‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 102 sur 115 · ب :وب TS · texte numérisé non relu

ب :وب TS

402 VOYAGES وخلعة وجعل لقبه‎ Des فرسا‎ dsl, وعشرين الفا عن يد‎ القصر‎ Lu بهاء املك ثم دخلت فوجدت السلطان على‎ As السرير والوزير خواجة جهان بين يجيه‎ di مستند!‎ قال لى املك‎ ae ex قبولة واقف بين يديه فلا‎ pfff des AU اكبير الخدم فقك جعلك خوند عالم قاضى دار‎ وجعل مرتبيك اتنى عشرالف دينارق السنة وعينى لك‎ مى‎ ALL تجاشرمة< ارها وامر لك باتنى عشر الغا نقد!‎ واعطاك فرسا بسرج» ولجخامه وامرلك‎ Ai لشرانة غد! أن أشاء‎ pie Ki وق التى يكون فى صدرها وظهرها‎ cpl بجخلغة‎ ى الى السلطان فقال لى السلطان‎ PAS خدمث 3 بيدى‎

cher de la main à la main, un cheval sellé et bridé, ainsi qu'un vêtement d'honneur. Le souverain le surnomma béhä almolc « la splendeur du royaume ».

J’entrai à mon tour, et trouvai le sultan sur la terrasse

du château, appuyé contre le trône; le vizir Khodjah Djihân était devant lui, et le grand roi Kaboülah était debout en présence du monarque. Quand j'eus salué celui-ci, Kaboûlah me dit : «Incline-toi et prête hommage, car le: maître du monde ta nomimé juge dans la capitale du royaume, à Dihly. Il a fixé tes honoraires à douze mille dinârs par année et t'a assigné des champs de ce rapport. Il a ordonné de te payer douze mille dînärs en argent comptant, que tu pourras toucher demain au trésor, s’il plaît à Dieu. Il te donne un cheval avec sa selle et sa bride, ainsi qu’un vêtement de mahäriby.» On appelle de la sorte la robe qui porte sur le devant et au dos la figure d'un mihréb (ou autel; au pluriel, mahärib). Je m'inclinai profondément. Kaboülah prit ma main et me conduisit vers le suitan, qui me dit : « Ne crois pas que la judicature à Dihly

D'IBN BATOUTAH. 103‏ لا uns‏ قضاء دهى مى اصغر الاشغال هو اكبر الاشتغال عندنا ES,‏ افهم oh (put Ve des‏ عوديوان العيلظاني يفهم ap‏ ولد يسن لواب عنه فقلت À‏ يا LYS‏ انا على dire‏ يباه الذي اللتان وكال الوين os‏ يتربان عنك ويشاورانك وتكون ke cul‏ على العقود وانت عندنا بمقام الولك فقلت له بل عبدكم وخديممكم فقال لى باللسان Gal‏ بل انت Lot, Law‏ تواضعًا منه وفضلا LU,‏ ثم قال لشرن JAN‏ امير eus‏ إن كان الذى رتبت له لا يكفيه ie 8‏ الأحفاى نا اعظلية زارية ل 325 de‏ اتامة Je‏

soit chose de peu d'importance; c’est, au contraire, chez nous, l'emploi le plus considérable. » Pour moi, je comprenais fort bien son discours, mais je ne savais pas répondre convenablement dans la même langue. Le sultan, de son côté, comprenait l'arabe, mais il ne pouvait pas le parler couramment.

Je répondis au souverain : « Ô notre maître, moi je professe ou suis le rite de Mâlic, et les habitants de Dihly sont hanéfites; de plus, je ne sais pas leur langue. » Il reprit : «J'ai déjà choisi pour tes substituts Béhà eddin almoltäny et Camäl eddin albidjnaoury; ils délibéreront avec toi, et tu légaliseras les actes; tu tiendras près de mot la place d'un fils. » Je répliquai : « Ou bien plutôt, celle de votre serviteur et de votre esclave. » Alors le sultan dit en arabe : «Au contraire, tu es notre seigneur et notre maître » Cela fut un effet de son humilité, de sa bonté et de sa complaisance. 11 dit ensuite à Cheref almolc émîr bakht : « Dans le cas où ce que je lui ai assigné ne lui suflirait pas, car il est un homme de beaucoup de dépense, je lui donnerai en sus un ermitage, s’il peut prendre sur lui de veiller à ce

"الفقرآء وقال قل له هذا بالعرن وكان يظن انه ons‏ العرى ds‏ يكن كذلك وفهم السلطان ذلك فقنال له برو LG‏

بخصبى (جنسيى) pl‏ حكاية بر او بكوى GS miss‏ (بكنى) نا هرذ ان شاءززلله'ييدن من Ge‏ (و)جوات او بك sue (Ge)‏ أمشوا الليلة فارقدوا:قى موضع واحى ais‏ هذى للكاية فاذا أن العت ان شاد Lisp kW als disc AN‏ وذلك فى تلث MAN‏ وقك ضربت النوبة والعادة عندهم اذا

qui concerne les fakirs. » Il ajouta : « Dis-lui cela en arabe. » Le sultan pensait qu'Émir bakht parlait bien l'arabe, mais la chose n'était pas ainsi; le souverain l'ayant compris, lui dit : Birew oué iecdjà bikhouspt oué än hicdiah ber où bogouï oué tefhim bocunt ها‎ ferdä in ch& alläh pich men biyai oué djéoudbi où bogoui. Voici le sens de ces paroles : « Partez pour ce soir et dormez dans un même endroit; fais-lui comprendre )6 émir bakht} cette conversation; demain, si Dieu le veut, tu te rendras chez moi et me feras connaître sa réponse.» Nous partimes alors; tout cela s'était passé dans le premier tiers de la nuit et l’on avait déjà sonné la retraite.

C’est l'usage, dans l’Inde, que personne ne sorte après qu’on a battu la retraite. Nous attendimes donc la sortie du vizir pour cheminer en sa compagnie. Les portes de Dihly étaient fermées, et nous passämes la nuit chez le sayyid Aboë’1 Haçan alibädy aliràky, dans la rue nommée Sérdpoûrkhän. Ce cheïkh faisait du commerce pour le compte

D'IBN BATOUTAH. 405‏ Jle yat‏ علطتن cris‏ 4 العامة والامضع وبي اراق وخراسان وكا كان بالغد بعت Le‏ فقبضنا الاموال ولشييبل RE Re a‏ هنا JU, NO‏ جعلها على ASE‏ ودخلنا كذلك de‏ السلطان نخدمنا Lis‏ بالافراس فقيلنا lol‏ بعد إن Vale cel‏ شرق وقدناها بانفسنا الى باب دار السلطان فركيناها وذلك AS‏ عادة Pis‏ ثم انصرفنا وأمر السلطان لامحاى بالق دينار وعشر خلع ولم le) be‏ للش لماي نينا وكان als‏ ليم رو( ومنظر JE‏ السلطان

وخدموا بيبى يديه Près‏ »

du sultan; il achetait pour lui des armes et des marchandises dans l’Tràk et le Khoräçän. Le jour suivant, le souverain nous fit demander; nous reçûmes l'argent, les chevaux, les robes d'honneur. Chacun de nous prit le sac des dinärs, le mit sur son épaule, entra ainsi chez le sultan et s'inclina. On nous amena les chevaux, nous baïisämes leurs sabots, après qu'on les eut recouverts avec des morceaux d’étoffe, et conduisimes nous-mêmes ces animaux à la porte du palais du sultan, où nous les montämes. Toutes ces cérémonies sont des coutumes observées chez les Indiens. Nous nous retirämes; l'empereur fit donner à mes gens deux mille dinârs et dix vêtements. 11 ne donna rien aux compagnons des autres personnages; mais les miens avaient une prestance et un extérieur qui plurent au sultan. Ils s'inclinèrent devant lui, et il les remercia.

ذكر عطاء ثان امرك به وتوقّغه مدّة وكنت يوما بالمشور بعد أيام من توليتى القضاء والاحسان di‏ وانا seb‏ نحت ,5 هنالك dis‏ جانى مولانا ناصر الدين الترمذى العالم sels‏ فاق Gars‏ حاب bise sas‏ ناصر Jen got‏ الى السلطان خلع عليه واعطاه Ce Lise‏ بالجوهر ثم اتان CAPE EN AE ITS ee‏ بشم كي واد مويو الغا أمرلك We‏ خوند عالم فم اصدقه وظننته يريك Ad‏ عل وهو Ré‏ فى كلامه فقال بعض الاعصاب انا أعطيه فاعطاة دينارينى أو ثلاثة وجاء Lis‏ خرد ومعناة لط الاصغر مكتوبا بتعريف cul‏ ومعناه pal‏ خوند Ale‏ ان يعط مى لكزانة

D'UN SECOND CADEAU EN ARGENT QUE ME FIT L'EMPEREUR, ET DU RETARD QU'ÉPROUVA LE PAYEMENT.

Je me trouvais un jour dans la partie du château consacrée aux audiences, et c'était quelque temps après que j'eus été investi de la dignité de juge et que j'eus reçu les bienfaits du sultan. J'étais assis sous un arbre, et il y avait à mon

côlé notre maître Nässir eddin attirmidhy, le savant pré-

dicateur. Un chambellan sortit, appela notre maître Nässir eddin, qui entra chez le souverain. Il en reçut un vêtement d'honneur et un Korän orné de pierres précieuses. Ensuite un chambellan vint à moi, et dit : « Donne-moi quelque chose, et je te procurerai un khaith khord « petit écrit » de douze mille (dinärs), que le maître du monde a ordonné de te payer. » Je ne 16 crus point et pensai qu'il voulait me tromper; mais il insisia sur son propos, et l’un de mes compagnons dit : «Moi, je lui donnerai.» 11 lui donna deux ou trois dinàrs, et le chambellan apporta un khatth khord, ce qui veut dire « le petit écrit», du contenu qu'il avait dit, et avec son visa. Il portait ceci : « Le maître

D’IBN. BATOUTAH. 107

أبيهة ثم de cit‏ 5 البراءة تلاتة ue‏ الامراء Fo‏ لكان الاعظم قطلو خان bee‏ السلطان ولخريطة دار وهو صاحب خريطة اللاغد والاقلام والامير نكبية الدوادار صاحب الدوات فاذا كنب كل “sb‏ مغريم slt AXES‏ الى ديوان الوزارة SES tai‏ الديوان Pis‏ 65 تثبت فى دموأن الاشراقف ف ثم CAAÂS‏ وان عي 2 ra‏ اليروانة وى sr‏ مى الوزير لازن بالعطاء ثم ë ie x‏ حي

du monde ordonne qu’on paye sur le trésor très-copieux, à un tel, telle somme, par les soins d’un tel, c’est-à-dire par suite de sa notification ou de son visa. »

Celui qui transmet l'ordre écrit son nom; trois émirs y mettent leurs signatures, et ce sont : 1° le grand khän Kothloû khân, précepteur du souverain ; 2° 16 kharithehdär, qui a en dépôt les rames de papier et les roseaux pour écrire; 3° l'émir Nocbiah addéouädär «le porte-encrier »; c’est celui qui a la garde des encriers. Quand tous ceux-ci ont mis leur griffe sur le brevet, on l'envoie aux bureaux du vizirat, où les secrétaires en prennent copie; puis on l'enregistre dans les bureaux du contrôle ou des visas, et dans ceux de l'inspection. On expédie le peroudneh « la patente, le diplôme », qui est l’ordre du vizir au trésorier de débourser la somme. Celui-ci en prend note dans ses bureaux; tous les jours il écrit un résumé, ou rapport succinct, des sommes que le sultan a commandé de payer ce jour-là, et il le lui présente. Lorsque le prince veut que son don soit acquitté immédiatement, 11 donne ses ordres

108 VOYAGES ولاكن 5 ذلك وو‎ À أراد التوقيف وقف‎ ىمو‎ اشهر ثم‎ Ru توقغفث هذة الاثنا عشر الغا‎ AS EAU طالت‎ السلطان‎ pal اخذتها ممع غيرها حسها باق وعادتهم اذا‎ الف‎ Far: مقا‎ À امر‎ gi KA Le AS) لياق‎ تعمل تقعة الا‎ ST اودبعشرة‎ Li aus Li ذكر طلب الغرماء ما ليم قيلى ومدج للسلطان وامرة‎ : ذكرت:‎ Laws وكنت‎ Bi ادقع نوها الك‎ ps

قاد اشندنث carte Les pb 4 exist JL LU ge‏ ايه البدية السلطان وما انغقته & LR bi‏ ارادوا السغر الى

en conséquence, et quand il désire qu’on attende, il fait suspendre. Toutefois, le payement se fait toujours, quand bien même ce serait longtemps après que le bienfait a été promis. Je n'ai touché ces douze mille {dinàrs) que six mois plus tard , et avec d’autres fonds, ainsi que je le dirai ci-dessous.

Il est d'usage, chez les Indiens, de défalquer constamment un dixième des sommes dont le sultan gratifie quelqu'un. Celui à qui le souverain a promis, par exemple, cent mille dinârs, n’en reçoit que quatre-vingt-dix mille ; celui en faveur duquel il a ordonné de payer dix mille dinàrs, n’en touche que neuf mille.

DE LA DEMANDE DE MES CRÉANCIERS AU SUJET DE CE QUE JE LEUR DEVAIS; DE. MON PANÉGYRIQUE DU SULTAN; DE L’ORDRE QU’'IL DONNA DE PAYER POUR MOI MES DETTES, ET DU RETARD QU'É- PROUVA L’EXÉCUTION DE SON COMMANDEMENT.

J'ai déjà raconté que je m'étais endetté envers des marchands d’une somme que j'avais dépensée pendant mon voyage, ou qui m'avait servi à acheter le cadeau pour le sultan de lInde, et aussi à payer les frais de mon séjour à Dihly. Quand ces marchands voulurent retourner dans leur

D'IBN BATOUTAH. 409 السلطان بقصيدة‎ Xi طلب ديونهم‎ à de ll بلادهم‎

طويلة اولها (طويل) اليك اميرالمومنين المبجلا اتينا جد السير DS‏ 3 الغلا ie RS‏ هى DE S‏ زكرا معتاك A‏ للزيارة أقد فلو ان فوق اللتمس الج RAS)‏ كنت لأعلاها إمامثًا موفلا فانت الامام الماجد الاوتحد الذى DE RE) ? Jos 4 es sb‏ :

LE) ds PE us حاحجة‎ do قضاها وقصدى عند حجدك شهلا‎

lois‏ ام قد abs‏ حياوكم فان حياكر ذكرة كان NF)‏

pays, ils insistèrent près de moi pour rentrer dans leurs créances. Alors je fis l'éloge du souverain dans une longue pièce de vers, dont le commencement est ainsi qu'il suit:

Nous sommes venus vers toi, Ô prince des croyants vénéré; et pour cela nous avons traversé avec célérité plus d’un désert.

Je suis arrivé comme un pèlerin dans 16 lieu de ton illustration; ta demeure est un asile bien digne d’être visité,

S'il y avait au-dessus du soleil une place pour la gloire, son élévation mériterait que tu en fusses l'imâm;

Car tu es le chef illustre, l'unique, dont le naturel est d’être pur et sincère, soit qu'il parle, soit qu’il agisse.

Or, j'ai un besoin dont j'espère la satisfaction de ta grande libéralité, et mon but est une chose facile auprès de ta noblesse.

Dois-je le mentionner, ou bien la crainte de Votre Majesté doit-elle me 16 défendre? Cependant (que Dieu fasse vivre le souverain!) , il vaudra mieux que je le fasse connaître.

410 VOYAGES SF LS ولغ‎ gi ماطس‎ ARS قضا دَيّنه إن الغريم‎

فقدٌّمقها بيى يديه وهو Rob‏ على Yet y‏ على ركبته وامسك طرفها بيده وطرفها SU‏ بيدى وكنت اذا اكلت Les‏ منها اقول لقاضى القضاة كال الدين الغزنوى بي معناه Ale ai‏ فيبيّنه cute‏ السلطان وهم pois‏ الشعر ap‏ نكا بلكة ال ot ASS des‏ واه sine AS J6 call‏ ترجّثت عليك ناخذ Rue GE‏ بيدى ليذهبواى الى موقفهم واخدم على العادة فقال السلطان اتركوه حتى يكلها فاكلنها وخدمت os‏ الناس بذلك MS, Bd di,‏

Hâte-toi de payer les dettes de celui qui est venu dans ton pays pour te rendre visite; certes, les créanciers pressent.

Je présentai mon poëme au sultan, qui était assis sur un fauteuil ; il mit le papier sur son genou, et en prit une des exlrémités avec sa main, pendant que je tenais l’autre bout. Je lisais, et à mesure que je finissais un distique, je disais au juge des juges, Camäl eddin alghaznéouy : « Expliquez-en le sens au maître du monde. » 11 le faisait, et cela plaisait au sultan, car les Indiens aiment la poésie arabe. Lorsque je fus arrivé au passage : « Hâte-toi de payer les dettes de celui qui est venu, etc. », le souverain dit: Marhamakh « miséricorde », ou, en d’autres termes : « J'aurai compassion de toi ». Alors les chambellans me prirent par la main, ils voulaient me conduire à leur place pour que je saluasse selon l’usage:; mais le sultan reprit : « Laïssez-le jusqu'à ce qu'il ait fini sa lecture. » Je la terminai, et saluai profondément ; les assistants me congratulèrent à cette occasion. Quelque temps après, j'écrivis une supplique, qu’on appelle dans l'Inde

D'IBN BATOUTAH. 41‏ Les,‏ وثم يسمونه Gé‏ داثست فدفعته الى قطب الملك صاحب السند ف<دقعه للسلطان Je‏ له أمض إلى خواجحة جهان فقل له aus dei‏ فضى اليه واعجه فقال نعم وابطاً ذلك ES‏ sais‏ السلطان فى خلالها بالسغر الى دولة باد وفى اثناء ذلك خرج السلطان الى الصيح وسافر الوزير فح اخ تين منها Fe ue Ji‏ والسببة :الى" توقلق يدااعحناوها 558 ,موه وهو انه لما عزم الذين كان لهم de‏ الدين الى السفر قلت et‏ اذا انا اتيت دار السلطان فد رهوق de‏ العادة فى ذلك البلاد SC‏ أن السلطان ke cie‏ بذلك خلّصهم pisse‏ أنه متى كان لاحت دين على رجل مى ذوى العناية وأغوزة

‘ardh dâcht « pétition écrite »; je la passai à Kothb almolc, . gouverneur du Sind , qui la remit au sultan, lequel lui dit : « Va chez Khodjah Djihän, et dis-lui de ma part de payer ses dettes » (celles de notre voyageur). Il y alla, l’informa de la volonté du sultan, et le vizir répondit : Oui, c’est bien. Quelques j jours se passèrent, etsur ces entrefaites, le souverain dit au vizir de se rendre à Daoulet Âbäd. Dans cet intervalle de temps, le monarque lui-même partit pour la chasse, comme le vizir pour son voyage, et je ne pus toucher la moindre somme, si ce n’est plus tard. Or, je vais mentionner avec détail la cause du retard survenu dans le payement de cet argent.

Lorsque mes créanciers voulurent partir de Dihly, je leur dis : « Au moment où je me rendrai au palais du sultan, attaquez-moi, suivant l'usage de ce pays. » En effet, je savais que dès l'instant où le souverain apprendrait cela, il les payerait. C’est une habitude, dans lInde, que le ‘créancier d’un personnage protégé par le sultan, lorsqu'il veut être payé, attende son débiteur à la porte du palais

A19 VOYAGES À خلاصه وقفغ له بباب دار السلطان فاذ! اراد الى خول قال‎ السلطان وحق راس السلطان ما قد خل = تخلصى‎ 3 خلصه او يرغب اليه فى‎ Ge فلا تمكنه أن يبرح مى مكانه‎ ونزل‎ sol زبارة: قبز‎ di ان :هرج السلطان”‎ En Gt Bab بقصر هنالك فقلت لهم هذ! وقتكم فا اردت. الح خول وقفوا‎ حتى‎ Je القصر فقالوا لى دروي السلطان ما‎ ol لى‎ حاجب‎ gp الى. السلطان‎ NE الباب.‎ SÜS أخلضنا وكتب‎ شتىء‎ GS فسألهم‎ Leu قضّة تمس الدين وكان مى كبار‎ درهيوة فقالوا لنا عليه الدين. فرجع الى السلطان فاعه»‎ بذلك فقال له اسألهم كم مبلخ الدين فسألهم فقالوا له‎

du monarque, et qu’il lui dise, quand 11 veut entrer, ce qui suit : « Deroûhaï assolthän » 6 ennemi de l'empereur », je jure par la tête du sultan que tu n’entreras point, jusqu'à ce que tu m'’aies payé. » 11 ne peut pas quitter sa place qu'il n'ait satisfait son créancier , ou qu'il n’ait obtenu de lui un délai. Un jour, il arriva que le souverain sortit pour visiter le tombeau de son père, et qu’il descendit 15 dans un château. Je dis à mes marchands: « Voici le moment favorable. » Lorsque je voulus entrer, ils étaient à la porte du château et me dirent : « Deroûhaï assolthän , tu n'entreras pas que tu n’aies payé ce que tu nous dois. » Les secrétaires placés à la porte écrivirent cela au souverain. Là-dessus sortit du palais hédjib kissah « le chambellan des requêtes » Chams eddiîn, un des plus grands jurisconsultes, qui demanda aux marchands pour quels motifs ils m'avaient attaqué; ils répondirent qu'ils étaient mes créanciers. Chams eddin retourna chez le monarque, il l’informa de cette circonstance, et celui-ci lui ordonna d'interroger les marchands sur le montant de la dette; ils lui dirent que c'était cin-

D'IBN BATOUTAH. 43‏ جسة وخؤسون الف دينار فعاد اليه فاعط» فامرة أن يعود اليهم ويقول لهم ان aus‏ عالم يقول كم المال عندى وانا اليهم Lane)‏ لهم 2-6 و 2 ى و انصفكم منه فلا تطابوه به وأمر باد الدين السمناق اهل الدين Parité‏ وينظروا اليها وياحققوها ففعلا ذلك وأق الغرماء بعقوذهم فد خلا الى السلطان cb sel,‏ العقود chers‏ وقال Le;‏ انا اعم انه قاض Gui pe‏ فيها ثم امر خذاون< زادة pi‏ يعطينى ذلك من AS‏ فطمع فى الرشوة على ذلك وأمتنع أن يكتب LS‏ خرد فيعقت البه مايتى تنكة

quante-cinq mille dinàrs. Le chambellan le dit au souve-

rain, qui lui commanda de se rendre près des créanciers و‎ et de leur parler en ces termes : « Le Maître du monde vous fait dire ceci : « La somme est chez moi, je vous ferai rendre «justice, et n’exigez plus rien maintenant de votre débi- « teur. »

Le sultan chargea لقصل‎ eddin assimnäny et Khodhàouend Zädeh Ghiyäth eddîn de siéger dans la salle des mille colonnes pour examiner et vérifier les obligations ou les reçus que lesdits créanciers leur apporteraient. Cela fait, l'un et l'autre rendirent compte au souverain que les pièces étaient en règle; ce dernier sourit, et dit en plaisantant : «Je sais que le débiteur est un juge, il aura bien arrangé son affaire. » 11 dit ensuite à Khodhâäouend Zädeh de me payer cette somme avec l'argent du trésor; mais ce fonctionnaire exigea de moi un don d'avance, et refusa d'écrire le khatth khord, ou mandat. Je lui envoyai deux cents tengahs; il ne fut pas satisfait et les renvoya; un de ses serviteurs me dit de sa part qu’il en voulait cinq cents; mais je

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