DESCRIPTION DU MELON DE KHÂREZM
Le melon de Khärezm n'a pas son pareil dans tout lu- | nivers, tant à l’est qu’à l’ouest, si l'on en excepte celui de ! Bokhära. Le melon d'Isfahän vient immédiatement après celui-ci. L’écorce du premier est verte et le dedans est rouge; son goût est extrêmement doux, mais sa chair est ferme. Ce qu'il y a d'étonnant, c’est qu’on le coupe par tranches, qu’on le fait sécher au soleil, qu’on le place dans des paniers, ainsi qu'on en use chez nous avec les figues sèches et les figues de Malaga; et. dans cet état, on le transporte de Khärezm à l’extrémité de l'Inde et de la Chine. H n'y a pas, parmi tous les fruits secs, un fruit plus agréable au goût. Pendant le
16 VOYAGES مى بلاد الهند متي قلدم AB وكنت أيام اقامتى Ave gs we Me الهند اذا اوق اليه بشئء منه بعث إلى به لما يؤلبك» كريلاء بسمهى عل بن منصور وكان مى التجار فكنت ha) مى دنانير ويقول اشتريته بقانية وكحاسبى بالقانية وبادفع أن. تعسرفت ذلك di لا علج لى بغعله Li, Ale الدينارين من على السنة الناس وكان مع ذلك قى اسلغنى دنانير فا وصل temps de mon séjour à Dihiy, dans 11006, toutes Îes fois que des voyageurs arrivaient, j'envoyais quelqu'un pour m'acheter, de ces gens-là, des tranches de melon. Le roi de l'Inde, lorsqu'on lui apportait de ces melons, m'en envoyait, parce qu'il connaissait mon goût pour cet aliment. C’est la coutume de ce prince de donner en présent aux étrangers des fruits de leur pays, et de les favoriser de cette manière. ANECDOTE.
Un chérif, du nombre des habitants de Kerbelà, m'avait accompagné de Sérà à Khärezm. IL s'appelait ’Aly, fils de Mançor, et exerçait la profession de marchand. Je le chargeais d'acheter pour moi des vêtements et d’autres objets. Il m'achetait un habit pour dix dinârs, et me disait : « Je l'ai payé huit pièces d’or. » Il portait à mon compte huit dinärs, et payait de sa bourse les deux autres. J'ignorai sa conduite jusqu'à ce qu’elle me fût révélée par d’autres per. sonnes. Outre cela, le chérif m'avait prêté plusieurs dinârs.
D'IBN BATOUTAH. : 17 الى حسان امير خوارزم رددت اليه ما اسلفغنيه واردت أن احسن بعدة: اليه :مكافاةً لافعاله kind فاى ذلك وخلف أن لا يفعل واردث ان احسن الى GS كان À انهه كافور he أن لا افعل وكان اكره مى لقفيقه مى العراقييى وعزم على السفر معى الى بلاد الهنك ثم أن ججاعة من اهل SN وصلوأ الى نخوارزم برسم السفر الى الضيى RE & السغر معهم فقلت لامعال وهاولقة اهيل ةوهق يسود ون لد pbs Lot ويذكرون الى سافرت الى ارض ME برسم اللدية فيكون سَيّة عل لا افعل ذلك وسافر pers الو لفون وو سيو اوس ولا
Lorsque je reçus le présent de l’émir عل Khärezm, je lui rendis ce qu'il m'avait prêté, et je voulus ensuite lui faire un cadeau, en retour de ses belles actions. Il le refusa et jura qu'il ne l’accepteraït pas. Je voulus donner le présent à un jeune esclave qui lui appartenait et que l'on appelait Cäfoûr; mais il m’adjura de n’en rien faire. Ce chérif était . 16 plus généreux habitant des deux ‘Tràks que j’eusse encore vu. [11 résolut de se rendre avec moi dans l’Inde; mais, dans la suite, plusieurs de ses concitoyens arrivèrent à Khärezm, afin de faire un voyage en Chine; et 11 forma le projet de les accompagner. Je lui fis des représentations à ce sujet; mais il me répondit : « Ces habitants de ma ville natale retourneront auprès de ma famille et de mes proches, et rapporteront que j'ai fait un voyage dans l'Inde pour mendier. Ce serait un sujet de blâme pour moi d'agir ainsi, et je ne le ferai pas. » En conséquence, il partit avec eux pour la Chine. Jappris par la suite, durant mon séjour dans l'Inde, que cet homme, lorsqu'il fut arrivé dans la ville d'Almälik, située à l'extrémité de la principauté de Mavéra’nnabr et à l’en-