l'en récompenser. Je jetai le bâton de Voyage dans le noble pays de ce souverain, après m'être &ssuré par un jugement incontestable que c'est le meilleur de tous les pays. En effet, les fruits y sont abondants, les

334 VOYAGES NU AS اقلم جع ذلك‎ ds; والمهاه والاقوات غير متعورة‎ (Ext 0 6 اسن مى قال‎ وك دليل علية‎ wo! احسن‎ Si

البدر يركب منه Gus malo‏ اليم" ودراهم الغرب صغيرة وفواندها كثيرة واذا تاملتَ اسعاره مع اسعار ديار مصر والشام ظهر لك لق فى ذلك ولاح فضل بلاد ا مغرب فاقول ان لحوم الاغنام بديار مصر تباع بحساب تمان عشرة اوقيّة Pa‏ نقرة BA,‏ النقرة سم دراهم مى PS‏ المغرب وبالمغرب يباع العم اذا غلا سعرة تمان عشرة اوقية بدرهى وها ثلث النقرة Gel Velo‏ فلا يوج بمصركى

eaux, les vivres s'y obtiennent sans difficulté, et bien peu de contrées jouissent de tous les avantages que celle-ci réunit. Aussi, C'est avec beaucoup de raison, qu'un poëte a dit:

L'Occident est le plus beau pays du monde, et j'en ai la preuve; La pleine lune s'y observe d'abord, ou c'est de là qu'on l'attend, et le soleil se dirige de son côté.

Les drachmes de l'Occident sontpetites; mais, parcontre, leurs avantages sont grands. Si tu considères le prix des denrées dans cette région, ainsi que dans les pays de l'Égypte etde la Syrie, tu verras alors comme quoi ce que j'ai avancé est vrai, et de combien le Maghreb l'emporte sur les autreg contrées. Or je dirai que la chair de mouton, ou de brebis, . se vend en Égypte à raison d'une drachme nokrah, ou d'a — gent, qui vaut six drachmes du Maghreb, les dix-huit onces-m Dans ce dernier pays, lorsqu'elle est chère, la viande ess vendue deux drachmes les dix-huit onces, ce qui fait &r © tiers de la drachme nokrah. Quant au beurre, il est trèssrare en Égypte; eu général, les mets, ou les assaisonne-

D'IBN BATOUTAH. 335‏ يلتفت البه با مغرب ولان اكثر ذلك العدس yaedls‏ يطيضون» 4 قدور راسيات ويجعلون عليه السيرج Mado‏ وهو صف مى HU‏ يطخضونه ويجعلون عليه الزيت والقرع يطخضون» ويخلطونه باللبى والبقلة TL‏ يطبضونها كذلك wish‏ اغصان اللوز Us‏ ويجعلون عليها اللبى والقلقاس يطبخونه وهذ! كله متيسر بالمغرب لآكن اغنى me AN‏ يكثرة العم والسمنى NY‏ والعسل وسوى ذلك وأما st rés‏ اقل الاشيآء بيلاد مصر وامًا الفواكه فاكثرها Re‏ مى الشام واما العتّب فاذا كان Cars,‏ = عندثم RSI‏ ارطال

ments qu'emploient les Égyptiens, ne sont nullement considérés par les habitants de la Mauritanie; et ce sont pour la plupart : 1° les lentilles et les pois chiches, que les Égyptiens font cuire dans d'énormes chaudières , en y ajoutant de l'huile de sésame; 2° les becillé, qui sont une espèce de pois (en Persan besleh, en italien piselli, ou petits pois) ; ils les font bouillir, et y ajoutent de l'huile d'olive; 3° les courges, qu'ils font cuire et qu'ils mélangent avec du lait caillé; 4° l'herbe Potagère fade, ou le pourpier, qu ‘ils font cuire comme cidessus ; 5° les bourgeons, ou les jeunes pousses des amandiers, qu'ils font bouillir, et sur lesquelles ils versent du ait aigre: 6° la colocasie, que l’on se contente de faire bouil-

Ex Tout cela est très-abondant dans les pays de Maghreb; TR ais Dieu a permis que les habitants s’en passassent , à cause € la grande quantité de viande, de beurre fondu, ou salé, € beurre frais, de miel, etc. qu'ils ont à leur disposition. ureste, la verdure, ou les herbes potagères, sont ce qu'il

ŸY ade plus rare en Égypte; et les fruits y sont pour la plu- Part importés de la Syrie. Le raisin, quand il est à bon

مى ارطالهم Po‏ نقرة ورطلهم Las‏ عشرة اوقيية واما بلاد الشامضالفواكه بها كثيرة إلا انها ببلاد المغرب ارخص is‏ تمنئًا فان العذب يُباع بها بحساب رطل مى ارطالهم Po‏ نقرة ورطلهم ثلاثة ارطال مغربية واذا رخص ثمنه بيع مساب Po cb,‏ نقرة والاجاضن يباع ساب عشر Si‏ بحرم نقرة واما الرسان والسغرجل فتباع LA‏ منه RAR‏ فلوس وى درتم مى درام المغرب واما pb‏ فيباع PA‏ ERA‏ منها اقل مما يباع ى بلادنا بالدرهم الصغير Li,‏ اللعم ges‏ فيها الرطل منه من ارطالهم بدرفين ونصف دهم نقرة فاذا تالت ذلك كله Gas‏ لك ان بلاد المغرب ارخص اليلاد

marché, sy vend au prix d'une drachme nokrah les trois livres d'Égypte, et la livre de ce pays est de douze onces. Pour ce qui concerne les contrées de la Syrie , les fruits, il est vrai, y sont en abondance; mais néanmoins, dans la Mauritanie, ils se vendent à meilleur marché qu en Syrie. En effet, dans cette dernière, le prix du raisin est d'une drachme nokrah pour une livre du pays, laquelle en fait trois du Maghreb. Quand il est à fort bon marché, le raisin s'y vend à une drachme nokrah les deux livres. Le prix des prunes est d’une drachme nokrah les dix onces; celui. des grenades et des coings est, pour chaque pièce, de huiæ folods, ou oboles, ce qui constitue une drachme de Maurita. nie. Quant aux herbes potagères, on en a moins en Se pour une drachme nokrah que dans notre pays pour une petite drachme. Enfin, la viande coûte en Syrie deux drachmes et demie nokrah pour chaque livre du pays. Or si tu médites bien tout ce qui précède, il deviendra évident pour toi que les pays du Maghreb sont ceux où les

D'IBN BATOUTAH. 337‏ اسعارًا واكثرها خيرات واعظمها مرافق fps‏ ولقى زاد الله 5% المغرب 6,5 الى شرفها unis‏ الى فضلها بإمامة مولانا امير المومنيى الذى مث JA‏ الامى فى اقطارها واطلع ثمس العدل فى ptet‏ وافاض كاب الاحسان ف باديتها وححاضرتها وطهرفا مى المفسدين واقام بها رسوم الدنيا والدين Lis‏ اذكر ما عاينته وحققته we‏ عدله aisés es‏ واشتغالد all‏ وتغقّهه وصدقته لجارية ورفع AU‏ ء ذكر بعض فضائل موانا ايّدة الله اما عدله فاشهرٌ وى ان يُسطرق كتاب فن ذلك جلوسه إلشتكين من رعيته

denrées alimentaires sont à meilleur marché, où les fruits de la terre sont en plus grande abondance, où les commodités et les avantages de la vie sont plus considérables. Cependant, Dieu a augmenté encore la noblesse et le mérite de la Mauritanie, au moyen de l’imdmah, ou de la direction de notre maître, le commandant des fidèles, qui a répandu l'ombre de la sécurité dans ses provinces, fait surgir le soleil de Îa justice dans tous ses districts, pleuvoir les nuées de la bienfaisance sur ses campagnes comme fur ses villes, ou sur les nomades et les citadins, purifié le Pays des gens criminels, et fait régner partout les lois de justice humaine ainsi que les commandements de la reli- ,وماق‎ Je vais maintenant mentionner ce que j'ai vu et vérifié touchant sa justice, sa mansuétude, son courage, son zèle Pour apprendre la science, et pour étudier la jurisprudence, ea aumônes qu'il a faites et les injustices qu'il a supprimées.

DE QUELQUES-UNS DES MÉRITES DE NOTRE MAÎTRE (QUE DIEU LE PROTÉGE ET LE FORTIFIE |).

Pour ce qui concerne sa justice, elle est plus célèbre que Vout ce que l'on pourrait écrire à son sujet dans un livre.

وتخصيصه يوم للجمعة إلساكى منهم وتقسهه ذلك اليوم بيى الرجال والنساء AGO‏ النساء لضعفهن Dit‏ قصصهى ووقفت exe Ai MAD (Fe)‏ يكلها دون وأسطغة فان كانمت مُتظمّة ME‏ إنصافها أو طالبة إحسان وقع إسعافها ثم اذا cul‏ العصر cu‏ قصص الرجال وفعل مثل ذلك فيها pars‏ الحجلسّ الفقها* والقضاة Spas‏ اليهم ما تعلق بالاحكام الشرعيّة és‏ تىء لم ارق الملوك pe‏ يفعله على هذ! الههاه'"! ويظير فيه مثل هذ! العدل Gb‏ ملك الهند عيى بعض Une des preuves de cette vertu, c'est l'habitude de ce sou-‏ verain de tenir exprès des séances pour écouter les plaintes‏ de ses sujets. Il consacre le vendredi pour les pauvres: il‏ divise cette journée entre les hommes et les femmes, en fai-‏ sant passer d'abord celles-ci, à cause de leur faiblesse. Les‏ pétitions des fenimes sont lues après la prière du vendredi‏ (ou de la fête), et jusqu'au moment de celle de l'après-midi.‏ Chaque femme est appelée à son tour par son nom; elle se‏

tient debout en la noble présence du sultan, qui lui parle sans intermédiaire. Si elle a été traitée injustement ; la مقط‎

ration ne se fait pas attendre; si elle demande une faveur

celle-ci arrive vite. Lorsqu'on a fait la prière de l'après-midi

on prend connaissance des pétitions des hommes, et leu. souverain en use à l'égard de ceux-ci comme à l'égard de== femmes. Les jurisconsultes et les kädhis sont présents à l'a dience, et le sultan leur renvoie tout ce qui se rattache كلاق‎ décisions de la loi. C'est là une conduite que je n'ai vu ten —— d'une manière si parfaite, avec autant d'équité, par aucu= ! souverain; car le roi de l’Inde a chargé un de ses émtrs ©

D'IBN BATOUTAH. 339‏ امرآنه لاخذ القصص مى الناس وتلقيصها ورفعها اليه دون حضور اربابها بين يديه Lis‏ حطه NS‏ شاهشدت aie‏ ot)‏ فانه )50 الله ds‏ عن ÈS‏ من تعرض لقتال عساكرة والتالفة عليه وعن اهل لجرآتم JU‏ التى لا يعفو عن be‏ إلا we‏ وق بربء وعلٍ he‏ اليقين معنى قوله تعالى والعافيئ عن الناس قال ابن Se‏ مى LB‏ ما شاهدتهء مى pe‏ مولانا 500 الله de SMS Se GT‏ بابه لكريم فى آخر عام كلاثة ومسي الى هذا العهد وهو JP‏ عام سبعة ours‏ لم ROLE‏ احد! امر بقغله إلا مّى LS‏

la fonction de recevoir les placets des mains du public, d'en faire un rapport succinct, et de l’exposer au souverain; mais ce dernier ne fait pas venir devant lui les plaignants ou les pétitionnaires.

Quant à sa mansuétude, ou douceur, c'est une vertu dont jai vu par moi-même des effets merveilleux; car ce sultan (que Dieu l’aide!) a pardonné à la plupart de ceux qui ont osé combattre ses troupes et se révolter contre son autorité. Ua fait grâce aussi aux grands coupables, aux auteurs de ces

1 معسته‎ que nul ne pardonne si ce n’est celui qui se confie en

١ ‘on Seigneur et qui connaît, de la science de la certitude (ou

' science certaine; cf. Coran, cn, 5), le sens de ces paroles de Dieu dans le Coran : [Le paradis est préparé pour. .: ..] © pour ceux qui pardonnent aux hommes (chapitre 111, veret 128).

Voici ce que dit Ibn Djozay: ٠ Parmi les choses étonlantes dont j'ai été témoin, relativement à la douceur du Caractère de notre maître (puisse Dieu le protéger!) il y a de, depuis mon arrivée à son illustre cour, sur la fin de l'année 753 de l’hégire (commencement de février 1353), أ؟‎ jusqu’à ce moment, aux premiers jours de l'an 757 (vers

340 VOYAGES حدود الله تعالى قصاص او سرابة هذا‎ ge Re الشرع فى‎ ولم‎ Su) على اتساع الممكلة وانفساح البلاد واخقلان‎ مى‎ EU Lei مى الاعصار ولا‎ PAS Les ذلك‎ JR يسمع‎ we RE تجاعته فقن عه ما كان منه فى المواطن‎ Lolo الاقطار‎ No Prés عبى الوادى‎ ç يوم قتال‎ te والاقدام‎ UN ذلك عند‎ PT سهمعت خبر ذلك اليوى ببلاد السودان‎ والا فلا قال ابن جر لم يرل الملوك‎ TRES سلطانهم فقال‎ الأعادى'" ومولانا‎ he, الاقدمون تتفاخر بقتل الاساد‎ مى ققل الشاة على‎ volt الله كان ققل الاسد عليه‎ 500)

le 5 janvier 1356), je ne l’ai vu faire périr personne, à moins que la sentence de mort ne fût rendue par le code religieux, dans quelques-unes de ces lois établies par le Diea très-haut, soit comme peine du 121108 , soit comme punition de guerre. Cela a eu lieu malgré l'étendue du royaume, la grandeur des provinces et la diversité des populations. On 5ه‎ point entendu raconter une pareille chose, ni pour les temps passés, ni pour les contrées les plus éloignées. »

Au sujet de sa valeur ou de son courage, on sait les preuves de constance et de généreuse audace qu'il a données sur d'illustres champs de bataille, comme dans items journée du combat contre les Bénoû 'Abdalouädy et autre adversaires. J'avais entendu raconter les nouvelles de cam fait d'armes dans le pays des nègres, et on les mentionnz . en présence de leur sultan qui fit : « C’est ainsi que l'oxdoit se conduire, ou bien il ne faut pas s'en méler. »

Ibn Djozay dit : « Les anciens rois ne cessaient poir— de lutter entre eux de gloire à qui tuerait les lions et m=— # trait en fuite les ennemis. Notre maître, lui (que Dieu 3e fortifie!}, a tué un lion plus facilement qu’un lion 26 564

D'IBN BATOUTAH. 341‏ ut‏ ناته لما er‏ الاسئ de‏ ليش بوادى النجارين مى المعمورة حورا" سلا وحامت» الابطال وفرت امامه الفرسان والرجال برز اليه مولانا )509 الله غير حتفل به ولا متهبب منه فطعنة بالريج ما بين عينيه طعنة خر بها get Me‏

والفم وامًا De‏ الأعادى ناما A‏ لللوك بقبوتأةا

جيوشهم واقدام فرسانهمز فيكون حظ الملوك العبوتٌ والتعريضٌ على الققال Li,‏ مولانا ايده الله 250 اقدم على عدو منفردً! بنفسه RE‏ بعد ae‏ بفرار الناس a ae,‏ لم يبق معه من Job‏ فعنك ذلك وقع«الرْصُب فى قلوب الاعدآء

une brebis. Or il arriva qu'un lion assaillit les troupes de ce sultan dhns la vallée des Charpentiers, qui se trouve dans Alma'moñrah, ou partie cultivée du district de Salé. Les braves eux-mêmes cherchaient à l'éviter, les cavaliers et les fantassins fuyaient devant le lion. Notre maître (que Dieu l’assiste!) s’élance contre cette bête féroce sans aucun souci, sans nulle crainte, et il la perce entre les deux yeux d'un tel coup de lance, qu'elle en tombe morte sur le sol. les mains et sur la bouche! (Proverbe dont le sens est Dien merci! Cf. Journal asiatique, V° série, t. V, .م‎ 445, م801‎ 4.) ٠ Quant à l’action de mettre en fuite les ennemis, cela rive aux rois au moyen de la fermeté de leurs troupes, 95 de leurs fantassins, et de la bravoure de leurs cavaliers. lot des rois est d’avoir de la constance et d'exciter les Buerriers au combat. Notre maître (puisse Dieu l'assister!) d'est avancé tout seul et de sa noble personne contre ses enfemis, après avoir vu fuir toutes ses troupes et s'être bien *suré qu'il ne restait plus aucun soldat qui combattit au- Près de Jui. Alors l'épouvante saisit les cœurs des ennemis,

انهرموا امامه فكان مى GOUT‏ فرار الأمم امام واححتٍ وذلك سل الام يُوديه us‏ يشا والعاقبة المُتَقييَ وما هو إلا ثمرةٌ ما كن Ua‏ أل A1‏ مقامّه مى التوكل على الله والتفويض اليه Le‏ اشتغاله Les bull‏ هو so‏ الله quil Pois des‏ ba‏ 8 كل يوم بعد صلاة الصبم وعضر لذلك اعلام الفقهاء su‏ الطلبة مهد قصرة لكريم فيُقرأ بين يديه mis‏ لقرآن العظم وحديث المصطق Le‏ الله عليه bus‏ وضروع مذهب مالك رصى الله عنم وكتب لمتصوفة وى كلّ be‏ منها EU pol à‏ جلو" فشكلاته بنور فيهه ويُلق نكته

qui s’enfuirent devant notre maître, et ce fut une chose 608 nante de voir des nations entières prendre la faite en pt sence d'un seul adversaire. C’est là une grâce que Dieu accord à qui il veut. (Coran, v, 59; Lvn, 21, et Lxn, 4.) Le succès pour ceux qui craignent Dieu. (Coran, vn, 125; xxvmi, 85) Au reste, tout ceci n'est que ع1‎ fruit des faveurs que noùt maître obtient de Dieu, par suite de sa confiance dans l'être suprême et de son entier akandon à lui. (Que Dieu élève totjours la dignité de notre sultan!) »

Relativement à son zèle pourla science, certes notre maire (que le Dieu très-haut l'assiste!) noue des conférences # vantes tous les jours après la prière de l'aurore, dans hs mosquée de son illustre palais; les princes des juriscotsultes et les plus distingués d'entre les disciples y assistesl On lit devant le souverain le conimentaire du noble Coraï. les traditions sur l'Élu, ou Mahomet, les règles de la doc trine de Mälic, et les ouvrages des 50085 , ou religieux cf templatifs. Dans toutes ces sciences, notre maître tient premier rang; il dissipe leurs vbscurités avec la lumière 0 son intelligence, et tire de sa mémoire ses admirables sail

D'IBN BATOUTAH. 343

الرائقة مى حفظه وهذ! شان الائمة المهتدين TA,‏ الراأشدين ولم ارمى ملوك الدنيا مى بلغت عنايته pal‏ إلى هذه النهاية فقد رايت ملك الهند يُتذآكر بين يديه يعد صلاة الصيم ى العلوم المعقولات خاصة ورايت ملك لماوة يقذآكر بين يديه De‏ صلاة Amel‏ فى الفروع على مذهب الشافى خاصة وكنت Ml‏ من ملازمة ملك تركستان

مولانا ايدة الله فى Deal‏ كلها فى لجماعة ولقهام رمضان

voie À,‏ برجته مّى يشاك تال ابن Go‏ لو انّ Elle‏ ليس

lies, où bons mots. C'est là, sans nul doute, la conduite des imäms, ou chefs, bien dirigés et des califes orthodoxes. Parmi tous les -autres rois de la terre, je n'en ai connu aucun dont 12 sollicitude pour la science atteignit un si haut degré. Pourtant, j'ai vu chez le souverain de l'Inde que Ton conférait tous les jours en sa présence, et aprèe la prière de l'aurore, spécialement sur les sciences fondées sur J raisonnement, ou métaphysiques. J'ai vu aussi que le roi de Djäouah (Sumatra) assistait à des conférences que l'on tenait devant lui, après la prière du vendredi, surtout au sujet des règles ou doctrines, d’après le rite de Chäfi'y. J'avais admiré l’assiduité du roi du Turkestän aux prières de la nuit Close et de l'aurore dans la réunion des fidèles ; mais mon Adrpiration a cessé, depuis que j'ai vu l’assiduité de notre Maïtre (que Dieu l'aide!) dans la mosquée, pour toutes les Ciences, et pour l'exacte observance des cérémonies du f&mmadhän. Dieu fait part de sa miséricorde à qui il veut. (Co "An, 1, 99; 11, 07:) Ibn Djozay ajoute : « Si l'on supposait un savant, sans Nulle autre occupation que d'étudier la science, la nuit

Cine il

11 VOYAGES ادى مراتب‎ di له شغل إلا بالعج ليلا ونهارًا لم يكن'' يصل‎ مولانا ايده الله ى العلوم مع اشتغاله بامور الائمة” وتدبيره‎ سياسة الافالم النأدية ومُباشرته مى حال مكله ما لم يباشرة‎ حت مى الملوك ونظرة بنفسه فى شكايات المظلوميى ومع ذلك‎ فى اىّ عد كان إلا جلا‎ pe مسألة‎ pfff فلا تفع بتجلسه‎ > دقادقها واستضمج غوامضها واسق<د رك‎ à وباحث‎ Lien ما ناتهم مى مُغلقاتها ثم سما ايده الله الى‎ mule TN ; باخلاتهم‎ alé, إشارات القوم‎ qu لم العريف التصرّة‎

وظهرت آثار ذلك $ توأضعه:ه مع xx,‏ ون AXIS‏ على رعيته ورفقه فى xX syel‏ واعط IN‏ حظًا جزيلا مى نفس:

comme ع1‎ jour, il n’atteindrait même pas au premier de. gré de l'instruction de notre maître (que Dieu l'assiste!) dans toutes les sciences. Cependant, il donne awfssi ses sois aux affaires qui regardent les chefs des peuples, il gouverné des régions éloignées, il examine par lui-même [3 علي‎ son royaume, mieux que roi au monde ne l'a jamit fat, et il juge en personne les plaintes de ceux qui ont 4 lésés. Malgré tout cela, il ne se présente pas dans sa noble audience de question savante, sur quelque science que € soit, qu'il n’en dissipe l'obscurité, qu’il n’en expose les fnesses, n'en mette au jour les points cachés, et ne fasse com: . prendre aux savants qui assistent à la séarce les détails dif ficiles qu'ils n'avaient pas saisis.

« Ensuite il s'éleva (que Dieu l’assiste') jusqu'à la sublime science de l'ordre des soûfis, ou contemplatifs; il comprit leurs symboles et adopta leurs mœurs. Les preuves en furet manifestes dans son humilité, malgré sa position illustre. dans sa commisération , ou sa clémence pour ses sujets, el#t douceur en toute chose. Il s'adonna beaucoup à l'étude dés

D'IBN BATOUTAH. 345‏ فاستعمل منرعًا واعظمّها موقعتا!'' وصارت عنه الرسالة الأريمة والقصيدة VU‏ بعثيها الى الروضة الشريفة Ru Dal‏ الطافرة روضة سيد الممرسليى وشفيع الملذنبيى رسول الله صلى A‏ عليه bus‏ وكتببها بخط يدة الذى جل Gui‏ حُسنتا

وذلك se‏ لم يتعاط اح من ملوك الزمان إنشآءة ولارام إدراكم ومى تأمل التوقيعات الصادرة عنه ايد الله dis‏ وأحاط cs‏ بحصولها لاح له فضل ما وهب الله لمولانا مى البلاغة الى قَطرة عليها 77 له بين الطبيئ ui Et},‏ Lie‏ واما صدقاته لجارية وما امر به مى جارة الزوايا بجميع ' 55 لاطعام الطعام الوارد والصادر Le AJ‏ لم يفعله احد

belles-lettres, qu'il cultiva comme auteur et qu’il honora par ses réponses écrites, ou diplômes. Or il a composé la su- . bime épître et le poème qu'il a envoyés au mausolée noble, saut, pur; je parle du mausolée du prince des ambassadeurs, de l’intercesseur des coupables, de l'envoyé de Dieu, où Mahomet. II les a tracés de sa propre main ,dont l'écriture Surpasse en beauté tous les autres orneinents du saint tombeau. C'est 1à une action qu'aucun autre roi de l'époque n’a Pris soin d'accomplir, ni même n'a espéré de pouvoir attendre. Quiconque a bien considéré les rescrits, ou palentes, émanés de notre souverain (que Dieu l'assiste!), et Acnnu d'une manière complète tout ce qu'ils contenaient, 8e sera fait une bonne idée du haut degré d'éloquence dont Dieu j'a gratifié en le créant, et de ce qu'il a réuni en &à faveur, en fait d’éloquence persuasive naturelle et ac- Quise. »

Ce qui touche les aumônes que répand notre maître et les trmitages qu'il a fait construire dans ses pays, pour donner * Manger à tous les allants et venants, ne trouve point de

346 VOYAGES وقد زاد عليه مولانا.‎ gt LT ى الملوك غير السلطان‎ المساكيى بالطعام كل يوم والتصكّق‎ de يده الله بالتصكّق‎ المنُسترين!' من اهل البيوت تال أبن جرى اخترع‎ de الررع‎ الاوهام‎ & lai والصدقات امور لم‎ off وولانا أيدة الله فى‎ تهت اليها السلاطين فنها إجرا الصدقة على المساكين‎ - هل بلك مى بلادة على الدوام ومنها تعيين الصدقة الوافرة‎ البلاد ايض ومنها حون تلك الصدقات‎ zur à لجونين‎ ومنها كسورة المساكين‎ x خبرا مخهوزا متيسرا للانتفاع‎ بلادة‎ ge والملازمين للساجد‎ ss plis والضعفاء‎ ومنها تعيين النصايا لبولاء الاصنان فى عيد الاخحى ومنها‎

parallèle dans la conduite des autres rois, excepté dans cell du sultan Âtâbec Ahmed. Cependant notre maitre lui supérieur en ce qu'il donne à manger aux pauvres tous | jours, et en ce qu'il distribue des céréales aux pauvres 206 teux d'entre les anachorètes.

Ibn Djozay dit : « Notre maitre {que Dieu l'assiste!}4 inventé de telles choses au sujet de la générosité et des ur mônes, qu'elles n'étaient venues à l'esprit de personne, © que les sultans n'avaient pas eu le mérite de les pratique Telles sont, entre autres: 1° la distribution constante dat mônes aux pauvres, dans toutes les parties de son royaunki 2° la fixation d’aurnônes nombreuses pour les prisonnier, dans toute l'étendue du pays; 3° la disposition que tout# les aumônes dont on vient de parler fussent faites en للم‎ bien cuit, et prêt à être utilisé; 4° le don de vêtements au pauvres, aux infirmes, aux vieilles femmes, aux vieillards, et à ceux qui sont attachés aux mosquées, dans la totalité de ses domaines; 5° la désignation des holocaustes pour & classes de gens, le jour de la fête des sacrifices: 6° la distr

D'IBN BATOUTAH. 347‏ التصكّق Le‏ تمع فى تجاى ابواب بلاده يوم سبعة وعشرين مى رمضان آكرامًا لذلك اليوم الكريم وقيامًا As‏ ومنها إطعام الناس فى بيع البلاد ليلة المولد الكريم واجتماعهم AS‏ سمه ومنها إعذار" اليتائى مى الصبيان وكسوتهم يوم عاشوراء ومنها صدقته على GÉANT‏ والضعفاء بازواج Sd‏ gai‏ بها اودهم ومنها صدقته de‏ المساكين DR‏ بالطنافس الوتيرة والقطآثف sd‏ يفترشونها عند Pb‏ وتلك مكرمة لا pi‏ لها نظير ومنها بنآء المرستانات فى كل بلد

مى بلاده وتعييس الاوقان أكثيرة pot‏ المرضى وتعيمن الاطبآه

bation en aumônes de toute la recette des impôts perçus aux portes du pays, ou des octrois, le vingt-septième jour du mois de ramadhän, pour honorer cette illustre journée et pour la sanctifier comme elle le mérite; 7° le festin qu'il offre au public, dans tous ses pays, la nuit anniversaire de l naissance sublime de Mahomet, et son action de rassembler Je peuple dans cette circonstance, pour accomplir les , Cérémonies religieuses d’une telle solennité; 8° le soin qu’il Prend de la circoncision des garçons orphelins du pays, ainsi que du banquet qui la suit, et les habillements qu'il leur donne le jour de l’achoüré, ou le dixième jour du mois de moharram; 9° la charité qu'il fait aux paralytiques et ax infirmes de couples (d'esclaves?), pour labourer la terre, au moyen desquels ces malheureux améliorent leur po- + Stion; 10° l’aumône qu'il fait aux pauvres de sa capitale ' detapis moelleux et de tapis velus excellents, qu'ils étendent lorsqu'ils veulent dormir : c'est là une libéralité sans pareille: 11° la construction d'hôpilaux dans chaque ville de Sn royanme , la désignation de legs nombreux pour servir à là nourriiure ou à l'entretien les malades. et la nomi-

348 VOYAGES غير ذلك ثم ابدع فيه مى‎ di والقصرف ى طبهم‎ tt الله ايادية وشضكر نعمه واما‎ FSU نواع المكارم وضروب‎ التى كانت توخك بالطرقات‎ LE قعم للظالم عن الرعيّة فنها‎ ER ايده الله بجحو ردمها ونان لها تجبى عظم فم‎ je

يه وما عند الله خير وأبق Lis‏ كفه ايدى الظلام فامر تتسهور وقد سمعتنه SN)‏ الله يقول لعماله لا تظجوا الرعية وبوكد عليهم فى ذلك الوصيّة قال ot‏ جرى ولو لم يكن مى رفق مولانا )500 الله برعيّةه إلا ans,‏ التضييف الذى كانت عمال الركاة وولاة البلاد SEL‏ مى الرعايا كآلى ذلك SH‏

nation de médecins pour les soigner et les guérir. Je passe sous silence plusieurs autres sortes de libéralités et de ver tus rendues manifestes par notre maître. Puisse Dieu rétribuer ses bicnfaits et récompenser ses grâces: »

Quant à la suppression des injustices qui pesaient #r ses sujets, 11 convient de mentionner les taxes de péage qu l'on percevait sur les routes. Notre maître (que Dieu l'aide!) a ordonné de les abolir totalement, et 31 n'a pas été a" rêté en cela par la considération qu'elles étaient la sourt d'une recette fort importante. Ce que Dieu tient en 6 vaut mieux, ct est plus durable. (Coran, xxvit, 60; xuu, 34 Relativement aux soins que notre maître prend, afin de re pousser les mains, ou les secours de l'oppression, loin de lui, ce sont là des choses bien connues. Je l'ai entendu qui disait à ses receveurs d'impôts : « Ne vexez jamais les sujets” et 1] leur faisait de grandes recommandations à ce prop®

Ibn Djozay ajoute ici : « Quand même il n'y aurait à citer, comme preuve dela bonté de notre maître {que Dieu l'aide!) pour ses sujets, que la suppression ordonnée par lui du droit d’hospitalité, ou de bienvenue, que les percepteurs des cf tributions et les gouverneurs des villes exigeaient du pablit:

D'IBN BATOUTAH. 349‏ العدل Las‏ ونورا فى الرفق باهرا فكيف وقد رفع مى AU‏ وبسط مى المرافق ما لا حيط به padl‏ وقد صدركى أيام تصنيف هذا بن أمرة أللريم ى الرفق cire‏ ورفع ob‏ الثقيلة الى كانت توخذ منهم ما هو SM‏ باحساني م والمعهود مى رافته وشمل الامر gag US‏ الاقطار وكذلك صح رمى التنكيل يمن ثبت جورة مى القضاة لكام Le‏ فيتة زاجر المظجة وردع المعتدين وامًا فعله فى مُعاونة افل الاندلس de‏ لمهاد وتحافظةه de‏ إمداد التغور بالاموال والاقوات والسلاح x‏ فى dus‏ العدو بأع< اد العوّد وإظهار

cela seul, dis-je, 50415331 pour montrer un signe manifeste de justice et une lumière éclatante de bienveillance. Que dirons-nous, puisqu'il est établi que notre maître a aboli en fait d'injustices et prodigué en fait d'avantages ce qu'on est impuissant à compter? Au monrent où l'on écrivait ce livre, un Ordre sublime est émané de notre maître, d'avoir à traiter les Prisonniers avec douceur et de supprimer les lourdes charges qu'on leur imposait; cet ordre embrassait toute l'étendue du pays. C'est [5 un vrai bienfait pour ces misérables, et C'est un acte digne de sa clémence célèbre. De mème, il a commandé qu'on punît d’une manière exemplaire tout juge € tout gouverneur dont la tyrannie serait constatée. Voilà هد‎ bon moyen d'empêcher l'injustice et de repousser les Oppresseurs. »

Tout ce qui se rapporte à sa conduite pour aider les habi- مام‎ de l'Andalousie dans la guerre sainte, pour fournir aux Places frontières des secours en argent, provisions de bouche ‘tarmes, pour affaiblir le pouvoir de l'ennemi ou briser ses alliances, au moyen de préparatifs en munitions de guerre, ttd'une belle parade de vigueur; tout cela, disons-nous, til très notoire, la connaissance n'en est nullement effacée

القوة فذلك امر شهير لم يغب عله عن اضل لغرب واللشرق ولا سبق اليه الحد مى الملوك قال ابن -جرى حمسب Gal‏ di‏ عم ais Le‏ مولانا ss)‏ الله مى سداد القطر Gr‏ ودفاع قوم أآثافرين ما فعله لى فد(ء مدينة طرابلس افريقية فاتها لا استوق العدو علهها va al > ds‏ اليها ورأى ايده الله ان بعت will‏ الى نصرتها لا al) Élu‏ الاقطار كتب الى خُدّامه Sy‏ افريقية ان يفدوها بال مال ففديت بفمسين الف دينار مى الذهب العيى فنا بلغه خبر ذلك : تال لمت لله الذى استرجعها من ايدى UT‏ بهذ! النرر اليسهر وامر نين ببعث ذلك si‏ الى افريققة وعادت

dans l'esprit des peuples de l'Occident ni de l'Orient, etane — cun roi ne mérite la préférence sur notre maître souscœæ = rapport. .

Ibu Djozay dit : « À celui qui veut connaître ce que notre=== souverain (que Dieu l'assiste!) a fait pour défendre les هده‎ trées des musulmans et pour repousser les peuples io dèles, qu'il lui suffise de savoir ce qu’il a pratiqué pour la d—__ 4 livrance de la ville de Tripoli d'Ifrikiyyah (de l'Afrique pr. prement dite, ou de Barbarie). Or cette cité étant tombe au pouvoir de l'ennemi, qui avait étendu sur elle la mæ 239 de l'injustice, notre maître (que Dieu le protége!) vit que serait impossible d'envoyer les armées à son secours, à اناق‎ se de la distance. Par conséquent, il écrivit à ses serviteurs, dans les pays de l'Afrique proprement dite, de racheter Tri poli avec de l'argent; ce qui fut fait, au moyen de cinquante mille dinärs d'or, en espèces sonnantes. Lorsque cette nouvelle lui parvint, il dit : « Louons Dieu, qui a repris la ville des mains des infidèles, pour cette petite misère! » Il donni l'ordre immédiatement d'expédier la somme d'argent dan

D'IBN BATOUTAH. 351‏ المدينة الى الاسلام de‏ يديه ولم ae‏ فى الاوهام ان ann‏ ste‏ بها مولانا ايدة الله مكرمة بعيدة وماكرة AG‏ قل 4 الملوك امثالها وعرّ عليهم Les le‏ شاع مى افعال مولا ايد الله ى sg‏ انشاوه الاجفان gens‏ السواحل واستكثارة مى عدّد paul‏ وهذ! فى زمان الصلم والمهادنة إعداذ! لايام القرة واخذ! بالحرم ى قطع أطّماع اكقار وأكد ذلك apr‏ أيدة الله بنفسه الى جبال Valle‏ فى العام الغارط gts‏ قطعٌ للشب للانشآء ويُظهر SOS‏ ما À‏ بخلك مى الاعتناء ويتول>

Afrikiyyah , et la ville de Tripoli retourna à l'islamisme par æon action. Personne ne s'était jusqu'alors imaginé qu'un Romme regarderait comme une petite misère, ou une baga- &elle, cinq quintaux d'or. C'est donc notre maître (que Dieu L'assiste !) qui a montré cette immense libéralité, et cet acte de vertu sublime. Les rois n’en ont pas fourni d'autres exemples, et l'annonce de ce grand fait a été par eux beau- Cup honorée.

« Une des actions les plus connues de notre maître (que Dieu l’assiste!) dans la guerre sainte contre les infdèles, C'est qu'il a fait construire des bâtiments de guerre tout le long des côtes de la mer, qu'il a fait une grande provision € tout ce qui a rapport à la marine, dans les temps de Paix et de trêve, pour être prêt au jour du malheur, ou de à guerre, et pour couper court avec sa prévoyance à l'avité des infidèles. 11 confirma cette conduite par le voyage Qu'il fit lui-même (que Dieu l’aide !}, l'an dernier, dans les Montagnes de Djànätab, afin de faire couper les bois né- Cessaires pour les constructions, de montrer l'importance

ذائه أعال لجهاد Case‏ ثواب الله تعالى وموقنا جسن ne‏ رجع ومى اعظم xl Sa‏ )595 الله هارة DA eut)‏ ion‏ البيضاء دار مُلكه العلى وهو الذى إمتاز malle‏ تقان ut‏ واشراق النور وبديع الترتهيب وهارة المدرسة cod‏ بالمومع المعرون بالقصر كما جاور قصبة فاس ولا نظيرلها للعمور CLS‏ ومسنا وابداعًا وكثرة مآ Goes‏ وضع ولمارى مدارس الشام ومصر والعراق وخراسان ما يشبهها Ets‏ الراوية العُظمى de‏ غدير لخمص خارج المدينة البيضاء فلامثل لها ايضا ى عب وضعها وبديع صنعها ابحم زاوية

qu'il attachait à tout cela, et sa volonté de diriger en personne les travaux pour la guerre sainte, dans l'espoir d'us récompense de la part du Dieu trèshaut, et bien certsft d'en obtenir une excellente rétribution. » ‘À Parmi les plus belles actions de notre maître {que Dis l’assiste ! ( , nous citerons les suivantes : 1° la constructis de la nouvelle mosquée, dans la ville blanche (ou pur, Fez), la capitale de son illustre royaume : c’est la mosqué qui se distingue par sa beauté, la solidité de sa structure, son brillant éclat et son arrangement merveilleux; 2° ف‎ construction du grand collége, dans l'endroit appelé CM teau, tout près de la citadelle de Fez : il n’a pas son dans tout le monde habité pour la grandeur, la beauté, la magnilicence, la quantité d'eau, ct l'avantage de l emplr cement; je n'ai vu aucun collége qui lui ressemble, ni © Syrie, ni en Égypte, ni dans l'Iräk, ni dans le Khorâgs: 3° la fondation de la grande zäouiyah, ou ermitage, sur l'éis# des pois chiches, au dehors de la ville de Fez; il n’a pas 8 pareil non plus à cause de son admirable emplacement 6 de sa merveilleuse construction. Le plus joli ermitage 8

DS EE ve

رايقها بالمشرق زاوية سرياقص (سرياقوس) التى بناها لللك الناصر وهاذه ابدع منها واشكٌ Let‏ واتقانا والله سحات»ه ينغع مولانا ايدة الله بمقاصدء الشريغة ويكاى فضادله المتمقة ويُديم للاسلام والمسجيس ايامه وينصر ألويته DU‏ واعلامه aus‏ الى ذكر الرحلة فنقول ولما حصلت لى مشاهدة ىفذ١‏ المقام الكريم Gé‏ فضل إحسانه العمم قصدت ريارة rs‏ الوالدة فوصلت الى بلدى kb‏ وزرتها وتوجهت الى Rae‏ Rite‏ فاقت بها اشهرا واصابنى بها المرض LUS‏ اشهر تم عافاق الله فاردت ان يكون لى be‏ مى ل ياد والرباط فركبت

J'ae vu dans les pays d'Orient, c'est celui de (la petite ville de) Siriäkaous, bâti par le roi Nâcir; mais l'ermitage de Fez, qui nous occupe, est plus beau, d’une structure plus solide et plus jolie. Que le Dieu suprême aide et assiste noÿe maître dans ses nobles desseins, qu'il récompense ses Vertus sublimes, qu'il fasse durer longtemps ses jours en faveur de l’islamisme et des musulmans, qu'il soit l’auxilire de ses étendards et de ses drapeaux victorieux ! Revenons maintenant au récit du voyage.

Après avoir eu le bonheur de contempler cette résidence illustre , et après avoir été comblé des avantages de ses co- Pieux bienfaits, je voulus visiter la tombe de ma mère. En Conséquence, *je me rendis à ina ville natale, Tanger, d'où Je partis ensuite pour Ceuta. Ici je passai plusieurs mois, dont trois en état de maladie; mais Dieu m'accorda enfin à santé, et je désirai prendre part à la guerre sainte et aux Combats contre les infidèles. Je traversai donc la mer, de Ceuta jusqu'en Espagne, dans un petit navire ,ou une saique, &Ppartenant à des gens d'Assila ou Arzille. Or j'arrivai en

iv. 23

354 VOYAGES مرسها الله تعالى حيث الأجرموفورٌ الساكن والشواب‎ ذخور المُقم والظاعن وكان ذلك اترموت طاغية الروم‎ قوئّس وحصارة لجبل عشرة اشهر وظنه انه يسقولى على ما‎ حيث لم‎ we A ني مى بلاد الاندلس للسطين ناخحذة‎ منه وأول‎ Les عتسب ومات بالوباء الذى كان اشَكٌ الناس‎ فلقبت به‎ él) لد شاهدته مى البلاد الاندلسية جبل‎ بن السراج الرندى وقاضيه‎ GE الفغاضل ابا زكرياء‎ ali عسى البربرى وعندة نزلت وتطوفت معه على بيبل فراييت‎ nai els تاب ما بنى به مولانا ابو للمسن رضى الله عنه‎ ذلك مولانا أيدة الله ووددت أن لو كنت‎ de زاد‎ Les 'أوالعدد‎

Andalousie {que Dieu la garde), où la rétribution est aboæ dante pour quiconque y habite, où la récompense est mis en réserve pour quiconque s’y arrête et y voyage. قا‎ tout de suite après la mort du tyran des chrétiëns noms Adfoûnos (Alphonse XI). 11 avait assiégé la montagne, oui: braltar, pendant dix mois, et il pensait s'emparer de © les pays qui restaient encore en Espagne entre les mainsde musulmans. Dieu l'enleva au moment où il ne s'y attends pas, et il mourut de la peste, qu'il craignait plus que wt autre homme.

La première ville d'Espagne que j'ai vue, وك‎ été la Mæ tagne de la Victoire, où Gibraltar. J'y rencontrai son illustré prédicateur, Aboû Zacariyyà lahia , fils de Sfräàdj de Ror dah; j'y rencontrai aussi son juge, ‘Îça Alberbery, chez qu je descendis. C'est avec ce dernier que je parcourus tontk tour de la montagne; j'y vis les travaux admirables exécuté par notre (défunt) maître Aboû’l Haçan (que Dieu soit # tisfait de lui'}, ses préparatifs et ses munitions; je vis © core ce que notre maître (que Dieu l’assiste!) a ajouté à 6

D'IBN BATOUTAH. 355‏ ل تمن رابط به الى نهاية العُمرقال ابى جرى جبل الفتم ه معقل الاسلام المعترض LE‏ فى خلوق عبدة الاصنام حمة مولانا ai‏ لسن رضى الله عنه المنسوبة اليءه وقربّقه ال قذمها نورًا un‏ يديه حل عُدد sell‏ ومقر أساد الاجناد والثغر الذى إفتر عن نصر الايمان واذاق أضل الاندلس بع مرارة لون حلاوة الامان ومنه كان Tous‏ الفتم الآكبر وبه ذ طارق بن زياد مولى موسى بن نصير عند جوازة فنُسب اله À JU‏ جبل طارق AU Jus‏ لان ous‏ كان منه وبة السور الذى بناة ومَّى معه باقية الى الان تسمى بسور العم

à. J'aurais désiré alors d'être, jusqu'à la fin de mes jours, nombre de ceux qui gardent et défendent cette localité. Ibn Djozay dit : « La montagne de la conquête, ou de la toire, est la forteresse de l'islamisme, placée, pour les Hffer, en travers des gosiers des adorateurs 0100168 ; c’est bonne action de notre maître Aboû’l Haçan {que Dieu t content de lui!), laquelle se rattache à son nom; c'est «vre pieuse qu'il a fait marcher devant lui, comme une ilante lumière ; c’est la place des munitions pour la guerre nte, et le lieu où résident les lions des armées; c’est le عاو‎ (bouche, frontière, etc.) qui a souri à 15 victoire de foi, et qui a fait goûter aux Espagnols la douceur de la urité, après l'amertume de la crainte. La grande contte de l'Espagne a eu son commencement en ce lieu, 5 de la descente de Thärik, fils de Ziyäd, affranchi de çà, fils de Nossair, pour l'invasion de ce pays. La monme prit par conséquent le nom de ce guerrier; elle fut xlée la Montagne de Thérik, et aussi la Montagne de la qaéte, puisque celle-ci commença par ce point. On voit ore les restes de la muraille que ce capitaine et ses comnons y bâtirent, et qui sont nommés le mur des Arabes.

Less!‏ أيام إقامتى به عند حصار للإزيرة اعادها الله ثكم سمه مولانا ابو ملسن رضوان الله عليه واسترجعه مى SOS‏

© 3 0 5ه الامير لجليل ابا مالك sous‏ بالاموال AU‏ والعساكر .1 2 + 6

islam (CRIS‏ ولم يكن de ie‏ ما فو ألان عليه ci‏ به مولانا ابو لسن رحجة الله عليه 5,50 العظمى deb‏ هن وكانت قبل ذلك برجا صغيرًا هدم Lt‏ النجانيق ls‏ مكان: وى به دار الصناعة ولم يكن بل دار Pine‏ ç‏ السور الاعظم LUN‏ بالتتربة RES TD‏ مى دار

Je les ai vus pendant mon séjour dans cette place, à l'époq du siége de la ville d’Algéziras par les chrétiens. (Que Di la fasse retourner à l'islamisme!)

« Gibraltar fut de nouveau conquis par notre maître Abo Haçan (que Dieu soit content de lui!) et arraché des maï des chrétiens, qui l'avaient possédé plus de vingt ans. envoya, pour en faire le siége, son fils, le prince illustr Aboùû Mälic, qu'il secourut avec beaucoup de richesses et d nombreuses troupes. Le château fut pris l'an‘ 733 de l'hé gire (1333 de .ل‎ C.), après avoir été assiégé pendant # mois. Cette place n'était pas alors dans l'état où elle se trouv maintenant. Notre maître Aboù’l Haçan {que Dieu lui fss miséricorde!) y bâtit l'immense tour dans le haut du ché teau:; il n'yavait d'abord qu'une tourelle, qui fut ruiné par les pierres lancées par les balistes, et notre maitre f construire à sa place la vaste tour dont je viens de parle Il fit aussi bâtir à Gibraltar un arsenal, ou des ateliers, q? manquaient avant son temps; enfin, il éleva la grande 25 raille qui entoure le monticule rouge, el qui comment?

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D'IBN BATOUTAH. 397‏ الصنعة الى Say‏ ثم جد مولانا امير المومنيى ابو was‏ أبدة الله عهدٌ LRAMIS‏ وتحسينه وزاد Ci‏ السور بطعثرتف الغتم وهو اعظم اسواره غنآء واينها Bis‏ وبعث اليه Dani‏ الوافرة والاقوات والمرافق العامة Jules‏ الله تعالى فيه صسموى AU‏ وصدق الاخلاص ولما كان & الاشهر الاخيرة مى عام

Ed

له مى السعادة آآكافية وذلك أن عامل لمجبل ol‏ الذى خم Me‏ الطاعة وفارق عصمة sd‏ واظهر النفاق وجم $

l'arsenal el va jusqu'à la tuilerie, Plus tard, notre maître, le Commandant des fidèles, Aboù ‘Inän (que Dieu l'assiste!}, renouvela les fortifications de (sibraltar et ses emhellisse- Ments; il construisil une muraille jusqu'à l'extrémité de la Montagne ; or cette partie quil a ajoutée est la plus remar-- Quable , et celle dont l'utilité est la plus générale. Il fit porter à Gibraltar d'abondantes wunitions de guerre, ainsi Que de bouche, et des provisions de toutes sortes; il agit en cela envers l'Être suprème avec la meilleure intention et la piété la plus sincère.

« Dans les derniers mois de l'année 356 de l'hégire (1355 deJ, C.), il arriva à Gibraltar un fait qui démontra la grande foi religieuse de notre maitre (que Dicu l’assiste!), le fruit

€ sa pleine et entière confiance dans l'Étre suprême, et le egré de bonheur parfait qui lui a été accordé. C'est que le SOuverneur de Gibraltar, le traitre qui a liui sa vie dans la راتت‎ 000 fils d'Alhaçan, fils d'Aboû Mendil, retira de Obéissance sa main perfide, qu'il abandonna la défense es intérêts de la communion des fidèles, fit preuve d'hy-

358 VOYAGES love وكى عن‎ AL ما ليس مى‎ ds تلغدّران والشقاق‎ فقن تنفقق‎ Jos وتوم الناس أن ذلك‎ AT سالد السىء‎

WU) >‏ كرام الاموال LUE Seins‏ بالفرسان كرجال نحككت سعادة مولانا ايّدة الله ببطلان هذا الترتم قهمى صدق يقينه GEL‏ العادة فى هذه الفتنة فج نكن د ايام يسيرة وراجع اهل Per Jadl‏ وناروا EU de‏ وخالفوا الشق الخالف واقاموا بالواجب مى الطاعة وقبضوا ae‏ وعلى ولده المساعد له ى QUAI‏ وأق La‏ مُصفدين الى ad‏ العليّة Riu‏ فييما Ke‏ الله فى التكاربين واراح الله

pocrisie, s'obstina dans la trahison et dans la révolte. Ce rebelle se méla donc de ce qui ne le regardait pas, et ne sut voir ni le commencement, ni la fin de sa mauvais position. Les hommes s’imaginèrent que c'était là la prenmière manifestation d'une guerre civile, qui coûterait pour | l'éteindre d'immenses trésors, el qui exigerait pour s'en gr, | rantir la mise sur pied de cavaliers et de fantassins. Ce" pendant, le bonheur de notre maître (que Dieu l'assiste!) décréta que cette pensée serait vaine, et la sincérité dest foi jugea que ces désordres auraient une fin inattendue, singulière. En effet, à peine quelques jours s'étaient passét, que les habitants de Gibraltar réfléchirent, qu'ils se mirent d'accord ,sesoulevèrent contre l'insurgé , se révoltèrent coniré le coupable rebelle, et firent tout ce qu'ils devaient à leur obéissance envers le souverain. Ils se saisirent du gouver” neur révolté et de son fils, qui l'avait secondé dans l'hyp” crisie. On les conduisit tous les deux bien garrottés du l'iustre capitale , où on leur appliqua la sentence que Did a portée contre les rebelles, fauteurs de guerres civiles (d. Coran, v, 37). Ainsi le Très-Haut délivra le pays « du wi que voulaient faire ces deux criminels.

D'IBN BATOUTAH. 399‏ مى شرها ونا bag‏ نار الفتنة اظبر مولانا ايده الله ٠‏ العناية ببلاد الاندلس ما لم يكن فى ol‏ افلها ay‏ الى جبل AU‏ ولدّه الاسعد المبارك الارشد ابا بكرالمدعه مى السمات السلطانية بالسعيكد seul‏ الله تعالى وبعث مع اجاد الفرسان ووجوة JU‏ وكفاة الرجال ,© عليه الارزاق ووسع لهم الإقطاع وحرر PO‏ مى المغارم وبذل ل» جزيل الاحسان وبلغ مى اقتمامه بامور بيبل انَّ امرانّ< الله rl‏ شكل يُشبه شكل Jul‏ المذكور JAY‏ فيه اشك اسوارة وابراجه وحصنه وابوابه ودار Aime‏ ومساج”ت

w .. 5 ; J .‏ [lé‏ عدده واهرية RE)‏ وصورة Ja‏ وما أتصل بم مم

«Dès que le feu de la discorde se fut apaisé, notre © que Dieu l'aide!) montra une telle sollicitude pour les profinces de l'Espagne, que les habitants de ce pays n'osaient قود‎ lant espérer. Il envoya à Gibraltar son fils, le plus heueux, le béni, le plus pieux, Aboû Becr, nommé le Fortune, ane des épithètes affectées aux personnes impériales (que le Dieu très-haut l'assiste!). Le sultan fit partir avec lui les cavalers les plus braves, les notables d'entre les diverses tribus, les hommes les plus accomplis. Il leur fournit tout le né- Œssaire, leur donna d'abondantes assignations en terres, rendit leurs pays libres d'impôts, كن‎ leur prodigua toutes f’rtes de bienfaits. Les soins que notre maître prenait de Gibraltar et de tout ce qui le concernait étaient si grands8, {ui ordonna de construire ع1‎ plan, ou la figure exacte de tte place ; ik y fit représenter ses murs, ses lours, son chàau, ses portes, son arsenal, ses mosquées, ses magasins le munitions de guerre, ses greniers pour les céréales, la 0rme de la moutagne et de la colline ou monticule rouge,

pe و ) من‎ Lust, الضناح‎ UE “ال وما ذلك إن‎

dyace ى‎ plan 8 ماع‎ © cut nc est Agmirabl el ers a VU Gibraltar:

en à rite- otre matt e son extrè r d'etre 0 ut Œ gar Gibraltar 8 0 00089 ses P vision e je D jislami e dan épios0 Espagne 1 1100 daaif Se ce 36 derniet es 1 ychant es 1 faèles et ispersi" de 2 croi n ce) suis TAPP r déc re Ce non à 1

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D'IBN BATOUTAH. 301‏ جمت نار GA‏ مى جانب الطور قبست ما ur ns‏ علم ومى فور وفيها يقول فى وصف لخبل وهو مى البديع الذى لم يسوم اليه بعد وصغه الشفن وجوازهاء حتى رمت جيل sul‏ من Ju‏ مُعظّم القدر ف الاجبال مذكور مى شاخ الانف فى تكناثه طلس / له بى الغم جيب غيرمررور تمسى اجو de‏ تكليل مُغرقه '" 4 32 حآئمة مثل الدنانير Les‏ مسحته من ذوآبيها /

Si tu étais venu près du feu de la vraie religion, du côté de la mon.

€, lu aurais pris ce qui l'aurait plu, eu fait de science et en fait de Mibre.

« Le poëte, après avoir parlé des vaisseaux et de leur tra. : Jet, consacre à la description de la montagne les vers sui- | Vants, Les plus beaux que l'on ait jamais faits :

Jusqu'à ce que les navires ceussent touché la montagne des deux vic- هزم‎ celle dont le rang est vénéré, celle qui est renommée entre toutes montagnes.

Sa hauteur est superbe; elle est revêtuc d'un manteau noir, dont le et non houtonné est formé par les nuages.

es étniles couronnent au soir son sommet; elles tournent autour de *tmosphère et ressemblent à des dinärs d'or.

de Souvent elles le caressent, au moyen de l’excédant de leurs boucle: * cheveux, entrainé sur ses deux tempes.

302 VOYAGES bas Le وأدّردٌ مس تناياة‎ أمواد الدذهارير‎ La sie Lei حلب لايّام‎ dis pl وساقها سوق حادى العير‎ للقواطرفى‎ Jo La sis ومنظور‎ Lple جيب مسري مى‎ / قد واصل الصمتٌ والإطراقَ مدتكرٌ‎ الأسارير‎ pi à بلدى السكينة‎ تائتعيبّده‎ LEA x te Ji خونٌ الوعيدّين من دك‎ راجفة‎ CS بيه وجمال‎ gi ÈS Le وى‎ Vo أن يَطُّممُنّ‎

Cette montagne n'a plus les dents de devant; elle les a perduss pf ses morsures sur les bois des temps passés, ou par le cours des siècles

Elle est remplie -d'expérience, a connu toutes les vicissitudes, let bonnes et les mauvaises; elle les a poussées, comme Îles conducteur des chameaux poussent ceux-ci, en chantant , les uns après les autres.

Sa marche est entravée, ses pensées se promènent dans ce qu'il y’ d'étonnant en ses deux situations, celle du passé, celle du présent où # l'avenir.

Pensive, elle fait silence et regarde en bas; elle montre de la لامج‎ et cache des mystères.

Comme si elle était attristée par l'asservissement où la tient la pes les deux menaces : de l'oppression ct de l'abandon.

Que cette montagne mérite d'être, dès demain, en sûreté contre tout espèce de crainte, ou d'infortune, quand mème toutes les autres mar tagnes de la terre devraicnt trembler sur leurs bases!

: Après cela l'auteur fait, dans son poëme, l'éloge d'Ab

D'IBN BATOUTAH. 363‏ جر ولنعدٌ الى كلام الشين الى عبد الله قال ثم خرجت من جبل AU‏ الى مدينة ESS‏ وى مى Mais‏ مُعاقل hall‏ واتجلها es‏ وكان Bout‏ إذ ذاك mal‏ ابو الربيع سلهان ابنى داود العسكرى وتاضيها ابن عى AU‏ ابو القام NE‏ ابن يحبى بن بطوطة ولقيت بها الفقيه القاضى الاديب اب لماج يوسف بن موسى GE‏ واضافنى ie‏ ولقيت بها Last‏ خطيبها الصالم لاج الغاضل ابا اتحاق ابراهم لمعروفن بالشن< رخ SU‏ بعد ذلك Lune‏ سلا مى بلاد PAU‏ ولقيت بها بجاعة ge‏ الصالحيى مفهم عبد الله الصَفار وسواه | واقت بها عسة ايام ثم سافرت منها الى A Lago‏

dnoümin, fils d'Aly. Or revenons, conclut Ibn Djozay. & récit du cheïkh Aboù "Abdallah, ou Ibn Bathoûthah. د‎ De Gibraltar je me rendis à la ville de Rondah, qui est te des localités de l’islamisme les mieux fortiliées et Les Plus heureusement situces. Son commandant était alors le “ikh Aboû Arrabf Soleïmän, fils de Däoud Al'ascary; son je était le fils de mon oncle paternel, le jurisconsulte d'kâcim Mohammed, fils de lahia, fils de Bathoüthabh. de vis à Rondah le légiste, le juge, le littérateur Aboë'l Hddjädj Yoüçuf, lils de Moûça Almontéchäkary, qui me doana l'hospitalité dans sa maison; j'y vis aussi son prédi- ? @leur, le pieux. le pèlerin, l'excellent Aboù Ishäk Ibrähim . ' فول«‎ connu sous le uom de Chandéroukh, qui est mort plus hnd à Salé, ville de l'Afrique occidentale; je vis enfin à Ron dih un Bon nombre de gens dévots, parmi lesquels je cite. rai Abdallah Assafjür, ou le foudeur en laiton. Au bout de cinq jours je quittai Rondah pour mc diri ger vers Marbelah, où Marbella. La route entre ces doux

logis‏ صعب DURS‏ الوعورة ومربلة بليدة . ووجدت بها جاعة مى الفرسان re‏ oil ٠‏ فى «حبتيم ثم ان الله تعالى عصمنى Le‏ قبلى an:‏ ها سنذكره وخرجت عاوزت y‏ مربلة ودخلت فى ححوز سهيّل مررت بعض Go‏ تم مسررت ii‏ حوت مطروحصة ذلك وكان ll‏ برج الناظور فقلت فى نفسى دو لأنذر به صاحبٌ البرج ث متقدمت الى حدت عليه us‏ مقتولاً فبيها انا هنالك سمعت لفى وكنت قد تقدمت أححاى فعدثياليهم

villes est très-raboteuse, très-diMficile, rem] Marbella est une jolie petite ville, où les taires abondent. J'y trouvai 011 troupe partaient pour Malaga; je voulais voyage gnie, mais le Dieu très-haut me fit la g ger; ils partirent avant moi et furent f:

chemin, comme nous le dirons tout à F1 route un peu après leur départ. Quand trict de Marbella et que je fus entré dar vis un cheval mort dans un fossé, pui sons, renversé par terre. Ces choses n vant moi se trouvait la tour du sun dire, à part moi: « Si l'ennemi avai

de la tour l’aurait signalé, et aurai suite, j'entrai dans une maison, ot pendant que je m'y trouvais, ال‎

moi. J'avais devancé mes camarade

9 5 ١ توروسومد‎ vare onx Île at:

D'IBN BATOUTAH. 365‏ فوجدت معهم قآدد حصن سهيل ناعؤطنى أن اربعة اجفان العدرٌ ظهرت dois AS‏ بعص ارتها الى JAN‏ وام يكن الناظور بالبرج فر بهم الفرسان لخارجبون مى مربلة ونوا اثنى عشر فقتل النصارى احكثم وفر واحد وأسر العشر وقتل معهم رجل حّوَات وهو الذى وجدت قفقه مطروحة بالارض وأشار على ذلك TU‏ بالمبيت معه فى موضعه ليوصلى

منه الى مالقة فبت عنده بحصن الرابطة المنسوية الى Juge‏ والاجفان المذكورة مرساة xs‏ وركب متي بالغد فوصلنا الى

Cmmandant du fort de Sohaïl, qui m'apprit que quatre Flères ennemies s'étaient montrées dans ces parages el qu'ane partie des hommes qui les montaient étaient descndus à terre, an moment où le surveillant n'était pas dans k tour : que les cavaliers sortant de Marbella, au nombre de douze, vinrent à passer devant les ennemis, ou les chrétiens, que ceux-ci en tuërent un, qu'un autre se sauva en Prenant ع1‎ fuite, et que les dix restants furent faits captifs; “in, qu'un homme, pécheur de profession, se trouvant Mec lesdits cavaliers, fut tué. C'était celui dont j'avais vu k panier jeté à terre.

Ce commandant me conseillait de passer le nuit dans sa fcalité, d’où il me ferait ensuite parvenir à Malaga. Par onséquent, je dorinis chez lui dans le château de la staon des cavaliers, défenseurs de la frontière, station dite e Sohaïl. Les galères dont il à été parlé ci-dessus étaient l'ancre près de cet endroit. Le commandant monta à che- للا‎ avec moi dès le lendemain, et nous arrivämes à Maga. C'est une des capitales de l'Espagne et l’une de ses us belles cités: elle réunit les avantages de la terre ferme

حى مرافق البر والبصر كثيرة لخيرات والفواكه رايث العتّب ماع فى اسواقها بحساب تمانية ارطال Proc‏ صغير ورمانها coupe‏ الياقون لا نظير له ى الدنيا واما cl‏ واللوز ke‏ هها ومى احوازها الى بلاد Get‏ والمغرب تال ابن جرى والى ذلك ail Lt‏ ابو RE‏ عبحه الواب بن عل المالق فى قوله

وهو مى ملي التجنيس , (سريع) مالقةٌ eue‏ يا تينها فلغلك مى At‏ ياتيتها Ki‏ طبيبى عَنْك فى علة مالطبيبى عن حياق ME‏ lis‏ قاضى ele‏ ابو عبد الله بن عبد الملك بقوله فى ١‏ تصد التجائسة ‏ ( سريع )

à ceux de la mer; elle renferme en grande abondance: les denrées alimentaires et les fruits. J'ai vu dans ses marché vendre les raisins au prix d'une petite drachme les hui livres. Ses grenades , appelées de Murcie et couleur de rabu, n'ont leurs pareilles dans aucun autre pays du monde Quant aux figues et aux amandes, on les exporte de هنامالا‎ et de ses districts dans les contrées de l'Orient et de 106 dent.

Ibn Djozay dit: « C'est à cela que fait allusion le pré cateur Aboû Mohammed ’Abdalouahhäb, fils d'Aly, de #> laga, dans les vers suivants, qui offrent (en arabe) un exemple d'allftération, ou jeu de mats, ou 0310201236 :

Salut, ذ‎ Malaga : que de figues tu produis! C'est à cause de toi que} uavires en sont chargés.

Mon médecin m'avait défendu ton séjour, à raison d'une maladit mais man médecin ne possède point l'équivalent de ma vie.

« Le juge de la réunion des fidèles, Aboû Abdallah, 6h d'Abdalmalic, a ajouté le distique ci-après, comme 4 pendice à ces vers, en employant aussi la figure appel paronomase :

1 D'IBN BATOUTAIL 367

وحِعْض لا Gui‏ لها تيتها وأذكر مع el‏ زياديئها ١ Su‏

GS‏ ومالقة يُصنع الخخار اذهب التجيب ويجلب منهاال أقاضى البلاد ومسجدها كبير الساحة شهير البركة Lit,‏ لا نظير له فى لسن فيه اتجار SU‏ البعيدة ونا دخلت مالقة وجدت قاضيها لمتطيب Juif‏ ابا عبد الله بن خطيبها الغاضل gl‏ جعفر بنى خطيبها وك الله تعالى à‏ عبد الله الطجالى fast‏ بالجامع الاعظم ومعه الفقها ووجوة الناس بجمعون مالا برسم فدآء الاسارى الذين Ps NE‏ نقلت له mad‏ لله الذى éble‏ ولم agite pds Lier‏ اتفق لى ati Poe‏ مى ذلك came‏ الى بالضيافة رجه اله

Et Hims! tu n'oublieras pas ses figues. Outre celles-ci, tu te souvien-

ds bien de ses olives. »

On fabrique à Malaga la belle potcrie, ou porcelaine

y. dorée que l'on exporte dans les contrées les plus éloignées. Se mosquée est très-vaste, célèbre pour sa sainteté, pourvue

d'une cour sans pareille en beauté et contenant des oran- &rs d'une grande hauteur. En entrant à Malaga je trouvai وه‎ juge, le prédicateur excellent Aboû ‘Abdallah, fils de دده‎ excellent prédicateur Aboû Dja'far, fils de son saint prédicateur Aboû ’Abdallah Atthandjäly, assis dans la grande Mosquée cathédrale. Il était entouré des jurisconsultes et ٠١ 08 habitants les plus notables, qui rassemblaient de l'ar- , Bent pour racheter les captifs dont nous avons parlé cidessus. Je dis au juge : « Louange à Dieu, qui m'a sauvé, et ne m'a point mis au nombre de ces prisonniers! » Alors Je l'informai de ce qui m'était arrivé après leur départ, et i en fut surpris. Ce juge m'envoya le repas de l'hospitalité {que Dieu ait pitié de lui!). Je reçus aussi le repas d'hospi-

368 VOYAGES المعروق‎ es Lu الله‎ ose pi Las East حمافتى‎ © مدينة بنش وبينهها اربعة‎ di تم سافرت منها‎ Mont RL Le مدلا رق مدينة حسنة بها محهد يجيب‎ pas تم سافرنا منها الى‎ AN ما‎ JS elle 5للاعناب والفواكه‎ محجيب البناء‎ pull بديع‎ ane وق بلدة صغيرة لها‎ RE ميل أو‎ US واديها وبهنها وبيى‎ Rte de لخارة‎ cali ووجبها‎ وهنالك بيت لاستكحمام الرجال وبيت لاستحمام النساء‎ 3,0 الى مدينة غرناطة تاعدة بلاد الاندلس‎ pie كم سافرت‎

au‏ ميلا يخنترقه نهر JE‏ المشهور وسواه مى الانهار ثيرة” والبساتيى وجنات والرياضات والقصور وألكروم تُحدّقة

talité du prédicateur de Malaga, Aboû ‘Abdallah Assäbily, nommé Almon’ammam, ou l'homme au turban.

De Malaga je me rendis à Bellech, ou Velez, quiestèh distance de vingt-quatre milles. C'est une belle ville, ayat une jolie mosquée; elle abonde en raisins, fruits et figues. à la manière de Malaga. Nous partimes de Velez pour Albas mabh, ou les Thermes, ou Alhama, petite ville, avec um mosquée très-heureusement située et fort bien bâtie. Elk possède une source d'eau chaude au bord de son fleuve, 6 à la distance d'environ un mille de la ville. On y voit ut maison pour les bains des hommes et une autre pour 65 | des femmes. Ensuite, je partis pour Grenade, la capitale & ” l’Andalousie et la nouvelle mariée d'entre ses villes. 56 environs n'ont pas leurs semblables dans tout l'univers: il constituent un espace de quétante milles, coupé par le © lèbre Chennil, ou Xénil, et autres fleuves nombreux. Les ja ins, les vergers, les prairies, on les potagers, les châtean

D'IBN BATOUTAH. 369‏ بها مى JS‏ جهة ومى عجيب مواضعها عين الدمع وهو جب فيه الرياضات والبساتين لا مثل له بسواها قال ابن Jo‏ لا sis‏ أن ul‏ الى العَصَبِيّة لأطلت القول فى des‏

غرناطة فقك وج<ت مكانه ولاكن ما اشته ركلاشتهارفا معنى لاطالة القول فيه ولله در شيخنا اى بكر مد بن rt‏ ابن شيرين البُسى'" نزيل غرناطة حيث Dub) ‘Jeu‏

رى الله من غرناطة bai‏ يسر Cage‏ او تجير طّريدا

Ven‏ منها صاحبى عند ما رأى مسارحها AU‏ عدن جليدا

êt les vignobles entourent Grenade de tous côtés. Un de ses jolis endroits est celui qui est appelé la Fontaine des : c'est une montagne où se voient des potagers et des ; aucune autre ville n'en peut vanter la pareille.

| | Voici ce que dit Ibn Djozay : ء‎ Si je ne craignais pas d’être de partialité pour ma patrie, je pourrais, puisque en trouve l'occasion, m’étendre beaucoup dans la descrip- “Su de Grenade. Cependant, une ville qui est si célèbre ‘Na pas besoin qu’on insiste longtemps sur son éloge. Que ‘Dieu récompense notre cheikh Aboû Becr Mohammed, d'Abhmed, fils de Chirin Albosty, ou de la ville de soet, et fixé à Grenade, lorsqu'il s'exprime en vers, dans هذ‎ termes :

Que Dieu garde Grenade, ce lieu de séjour qui réjouit l'homme triste, "à qui protége l'homme exilé!

Mon ami s'est déplu dans cette ville, lorsqu'il a vu ses prairies devenir Quvent gelées par la neige.

372 VOYAGES D pers بالبادية .ولم يطلب‎ Las وهذا الغتى امرة عخيب ناته‎ الذى يندر وقوعه‎ dl ولا ماس الطلبة ثم اذه نبغ" بالشعر‎ (Jess) 5 قولهة‎ JRe مى كبار البلغاء وصدور الطلبة‎ Lies بابه العيئ التى‎ ie coin يا مي اختار‎ يغلقة‎ mil سهادى بعدكم تأبعثوا‎ SU 25 رجع ولقيث بغرناطة شَهِمَ الشيوخ والمكتصوفين بها الفقيمً‎ الولى الى عبد الله ملح بن‎ ali خربن الشين‎ de Li واقت ايامًا بزاويتة التى غارج غرناطة واكرمنى اش‎ Go الى زيارة الزاوية الشهيرة البركة المعروفة‎ ane الأكرام وتوجهت‎ | خارج غرناطة وبينهها‎ de جبل مُطل‎ Poll, برابطة العُقاب‎

jeune homme est merveilleuse, car il a été élevé dans ledé | sert, sans étudier la science, sans fréquenter les savant, ni les hommes lettrés. Pourtant, il s'est ensuite fait cœ | naître par des poésies magnifiques, telles qu'en composst rarement les principaux d'entre les hommes éloquents # les chefs des littérateurs. En voici un exemple:

Ô vous qui avez choisi mon cœur pour domicile, sa porte c'est lei qui le regarde.

Mon insomnie après votre absence a tenu ouverte cette porte. Or ©“ voyez vos spectres avec le sommeil pour la fermer.

Je visitai encore à Grenade le cheïkh des cheïkhs, spé rieur des soûfis, ou religieux contemplatifs dans cette vilk, le jurisconsulte Aboû ‘Aly ‘Omar, fils du cheïkh pieux 6 saint Aboù ‘Abdallah Mohammed, fils d'Almahroëk, 8 brûlé. Je restai quelques jours dans son ermitage, situé a dehors de Grenade, et il m'honora excessivement. Puis j'a lai en sa compagnie visiter la zâouiyah célèbre, vénéré du public et appelée Rébithat Alokéb, ou la station de l'Okäb (aigle noir, etc.). 'Okäb est le nom d'une 056

D'IBN BATOUTAH. 373‏ نحو ثمانية امهال وهو تجاور لمدينة التيرة'" لتربة ولقهت ايضا ابن اخيء الفقيء ابا مسن على بن et‏ بن الحروق بزاويت» المنسوبة لهام Pony del‏ جد مى خارج غرباطة لللتتصل Jus‏ السبيكة وهو شور المتسببيى”" مى الغقرآء ويغرناطة At‏ مى فقرآء BI‏ استوطنوها لشيهها ببلادم منهم EU‏

ابو عبد الله السمرقندى nel lo‏ التبريري pds‏ ابرافهم القوتوى ولاج سين لخدراساق ولخاجان عل ورشيد الهنديات وسواهم 65 رحلت مى غرناطة الى لهمة تم الى بنش ثم اله مالقة ثم الى حصن US$‏ وهو حصن حمسن Use‏

Qui domine l'extérieur de Grenade et qui est à la distance d'environ huit milles de cette cité; elle est tout près de la ville de Tirah, qui est maintenant déserte et ruinée. Je | vis également le fils du frère dudit supérieur des soûfs, le jurisconsulte Aboë’l Haçan ’Aly, fils d'Ahmed, fils d’Almabroûk , dans son ermitage appelé l’ermitage du Lidjäm, . Cu de la bride. 11 est situé dans le haut du faubourg de Nedjed, hors de Grenade, et qui est adjacent à la montagne , 'Assabtcah, ou du lingot. Ce personnage est le cheïkh, ou supérieur des fakîrs, qui sont petits marchands, ou col- Porteurs.

لآ‎ y a dans Grenade un certain nombre de fakirs étrangers, 00 persans, qui s'y sont domiciliés, à cause de sa ressemce avec leurs pays. Je nommerai parmi eux : 1° le pè- | lerin Aboû ’Abdallah, de Samarkand; 2° le pèlerin Ahmed, de Tibrtz, ou Tauris; 3° le pèlerin Ibrähim, de Koüniah, ou lonium; 4° le pèlerin Hoçaïn, du Khorâçän ; 5° les deux pèlerins ’Aly et Rachid, de l'Inde.

De Grenade je retournai à Alhama, à Velez et à Malaga; Puis je me dirigeai vers le château de Dhacouän, qui est

LÉ‏ والغواكه ثم سافرت di aie‏ رندة ثم الى قرية بنى رياح هذ خرلنى sé‏ ابو لسن de‏ بن سلهان sw‏ وشو احدت LS‏ 6 قرجال وقضلاء الاعيان يطعم الصادر والوارد su iles‏

سحسنة ثم سافرت الى جبل الفتم وركبت الجعرك لفن الذى كيرت فيه أولا وهو لافل اصيلا فوصلت الى سبتة وكان قأندها dis se‏ الهير ابو مَهُدى عيسى بن Le‏ بن jade‏ تراميها الفقيه ابو RE‏ الرجندري" ثم سافرت منها dj‏ سس صيلا وأقت بها شهورا ثم سافرت منها الى مدينة سلا كم #سسافرت مى سلا فوصلت الى مدينة SA‏ وق مى Ji‏ JE‏ فسيعة الارجاء متسعة الاقطار كثيرة خيرات بها

سسامساجت الاصمة Lx‏ الاعظم المعرون مهد الأتبيين

beau , abondant en eaux, en arbres, et en fraits. De à لامر‎ lai à Rondab, puis au bourg des Bénoû Riyäh, où je loge chez son chef, Aboû'l Haçan ’Aly, fils de Soleimân Arriyäbyww- C'est un des hommes les plus généreux et un des notable= les plus éminents; il donne à manger à tous les voyageurs, et il me traita d’une façon trèshospitalière, Étant retourné à Gibraltar, je m'embarquai sur le même navire qui my avait transporté, et qui appartient, ainsi que je l'ai dit, aux armateurs d'Arzille. J'arrivai à Ceuta, dont le commasdant était alors le cheïkh Aboû Mahdy ça. fils de Sole mân , fils de Mansoûr; son juge était le jurisconsulte Aboë Mohammed Azzédjendery. De Ceuta je me rendis à Arzilk, où je résidai quelques mois; puis j'allai à Salé, d'où je عام‎ tis, et arrivai ensuite à la ville de Maroc.

C'est là une des plus belles cités que l'on conuaisse; ele est vaste, occupe un immense territoire, et abonde en tout sortes de biens. On y voit des mosquées magnifiques, telle que sa mosquée principale, appelée la mosquée des libraire.

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