LE BARON SCHWARTZ
Paris pendant la guerre, est un charmant homme, à la figure fine et distinguée, aux manières exquises, simple et courtois, et travaillant du matin au soir ; mettant lui-même la main à la pâte, retroussant ses manches pour diriger les ouvriers, et toujours souriant, malgré ses fatigues et l’immense responsabilité qui pèse sur lui.
L’exposition est située au centre du Prater.
Nous avons déjà dit que le Prater est à la fois les Champs-Élysées et le bois de Boulogne de Vienne. On a donc pris dans le Prater un morceau de terrain, borné au nord par le Danube régularisé ; à l’est par la Staats Bahn (chemin de fer de l’État) ; au sud et à l’ouest, par les allées du Prater, qui serviront de chemins aux visiteurs de l’exposition, — et quels chemins!
Le palais de l’exposition, appelé Palais de l’Industrie, occupe un bon quart du parc. Situé vers l’ouest, c’est un long boyau fort large, coupé au milieu par une rotonde, et traversé de cinquante pas en cinquante pas par des galeries verticales.
La rotonde du milieu est à peu près terminée ; il n’y manque que la coupole. Elle sera à peu près
aussi haute que les tours Notre-Dame. La galerie du milieu, large comme la rue de Rivoli, ne contiendra que la foule, et les cinquante ou les cent galeries verticales recevront les expositions de chaque pays. Entre les galeries, on remarque un intervalle, une sorte de cour, fermée de trois côtés. Ces cours seront des jardins réservés aux galeries adjacentes et déjà livrés aux commissions nationales. Chaque pays aura donc une ou plusieurs galeries, avec un ou plusieurs jardins.
C’est un peu le Système de notre exposition de 1867, mais en longueur au lieü d’être en circonférence. C’est, pour exprimer techniquement mais vulgairement ma pensée, un immense et Splendide passage des Panoramas, interrompu à intervalles réguliers par des galeries transversales comme la galerie des Variétés.
Les jardins nationaux constitueront également une innovation qui sera charmante, car ces jardins contiendront, en outre de l’ombrage et de la verdure, certains produits du terroir, tels que des arbres, des fleurs, et, dans la sphère industrielle,