DB L'ORDRE AUGUSTE QUE JE REQUS DE LA PART DE MON SOUVEBAS
Quand je fus retourné à Tacaddà, je vis arriver l'esclave du pèlerin Mohammed, fils de 5310 Assidjilmäcy, portant un ordre de notre maître, le commandant des fidèles, k défenseur de la religion, l'homme qui se confie entièrement dans le Seigneur des mondes { Aboû‘Inân). Cet ordre m'esjoiguait de me rendre dans son illustre capitale; .je le baisai avec respect, et je m'y conformai à l'instant. J'achetai donc deux chameaux de selle, que je payai trente-sept dur cats et un tiers, me préparant à partir pour Taouât. Je pris des provisions pour soixante et dix nuits; car on ne trouve point de blé entre Tacaddà et Taouût. Tout ce que l'on pest se procurer, c'est de la viande, du lait aigre et du beurre, que l'on achète avec des étoffes.
Je sortis de Tacaddà le jeudi onze du mois de قوط قط
D'IBN BATOUTAH. 445 اربع à coms رفقة كبيرة فيهم جعفر التواق وهوم الفضلاء ومعنا الفقيه NE بن عبد الله قاضصى IG وك الرفة نحو Au خادم فوصلنا الى كاشرمى بلاد السلطان DS وى ارض كثيرة الاعشاب يشترى بها الناس مى برابرها الغ ويُقدّدون Led وله اهل توات الى بلادهم ودخلنا منها ! برية لا كارة. بها ولا مآء وى مسيرة ثلاكة ايام ثم سرنا بع ذلك. Rang عشر يوم فى برية. لا يهارة بها الآ ان بها الى ووصلنا الى الموضع الذى يغترق به طريق غات ST إلى ديا مصر وطريق توات وهشفالك الحساء مأء gr على bond غسل به الثوب الابيض Soul لونه وسرنا مى هنالك عشم
> l'année cinquante-quatre (754 de l'hégire — 12 sepambre 1353 de 3. C.), en compagnie d'une caravane consiirable, où se trouvait Dja’far de Taouât, un des hommes stingués. 11 y avait avec nous le jurisconsulte Mohammed, ها d'Abd Allah, juge à Tacaddä. La caravane renfermait iviron six cents filles esclaves. Nous arrivämes à Cähor, mi fait partie des domaines du sultan Carcary : c'est un idroit riche en herbages, et où les marchands achètent, Berbers, les moutons, dont ils coupent les chairs en laières pour les faire ensuite sécher. Les gens de Taouût oportent ces viandes dans leur pays. Puis 20118 5 ans un désert sans habitations, sans culture, sans eau, et ع la longueur de trois jours de marche; après cela, nous yyageâmes quinze journées dans un autre désert sans culre aussi, mais offrant de l’eau. Nous atteignimes le point à se séparent le chemin de Ghât, qui conduit en Égypte, : celui de Taouût. Il y a là des puits, ou amas d'eau qui averse du fer; lorsqu'on lave avec cette eau une étoffe lanche, la couleur de l’étoffe devient noire.
Nous marchâmes encore dix jours, et arrivâmes au pays
ايم Liuss الى بلاد هكار وثم طآئفة مى البربر Re لا خمر Pas ولَقِيّدا امد كبرآتهم حبس القافلة ce غرموا له اثوابا وسواها وكان وصولنا الى Po فى شهير رمضان po لا يغهرون فيه ولا يعترصون القوافل واذا وجد Lotion المتاع الطريق فى رمصان لم يعرضوا له وككذلك ججيع مى ببذة الطريق مى البرابر ous ى بلاد شكار شهرا وق قليلة النبات كثيرة لجبارة طريقها وعر ووصلنا يوم dus الغطر الى بلاد برابر اهل لثام كهولاء فاخبرونا باخبار بلادنا واعهونا أن اولاد gbé وابنى يُغمور خالفوا وسكنوا كسابيت مى توات فاق
des Haccär, ou Haggär, qui sont une tribu de Berbers, portant uu voile sur la figure; il y a peu de bien à en :6ق sont des vauriens. Un de leurs chefs vint à notre rencontre, ut arrêta la caravane, jusqu'à ve qu'on se fût engagé à lai 368 ner des étoffes et autres choses. Ce fut pendant le mois de ramadhän que nous entrâmes dans le territoire des Haccr: à cette époque de l’année, ils ne font pas d'incursions 8 pays ennemi, et n'empèchent point les caravanes de peset. Leurs voleurs mêmes, s'ils trouvent quelque objet sur h route durant le mois de ramadhän, ne le ramassent ps. C'est ainsi qu'agissent tous les Berbers qui habitent sur © chemin. |
Pendant un mois nous voyageämes dans la contrée des Haccär; elle a peu de plantes, beaucoup de pierres, ét si route est scabreuse. Le jour de la fête de la rapture 8 jeûne, nous arrivâmes dans un pays de Berbers porteurs de ce voile qui recouvre le bas du visage, à la manière de ceux que nous venions de quitter. Ils nous donnèrent des nouvelles de notre patrie; ils nous apprirent que les fils 8 la tribu de Kharädj, ainsi que le fils de Yaghnoër, s'étaient révoltés, et qu'ils résidaient alors à Téçâbiît, dans le pays
D'IBN BATOUTAH. 447 اهل القافلة مى ذلك ثم وصلنا الى 1595 بضم البآء الموجدة وق مى اكبر قرى توات وارضها رمال وسباخ وتمرها كتير ليس بطيّب لأكن اهلها يُفضلونه على تمر See ولا زرع بها ولا سمن ولا زيت واتما A لها ذلك we بلاد Ad واكل اهلها القر 5,4 وهو كثير عند هم يخترنونه كا يخضترن A ويققاتون به وخمرجون الى صيدة قبل طلوع DU uno لا pales 51 ذاك لاجل البرد واقنا ببُودا ايام كم سافرنا فى قافلة ووصلنا كى اوسط ذى القعدة الى مدينة Lu وخرجت منها فى Gb ذى لحب وذلك اوان البرد الشديد dois بالطريق
de .أخدمة1 Les hommes de la caravane furent remplis de crainte quand ils entendirent ces récits. Ensuite nous arriwimes à Boûda, un des principaux villages de Taouât ; son territoire consiste en sables et en terrains salés. Il y a ici beaucoup de dattes, mais elles ne sont pas bonnes; cependant les gens de Boûda les préfèrent à celles de Sidjil- .طموقس Le pays de 80008 ne fournit ni grains, ni beurre,
ai buiïle d'olive; ces denrées y sont importées des con-
rées du Maghreb. Les habitants se nourrissent de dattes st de sauterelles; ces insectes y sont aussi en grande abondance; ils les emmagasinent comme on le pratique avec les lattes, et s'en servent pour aliments. La chasse des sauterelles se fait avant le lever du soleil, car alors le froid les ngourdit et les empêche de s'envoler.
Après avoir demeuré quelques jours à Boüda, nous par- 310065 avec une caravane, et arrivàmes à Sidjilmäçah au nilieu du mois de مطل ka’dah. Je sortis de cette ville le econd jour du mois de dhoù'l hiddjah (de l'année 754 de ’hégire, ou à la fin de décembre de l'an 1353 de .ل C.); ’était au moment d'un grand froid, et la route était rem-
Je الانمى الى دار الطّمّع فاقت dus ووصلنا ليلة er Flÿ ns فوصلت الى حضرة كأس CA» pie كم Pet سوم وتهمهنت ke Si مولانا أمهر ا مومنيى ايده الله فقيلت يده وقاهنا Past المسجين بطول ais all امتنانه ويُّديم SU) الامصار LOTS انتهت الرحلة المسمّاة تحفة النظارق ii لاسفار وكان الفراغ مئ تقييدها فى نالك ذى لق عام
plie de neige. J'avais vu dans mes voyages des chemins difficiles, ainsi que beaucoup de neige, à Bokhära, à 38 markand, dans le Khorâçän et les pays des Turcs; mais je n'avais pas connu de route plus scabreuse que celle d'Ounm Djonaibah. La nuit qui précède la fête des sacrifices, not atteignimes Dâr Atthama’; j'y restai le jour de la fête, et par tis le lendemain.
Enfin j'entrai dans la capitale Fez, résidence de notre maître le commandant des fidèles {que Dieu l'assiste!); je baisai sa main auguste , j'eus le bonheur de voir son visage béni, et je demeurai sous la protection de ses bienfaits, après un très-long voyage. Que ع1 Dieu très-haut le récompense pour les nombreuses faveurs qu’il m'a accordées et pour ses grâces généreuses! Que le Très-Haut prolonge ses Jours et réjouisse les musuimans par la longue durée de son existence!
Ici finit le récit du voyage intitulé : Cadeau fait aux observateurs, traitant des curiosités offertes par les villes, et des merveilles rencontrées dans les voyages. La rédaction en a été terminée le 3 de "مطل hiddjah de l’année 756 de l'hégire
(Sig o وسبع OUR CEA لله وسلام de عبادة NI اصط 1 1 7 | قال ابن > انتهى ما aval مى al al Su عبد الله يمد بن بطوطة اكرمه الذه ولا يق de ذى عقل أن هذا الشهز هو JE, العصر وى قال رخال هذه PAU لم ou ولم ME بلاد الدنيا الرحلة juste حصرة فأس DS ومُستوطننا بعد طول جيلانه الا À حققى أن مولانا ايده الله اعظم ملوكها شأنا وامخهم فضادل واكثرهم احسانا واشدّهم بالواردين عليه عناية ue él ينتمى الى طلب العم le, فيجب على مثلى ان حت الله تعالى لان وقّقه فى اول حاله
(le :3 décembre de l'an 1355 de .ل C.). Louange à Dieu, et paix à ceux d'entre ses serviteurs qu'il a élus! (Coran, 55711, 60.)
Ibn Djozay dit : « Voilà la fin de ce que j'ai rédigé, d'après l'écrit du cheïkh Aboù Abd Allah, Mohammed, fils de Bathoûthab (que Dieu l'honore!). Aucun homme intelligent ne méconnaîtra que ce cheïkh ne soit le voyageur de l’époque. Celui qui dirait : « C'est le voyageur de cette religion ou de : cette nation musulmane +, n'exagérerait pas. Notre cheïkh, qui a pris le monde entier pour but de ses voyages, n'a choisi la capitale Fez pour demeure et pour patrie, après l'immense longueur de ses pérégrinations, que parce qu'il s'est bien assuré que notre maître (que Dieu l'assiste!) est le plus grand des rois de l'univers, celui qui possède le plus de mérites, qui multiplie le plus les bienfaits, qui a le plus de wllicitude pour ceux qui viennent le visiter, et qui donne le plus de protection aux personnages qui se consacrent à l'étade de la science.
« H convient qu'un homme comme moi loue le Dieu trèshaat, pour 13 grâce qu'il lui a faite dans sa jeunesse et dès
ea هذا ذا ets sh هذة لغضرة y eo pl والله تعالى رقنا الاعانة على خدمة مولانا on يوق معشر Le علينا ظل حرمته ورجته ويجرية dés الموؤمنيى وكا فضلته er الغرباء المنقطعيى اليه افضل جرآاء التكسنيى وخصصتئء بالحم” والعقل gr lo الدلوك بفضيلتى العلل ds عوارقٌ النصر FRE والفكيى ali أسباب fi كن Xi الرصيى os واجعل املك فى عقبه الى يوم الدين CA العرير والغنج SRE NE) ارم L ورعيته FE AA 9 نفسك:د À العيجى 5
le commencement de son émigration, de venir demeurer dans cette même capitale, que notre cheïkh n'a choisie quà la suite d'un voyage de vingt-cinq années. C'est là, en effet, une faveur inestimable , et que l'on ne saurait suffisamment payer de reconnaissance. Que le Dieu très-haut nous accorde son aide dans le service de notre maître le commandant des fidèles, qu'il fasse durer sur nous l'ombre de la protection, de la miséricorde de ce souverain, et qu'il le rétribue pour nous, qui ne sommes qu'une réunion d'étrangers dévoués à à notre maître, de la plus illustre récompense qüe les bien faiteurs puissent désirer !
« Ô Dieu! puisque tu as élevé notre maître au-dessus des autres rois, au moyen de deux mérites, la science et la piété; puisque tu l'as distingué par une grande douceur et par une intelligence solide, répands aussi sur son royaume les causes de la vigueur et de la puissance (littéral. allonge, pour son royaume, les cordes, etc.) ; fais-lui connaître les bienfaits du secours sublime et de la victoire éclatante! 0 Dieu ! 6 le plus miséricordieux des miséricordieux! conserve l'empire dans la postérité de notre souverain, jusqu'au jour du dernier jugement; réjouis-le dans sa personne, dans ses enfants, dans son royaume et dans ses sujets !
te
D'IBN BATOUTAH. 451 النبيى وأمام المورسلى D و همد لله )© PE CUS) وكان الغراغ مى كتبها ى صفرعام سبعة وحفسيى وسبع ماية عرق
الله we كتبها ,
« Que la bénédiction de Dieu et le salut soient sur notre
seigneur, notre maître, notre prophète Mahomet, qui est
le sceau, ou le plus excellent des prophètes, et le chef des envoyés! Louange à Dieu, maître des créatures! |
« La transcription de cet ouvrage a été achevée dans le
mois de safar de l’année 757 de l'hégire {février 1356 de J. C.). Que Dieu rétribue celui qui le copiera!»