‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 41 sur 115 · III. 5 1Â · texte numérisé non relu

III. 5 1Â

تلك لخال وفر مى بقى من الامراء الى السلطان تمس الحدين‎ ليخ‎ gr lé الندين ".ين السلطان‎ mel plu اين‎

ذكر مسير تغلق الى بلاد الكانوق وما اتصل بذلك الى وفاقته db,‏ 5251 الماروون paul aie‏ افيس اليد زع كام زان تمس الدين توق وعهد لولده شهاب الدين ph‏ مجلس xw)‏ ثم غلب عليه اخوة الاصغر غياث الدين بهادور بوره ومعناة بالهندية الاسود واستولى de‏ الملك Jui,‏ آخاة قطلو خان plus‏ اخوته وفر شهاب الدين وناصر الدين منهم إلى تغلق فتجهز معرها بنفسه لقتال اخيهها cils‏ ولده las‏ Gb‏ عنه فى مكله Ro‏ السير الى بلاد GUN)‏ فتغلب عليها

laissé en cet état. Les autres émirs s’enfuirent près du sultar Chems eddin, fils du sultan Nâcir eddin, fils du sultan Ghiyàth eddin Balaban, et se fixèrent à sa cour.

RÉCIT DE LA MARCHE DE TOGHLOK VERS LE PAYS DE LACNAOUTY, ET DE CE QUI S’ENSUIVIT, JUSQU’À SA MORT.

Les émirs fugitifs séjournèrent près du sultan Chems eddin. Dans la suite, celui-ci mourut, léguant le trône à son fils Chihàäb eddin. Ce prince succéda à son père; mais son frère cadet, Ghiyâth eddin Behädoür Boürah (ce dernier mot signifie, dans la langue indienne, le noir), le vainquit, s'empara du royaume, et tua son frère Kothloù khän, ainsi que la plupart de ses autres frères. Deux de ceux-ci, le sultan Chihäb eddin et Nâcir eddin, s’enfuirent près de Toghlok, qui se mit en marche avec eux, afin de combattre le fratricide. 11 laissa dans son royaume son fils Mohammed en qualité de vice-roi, et s’avança en hâte vers le pays de Lacnaouty. 11 s’en rendit maître, fit prisonnier son sultan

D'IBN BATOUTAH. . 211‏ paul‏ سلطانها غياث الدين بهادور وقدم به اسيرا إلى حضرت»ه وكان des ue‏ الولى نظام الدين البذاوق ولا يزال 4د (si SU‏ السلطان يتردّد اليه ويعظم خدّامه ويساله الدعاء وكان St‏ الشي حال تغلب عليه فقال ابن السلطان لحك امه اذا كان Ale à za)‏ الى تغلب عليه فاعجوق بذلك قجا ait‏ لال اعطوه فد خل عليه فطا رءاة الشيز قال Lis‏ له الملك ثم توق الشي ى ايام غيية السلطان حمل ابنه كلد نعشه على كاشله فبلغ ذلك ob‏ فانكرة وتوعد5 وكان قى ab,‏ منه امور ونقم عليه استكشارة re‏ شراء المماليك واجزاله العطايا واستجلابه قلوب الناس sh‏ حنقه عليه

Ghiyâth eddîn Behädoür et reprit avec ce captif le chemin de sa capitale.

11 y avait alors à Dihly le saint Nizhâm eddin Albedhäouny, et Mohammed chäh, fils du sultan, ne cessait de lui rendre des visites, de témoigner de la considération à ses serviteurs et d'implorer ses prières. Or le cheïkh était sujet à des extases qui s’emparaient de tout son être. Le fils du sultan dit à ses serviteurs : « Quand le cheïkh sera dans cette extase qui se rend maîtresse de lui, faites-le-:moi savoir. » Lorsque son accès le prit, on en prévint le prince, qui se rendit près de lui. Dès que le cheïkh le vit, il s’écria : « Nous lui donnons la royauté! » Ensuite il mourut pendant labsence du sultan, et le fils de ce prince, Mohammed, porta sa bière sur son épaule. Cette nouvelle parvint à son père, 1 se défia de lui et lui adressa des menaces. Différents actes avaient déjà inspiré des soupçons à Toghlok contre son fils: il le voyait de mauvais œil acheter un grand nombre d’esclaves, donner des présents magnifiques et se concilier les cœurs; mais alors sa colère contre lui augmenta. On rapporta

بعد‎ (ADS وبلغه ان الماجمى زعوأ انه لذ يد خل مدينة‎ ولا عاد مى سفرة وقرب مى لشضرة ام‎ Pass سغره ذلك‎ بضم الآدان ونتميى‎ CERTES ولدة أن يبنى له قصرًا وهم‎ ENS مجم مسكن على واد هنالك يسمى افغان بور فيناة فى‎ قاهمًا على‎ God de مرتفعا‎ dl dl ايام وجعل اكقر‎ the AA Lens ch على لحاسو انو الكو ره ةلك‎ بن (ياس‎ ei mous المعرون بعد ذلك خواجة جهان‎ تكنة العمارة وكانت‎ dis كبير وزراء السلطان جد وكان اذ‎ جهبة ميته‎ AU on لك الى الخترعوها ف اثه فتن‎ وقع ذلك القصر وسقط ونزل السلطان بالقصرواطعم النباس‎

au sultan que les astrologues prétendaient qu'il n’entrerait pas dans la ville de Dihly, au retour de ce voyage. H se répandit contre eux en menaces.

Lorsqu'il fut revenu de son expédition et qu'il approcha de la capitale, il ordonna à son fils de lui bâtir un palais, ou, comme ce peuple l'appelle, un cochc «kiosque », près d'une rivière qui coule en cet endroit et que l’on nomme Afghân Poûr. Mohammed lédifia en trois jours, et le construisit pour la majeure partie en bois. Il était élevé au-dessus du sol et reposait sur des colonnes de bois. Mohammed le disposa avec art et dans des proportions que fut chargé de faire observer Almélic Zâdeh, connu dans Ja suite par le titre de Khodjah djihän. Le vrai nom de cet individu était Ahmed, fils d’Ayäs ; il devint le principal vizir du sultan Mohammed, et il était alors inspecteur des bâtiments. L'invention qu’imaginèrent ces deux personnages en construisant le kiosque consisia à le bâtir de telle sorte qu’il tombât et s’écroulât dès que les éléphants en approcheraient d’un certain côté. Le sultan s'arrêta dans cet édifice, et fit servir à manger au

D'IBN BATOUTAH. 213‏ وتغرقو( واستاذذه ولده فى أن يعرض الفيّلة بيى يديه وى rires‏ لف ونحدّتى الشير وكن الدين: انه كان Bon‏ مع السلطان ومعرما ولك السلطان الموثر لديه نحود AE‏ ag‏ ابن السلطان فقال LA‏ خوند هذا وقت العصر انزل فصلل قال لى الشيز فنزلت وق بالافيال مى جهة واحدة حسها دبّروة فا وظمّتها سقط لكشك على السلطان وولدة جود قال الشيز فسمعت Dors Rai‏ ولم Jo‏ فوجدتُ لكشك قد سقط فامر ao‏ أن يوي بالفوس والمتساحى لمعف عنه

اماو IL‏ قط Ge‏ برها us is Ji‏ التمس Pois‏ وأشار À‏ يبو وقك Dm DE‏ 5-6 السلطان قد حنا 4 على ولده ليقيه Sol‏ فزعم

peuple, qui se dispersa ensuite. Son fils lui demanda la permission de faire passer devant lui les éléphants, couveris de leurs harnais de parade. Le sultan le lui permit.

Le cheïkh Rocn eddin m'a raconté qu’il se trouvait alors près du sultan, et qu’ils avaient avec eux le fils de ce dernier, son enfant de prédilection, Mahmoüd. Sur ces entrefaites, Mohammed revint et dit au cheïkh : « Ô maître! voici le moment de la prière de l'après-midi; descends et prie. » —« Je descendis, continue le cheïkh, et l’on amena les éléphants d’un même côté, ainsi que le prince et son confident avaient imaginé de le faire. Lorsque ces animaux marchèrent de ce côté, le kiosque s’écroula sur le sultan et son fils Mahmoüd. J'entendis le bruit, dit toujours le cheïkh, et je revins sur mes pas sans avoir fait ma prière. Je vis que le kiosque était renversé. Le fils du sultan, Mohammed, ordonna d’apporter des pioches et des pelles, afin de creuser la terre et de chercher après son père. Mais 11 fit signe qu’on tardàt d'obéir, et on n’apporta les outils qu'après le coucher du soleil. On se mit alors à creuser et l’on découvrit le sultan, qui avait courbé

Essonne ane

per (es age) وزعم بعضهم أنه‎ Ego = اذه‎ (que البلدة المسمّاة‎ pour ليلا الى مقبرته التى بنافا‎ Mes عليه‎ sg) باسمه تغلق اباد قدفن بها وقد ذكرنا السبب.ى بناثه‎ ele Ji وبها كانت خراين تغلق وقصورة وبها القصر‎ Roll Lys الذى جعل قراميدة مذهية ناذا طلعت اللشيس كان‎

نور عظم وبصيص ge mani ge‏ ادامة النظم Wii‏ واختزن بها الاموال اآلتيرة ويذكر اذه cr‏ صهركجًا وافرغ فيه الذهب

sx ae بناء لكشك الذى سقط على تغلق كانت" حظوتة‎ à

le dos au-dessus de son fils, afin de le préserver de la mort. Quelques-uns prétendirent que Toghlok fut retiré mort, d’autres, au contraire, qu'il était encore en vie, qu’on l’acheva et qu'on le transporta de nuit dans le mausolée qu'il s'était construit près de la ville appelée, d’après lui, Toghlok Abäd, et où il fut enterré. »

Nous avons raconté (ci-dessus, p. 147) pour quel motifil avait bâti celte vilie, où se trouvaient ses trésors et ses palais. C'est là qu'était le palais immense qu'il recouvrit de tuiles dorées. Au moment où le soleil se levait, ces tuiles resplendissaient d’une vive lumière, et d’un éclat qui empêchait l'œil de les regarder longtemps. Toghlok déposa dans cette ville de Toghlok Abäd des trésors considérables. On raconte qu’il construisit un bassin, où il versa de l'or fondu, de manière à en former un seul morceau. Son fils Mohammed chäh dépensa tout cela lorsqu'il fut monté sur le trône.

Ce fut aux habiles mesures observées par le vizir Khodjah djihän, en construisant le kiosque qui s'écroula sur Toghlok, ainsi que nous l’avons rapporté, qu'il dut la considéra-

D'IBN BATOUTAH. 215‏ محمد شاد وايقارهة لديه فح يكن اح يدانيه فى المنزلة نديد ولا Eu‏ مرتبته عند5 we‏ الوزراء ولا ré‏ 4 ونا قات السلطان كلق al dl‏ وت 12 ue AU‏ غير منازع له ولا مخالف عليه وقد Los‏ أنه كان aout‏ جونة UN‏ ملك تسمى بكحمد ali ab its‏ وكل ما ذكرت مى شان سلاطيى he Le ve RE‏ به وتلقيته أو rer‏ مى all‏ كال الدين بن البرهان الغزنوى قاضى القضاة

tion dont il jouissait auprès de Mohammed et la prédilection que celui-ci lui témoignait. Personne, soit vizir ou autre, n’approchait de lui sous le rapport de l'estime où le tenait le sultan, et n’atteignait le rang dont il était en possession près de ce prince.

HISTOIRE DU SULTAN ABOUL'MODJÂHID MOHAMMED CHÂH, FILS DU SULTAN GHIYÂTH EDDÎN TOGHLOK CHÂH, ROI DE L'INDE ET DU SIND, À LA COUR DE QUI NOUS NOUS RENDIMES.

Lorsque le sultan Toghlok fut mort, son fils Mohammed s'empara du royaume, sans rencontrer d’adversaire ni de rebelle. Nous avons dit ci-dessus que son nom était Djaounah ; mais quand il fut devenu roi, il se fit appeler Mohammed et fut surnommé Abou’ Modjähid (le père de celui qui fait la guerre aux infidèles). Tout ce que j'ai rapporté touchant l’histoire des sultans de l'Inde, j'en ai été informé etje l'ai appris, au moins pour la plus grande partie, de la bouche du cheïkk Camäl eddin, fils de Borhân eddin, de Ghaznah, kàdhi

216 VOYAGES الخبار هذ! الملك فعظمها مما شاهدته» ايام كون‎ Ulis 6 بملادة‎ الناس & اسَدآء العظايا واراقة‎ dust املك‎ Fier ذكروصغه.‎ وقد شهرت‎ NE CE الدماء فلا يدلو بابه عن فقيريُغتى او‎ والبطش‎ dl والتتجاعة وحكاياته فى‎ off 8 حكاياته‎ ll فى‎ الناس مع ذلك نواضعنا واكتهم‎ RAT بذوى للنايات وهو‎ اظهارًا العدل والحق وشعايرالدين عنده تحفوظة وله اشستداد فى‎

pal‏ الصلاة والعقوبة على تركها وهو مى الملوك الذين اطردت سعادتهم وخرق المعناد يمن نقيبنهم ولاكن الاغلب عليه

des kâdhis. Quant aux aventures de ce roi-ci, la plupart sont au nombre de ce que j'ai vu durant mon séjour dans ses États.

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