AVENTURE EXTRAORDINAIRE DE BALABAN
On raconte qu'un fakir de Bokhära ÿ vit ce Balaban, qui était de petite taille et d’un extérieur chétif et méprisable. 11 lui dit : » 0 petit Turc!» ce qui était une expression indiquant du mépris. Balaban répondit : » Me voici, 6 mon maître. » Cette parole plut au fakir.« Achète pour moi, reprit-:il, de ces grenades », et il lui montrait des grenades qui étaient exposées en vente sur le marché. « Très-bien », répliqua Balaban; et tirant quelques oboles, qui étaient tout ce qu'il possédait, il acheta plusieurs de ces grenades. Lorsque le fakir les eut reçues, il lui dit : «Nous te donnons le royaume de l'Inde. » Balaban baisa sa propre main (c’est 1à une manière de saluer) et répondit : « J'accepte et je suis content.» Gette parole se fixa dans son esprit. Cependant il arriva que le sultan Chems eddin Lalmich en: voya un marchand, afin qu'il lui achetât des esclaves à Samarkand , à Bokhära et à Termedh. Cet individu fit lacquisition de cent esclaves, parmi lesquels se trouvait Balaban. Lorsqu'il se présenta avec eux devant le sultan, tous
Jus هذ! Ji لا JUS ذكرناة مى ذمامتة LL الا بلبى CRT des بلبى يا خوند عالمللن" اشتريت هاولاء المماليك À آنا لله عزوجل فقال ail A وقال اشتريتهم لنفسى فقال RAD نعم وقبله وجعله فى بجلة المماليك فاحتقر شانه وجعنل فى PR انحن لاه كن وجا ابتاك AR PE PR ايديل آم أولادة ff Go ان ذكروا ذلك di Axes لصلاحه À اذا رايقوة فقالوا cui اتعرفون المملوك الذى بياخ ملك plurent à ce prince, hormis Balaban, à cause de ce que nous avons dit de son extérieur méprisable. « Je n'accepte pas celui-ci», s’écria-t-il. L’esclave lui dit : «Ô maître du
monde, pour qui as-tu acheté ces serviteurs ? » L’empereur se mit à rire et répondit : « Je les ai achetés pour moi-
. même.» Balaban reprit : « Achète-moi pour l'amour de
Dieu. .م Très-bien ,د répliqua le sultan ; il l'accepta, et le mit au nombre de ses esclaves.
Balaban fut traité avec mépris et placé parmi les porteurs d’eau. Les gens versés dans la connaissance de l'astrologie disaient au sultan Chems eddin : « Un de tes esclaves enlevera le royaume à ton fils et s'en emparera. » Ils ne cessaient de lui répéter cela; mais il ne faisait pas attention à leurs discours, à cause de sa piété et de sa justice. Enfin on rapporta cette prédiction à la grande princesse, mère des enfants du sultan, et elle la lui répéta. Cela fit alors impression sur son esprit; il manda les astrologues et leur dit : « Reconnaîtrez-vous, lorsque vous ع1 verrez, l'esclave qui doit enlever le royaume à mon fils?» Ils répondirent : « Oui,
D'IBN BATOUTAH. 173 نعم عندنا علامة تعرفه بها pels السلطان :بعرض a Sale وجلس لذلك فعرضوا بيى يديه طبقة AU والمتجمون ينظرون اليهم ويقولون لم 05 بعد وحان وقت الزوال فقال السقائتون بعضهم لبعض أنا قد جعنا فلتجمع شيا مى الذّراهم ونبعث احدنا الى السوق ليشترى لنا ما نأكله لجمعوا الدراهم وبعاقوا بها بلبى اذ لم يكن pes احقر منه فج يج بالسوق ما ارادوه فنتوج» الى سوق ls Gr) وجاءت نوبة السقاتيى é العرض وهو لم يات بعل ÈS زقّه وماعونه وجعلوه!' على كاهل صبى وعرضوة de 261 بلبى فا رك باسمه نجاز الصبى بين .ايديهم وانقضى العرض ولم ير المتجمون الصورة التى Phones وجاء
nous avons. un indice qui nous le fera connaître. » Le sultan ordonna de faire paraître ses esclaves, et s’assit pour les passer en revue. 115 parurent devant lui, classe par classe ; les astrologues les regardaient et disaient : «Nous ne le voyons pas encore.» Cependant une heure de laprèsmidi arriva, et les porteurs d’eau se dirent les uns aux autres : « Nous avons faim; rassemblons quelques pièces de monnaie, et envoyons un de nous au marché afin qu’il nous achète de quoi manger. » Ils réunirent donc des drachmes, et firent partir avec elles Balaban ; car il n’y avait parmi eux personne qui füt plus méprisé que lui. Il ne trouva pas dans le marché ce que voulaient ses camarades ; en conséquence, ilse dirigea vers un autre marché; mais il tarda, et lorsque ce fut le tour des porteurs d’eau d’être passés en revue, il n'élait pas encore revenu. Ses camarades prirent son outre etson pot à l’eau, les placèrentsur l'épaule d’un jeune garçon, et présentèrent celui-ci comme si c'était Balaban. Lorsqu'on appela le nom de Balaban, le jeune garçon passa devant les astrologues, et la revue fut terminée sans qu'ils vissent