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LA TOUR DU SÉRASKIER

Constantinople. Pour ma part, en huit jours, j’en ai vu deux, l’un dans un petit village de la Corned’Or, l’autre à Kadi-Keui, sur la rive d’Asie. Les Turcs en paraissaient peu préoccupés; c’est à peine si j’ai entendu parler le lendemain des désastres causés par le feu. Il ne s’agissait que de sept ou huit maisons en bois.

En allant par curiosité visiter les ruines de ces huit maisons, j’ai vu leurs propriétaires graves et impassibles, n’ayant plus pour toute fortune que les haillons qui les couvraient, fouiller les décombres avec un crochet en fer pour tâcher de ramasser quelques débris dans les cendres.

XXY

Les derviches hurleurs. — Scutari. — Le Couvent. — Exercices religieux et miracles. — Les eaux douces d’Asie. — Les femmes turques. — Hommage à la vérité. — Conseils aux Européens. — Les intrigues à la turque. — Coups de béton. — Grecques et Arméniennes.

20 septembre 1872.

Le couvent des derviches hurleurs est situé à Scutari, sur la rive Asiatique. Il ne m’était pas permis de négliger cette excursion, quoiqu’on m’eût prévenu qu’elle n’offrait rien de plaisant ni môme de curieux. Mais l’Asie était si près que je n’hésitai pas à m’y rendre, au risque d’en revenir désillusionné. Un quart d’heure de bateau à vapeur nous séparait seulement de la terre promise; en quelques tours de roues, nous touchâmes la

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