DU SULTAN DE HÉBÂT
C'est le sultan illustre Hoçaïn, fils du sultan Ghiyäth eddin Alghoüry; il est doué d’une bravoure reconnue, et il a obtenu la faveur divine et la félicité. Sur deux champs de bataille il a reçu du secours et de l’assistance de Dieu des preuves bien capables d’exciter l'admiration. La première fois, ce fut lors de la rencontre de son armée avec le sultan Khalit, qui s'était révolté contre lui et qui finit par devenir son prisonnier (cf. ci-dessus, p.51). La seconde bataille, dans laquelle il fut également favorisé de Dieu, fut celle qu’il livra en personne à Mac'oûd, sultan des Räfidhites ou hérétiques,et qui se termina par la ruine de la puissance de Maç'oùd, par sa fuite et par la perte de son royaume (ou de ses trésors, d'après une autre leçon). Le sultan Hoçaïn monta sur le trône après la mort de son frère, nommé Alhäfizh, qui lui-même avait succédé à leur père Ghiyâth eddin.
HISTOIRE DES RÂFIDHITES.
I y avait dans le Khoräçän deux hommes, appelés l'un
Macoud € goons ad de Chat celui de $ Solo x Tous sep be, à exc se 7 lagne nes appels à dant le 10 sur es rent de liteurs, leur nom elles bon ا et Quirent Pcurèrer
D'IBN BATOUTAH. 65 الغتاك ويعرفون بالعراق بالشطار ويعرفون بخراسان بسرابد الان (سرب< ارآن) ويعرفون بالمغرب بالصغورة GG سبعتهم على الغساد بمقربة مى مدينة بيهق coute أيضا مدينة سبزار (papas) وكانوا يكنون بالنهار ويخرجون بالليل والعشى فيضربون على القرى ويقطعون الطرق وياخذون الاموال وانثال عليهم اشباههم مى اضل الشر والفساد فكثر عددم واشستات شوكت سم
وشابهم الناس وضربوا على مدينة LR Gp تم مكلوا سواها مى المدن واكتسبوا الاموال sd nie وركبوا لتيل وتسمى
Maç'oüd et l’autre Mohammed, et qui avaient cinq compagnons audacieux. 115 étaient connus dans l’Iräk sous le nom de Chotthär « brigands, voleurs »: dans le Khoräçän, sous celui de Serbedärs; et enfin, dans le Maghreb, sous celui de Sokoürah « oiseaux de proie, vautours ».
Tous sept convinrent de se livrer au désordre et au brigandage, et de piller l'argent des habitants. Le bruit de leurs excès se répandit; ils établirent leur séjour sur une montagne inexpugnable, située au voisinage de la ville de Beïhak, appelée aussi Sebzévär. Ils se plaçaient en embuscade pendant le jour, en sortaient le soir et durant la nuit, fondaient sur les villages, coupaient les communications et s'emparaient des richesses des habitants. Les méchants et les malfaiteurs, leurs pareïls, vinrent en foule se joindre à éux; leur nombre devint considérable, leur puissance augmenta, et les hommes les craignaïent. Ils fondirent sur la ville de Beïhak et la prirent; puis ils s'emparèrent d’autres villes, acquirent de l’opulence, rassemblèrent des troupes et se procurèrent des chevaux, Maç'oûd prit le titre de sultan. Les
Fit, 5
مسعود بالسلطان وصار العبيي يغرون عن مواليهم اليه فكل عبد فر منهم يعطيه الفرس ولمال وان ظهرت RSS À اصره على جاعذ فعظم جيشهة واستككصل امرة وقذهب AE TS يمذهب الرفض sb إلى استيصال أفل السنة بخراسان وأن جعلوها AS واحدة رافضية Vo بمشهد طوس مهن مى الرافضة يسمى بسن وهو PAS مى Sal فوافقهم على ذلك وبيهوه بالخليفة Jak Preis فاظهروه حتى كانت الدراهم والدنانير تسقط فى معسكهم فلا يلتقطها et ددتى باق en فياخذها وغلبوا على نيسابور وبعث اليهم السلطان طغيقور بالعساكر فهزموفا ثم بعت اليهم Ab ارغون شاة فهزموة
esclaves s’enfuyaient de la maison de leurs maîtres, et se retiraient près de lui. Chacun de ces esclaves fugitifs recevait de lui un cheval et de l'argent; et, s’il montrait de la bravoure, 112050 le nommait chef d’un détachement. Son armée devint nombreuse et sa puissance considérable. Tous ses partisans embrassèrent la doctrine des Chüites, et entreprirent d’extirper les Sonnites du Khoräçän et de soumettre cette province tout entière aux dogmes räfidhites. Il y avait à Mechhed Thoûs un cheïkh ràfidhite nommé Haçan, qui était considéré par eux comme un homme pieux. 11 les àssista dans leur entreprise et ils le proclamèrent khalife; il leur ordonna d’agir avec équité. Ils firent paraître une si grande probité, que des dinärs et des dirhems tombaient à terre, dans leur camp, et que personne ne les ramassait, jusqu’à ce que leur propriétaire survint et les ramassât. Ils s'emparèrent de Neïçàboür. Le sultan Thoghaïtomoür envoya contre eux des troupes, mais ils les mirent en déroute. Le sultan fit alors marcher son lieutenant, Arshoün Chäh, qui fut vaincu et fait prisonnier. Ils le traitèrent avec bonté.
Thogh quante plusieu Thoûs, leur k Moüca pérent Hérit,
Lor sembl et leu dedan ger le Les h appelé de 6h lent ik étai
D'IBN BATOUTAH. 67 وأأسروة lobes عليه ثم غزاهم طغيهور بنفسه فى خسيى الفا مى RU فيزموة ومكلوا البلاد وتغلهوا على سرخس والزاوة وطوس وك مى اعظم بلاد خراسان وجعلوا خليفته رم بمشهد على بن (us الرضى وتغليوا على مدينة لام ونزلوا جفارجها وم قاصيدون مدينة هراة وبينها وبينهم مسيرة ست فلا بلغ ذلك الملك حسينتا جع الامراء والعساكر واهل ao واستشارم هل يقهون حتى باق القوم أو يمحضون اليهم فيتاجزونهم قوقع اججاعهم على god اليهم وهم قبيلة واحدة يسهون الغورية ويقال انهم منسوبون di غور الشام وان اصلهم منه lots اجعون واجقعوا مى SLT البلاد وهم ساكنون بالقرى وبعسراء مرغيس (بدغيس) وق مسيرة
Thoghaïtomour les combattit en personne, à la tête de cinquante mille Tartares; mais ils le défirent, s’emparèrent de plusieurs villes, entre autres de Sarakhs, de Zäveh, de Thoûs, une des principales places du Khoräçân. Ils établirent leur khalife dans le mechhed « mausolée » d'Aly, fils de Moûça Arridha. Ils prirent aussi la ville de Djâm et campèrent tout auprès, avec l'intention de marcher contre Héràt, dont ils n'étaient qu’à six journées de distance. Lorsque cette nouvelle parvint à Mélic Hoçaïn, il rassembla les émirs, les troupes et les habitants de la ville, et leur demanda s'ils étaient d’avis d'attendre l'ennemi en dedans des murs, ou de marcher à sa rencontre et d’engager le combat. L’avis général fut de sortir contre l'ennemi. Les habitants de Hérât forment une seule et même tribu appelée Ghoüriens. On dit qu'ils sont originaires du canton de Ghaour, en Syrie, et que de là vient leur nom. Tous firent leurs préparatifs, et se réunirent de toutes parts, car ils étaient domiciliés dans les villages et dans la plaine de
pe
اربع لا يزال عشبها اخضر تري منه ماشيتهم وخيلهم وآكثر غجرها الفستق ومنها صل الى ارض العراق وعض حم اهفل مدينة سمنان ونغروا Ga الى Ras وثم Role وعسشرون الغا ما بين رجالة وفرسان يقودهم املك حسينى cnrs الرافضة فى ماية Gomme الغا مى الفرسان وكانت SEA بعصراء يوي وصبر الفريقان le ثم كانت الداثرة على الرافضة rs سلطانهم مسعود وثبت خليفتهم حب اتعوين Lil} حتى Ji وقتل puis PÈST منهم حو اربعة آلان وذكرلى بعض مى حضر هذ الوقيعة ان ابتدآء Jet كان & وقت الغحى وكانت البزمة عند الزوال ونزل MS حسين بعد
Badghis. Cette plaine a une étendue de quatre journées; son gazon reste toujours vert, et c’est là que paissent les bêtes de somme et les chevaux des Ghoüriens. La plupart des arbres qui l’ombragent sont des pistachiers, dont les fruits s’'exportent dans l'Iräk.
Les habitants de la ville de Simnän secoururent ceux de Hérât. Ils marchèrent tous ensemble contre les Râfidhites, au nombre de cent vingtmille, tant cavaliers que fantassins. Le roi Hoçaïn les commandait. Les Râfidhites se réunirent au nombre de cent cinquante milie cavaliers, et la rencontre eut lieu dans la plaine de Boûchendj. Les deux armées tinrent ferme d'abord; maïs ensuite les Râfidhites eurent le dessous, et leur sultan, 112000, prit la fuite. Leur khalife, Haçan, tint bon avec vingt mille hommes, jusqu’à ce qu'il fût tué, ainsi que la plupart de ses soldats; environ quatre mille autres furent faits prisonniers. Quelqu'un qui assista à cette bataille m'a conté que l'action commença vers neuf heures de la matinée et que la fuite des Serbédäriens eut lieu peu de temps après midi. Après l'heure de midi, le roi Hoçaïn mit pied à terre et pria. On lui apporta ensuite de
la not gérent
امك tale. [ pher | Contre
Un de m jeune avale exho cites, germ ligua les م “نا que c ملا
D'IBN BATOUTAH. 09 الظهر dues ولق بالطعام فكان هو abat US ياكلون Plus يضربون rt) Gus) وعاد الى حضرت» بعد JR الغتم العظم ais نصر الله السنة de يديه واطفا نار الفتنة
وكانت هذ5 الوقيعة بعد خروح مى الهند عام lé واربعيى ونشا بهراة رجل مى الزهاد الصاكحاء الفضلاء واسمه نظام الدين مولانا'' وكان اهل هراة per ويرجعون. الى قوله وكان يعظهم ويذاكثم وتوافقوا معه على تغيير المنكر Nils معهم على ذلك culs المدينة المعرون بملك ورنا وهو أبن عم املك
حسيى ومنزوج: بزوجة والدة وهو pee احسن الناس صورة Dhs بمنكر ولو كان عند الملك غيروه»
la nourriture. Lui et les principaux de ses compagnons mangèrent, tandis que les autres décapitaient les prisonniers. Après cette grande victoire, Hoçaïn retourna dans sa capitale. Dieu se servit des mains de ce prince pour faire triompher les Sonnites et éteindre le feu du désordre. Cette rencontre eut lieu aprèsmasortie del’Inde, en l’année 748 (1347 ). Un homme, du nombre des dévots, des gens de bien et de mérite, nommé Mewlâna Nizhâm eddin, avait passé sa jeunesse à Hérât. Les habitants de cette ville l'aimaient et avaient recours à ses avis. 11 les prêchait et leur adressait des exhortations. 115 convinrent avec lui de redresser les actes illicites. Le prédicateur de la ville, nommé Mélic Wernà, cousingermain du roi Hoçaïn et marié à la veuve de son père, se ligua avec eux pour cet objet. Il était au nombre des hommes les plus beaux, tant au physique qu’au moral; le roi le craignait, et nous rapporterons ci-dessous son histoire. Dès que ces individus apprenaient un acte défendu par la loi, lors même qu’il avait été commis par le roi, ils le réformaient.
حكاية ذكرلى انهم تعرفوا يومًا أن بكار ال AU حسيى منكرا فاجتعوا لتغييرة وتحخصن منهم بد اخل دارة فاجقعوا de الباف ى Clé =) GS Riu منهم فاسحضر RATS وكبار li وكان قد شرب لمر ناقامو! عليه لحك Jets
الاشراك النجاورون لمدينة هراة الساكنون pes sel طغيقور الذى مر ذكرة وهم نحو cmd الفا HAL pile
هزمته الرافضة Lis بعد هزعته الرافضة فتغلب عليهم ومى
ANECDOTE
On m'a raconté qu'ils reçurent un jour avis qu'un acte illicite s'était passé dans le palais de Mélic Hoçaïn; ils se réunirent, afin de le redresser. Le roi se fortifia contre eux dans l’enceinte de son palais. Ils se rassemblèrent alors près de la porte de cet édifice, au nombre de six mille hommes. Le roi eut peur d’eux; il fit venir le jurisconsulte et les grands de la ville. Or, 11 venait de boire du vin; ils exécutèrent sur lui, dans son palais, la peine prescrite par la loi, et s’en retournèrent.
ÉVÉNEMENT QUI FUT LA CAUSE DU MEURTRE DU SUSDIT JURISCONSULTE NIZHÂM EDDIN.
Le roi Hoçaïin craignait les Turcs, habitants du désert voisin de la ville de Hérât, qui avaient pour roi Thoghaïitomoûr, dont il a été fait mention ci-dessus, et qui étaient au nombre d'environ cinquante mille hommes. Il leur faisait des présents chaque année et les caressait. C'était ainsi qu'il agissait avant sa victoire sur les Räfidhites; mais, après qu’il eut vaincu ces hérétiques, il traita les Turcs comme
sé ses su) ils y b ivre, 0[ loi, ceu des gen l'impro 0-7 quelqu fidèles çà, | distin De pas percer Tomo Yemen musul, mir, 0 الك
Laos prés 8 Dom.
lie ét ls set
pe 11 USDIT
da de Thor ل أو 55 fisall ani qui pis, 1/0 0 comué
D’'IBN BATOUTAH. 71 عادة هفولا الاقراك. التردة. الى مذينة هراة وريهنا شربوا بها شمر واتاها بعضيم وهو سكران فكان نظام الدين يساك مى وج منهم sise وشولاء الاتراك ASS نجدة وباس ولا يزالون يضربون على بلاد الهند فيسبون ويقتلون وربما سبوا سعصض السلداسا"الثذى imp 56 Li ere Le gt ile Ge بهن الى سفراسان يطلق نظام الدين المسجات من go الترك وعلامة النسوة cl) بارض الهند ترك ثقب الاذن واكلافرات is) متقوبات فاتغق مرة أن اميرًا مى أمراء الشرك يسمى مورالط سبى امراة وكلف بها lai ERX فذكرت انها ane فانتزعها الفقيه من يد فبلغ ذلك مى Si مبلهًا عظهًا وركب & GT مى also واغار de خيل هراة وى فى
ses sujets. Ils avaient coutume de venir à Hérât, et souvent ils y buvaient du vin; ou bien, un d'eux ÿ venait étant ivre. Or, Nizhâm eddin punissait, d’après les termes de la loi, ceux des Turcs qu'il rencontrait ivres, Ces Turcs sont des gens braves et audacieux; 115 ne cessent d'attaquer à l'improviste les villes de l'Inde et de faire captifs ou de massacrer leurs habitants. Souvent ils faisaient prisonnière quelque musulmane, qui habitait dans l'Inde parmi Îles infidèles. Lorsqu'ils amenaient leurs captives dans le Khoràcân, Nizhâm eddin les délivrait de leurs mains. Le signe distinctif des femmes musulmanes, dans l'Inde, consiste à ne pas se percer les oreilles, tandis que les femmes infidèles percent les leurs. Il advint un jour qu’un émir turc, nommé Tomouralthi, fit prisonnière une femme et la pressa vivement de satisfaire ses désirs; elle s’écria qu’elle était musulmane. Aussitôt le docteur la retira des mains de l'émir. Celui-ci en fut fortement blessé; il monta à cheval, accompagné de plusieurs milliers de ses soldats, fondit sur
لاسن | مرعاها بعضراء مرغيس (ب<غيس) واحههلوها فح يتركوا لاهل |« | 5 د | فرأاة ما يركبون ولا ما ke وصعدوا بها Me di هنالك w 2 al +
ى pal يتبعونهم بها cars اليهم رسولا يطلب مفنهم رد ما اخذوة IL | مى Alt وليل Bis العهد الذى بينهم فاجابوا wi) السلطان لا سبيل الى هذا وكان الشيز ابو نهد Put Ga حفيد الشيز ممودود ابي له بمخراسان تمان عظم وقوله les chevaux de Hérât, qui se trouvaient dans leurs pâturages marche ordinaires, dans la plaine de Badghis, et les emmena, ne posés à laissant aux habitants de Hérât aucune bête qu'ils pussent eddin v monter ou traire. Les Turcs se retirèrent, avec ces ani- avec le maux, sur une montagne voisine où l’on ne pouvait les Tomour forcer. Le sultan et ses soldats ne trouvèrent pas de mon- pris ma tures pour les poursuivre. demass Hoçaïn envoya aux Turcs un député, pour les inviter à Le cheï restituer le bétail et les chevaux qu’ils avaient pris et leur dans ss rappeler le traité qui existait entre eux. 115 répondirent quil: qu'ils ne rendraïent pas leur butin, avant qu’on ne leur eût 5 livré le jurisconsulte Nizhäm eddin. Le sultan répartit : « Il doctey n’y a pas moyen de consentir à cela.» Le cheïkh Abou Joint Ahmed aldjesty, petit-fils du cheïkh Maoudoüd aldjesty, oc- saluer. cupait dans le Khoräçän un rang élevé, et ses discours quel étaient respectés des habitants. Il monta à cheval, entouré 0 d'un cortége de disciples et d'esclaves, également à cheval, su et dit (au sultan) : « Je conduirai le docteur Nizhäm eddin 5 de près des Turcs, afin qu'ils soient apaisés par cette dé- dei
iter à | Jeur rent ar eût +:
Abou 1 0CsCOUTS touré eval, eddin
e dé-
D'IBN BATOUTAH. 73 اردّة. فكان: الناش مالوا-الى قوله ورأى الفقيه ننظام الدين de ts ذلك فركب ge الشيز ai هد ووصل الى الشرك فقام اليه الافير تمبوزالط. وقال له انت الخذت اضراق Ga JS الفقيه de مدينة هراة فلقيه بجاعة مى احساب الفقيه انقح مسوأ اليبة كأثهم (sum عليه 9 ces CAS السبون
marche; puis, je le ramèneraï. « Les habitants étaient disposés à se conformer à ses discours, et le docteur Nizhàm eddin vit qu'ils étaient d'accord là-dessus. Il monta à cheval, avec ie cheïkh Abou Ahmed, et se rendit près des Turcs. Tomouralthi se leva à son approche et lui dit : « Tu 8 pris ma femme; » en même temps, il le frappa d’un coup de massue et lui brisa la cervelle. Nizhâm eddin tomba mort. Le cheïkh Abou Ahmed fut tout interdit, et s'en retourna dans sa ville. Les Turcs rendirent le bétail et les chevaux qu'ils avaient pris.
Au bout d’un certain temps, ce Turc, qui avait tué le docteur, se rendit à Hérât. Plusieurs des disciples du fakîh le rencontrèrent, et s’avancèrent vers lui comme pour le saluer ; mais ils avaient sous leurs vêtements des épées, avec lesquelles ils le tuèrent; ses camarades prirent la fuite. Quelque temps après, le roi Hoçaïn envoya en ambassade, auprès du roi du Sidjistän, son cousin-germain Mélic Werna, qui avait été l'associé du docteur Nizhâm eddîn, dans le redressement des actes prohibés par la loi. Lorsque ce prince
VOYAGES حصل بها بعث اليه أن UN المنكر رسولاً الى ملك مجستان خارج Lis بلاد ابن ولقيته quais يقم هنالك ولا يعود اليه سيوستان مى السند وهو اح الفضلاء وى AE Lie طبعة حب الرياسة والصيح والبزاة وليل والمماليك والاعحاب واللباس الملوى الغاخر ومى كان على هذ! الترتيب فانه لايصح ad ولأة au فكان من امرة ان ملك Ali بارض Ale بسبب جارية All اهل هراة المقهبى var به ANS صغيرًا دس عليه مئ قتله بس الملك -حسين فى ll وقيل أن ملك موت ملك Que ill ملك eus الملك pas ذلك ولاجلله واعطاة مدينة بكار مى بلاد Ni ورنا المذكور وهاداة ملك الغا مي <ناتير الذهب كل سنة ء yen وتجباها ul
| Nou fut arrivé dans le Sidjistän, le roi lui envoya l'ordre d'y E Hd rester et de ne pas revenir à sa cour. Mais il se dirigea vers jardins l'Inde, et je le rencontrai, lorsque je sortis de ce pays, dans La plu la ville de Siwécitän (Sehwan), dans le Sind. C'était un homme abonde distingué; il avait un goût inné pour l'exercice de l'autorité, et dévo la chasse, la fauconnerie, les chevaux, les esclaves, les ser- E Own vileurs, les vêtements précieux et dignes des rois. Or, la si- E com tuation de quiconque a de semblables goûts dans l'Inde n’est par le pas heureuse. Quant à lui, le roi de l'Inde le nomma gouverneur d’une petite ville. Un habitant de Héràt, établi dans l'Inde, le tua dans cette ville, à cause d’une jeune esclave. On dit que le roi de l'Inde aposta son meurtrier, par suite des machinations du roi Hoçaïn, et que ce fut à cause de cela que Hoçaïn rendit hommage au roi de l'Inde, après la mort de Mélic Wernà. Le roi de l'Inde lui fit des présents et lui donna la ville de Bacâr (Bhakar), dans le Sind, dont le revenu monte chaque année à cinquante mille dinârs d'or.
tient à torité opule:
le sut dans le l'ermit Îque:i donna :
bête en
سد يم ou م يلس ب يس م ب - PER © 2 َ == - -
وقبل أن ذلك ١ )> رن SX
l'ordre dy Ârigea VEN pays, dans un nom e l'autorité es, les sers s. Or, la 1 ١ l'Inde 1 yon 0 L établi duos "ne esclave.
ver, pl 1 1 ١ de
FT CLR
dupe ol, d00 ,, وزوز 001 | 4 5
ik |
D'IBN BATOUTAH. 75 di aile .سا akaus ST فنقول Lbyélu من 852 iisoce di ام وق متوسطة حسنة. ذات بساتين واتجار وعيون كثيرة وانهار واكثر تجرها التوت ولخرير Ur كثير وق تنسب الى dy العابه الزاهد شهاب الدين أجد لام وسن كر حكايته وحفيدة الشيز et المعرون بزادة الذى قتله ملك ابنج والمدينة الان لاولادة وق صررة مى JS السلطان ولهم بها نعمة وثروة وذكر لى مى اثق به أن السلطان ابا سعيد ملك العراق قدم خراسان مرة ونزل على هذه المدينة وبها زاوية الشيز فاضافه ضيافة عظهة duel, لكل aka Es راس غتم ولكل اربعة رجال راس غم ولكل داببة a مى
Mais revenons à notre sujet. |
Nous partimes de Hérât pour la ville de Djâm. C’est une ville de moyenne importance, mais jolie et possédant des jardins, des arbres, de nombreuses sources et des rivières. La plupart de ses arbres sont des müriers, et la soie y abonde. On attribue la construction de cette ville au pieux et dévot Chihäb eddin Ahmed aldjäm, dont nous raconterons l’histoire ci-après. Son petit-fils était le cheïkh Ahmed, connu sous le nom de Zädeh (fils, en persan), qui fut tué par le roi de l'Inde, et aux enfants duquel Djâm appartient actuellement; car cette cité est indépendante de l’autorité du sultan, et ces individus y jouissent d’une grande opulence. Quelqu'un en qui j'ai confiance m'a raconté que le sultan Abou Said, roi de l’Irâk, ayant fait un voyage dans le Khorâçän, campa près de cette ville, où se trouvait l'ermitage du cheïkh. Celui-ci lui donna un festin magnifique ; il distribua à chaque tente du camp royal un mouton, donna un mouton par quatre hommes, et fournit à chaque bête employée dans le camp, cheval ,1aulet ou âne, sa pro-
EL NI كو ستيى وكانت لهم عادة أن ras يومّاى متزل عندى ظنوا ذلك SE عن مونتهم فاحضر ما كان يضر
vende pour une nuit. 11 ne resta pas dans tout le camp un seul animal qui n’eût reçu sa part de l’hospitalité du cheïkh.
HISTOIRE DU CHEÏKH CHIHÂB EDDIN, DONT LE SURNOM A ÉTE DONNÉ À LA VILLE DE DJÂM.
On raconte que c'était un homme de plaisir et fort adonné à la boisson. Il avait environ soixante camarades de débauche, qui avaient coutume de se réunir chaque jour dans la demeure de l’un d'eux. Le tour de chacun revenait donc au bout de deux mois. Ils persévérèrent quelque temps dans cette conduite. Enfin, un jour, le tour du cheïkh Chihäb eddin arriva. Mais la nuit même qui précéda ce jour (littér. «la nuit du tour »; la journée des musulmans commence au coucher du soleil), il résolut de faire pénitence et de se réconcilier avec Dieu; mais 11 se dit en lui-même : « Si je dis à mes compagnons, qu'avant qu'ils fussent réunis chez moi j'avais fait pénitence, 115 penseront que c’est par impuissance de les traiter. » 11 fit donc servir les choses que ses pareils
faisaient metre le lorsqu'il.
deux y 90 aalt un 4 outre, pu état, Les avoua la crées, | ceci es ravant!
Sy relin vislons |
Nous et des p du célè} éncore Vale
> camp 1 du cheikh,
à ÊTÉ DONNE
fort adont ades de dé 06 jour das evenait dut e tempsdi eikh Chi jour (ir comment :