‹ Voyages d'Ibn Batoutah texte arabe, accompagné d'une traductionChapitre 78 sur 115 · DU MEURTRE COMMIS PAR SON ORDRE SUR LE CHEÏKH HOÜD · texte numérisé non relu

DU MEURTRE COMMIS PAR SON ORDRE SUR LE CHEÏKH HOÜD

Le cheïkh Zädeh, appelé Hoüd, était petit-fils du cheïkh pieux et saint Rocn eddin, fils de Béhà eddin, fils d’Aboû

D'IBN BATOUTAH. 303‏ ss Pau‏ الشير ركن الدين معظم عند السلطان يوم وقيعة كشلوخان وسنذكرة ولا JS‏ عاد dsi pri‏ السلطان لاحيه ركن. الدين: ماية قرية لياكل منها ويتطعم الصادر والوارد. kil‏ ففوق all‏ ركن الدين واوصئ Ke‏ ركن prod)‏ وقال انا Get‏ بميرات LE‏ فقدما de‏ السلطان وهو بدولة (باد وبينها 5-29( ملتان تمانون Loge‏ فاعط السلطان المشخة لهود mél À pos) lou‏ وكان كهلاً وكان ابن ايخ ali‏ في واكرمه السلطان وامر بتضييفه & كل منزل A‏

Zacariÿyà almoltäny. Son aïeul, le cheïkh Rocn eddin, était vénéré du sultan; et il en était ainsi du frère de Rocn eddin, nommé ’Imâd eddin, qui ressemblait beaucoup au sultan, et qui fut tué le jour de la bataïlle contre Cachloû khân, comme nous le dirons plus bas. Lorsque ’Imäd eddin fut mort, le souverain donna à son frère Rocn eddin cent villages, pour qu’il en tiràt sa subsistance, et qu'il nourrit les passants dans son ermitage. À sa mort, le cheïkh Rocn eddin nomma son successeur dans l’ermitage, son petit-fils, le cheikh Hoûüd; mais son neveu, le fils du frère de Rocn eddin, s’y opposa, en disant qu'il avait plus de droits que l’autre à l'héritage de son oncle. Il se rendit avec Hoûd chez le sultan, qui était à Daoulet Âbâd; et entre cette ville et Moltän, il y a quatre-vingts jours de marche. Le souverain accorda à Hoûüd la place de cheïkh, ou supérieur de l'ermitage, selon le testament de Rocn eddin : Hoûd était alors d’un âge mür, tandis que le neveu de Rocn eddin était un jeune homme. Le sultan honora beaucoup le cheikh Hoûüd; il ordonna de le recevoir comme

وان مخرج di‏ لقاثه اهل كل بلى x‏ به الى ملتان وتُصنع À‏ فيه دعوة فا وصل الامر ge Bad‏ الفقهاء والقضاة والمشاح والاعيان SUN‏ وكنث فهن حرج :اليه فلقيناه وهو راكب ذ AS‏ جلها الرجال وخيله جنوبة فسطنا عليه وانكيرت .انا ما كان مى فعله فى وكوبه الدولة وقلت الما كان ينبق له ان يركب الغرس ويساير من خرج SUN‏ من القضاة till,‏ فبلغه كلاى فركب. الغرس. وأعقذر بان فعله 'أولا كان بسبب الم منعه عن ركوب الفرس Bad Jess‏ وصنعت “له Le‏ جعوق us less Gif‏ سال الشلطبان pas aie as‏ القضاة والمشاخ والفقهاء والاعزة Sur‏ السماط واتوا بالطغام

un hôte, dans toutes les stations où il descendraït; il prescrivit aux habitants de sortir à sa rencontre dans toutes les villes par où il passerait, dans son voyage jusqu'à Moltän, et de lui préparer un festin.

Quand lordre parvint à la capitale, les jurisconsultes, les juges, les docteurs et les notables sortirent à la rencontre de Hoûd. J'étais du nombre; nous le vimes, assis dans un palanquin porté par des hommes, tandis que ses chevaux étaient conduits à la main. Nous le saluâmes; mais, pour ma part, je désapprouvai son action de rester dans le palanquin, et dis : » 11 aurait dû monter à cheval, et marcher parallèlement aux juges et aux docteurs, qui sont sortis pour le recevoir. » Ayant appris mon discours, Hoûd monta à cheval, et il s’excusa en alléguant qu'il ne l'avait point fait d'abord, à cause d’une incommodité dont il souffrait. 11 fit son entrée à Dihly, et on lui offrit un festin, pour lequel on dépensa des sommes considérables du trésor

du sultan. Les kädhis, les cheïkhs, les légistes et les per-

sonnages illustres s’y trouvaient; on étendit les nappes, et

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D'IBN BATOUTAH. 305‏ على العادة ثم أعطيت الدرام ككل مى حضر على قد ر استصقاقه تاقكل Faut‏ مايه us‏ وفطي نا ete‏ وبخسين دينارا وهذة عادة لهم ى الدعوة السلطانيّة تمر انصرن ali‏ هود الى بلده ومعه الشين نور الدين الشيرارى بعقه السلطان ame‏ على Eole‏ جذة بزاويته ويصنع À‏ الدعوة مى مال السلطان هنالك واستقر بزاويقه pbs‏ بها اعواما ثم ان ماد الملك امير بلاد null‏ كتب الى السلطان يذكران الشيّ وقرابته يشتغلون جع الاموال وانفاقها فى الشهوات ولا يُطعمون احد! بالزاوية Ris‏ الامرّ ee‏ بالاموال فطليهم هجاد الملك بها وتجن بعضهم وضرب Cars‏

l'on apporta les mets du banquet, suivant l'usage. On distribua des sommes d'argent à tous les individus présents, en proportion du rang de chacun : le grand juge eut cinq cents dînârs, et moi j'en touchai deux cent cinquante. . Telle est l'habitude, chez les Indiens, lors des festins impériaux.

Le cheïkh Hoûd partit pour son pays, en compagnie du cheïkh Noûr eddin acchiräzy, que le sultan envoyait avec lui, pour le faire asseoir sur le tapis à prière de son aïeul dans la zâouiah, et pour lui offrir un banquet en ce lieu aux frais du monarque. Il se fixa dans cet ermitage et y passa plusieurs années. Puis il arriva qu'Imäâd almolc, commandant du Sind, écrivit au sultan que le cheïkh Hoûd, ainsi que sa parenté, s’occupait à amasser des richesses, pour les dépenser ensuite dans les plaisirs de ce monde, et qu’ils ne donnaient à manger à personne dans l'ermitage. Le souverain ordonna d'exiger d’eux la restitution de ces biens. En conséquence, ‘Imäd almolc en emprisonna quelques-

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