‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 77 sur 115 · DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR SON PROPRE FRÈRE · texte numérisé non relu

DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR SON PROPRE FRÈRE

Le sultan avait un frère du nom de Mac'oûd khân, dont la mère était fille du sultan ’Alà eddin. Ce Macç'oûd était une des plus belles créatures que j'aie jamais vues dans ce monde. Le monarque le soupçonna de vouloir s’insurger contre lui; 11 l'interrogea à ce propos, et Maç'oûd confessa, par crainte des tourments. En effet, toute personne qui nie les accusations de cette sorte, que le sultan formule contre elle, est de nécessité mise à la torture, et la plupart des gens préfèrent mourir que d’être torturés. Le souverain fit trancher la tête de son frère au milieu de la place, etle corps resta trois jours abandonné dans le même endroit, suivant l'usage. La mère de Maç'oüd avait été lapidée deux années auparavant, juste en ce lieu; car elle avait avoué le crime de débauche ou d’adultère. Celui qui l’a condamnée à être lapidée هنو‎ été le juge Camäl eddin.

D'IBNBATOUTAH. 293‏ مرة sis‏ خصة من العسكر تتوجٌه» مع الملك Ci‏ بغرة الى قتال Jul parus JU‏ المتصلة جوز ges‏ يوسف axe és‏ معظم العسكر Us‏ قوم pie‏ فكتب يبوسف الى السلطان Nés ai‏ قامبر ان؛ varie Rod Ge‏ على مو وكصوه كن ES dit‏ عفني لله وفيس نعل جلؤقاي2

وخسين منهم نامر po‏ اججعين فقتلوا ء

ذكر تعذيبه gaie À‏ شهاب الدين Aie‏ وكان LA)‏ تهاب الدين ابن شيم لام لراسان: الذى تنسب مدينة لام خراسان di‏ جه حسها قصصنا ذلك مى كبار SCA‏

DE LA MORT 010111: FIT DONNER À TROIS CENT CINQUANTE INDIVIDUS, DANS UN MÊME MOMENT.

Une fois le sultan avait destiné une portion de l’armée, commandée par le roi Yoüçuf Boghrah, pour aller combattre les infidèles Hindous, sur des montagnes adjacentes au district de Dihly. Yoücçuf sortit, ainsi que la presque totalité de sa troupe; mais une partie de ses soldats restèrent en arrière. 11 écrivit au souverain, pour l’informer de cet événement, et celui-ci ordonna de parcourir la ville et de saisir tous les individus qu’on rencontrerait, parmi ceux qui étaient restés en arrière. On s’empara de trois cent cinquante de ceux-ci; le monarque donna ordre de les tuer tous; et il fut obéï.

DES TOURMENTS QUIL A FAIT SUBIR AU CHEÏKH CHIHÂB EDDIN, ET DE LA CONDAMNATION À MORT DE CE CHEÏKH.

Le cheïkh Chihäb eddin était fils du cheïkh Aldjäm alkhorâçâny, dont l’aïeul avait donné son nom à la ville de Djâm, située dans le Khoräâçàän, comme nous l’avons déjà raconté. Chihâb eddin était un des principaux cheïkhs, un des plus

الضاساء الفضلاء Uk»‏ يواصل أريعة pis‏ يوسا وكان السلطانان cales‏ الدين وتغلق يعظمانه ويزورانه ويتبركان .به UN‏ ولى

السلطان 4< اراد ان Zi PRE‏ فى بعض .خحامته OÙ‏ عادته ان pa‏ الغقهاء والمشاخ ali,‏ نضا ان joua)‏ الاؤل رضى الله عنهم لم يكونوا يستعملون إِلَا افل العم والصلاح فامتنع الشين شهاب الدين مى Lol‏ وشافه»ه السلطان LR‏ ق تجلسه العام فاظهر الاباية: dis‏ فغصب السلطان من ذلك :وامر gui‏ الغنقيه المعظم lue‏ الدين السمناق ان ينشف لحيته فاى ضياء الدين من ذلك وقال لا افعل FRS‏ نامر السلطان Cités‏ لحية كل des‏ مترها فتتغث ونى lue‏ الدين الى بلاد التلنك ثم ولاه بعد مدّة قضاء

probes et des plus vertueux ; 11 avait l'habitude de jeüner quatorze jours de suite. Les deux sultans Kothb eddin et Toghlok ع1‎ vénéraient, le visitaient et imploraïent sa bénédiction. Quand le sultan Mohammed fut investi du pouvoir, il voulut faire remplir au cheïkh quelque charge dans l’état ; mais celui-ci refusa. C'était l'usage chez ce souverain d’employer les jurisconsultes, les cheïkhs et les hommes pieux; il se fondait sur ce que les premiers princes musulmans, que Dieu soit satisfait d’eux! ne donnaient les places qu'aux savanis et aux hommes probes. Il s’entretint à ce sujet avec Chihàb eddin, à l’occasion d’une audience publique; celui-ci refusa et résista. Le sultan en fut indigné, et il commanda au jurisconsulte vénéré, le cheïkh Dhiyà eddin assimnäny, d'arracher la barbe de Chihàb eddin. Dhiyä eddin ne le voulut pas, et il dit : «Je ne ferai jamais cela. » Alors le souverain donna l’ordre d’arracher à tous les deux ies poils de leur barbe; ce qui eut lieu.

Le sultan relégua Dhiyà eddin dans la province de Tiling;

bi As‏ بها Gleë dis‏ الدين. الى SLT ae‏ فاقام بها سبعة اعوام كم بعث aie‏ ذاكرمه وعظمه وجعله على pins‏ المستخمج وهو ديوان بقايا العمال يستخرجها منهم بالضرب والتنكيل ثم 5 ى تعظهم وامر الامراء أن ياتوا pull‏ عليه ويمانثلوا اقوالم ولم يكن اح فق دار السلطان فوقه ولا انتقل السلطان الى السكنى على نهر الكنك وبنى هنالك القصر المعرون بسَرك ذوار sine‏ ثيبيه AR‏ وامر الناس بالبناء هنالك طلب منه الشيز شهاب الدين أن ياذن À‏ & الاقامسة بالممضرة فاذن Gi di VA‏ تعراس de‏ مفلقة مق és ça duel‏ تمر بها

كهنا Lu‏ صنع à‏ جوفه البيوت wie‏ والفرن nbedls‏

et plus tard il le nomma juge à Ouarangal, où il mourut. Il exila Chihäb eddin à Daoulet Âbäd, et l'y laissa pendant sept années; puis il le fit revenir, 11 l’honora et le vénéra. Il le mit à la tête du Dioudn almostakhradj « le bureau du produit de l’extorsion », c’est-à-dire celui des reliquats ou arriérés des agents, qu’on leur extorque par la bastonnade et par les tourments. Le souverain considéra de plus en plus Chihäb eddin; il ordonna aux émîrs d'aller lui rendre hommage dans sa demeure, et de suivre ses conseils. Nul n’était audessus de lui dans le palais du sultan.

Lorsque le souverain se rendit à sa résidence située au bord du Gange, qu’il y bâtit le château appelé Sarg Douér « la porte du ciel», ce qui veut dire : «semblable au paradis», et qu'il جارج سان‎ au peuple de construire des demeures fixes en cet endroit, le cheïkh Chihäb eddin sollicita de lui la permission de continuer à rester dans la capitale. Le sultan lui assigna pour séjour un lieu inculte et abandonné, à six milles de distance de Dihly. Chihäb eddin y creusa une vaste grotte, dans l'intérieur de laquelle 11 cons-

وجلب اللآء مى نهر جون وهر تدك الارض وجع Je‏ كتير من حسكعاها Done Lei‏ تالخطة وأقام هنالك عاميى ونصف عام Ed‏ مغيب السلطان وكان عبيدة يخدمون تلك الارض نهارا ويد خلون الغارليلاً ais dus‏ على انغسهم وانعامهم ces‏ سراق الكغار ps‏ فى جيل منيع هنالك sell,‏ السلطان الى حضرته استقيله ii‏ ولقيه de‏ سبعة lie lool‏ فعظمه السلطان وعانقه عند لقآده وعاد الى غارة ثم بعث عنه بعد أيام فامتنع مى اتيانه فبعث اليه مخلص الملك النذرباري وكان مى PUS‏ الملوك فنتلطف À‏ فى القول وحذرة بطسٌّ السلطان

truisit des cellules, des magasins, un four et un bain; ül fit venir l'eau du fleuve Djoumna; il cultiva cette terre, et il amassa des sommes considérables au moyen de ses produits; car, dans ces années-là, on souffrit de la sécheresse. 11 demeura en cet endroit deux ans et demi, le temps que dura l'absence du sultan. Les esclaves de Chihäb eddin labouraient le sol pendant le jour; ils entraient la nuit dans la caverne, et la fermaient sur eux et sur les troupeaux, par crainte des voleurs hindous, qui habitaient sur une montagne voisine et inaccessible.

Quand le sultan retourna dans la capitale , le cheïkh alla à sa rencontre, et ils se virent à sept milles de Dihly. Le souverain l’honora, l’embrassa dès qu’il l’aperçut, et Chihäb eddin retourna ensuite à sa grotte. Le monarque l’envoya quérir quelque temps après cela; mais il refusa de se rendre près de lui. Alors le sultan lui expédia Mokhlis almolc, annodhrbäry (littéralement, celui qui répand, ou qui porte les avertissements, etc.), qui était un des principaux rois. Il parla à Chihäb eddin avec beaucoup de douceur, et lui dit de faire attention à la colère du monarque. Le cheïkh répondit : «Je ne servirai jamais un tyran.» Mokhlis almolc retourna

D'IBN BATOUTAH. 297‏ فقال له لا foi UE Last‏ فعاد مخلص الملك الى السلطان فانخيره بذلك فامر أن باق به فاق به فقال LUI eut À‏ الى ظالم فقال نعم انت ظالم ومى AN‏ كذ! وكذ! وعد امور منها تخريبه لمدينة (LOS‏ واخراجه اهلها فاخة السلطان سيفه ودفعه لصح رلهان وقال ESS‏ هذ! أىّ ظالم واقطع عنق dial tes‏ ايسهاتن -التقايق يتوطق «وودظ ١‏ أن شهدت بذلك Mis‏ ولآكن انت تعرن ظح نفسك وامر بنتسلهه SMS‏ تكبية راس الدويداريّة NS‏ باربعة قيود وغل يديه وأقام كذلك ازبعة es Can pas‏ لا ياكل ولا يشرب وف كل يوم منها Ge‏ به الى المشور ze‏ الفقهاء والمشاخ ويقولون À‏

auprès du sultan et l’informa de ce qui s'était passé; il reçut ordre d'amener le cheïkh, ce qu'il fit. Le sultan parla ainsi à Chihàb eddin : « C’est toi qui as dit que je suis un tyran?» 11 répondit : « Oui, tu es un tyran : et parmi tes actes de tyrannie sont tels et tels faits. » 11 en compta plusieurs, au nombre desquels 11 y avait la dévastation de la ville de Dihly, et l’ordre d’en sortir intimé à tous les habitants.

Le sultan tira son sabre, il le passa à Sadr aldjihän, et dit : « Confirme ceci, que je suis un tyran, et coupe mon cou avec ce glaive. » Chihäb eddin reprit : «Celui qui porterait témoignage sur cela serait sans doute tué; maïs tu as conscience toi-même de tes propres torts. » Le monarque ordonna de livrer le cheïkh au roi Nocbiah, chef des porte-encriers ou secrétaires, qui lui mit quatre liens aux pieds, et lui attacha les mains au cou. 11 resta dans cette situation quatorze jours de suite, sans manger ni boire; tous les jours on le conduisait dans la salle d'audience; lon réunissait les légistes et les cheïkhs, qui lui disaient :

298 VOYAGES أن اكون د زمرة‎ pis ارجع عن قولك فيقول لذ ارجع عنه‎ الشهدآء فا كان اليوم الرابع عشر بعث اليه السلطان بطعام‎

LAS auf delle,‏ لحيو as pl Gala} Alès‏ بد كارا يطعم Land a)‏ اشتارأساتير) مى NAN‏ وى رطلان ونصف سو لوطال :لغوت رمانيشيخ: Je pot ds‏ حفط Po)‏ طائفة م ىكغار الهنود فدٌوة على ظهرة وفتصوا ai‏ بأكلبتيى وحَلوا العذرة بالماء وسقوة ذلك وق اليوم بعد أ به الى دا رالقاضى صح رلمهان وججع الفقهاء State‏ ووجوة الاعزة فوعظوة وطلبوا منه أن يرجع عن قوله فاى ذلك فضربت عنقه رجه الله تعالى »

» Rétracte ton assertion, » Chihäb eddin répondait : » Je ne la retirerai pas, et je désire d’être mis dans le chœur des martyrs. » Le quatorzième jour, le sultan lui envoya de la nourriture, au moyen de Mokhlis almolc ; maïs le cheïkh ne voulut pas manger, et dit : « Mes biens ne sont plus sur cette terre; retourne près de lui (le sultan) avec tes aliments. » Celui-ci ayant été informé de ces paroles, ordonna immédiatement qu'on fit avaler au cheïkh cinq istérs (ou statères, du grec clarÿp) de matière fécale, ce qui correspond à deux livres et demie, poids de Barbarie. Les individus chargés de ces sortes de choses, et ce sont des gens choisis parmi les Indiens infidèles, prirent cette ordure, qu'ils firent dissoudre dans l’eau; ils couchèrent le cheïkh sur son dos, lui ouvrirent la bouche avec des tenailles, et lui firent boire ce mélange. Le lendemain, on le conduisità la maison du kädhi Sadr aldjihän.

On rassembla les jurisconsultes et les cheïkhs, ainsi que les

notables d’entre les personnages illustres; tous le préchèrent et lui demandèrent de revenir sur son propos. II refusa de se rétracter, et on lui coupa le cou. Que Dieu ait pitié de lui!

D'IBN BATOUTAH. 299‏ as JS‏ الفقيه الملدرس عفيف الدين الكاساى وفقيهيى دكات gli.‏ بي Ut‏ جد احز agde‏ يها ري دار AM‏ وان يزرع هنالك زرع واعط الناس Su‏ وما ph‏ de‏ الزراعنة مى التفقة وكلفهم زرع ذلك اليخزن فبلغ ذلك الغقيهَ عفيف الدين فقال هذ! الزرع لا حصل المراه منه فوت به الى السلطان فسجنه وقال له لاى شىء كك ذل نفسك. à‏ امور الملك ثم اذه سرحه بعد مذة فذهب الى دارة ولقيه فى طريقه. all‏ صاحبان له مى Tail‏ فقالا لذ el‏ لله على خلاصك فقال الفقيه لدمد 4 الذى LUS‏ من القوم الظالميى وتغرقوا فج يصلوا di‏ دوهم حذى بلغ ذلك. السلطان فامر بهم

DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR LE JURISCONSULTE ET PROFESSEUR ’AFÎF EDDÎN ALCÂÇÂNY, ET SUR DEUX AUTRES JU- RISCONSULTES, CONJOINTEMENT AVEC LUI.

Dans les années de la disette, le sultan avait commandé de creuser des puits à l’extérieur de la capitale, et de semer des céréales dans ces endroits. 11 fournit aux gens les grains , ainsi que tout l'argent nécessaire pour les semailles , et exigea que celles-ci fussent faites au profit des magasins du trésor public. Le jurisconsulte ’Afif eddin, ayant entendu parler de cette chose, dit: « On n’obtiendra pas de cette semence l'effet qu’on désire. » [11 fut dénoncé au souverain, qui le fit mettre en prison, et lui dit : « Pourquoi te mêles-tu des affaires de l’état? » Un peu plus tard 11 le relächa, et le légiste se rendit vers sa demeure.

11 rencontra par hasard, chemin faisant, deux jurisconsultes de ses amis, qui lui dirent : « Que Dieu soit loué, à cause de ta délivrance! » 11 répondit : » Louons l'Étre suprême qui nous a sauvés des mains des méchants. » (Korân, xx,

29). Ils se séparèrent; maïs ils n'étaient pas encore arrivés

300 7 VOYAGES فاحض ركلاكتهم بيى: يديه فقال اذهبوا بهذ! يعنى. عغفيف‎ وهو ان يُقطع الراس مع الذراع‎ Me ais الدين فاضربوا‎ ونعض الصحان واصربوا: اعناق :الاكرين فقالا له أساءهو فيساحاق‎ LG العقاب بقوله واما نحن فباى جرهة تقتلنا فقال لها‎ رجهم‎ Bar عليه فقتلوا‎ Lai, GLS سمعها 260 فم تنكراه‎ , الله تعالى‎ خدمتد‎ à ذكر قتله ايضا لفقيهين من اهل السنت كنا‎ مع‎ ae الفقيهين السنديّين ان‎ Grès وامر السلطان‎ ليها انما ست احوال البلاد‎ Ji امير عيّنه الى بعض البلاد‎ نامرانه به فقالا‎ Le يتصرّن‎ Rue والرعيّة لكا ويكون هذ! الامير‎

à leurs logements, que le sultan était déjà instruit de leur discours. D’après son ordre, on les amena tous les trois en sa présence; alors il dit (à ses suppôts) : « Partez avec celuici (en désignant ’Afif eddin), et coupez-lui le cou, à la manière des baudriers. » Cela veut dire qu’on tranche la tête avec un bras et une portion de la poitrine. Il ajouta : « Et coupez le cou aux deux autres. » Ceux-ci dirent au souverain : « Pour ’Afif eddiîn, il mérite d’être châtié à cause de son propos; mais nous, pour quel crime nous fais-tu mourir? » Le monarque répondit : « Vous avez entendu son discours et ne l'avez pas désapprouvé; c'est donc comme si vous aviez été de son avis. » Ils furent tués tous les trois. Que Dieu ait pitié d'eux!

DU MEURTRE COMMIS PAR LE SULTAN SUR DEUX JURISCONSULTES DU SIND, QUI ÉTAIENT À SON SERVICE.

Le sultan ordonna à ces deux jurisconsultes du Sind de se rendre dans une certaine province, en compagnie d'un commandant qu’il avait désigné. Il leur dit : « Je mets entre vos mains les affaires de la province et des sujets; cet émîr

D'IBN BATOUTAH. 301‏ اد هات Ge‏ كاله افون craie le‏ لد io au Sd ae‏ ليها Léi‏ قصدكا ان تاكلا bleus, dire‏ وتنسبا ذلك إلى هذ! الترى الذى لا معرفة لد فقالا له le‏ اله يا خوند عالم ما boues‏ هذ! فقال ليها لم تقصد! غيرهذ! اذهبوا بهما الى الشين زادة التُهاوندى وهو الموكل بالعذاب فذهب Lay‏ اليه فقال لبها السلطان .يريد قتكلما فاقرًا Le‏ قولكا ااه ولا تعدبا انفسكا Vis‏ والله boues Le‏ إلا ما ذكرنا فقال ax‏ ذوقوها بعض تىء يعنى مى العذاب فبّطنا de‏ اقفآنها Jets‏ على صدركل واحد منهها صفكة حديد LÉ‏ 85 قلعت بعد

sera avec vous uniquement pour agir suivant vos ordres. » Ils répondirent : «Il vaut mieux que nous soyons comme deux témoins à son égard, et que nous lui montrions le chemin de la justice, afin qu’il le suive. » Alors le souverain reprit : « Certes, votre but est de manger, de dissiper mes biens, et d'attribuer cela à ce Turc, qui n’a aucunes connaïssances. » Les deux légistes répliquèrent : « Que Dieu nous en garde! à maître du monde; nous ne cherchons pas une telle chose. » Mais le sultan répéta : « Vous n’avez pas d'autre pensée.» (Puis 11 dit à ses gens) : « Emmenez-les chez le cheïkh Zädeh annohäouendy. » Celui-ci est chargé d’administrer les châtiments.

Quand ils furent en sa présence, 11 leur dit : « Le sultan veut vous faire mourir : or avouez ce dont il vous accuse, et ne vous faites pas torturer. » Ils répondirent : « Pour Dieu, nous n’avons jamais cherché que ce que nous avons exprimé. » Zädeh reprit, en s'adressant à ses sbires : « Faites leur goûter quelque chose. » 11 voulait dire : «en fait de tourments. » En conséquence, on les coucha sur leur dos (littéralementsur leurs occipuis), on plaça sur leur poitrine une plaque de fer rougie au feu, qu’on retira quelques instants après, et

302 VOYAGES Dub باهم طتجمررهنافية أنسة «لبولل"والزنا‎ case Lui AG اثهها لم يقصد! إلا ما‎ laps de فاقرًا‎ let, على تلك‎ لبها ولا‎ de مسكقان القتل فلا‎ yes السلطان واثهها‎ بذلك واعترفا‎ Lys دعوئيذ دمامها دئيا ولا اخرى وكتبا‎ فيه أن سين‎ ss Ni} de به عند القاصى فمجل‎ 3 LD كان عن غير إكراة ولا إجبار ولوقالا أكرفنا‎ العذاب ورايا ان تكجيل صرب العنق خير ليها مى اموت بالعخ اب‎ الله تعالى ء‎ Less فقتلا‎ pa Mais ذكر قثله الشيز قود وكان الشير زادة اللمسمى بهوذ‎ الدين بن أن ركرياء‎ re بن‎ Xi الصالم الوق ركن‎ za)

qui mit à nu ou détruisit leurs chairs. Alors on prit de l'urine et des cendres qu’on appliqua sur les plaies; et à ce moment les deux victimes confessèrent que leur but était celui qu'avait indiqué le sultan ; qu'ils étaient deux criminels méritant la mort; qu'ils n'avaient aucun droit à la vie, ni aucune réclamation à élever pour leur sang, dans ce monde pas plus que dans l’autre. Ils écrivirent cela de leur propre main, et reconnurent leur écrit devant le kâdh1. Celui-ci légalisa le procès-verbal, portant que leur confession avait eu lieu sans répugnance et sans coaction. S’'ilsavaient dit:« Nous avons été contraints » , ils auraient été infailliblement tourmentés de plus belle. Ils pensèrent donc qu’avoir le cou coupé sans délai valait mieux pour eux que mourir par une torture douloureuse : ils. furent tués. Que Dieu ait pitié d’eux!

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