MOINS
méme
armé
us les aventur fait n tout lour unique ai vus L Capitlarmes rer de te de ure ce our en Di voit
ornee
Ile me ndais à
je vis encore.
tombe e autre le rece-
»ntrant
le ciel ? Elle lui disait : « Vois, monenfant, comme on est heureux de mourir quand on à recu le baptême. À présent ma petite Clémence est au ciel, si tu mourais, tu irais la revoir. » Et il y avait dans l'accent et la physionomie de la pieuse mère quelque chose de si calme que vous eussiez dit qu'elle habitait déjà le Séjour dont elle parlait.
Je m'arrête dans ces citations, mon révérend Père, car il faut me borner. C'est ainsi qu'en s'upprochant du terme heureux après lequel leur foi soupirait, les enfants du désert donnaient aux chrétiens civilisés, sans le savoir, des lecons de tout ce que la religion peut inspirer de plus pur.
Je vais maintenant vous les montrer en retraite Que vous dirai-je ? Que pendant cette semaine Îles instructions ont été plus fréquentes, les prières nlits longues, les confessions plus sircéres? Non. la chose n'était guère possible. Mais que les instruc tions, devenues des exhortations, ont été plus propres à mettre la dernière main à la préparation du cœur ; oui, c'était le bon P. Joset qui les fai sait; que les prières ont été plus ferventes ; oui, l'on s'approchait de plus en plus du fover ; que les confessions ont été mieux faites ; oui encore, Îles mêmes avis cent fois répétés les avaient enfin amenées à la forme voulue. Ce n'était pas sans une sorte d'appréhension, même avec toutes les raisons que je croyais avoir de le faire, que je mettais le pied au confessionnal pour les entendre sans interprète; à quoi se joignait une autre
AR Ti a ac ans À
crainte qui, au premier aperçu, ne paraitrait guère moins fondée : je veux dire d'avoir été un peu vite en besogne dans l'admission à la participation des saints mystères de certaines âmes dont l'intelligence était plus bornée, et dont les antécédents bien connus eussent pu faire douter des dispositions du cœur. Mais d'un côté la clarté, la douleur, et je dirai pour quelques-uns des moins disposés et des moins instruits, le serupule des derniers aveux , de l’autre le calme, la piété, le courage, la persévérance dont ils ont été suivis, tout a contribué à me rassurer. Il est done vrai, à mon Dieu ! que toujours vous j oportionnez la grendeur de votre secours à la faiblesse de vos enfants.
Les deux derniers jours, les jeunes gens, rivalisant de zèle avec le: jeunes filles, donnèrent à la décoration de l'église ce qui restait de temps libre
après les exercices spirituels. Eglise bien pauvre
sans doute, puisque pour orner le seul autel qu'on y voit 1! avait failu épuiser tous ses trésors ; église bien petite, puisque, en y comprenant le chœur et l'autel, elle mesure à peine quaïrante-huit pieds de long sur vingt-quatre de large. Mais, mon révérend Père, ah! je n’en doute pas, si par la pensée vous élevant au-dessus des montagnes qui l'avoisinent, vous cussiez vu que, depuis les limites de la civilisation américaine jusqu'aux rivages de l'océan Pacifique, ce pays immense ne renferme que deux
maisons de prières semblables à celle-ci ; si à l’as-
pectdela vallée où elle s'élève, vous vous étiez rap-
zuêre 1 vite n des itellidents SpOSiuleur, posés rniers rage, tout à ù mon Graal nfants.
rivalint à la ss libre pauvre qu'on y | église Lœur et ieds de vérend 3e VOUS sinent, la civil'océan ie deux
à l'aseZ TaAP-
pelé que cette terre autrefois maudite, où, pour me servir des termes énergiques appliqués à un plus grand ordre de choses, tout était Dieu, excepté Dieu même ; que cette terre, dis-je, était devenue une terre sanctifiée dont les rivières avaient déjà vu leurs ondes servir à la sanctification des âmes : une terre sainte dont les forêts avaient fait servir leurs plus beaux arbres à la construction d'un temple plus glorieux que celui de Salomon ; une terre féconde dont les fruits offerts sur l'autel alluent devenir pour ses enfants la manne des élus, alors, sans doute dans les transports d'une sainte admiration, votre âme se serait écriée avec la foi des patriarches : Vraiment c'est ici la porte du ciel. O Église du désert, nous voici arrivés au plus beau Jour de tes triomphes ! Les étoiles du firmament brillent encore de tous leurs feux ; quels chants se font entendre ?... Lauda Sion Salvalorem... Qui chante cet admirable cantique ? Des sauvages. Quels sauvages ? Des hommes qui naguère encore adressaient Jeurs prières qu'aux animaux de leurs forêts. Où vont-ils ? que vont-ils faire? Ah! c'est ici que je dois adorer. Joignezvous, Ô mon âme, à ces nouveaux adorateurs.
Jamais adorations furent-elles plus agréables? Ils ont pénétré dans le sanctuaire. Quel changement ! Non, ce n'est plus la pauvre petite chapelle aux yeux de leur foi, c'est le palais, c'est le trône du divin amour ; le cœur de Jésus est là, l'image qui le représente avec celui du cœur immaculé de
Marie est environnée de tout ce qui peut rappeler
les biens à venir qu'il prépare à ceux qui l'aiment.
Loin de distraire leur esprit, ces pieuses repré-
sentations, ces ornements nouveaux, en élevant
leurs pensées jusqu'au séjour de lagloire, les portent au recueillement. Quel recueillement en effet que le leur ! Ils sont à genoux ; on dirait qu'ils sont à
recueillir tusqu'aux mouvements les plus intimes
de leurs âmes pour mieux écouter 11 voix inté-
14 rieure qui leur parle. Comptant sur l'excellence
de leurs dispositions, nous avions préféré les
abandonner à leur propre dévotion : seulement,
ainsi que la chose se pratique toujours en pareille
circonstance, nous avions écarté avec soin tout ce
qui aurait pu y faire obstacle. Ainsi, le moment
où l'on devait s'asseoir, se tenir debout où sage:
nouiller, les approches de la sainte table, la
manière de s'y présenter, de s'y tenir, de s'en éloi-
ener, tout cela avait été réglé d'avance, et tout
cela se fit avee un ordre qui n'offrit d'exceptions
que celles qui pouvaient donner une plus haute
idée de la piété de ces bons sauvages. Avant
qu'ils se fussent approchés de la sainte table , le R. P. Joset, qui avait le bonheur d'être prêtre
officiant, leur avait adressé quelques mots d'édifi-
cation ; meus la tendre piété qui respirait sur tous les visages au moment de la communion fit eraindre à son humilité qu'il ne gâtât l'œuvre de Dieu s'il y mélait du sien. En conséque”ers. nendant l'action de grâces,