‹ Voyages d'Ibn BatoutahChapitre 82 sur 114 · D'IBN BAS OUTAH. TE · texte numérisé non relu

D'IBN BAS OUTAH. TE

8 ايام العيدين بعد العصرعل البنجى وتاق Spot‏ بالسلاح nl‏ مى تراكش الذهب والفضة والسهوق ER‏ بالذهب Last,‏ منه ورماح الذهب والفضة ودّبابيسن البلور ويقف على راسه اربعة مى الامراء يُشردون الذباب وى أيديهم حلية مى الفضة تشبه ركاب السوج وجنس Ra DAT‏ والقاصى mails‏ عل إزعادة وياق دُوغا OUI‏ بفساده eo‏ وجوارية وشن نحو ماية عليهن الملايس des led‏ رووسهن

لذُوغا كرس يجلس عليه وبضرب الالة التى فى ue‏ قصبه

es jours des deux fêtes {la rupture du jeûne et la 50leanité des sacrifices), le sultan s'assied sur le penpi aussitôt qu'est accomplie la prière de l'après-midi. Les écuyers arrivent avec des armes magnifiques : ce sont des carquois d'or et d'argent, des sabres embellis par des ornements d’or,

. €t dont les fourreaux sont faits de ce métal précieux, des .- lances d'or et d'argent, et des massues ou masses d'armes tk decristal. À côté du sultan se tiennent debout quatre émirs, qui chassent les mouches; ils ont à la main un ornement, ou bijou d'argent, qui ressemble à l’étrier de la selle. Les œmmandants, les juges et le prédicateur s'asseyent, selon l'usage, Doûghà, l'interprète, vieht, en compagnie de ses épouses légitimes, au nombre de quatre, et de ses concubines, ou femmes esclaves, qui sont environ une centaine. Elles portent de jolies robes, elles sont coiffées de bandeaux d'or et d'argent, garnis de pommes de ces deux mé: فت‎ (aux.

8 On prépare pour Doûghà un fauteuil élevé, sur lequel 1l : Sassied; il touche un instrument de musique fait avec des ‘roseaux et pourvu de grelots à sa partie inférieure. II chante

Pr VOYAGES

وتحتها قريعات ويغنى بشعر بمدح السلطان فيء ويذكر غرّواته als‏ ويغنى النساء ولجوارى معه ويلعبى بالقسى ويكون معهن نحو ثلائيى مى غطانه عليهم جباب للف لمر وى رووسهم المُواتى البيض وكل واحد منهم متقلد طبله يضربه تم ياق als‏ مى الصبيان فيلعبون ويققلبون فى الهوآء كا يفعل السندى ولهم فى ذلك GLS‏ وخفة بديعة ويلعبون بالسيون أجل لعب ويلعب دُوغا بالسيف لعبا بذيعا aies‏ ذلك يامر السلطان له بالإحسان فيوق بصرة فيها مايتا مثقال مى التبر ويذكر له Le‏ فيها de‏ رووس الناس وتقوم الغرارية فينرعون فى DCS oies‏ السلطان وبالغد Jens‏ كل واحد منهم لخ وغاعطاء une poésie à l'éloge du souverain, où il est question deës‏ entreprises guerrières, de ses exploits, de ses hauts faits. Ses‏ épouses et ses femmes esclaves chantent avec lui et jouest‏ avec des arcs. Elles sont accompagnées par à peu près trente‏

garçons, esclaves de Doùghä, qui sont revétus de tunique de drap rouge et coiffés de calottes blanches; chacun d'eux

porte au cou et bat son tambour. Ensuite viennent les ©“ :

fants, ou jeunes gens, les disciples de Doûghà; ils jouent, :

sautent en l'air, et font la roue à la façon des natifs du Sind. Hs ont pour ces exercices une taille élégante et une agilit admirable: avec des sabres, ils escriment aussi d'une nt aière fort jolie.

Doüghà , à son tour, joue avec le sabre d’une façon étotnante, et c'est à ce moment-là que le souverain ordontt de lui faire un beau présent. On apporte une bourse rer fermant deux cents mithkäls, ou deux cents fois une drachmt et demie, de poudre d’or, et l'on dit à Doûghä ce لاسن‎ contient, en présence de tout le monde. Alors les commat dants se lèvent, et ils bandent leurs arcs, comme un signé de remerciment pour le monarque. Le lendemain chacun

D'IBN BATOUTAH. 413‏ على قدرة وى كل يوم ضعة بعد العصر يفعل دوغا مثل هذا الترتيب الذى ذكرناة ء 00

ذكر à RSI‏ انشاد الشعرآء السلطان واذا كان ينوم العيد واتم دوغا لعبه Ce‏ الشعراء ويُسمون لخلا بصم م واحدم جالى وقد دخل كل واحد pie‏ جوف صورة مصنوعة مى الريش تشبه الشقشاق وجُعل لها راس مى لشب له منقار اجركاته راس الشقشاق ويقغون بين co‏ السلطان بلك الهيدّة Let‏ فيُنشدون اشعارهم وذكرلى أن شعرهم نوع مى الوعظ يقولون فيه للسلطان ان هذا البنجى الذئ عليه" جلس فوقه من الملوك فلان وكان مى حمسن افعاله

d'eux, suivant ses moyens, fait à Doûghä un cadeau. Tous les vendredis, une fois la prière de l'après-midi célébrée, Doëghà répète exactement les cérémonies que nous venons de raconter.

ds La PLAISANTE MANIÈRE DONT LES POËTES RÉCITENT LEURS VERS AU SULTAN.

Le jour de la fête, après que Doûghà a fini ses jeux, les poètes arrivent, et ils sont nommés djoult, mot dont le sin- &ulier est djéli. Ils font Icur entrée, chacun d'eux étant dans le creux d'une figure formée avec des plumes, res- #mblant à un chikchék, ou espèce de moineau, et à la- Quelle on a appliqué une tête de bois pourvue d’un bec rouge, à limitation de la têté de cet oiseau. lis se placent devant le souverain dans cet accoutrement ridicule, et lui débitent

poésies. On m'a informé qu'elles consistent en une torte d'admonition et qu'ils y disent au sultan : « Certes, sur ce penpi sur lequel tu es assis maintenant a siégé tel roi, qui a accompli telles actions généreuses; tel autre, au-

alé VOYAGES Le pad كذأ فافعل أنت مى‎ last كذا وفلان وكان مى‎ كبير الشعراء على درج البنبى ويضع‎ us بعدك نم‎ Sù nul, البنبى فيضع‎ del راسه فى عجر السلطان كم يصع الى‎ لي كتف السلطان الامن تم على كتغه الايسر وهو يتكلم‎ Leds بلسانهم ثم يخزل واخبرت ان هذا الفعل لم يرل‎ , قبل للاسلام ناستمروا علهه‎ Pos السلطان: & بعض الايام فاق حك‎ ul حكاية وحضرت‎ وقام بسبى يدى السلطان‎ Oum وكان قدم مى بلاد‎ ei السلطان‎ live نك كلاما كثيرا فقام القاضى فصحّقه ثم‎ عن راسه وترب بين يديه وكان‎ Ale Logis كل واحد‎ pag

teur de telles nobles actions, etc. Or fais à ton tour bestcoup de bien, afin qu'il soit rappelé après ta inort. »

Ensuite le chef des poëtes gravit les marches du penpi © place sa tête dans le giron du sultan; puis il monte srk penpi même et met sa tête sur l'épaule droite, et après œla sur l'épaule gauche du souverain, tout en parlant dans la langue de cette contrée; enfin, il descend. On m'a assuré que c'est là une habitade très-ancienne, antérieure à listroduction de l'islamisme parmi ces peuples, et dans ها‎ quelle ils ont toujours persisté.

ANECDOTE

Je me trouvais un jour à l'audience du sultan, lorsqu'us jurisconsulte de ce pays-là se présenta, et il arrivait alors ‘une province éloignée. Il se leva devant le souverain, il tint un long discours; le juge se leva après lui et confirma ses assertions; ensuite le sultan dit qu'il était de leur avi. À ce moment tous les deux ôtèrent leur turban et se couvrirent Je poussière en présence du prince. H y avait à côté

D'IBN BATOUTAH. #15‏ الى جانبى رجل ue‏ البيضان فقال لى. اتعرن ما قالوة فقلت لا اعرن فقال ان الفقيه اخبر ان جراد وقع Pod‏ فرج et‏ عاسم الى موضع لإمراد فهاله امرها فقال هذا جراد كثير ناجابته جرادة Wie‏ وقالت ان البلاد التى يكثر فيها Liege Half‏ الله SL‏ زرعها. فصدّقه القاضى والسلطان وقال ie‏ ذلك للامرآء الى برى on‏ الظم وسَّى .ظح منكم عاقيتيه we‏ عم Al,‏ ولم Sa‏ به nd‏ ذلك الظالم فى عفقه والله حسيبه AL,‏ وما قال هذ١ OM‏ وضع الغرارية peste‏

عن رووسهم وتهرووا مى Mi‏ ء

de moi un homme blanc qui me demanda : ٠ Sais-tu ce qu'ils ont dit ? — Non. — Le légiste a raconté que, les sauterelles s'étant abattues dans leur contrée, un de leurs saints persohnages se rendit sur les lieux, fut effrayé de la quantité de cés inséctes et dit : « Ces sauterelles sont en bien grand « nombre ! » L'une d'elles lui répond& : « Dieu nous en- «voie pour détruire les semailles du pays où l'injustice ٠ domine. » Le juge et le sultan ont approuvé le discours du léginte. ٠

À cette occasion, le souverain dit aux commandants : « Je: suis innocent de toute espèce d'injustice, et j'ai puni ceux d'entre vous qui s’en sont rendus coupables. Quiconque a connu un oppresseur sans me le dénoncer, qu'il soit responsable des crimes que ce délinquant a commis, Dieu en دعرلا‎ vengeance et lui en demandera compte. » En entendant ces paroles, les commandants ôtèrent leurs turbans de dessus leurs têtes, et déciarèrent qu'ils n'avaient à se rerocher nul acte d’oppression, nulle injustice.

416 VOYAGES مى طلبة‎ I æt حكاية وحضرت لتمعة يوممًا فقام‎

UE 4 u “ y . .‏ مسوفة ويسمى باى حفص فقال يا ent Jai‏ أشهدكم أن نا قال ذلك -خمرج اليه el‏ رجال مى Sais‏ السلطان فقالوا له مَى NB‏ مَى اخذ لك شيا فقال Lois‏ جو ايوالاتن يعنى مُشرفها اخذ متى Le‏ قمته سمّاية مثقال واراد ان يعطيى & مقابلت» ماية JU‏ خاصة فبعت السلطان عنه

ANECDOTE

Une autre fois, j'assistais à la prière du vendredi, quand un marchand messoûfite, qui était en même temps un éte diant ou un homme lettré, et qui était appelé Aboù Ha, se leva et dit: « Ô gpus qui êtes présents dans cette me quée, soyez mes témoins que je prends à partie Mensa Sole män (le sultan) et que je le cite au tribunal de l'envoyé 06 Dieu, ou Mahomet. » Alors plusieurs personnes sortirent dé la tribune grillée du souverain , allèrent vers le plaignantét lui demandèrent : « Qui est-ce qui a commis une injustità ton égard? Qui t'a pris quelque chose ? » Il répondit : « Mes- قط‎ Djoù d'louälâten, c'est-à dire le gouverneur de #ات‎ ville, m'a enlevé des objets dont la valeur est de six cesit ducats, et il m'offre, comme compensation, cent duc seulement. » Le sultan envoya quérir tout de suite ce fon tionnaire, qui arriva quelques jours après, et il renvoyale deux parties devant le juge. Ce magistrat donna raison tt marchand, qui recouvra ses valeurs, et le gouverneur ft destitué par le souverain. ‘

D'IBN BATOUTAH. A17 ان السلطان غضب على‎ dle حكاية واتفق فى ايام أقامتى‎

nt: CET‏ بنت x‏ المدعوة بقاسا ومعنى قاسا عندهم x‏ وى شريكته فى الملك على عادة السودان ويذكر اسمها مع اسمه على المنبر وتجنها عند بعض الغرارية dos‏ ى مكانها زوجته الاخرى بنجو ولم تكن مى بنات الملوك SL‏ الناش AG‏ فى ذلك وانكروا فعله ودخل بنات كه على Pigeon‏ بالممكلة had‏ الرماد على اذرعهن ولم يترين رووسهن ثم أن السلطان سمح Labs‏ مى Lili‏ فد خل عليها بنات جه يهنكتها بالسراح وتربن على العادة فشكت بنجو الى السلطان بذلك

ANECDOTE

H arriva, pendant mon séjour à Mälli, que le sultan se fâcha contre son épouse principale, la fille de son oncle paternel, qui était appelée Käçé; le sens de ce mot, chez les . nègres, est reine. Or elle est dans le gouvernement l'associée du souverain, d’après l'usage de ce peuple, et l'on prononce son nom sur la chaire, conjointement avec celui du roi. Son mari la mit aux arrêts chez l’un des commandants, et donna le pouvoir, à sa place, à son autre épouse, la nommée Bendjoù, qui n'était pas au nombre des filles de rois. Le public parla beaucoup sur ce sujet, et il désapprouva la conduite du sultan. Les cousines paternelles de ce dernier se rendirent chez Bendjoû, pour la féliciter d'être devenue reine; elles mirent des cendres sur leurs bras, mais ne se couvrirent point la tête de poussière. Plus tard, le monarque ayant fait sortir Kàaçà de sa prison , les mêmes filles de son Oncle paternel entrèrent auprès de cette princesse pour la Congratuler sur sa mise en liberté: elles se couvrirent la tête et le corps de poussière, comme d'habitude. Bendjoù se Plaignit au sultan de ce manque d’égards, et celui-ci se mit

018 VOYAGES منه واستجرن بالمجامع فعفا عنين‎ Gil بنات كم‎ de تقغضب‎ و استدعافن وعادتهن اذا د خلن على السلطان أن يتمردن‎ ويد خلن عَرايا ففعلن ذلك ورَضى عنين وصرن‎ Gel عن‎ مدة سبعة أيام وكذلك‎ Less باب السلطان عدوا‎ rt دركب كلّ يوم فى‎ Lab عفا عنم السلطان وصارت‎ we يفعل كل‎ عند المشور‎ is, رووسهم التراب‎ des وعبيدها‎ ol pere وجهها واكثر الامرا الكلام فى شأنها‎ cop لا‎ ms قد اكثرتم‎ Si Ne de السلطان فى المشور وقال لهم دُوغا‎ مى‎ RUE كبيرا ثم أن‎ Lis اذنبت‎ ls أللام فى اسرقاسا‎ فقيل لها تكلّى بما عندك فاخبرت‎ AM Foie جواريها‎

en colère contre ses cousines paternelles, qui eurent peur de Jui, et cherchèrent un refuge dans la mosquée cathédrale. Cependant il leur pardonna, et les invita à venir en sa pré sence. C'est l'usage, quand elles se rendent chez le sultan, qu'elles se dépouillent de leurs vêtements et qu'elles entrent toutes nues; elles firent ainsi , et le sultan se déclara sat fait. Elles continuèrent à se présenter à sa porte durant sept jours, matin et soir, comme doit le pratiquer toute personne à qui le sultan a fait grâce.

Kâçà montait donc à cheval tous les jours en compagoie de ses esclaves des deux sexes, ayant tous de la poussière sur la tête; elle s'arrétait dans le lieu des audiences, étant recouverte d'un voile, de sorte que l'on ne voyait point son visage. Les commandants parlèrent beaucoup au sujet de cette princesse, et le sultan les ayant fait venir dans l'endroit des audiences, Doùghà leur dit de la part du souverain: « Vous vous êtes entretenus longuement sur Käg: mais sachez qu'elle s’est rendue coupable d'un grand crime.» Alors on fit venir une de ses filles esclaves avec des entraves aux jambes, les mains attachées au cou, et on lui dit: « Ex-

D'IBN BATOL TA 119‏ ان فاسا Jblæ di ie‏ ابن عم السلطان الهارب عنه الى GS‏ واستدعته ليضلع السلطان عن مكله وقالت له انا ag‏ العساكر طوع امرك UN‏ سمع الامرآء ذلك قالوا أن هذا ذنب كبير وى Gas‏ الققل عليه لخنافت قاسا مى ذلك واستجارت بدار لخطيب وعادتهم أن يسجيروا هنالك Sell‏ وان لم يكن فبدار لخطيب ركان السودان يكرفون منسى سلهان لضله وكان قيله منسى مغا وقبل منسى Lie‏ منسى موسى وكان Dsl LES‏ يحب البيضان perl ms‏ وهو الذى اعط لابى اتكاق الساحان فى يوم واحد اربعة GT‏ مققال واخبرق بعض الثقات à‏ اعط لمدرك بن فقوص ثلاثة GT‏

pose ce que tu sais. » Elle raconta que Käçà l'avait expédiée près de Djäthal, un cousin paternel du sultan, qui était en fuite à Canborni ; qu'elle l'avait invité à dépouiller le souverain de son royaume, et qu'elle lui disait: « Moi et tous 5 militaires, nous te sommes entièrement dévoués. »

Lorsque les commandants entendirent ces propos, ils s'écrièrent : « C'est là un crime énorme, et, pour ce motif, Käçà mérite la mort. » Cette princesse éprouva des craintes à ce sujet, et elle chercha un asile dans la maison du prédicateur; car c'est un usage reçu chez ce peuple que l'on se réfugie dans la mosquée, ou, à son défaut, dans l'habitation du prédicateur.

Les nègres avaient en aversion Mensa Soleimän, à cause de son avarice. Avant lui a régné Mensa Maghà, et avant celui-ci, Mensa Moûca. Ce dernier était un prince généreux et vertueux; il aimait les hommes blancs et leur faisait du bien. C'est lui qui a donné en un seul jour à Aboû Ishâk Assähily quatre mille ducats. Une personne digne de confiance w’a raconté aussi qu'il a fait présent à Modric, fils

420 VOYAGES على يدى‎ bu جاطة‎ D مثقال كُ يوم واحد وكان جه سا‎ جد مدرك هذا,‎ هذا ان رجلا مى اهل‎ dit حكاية واخبرن الفقيه‎ كان قد احسن الى السلطان‎ El بابن شوخ‎ Gé فسان‎ go صغرة بسبعة مثاقيل وثلث وهو يوميدذ‎ & guys منمى‎ خصومة وهو سلطان‎ à غير مُعتبر ثم اتفق أن جآء اليه‎ البنبى ثم قرره‎ de ane فعرفه وادعاة وادناة منه ححتى جلس‎ فعل ما فعله مى‎ pe ET وقال للامرآاء‎ ane فعله‎ de بعَشر أسثالها تأغطء"' سبعيى مثقالا:‎ Land تخبرفقالوا له‎ ناعطاه عند ذلك سبع ماية مققال وكسوة وعبيد! وخدما‎ de Fakkoùs, de trois mille ducats, d'un seul coup. 8

aieul, Sârek Djâthab, s'était fait musulman par les soins de l'aïeul du même Modric.

ANBCDOTE.

Ce jurisconsulte Modric m'a raconté qu’un homme natif de Tilimsän, ou Trémecen, et appelé Ibn Cheïkh Alleben, avait fait don à Mensa Moùüçà, dans son jeune âge, de sept ducats un tiers. Alors ce dernier n'était qu'un enfant, eti ne jouissait pas de beaucoup de considération. Plus tard. il arriva qu'ibn Cheïkh Alleben se rendit, à cause d'un pro ,وغ‎ chez Mensa Moûça, qui‘était devenu sultan. Celui le reconnut, l'appela, le fit approcher et asseoir avec lui sur le penpi. Ensuite, il le força à mentionner la bonne 20

tion que ce personnage avait cominise à son égard , et dit

aux commandants : « Quelle récompense mérite celui quia pratiqué ce bienfait? » Ils lui répondirent : « Un bienfait dix

fois aussi considérable. (Cf. Coran, vi, 161.) Or donne-lui |

soixante et dix ducats. » Le souverain lui fit cadeau immédiatement de sept cents ducats, d’un habillement d’honneur,

D'IBN BATOUTAH. 421

وأمرة أن لا ينقطع عنه واخبرن ببذة لمكاية ايضا ولت أبن شهز اللبى المذكور وهو مى الطلبة he‏ القرآن الى ء

ذكر Le‏ استعسنته مى افعال السودان وما استقاصته منها

فن افعالهم Mai 5 Ki‏ فهم ابعد الناس mis‏ وسلطانهم ال يسامح احد! فى شىء منه ومنها ثمول الامى فى بلادهم فلا ان المسافر فيها ولا المقم مى سارق ولا غاصب ومنها عدم تعرضهم ur JU‏ يموت Po‏ مى البيضان ولو كان القناطير البقنطرة انما يتركونه بيد ثقة مى البيضان ححتى ياخذة مسحقم ومنها

de plusieurs esclaves des deux sexes, et il lui dit de ne point, le quitter. Cette même histoire m'a été encore rapportée par le propre fils du susdit Ibn Cheïkh Alleben, qui était un homme de lettres, et qui enseignait le Coran à Mälli.

DE CE QUE J'AI TROUVÉ DE LOUABLE DANS LA CONDUITE DES NÈGRES ET, PAR CONTRE, DE CE QUE J'Y AI TROUVÉ DE MAUVAIS.

Parmi les belles qualités de cette population, nous citerons les suivantes :

1° Le petit nombre d'actes d’injustice que l’on y observe; car les nègres sont de tous les peuples celui qui l'abhorre le plus. Leur sultan ne pardonne point à quiconque se rend coupable d'injustice.

2° La sûreté complète et générale dont on jouit dans tout le pays. Le voyageur, pas plus que l’homme sédentaire, d'a à craindre les brigands, ni les voleurs, ni les ravisseurs. 8° Les noirs ne confisquent pas les biens des hommes blancs qui viennent à mourirdansleur contrée, quand même 11 s'agirait de trésors immenses. Ils les déposent, au contraire, chez un homme de confiance d’entre les blancs, jusqu'à ce que les ayants droit se présentent et en prennent possession.

4° Ils font exactement les prières; 115 les célèbrent avec

مواظبتهم للصلوات والتزامهم لها فى للجماعات وضربيم ارلادهم عليها وأذا كان يوم لجمعة ولم ييكر الانسان الى Se‏ أم يمد اين DT her‏ الرحام ومى عادتهم أن يبعث كل lai‏ غلامء ao‏ فيبسطها À‏ بموضصع يسحقه بها Se‏ يذهب الى المحجى وتجاداتهم مى سعف تجر يشبء Joss)‏ ولا تمرله ومنها لباشهم الثيابٌ البيض لمسان يوم جمعة زلوام يكن لاحدم الا قيص خلق né‏ ونظفه is‏ بم Rue‏ ومنها عنايتهم حفظ القرآن العظم Po‏ معلون PI‏ القيود اذا ظهر ىق حقهم التقصيرق dis‏ فلا AS‏ عنهم . ge‏ يحفظوه ولقد دخلت de‏ القاضى يوم العي واولادة

assiduité dans les réunions des fidèles, et frappent leu enfants, s'ils manquent à ces obligations. Le vendredi, qüiconque ne se rend point de bonne heure à la mosquée ne trouve pas une place pour prier, tant la foule y est grañde. Ils ont pour habitude d'envoyer leurs esclaves à la mosquée étendré leurs nattes qui servent pendant les prières, dan 16 lieu auqtel a droit chacun d'eux, et en attendant quek ; maître s'y rende lui-même. Ces nattes sont faites avec le feuilles d’un arbre qui ressemble au palmier, mais qui ne porte pas de fruits.

5° Les nègres se couvrent de beaux habits blancs tous les vendredis. Si, par hasard, l’un d'eux ne possède qu'une seule chemise, ou tunique usée, il la lave au moïns, il la net toie, et c'est avec elle qu'il assiste à la prière publique.

6° 115 ont un grand srèle pour apprendre par cœur le sublime Coran. Dans le cas où leurs enfants font preuve de négligence à cet égard, ils leur mettent des entraves aux pieds et ne les leur ôtent pas qu'ils ne le sachent réciter de mémoire. Le jour de la fête, étant entré chez le juge, et ayant

D'OIBN BAPFOUTANH 42.3‏ يدون فقلت له ألا تسرحهم فغال لا افعل حتى حفظوا فاآخرة وى رجله فيد تقيل فقلت لمن كان ge‏ ما فعل هذا

vw ed w , 7.‏ ين w‏ Juil‏ ففهم ge‏ الشاب وصحك وقيل de 045 LE d‏ يصفظ رمضان كثيرًا منهن de‏ تلك الصورة فان عادة الغرارية أن. يفغطروا بدار السلطان وياق كل er Sets‏ بطعامء تمه

. : - يللم .ا دي سم‎ 1 dés عرايا ومنها‎ Gr فوقهن مى جواريه‎ LU العشرون‎ vu ses enfants enchaïnés, je lui dis: « Est-ce que tu ue les mettras pas en liberté? » Il répondit : « Je ne le ferai que lorsqu'ils sauront par cœur le Coran. » Un autre jour, je passai devant un jeune nègre, beau de figure, revêtu d'habits superbes, et portant aux pieds uue lourde chaîne. Je dis à la personne qui m'accompagnait : « Qu'a fait ce garçon? Est-ce qu'il a assassiné quelqu'un?» Le jeune nègre entendit mon propos et se mit à rire. On me dit : « Il a été enchaîné uniquement pour le forcer à apprendre le Coran de mémoire. » Voici maintenant quelques-unes des actions blamables de cette population :

1° Les servantes, les femmes esclaves et les petites filles paraissent devant les hommes toutes nues, et avec les parties sexuelles à découvert. J'en ai vu beaucoup de cette manière pendant le mois de ramadhän; car c'est l'usage chez les nègres que les commandants rompent le jeûne dans le palais du sultan, que chacun d'eux y fasse servir ses mets, qu'apportent ses femmes esclaves, au nombre de vingt ou

plus, et qui sont entièrement nues.

2° Toutes les femmes qui entrent chez le souverain sont

ترى à‏ البروق اغلظ من لخيل ولها أُعْراف واذناب ورووسها كرؤوس ليل وارجلها كارجل الفيلة ورايت هذه Juil‏ مرة

Page 1