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HUE DE C A L A M A H

et leur marche nerveuse à la recherche d'un passage introuvable. Us vont, ils viennent, ils trépignent, ils volent en sifflant : leur rage est impuissante. Ma moustiquaire remplit bien son office. Rassuré sur ce point, j'éteins ma bougie en soufflant à travers la gaze et je m'endors d'un sommeil paisible.

30 août. — Au point du jour, je suis éveillé par l'appareillage. A sept heures, nous arrivons à Calamar sur le canal de Carthagènc. Nous y faisons un arrêt d'une heure.

Les habitants au teint basané suivent curieusement de la i'i\e la marche du bateau. Les eaux du fleuve sont argileuses, les rives basses et humides presque partout. Mais, quelle végétation luxuriante! Quelle immense fertilité I

Le soir, Le Jannc appelle mon attention sur un phénomène très remarquable. Le soleil vient de disparaître derrière l'horizon, si fortement éclairé en deux points qu'il nous donne l'illusion de deux couchers. Ces deux points comprennent entre eux un arc de quatre-vingt-dix degrés. Ce phénomène serait-il dû à la réflexion de la lumière par de hautes montagnes couvertes de neige ?

Le 31 août, nous apercevons les premiers caïmans.

Le 1er septembre, à six heures, nous sommes au confluent du rio de Magangué. L'après-midi, éclate un orage très violent. Nous apercevons de hautes montagnes au loin sur la rive droite. Nous passons la nuit devant le village de Puerto Nacional. Ce village est composé de cinq ou six cases. Nous descendons à terre après dîner, car la soirée est belle. L'orage ne s'est pas fait sentir ici.

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