‹ Voyages dans l'Amérique septentrionale, Orégon [microforme]Chapitre 38 sur 52 · VA PE · texte numérisé non relu

VA PE

mA A te

rôties à la broche les mirent de bonne humeur. Ils me promirent solennellement de ne plus molester un blanc à l'avenir ; c'étaient des Arikaras. Le lendemain nous déjeunâmes au fort Madison , avec l'excellent M. Des Autels ; peu après, nous quittâmes le fort, et nous passâmes sous un scalp (1) attaché à l'extrémité d'une longue perche qui s'avançait au-dessus de la rivière. C'était probablement une offrande au soleil, dans le but d'ohtenir des scalps frais et une chasse heureuse. Nous fûmes salués par un grand village d'Arikaras, campé et fortifié sur une langue de terre bien boisée ; ils nous traitèrent avec une grande bonté, nous pressant avec instance d'assister à plusieurs festins de buffle ; mais comme le temps ne nous permettait pas d'accepter toutes ces invitations , leur libéralité faillit faire chavirer notre esquif par les nombreuses pièces qu'ils nous apportèrent. Quoiqu'il fût tard, nous continuâmes notre voyage, principalement pour éviter de passer la nuit dans des festins. Favorisés par un très-beau temps les cinq jours suivants, nous atteignimes , le 26 , le campement de M. Goojie, agent au service de la Compagnie américaine des Pelleteries. J'y baptisai plusieurs adolescents. Profitant d'ur temps favorable, nous restâmes les quatre jours suivants sur la rivière, avançant la

(1) Cela veut dire une chevelure humaine arrachée à un ennemi vaincu.

eur.

lesras.

ei ous

un rche pro-

but use.

Arierre ande ter à >mps invivirer v'ils ontiviter

par nous oie,

des ents.

s les it la

à un

nuit comme le jour , en sorte que le 31 , de grand matin, nous arrivâmes au fort Pierre. M. Picotte de Saint-Louis nous reçut avec la plus er’ iate politesse ; il me força de rester trois ‘ours sous son toit hospitalier. Ce délai me mit à méme de voir un grand nombre de Siqux et de baptiser cinquante-quatre enfants, Péndant ce temps , M. Picotte fit construire v, esquif convenable et le

munit de toute espèce {e provisions. Dans tous mes voyages, je n'ai ‘mais rencontré quelqu'un qui ait surpassé, Di même égalé l'empressement qu'il init à NOUS Gbliger ; je ne puis assez lui exprimer ma léconnaissance. Que Dieu le bénisse et le récompense ! Jene puis me dispenser d'ajouter ici, comme un témoignage de ina vive gratitude, que dans tous les forts de la Compagnie américaine des Pelleteries, la charitable libéralité et la bonté de ses agents ont été sans bornes.

Nous reprîimes notre voyage le 3 novembre au soir ; mais nous n'allâmes pas loin, ce il fallut réparer l'esquif qui, grand et tout neuf, faisait eau d'une manière considérable. Nous débarquâmes et nous nous rendimes à l'ile Fleury dans une grande ferme appartenant à la Compagnie.

Nous usâmes largement de la permission qui nons fut donnée, et nous fimes main basse sur la volaille. Le 5, nous déjeunâmes au fort Sully, où je baptisai treize adolescents.

La journée était magnifique, nous traversâmes

tout le Grand-Détour. Nous arrivâmes au fort ORÉGON 14

Look-Out, dont je trouvai M. Campbell gouverneur. J'y baptisai seize enfonts déjà grands. Je fus reçu en ami par un grand nombre de Sioux. Nous campâmes neuf milles plus bas dans un poste de commerce, tenu par deux Canadiens, où je baptisai quatre enfants. Le 10, nous traversâmes l'entrée de la belle, mais rapide rivière appelée Ruuning- Water (l'eau qui court). À deux milles au-dessus de son embouchure se trouvaient campées une centaine de familles de la malheureuse et infâme secte des Mormons ; nous rencontrâmes plusieurs Sioux aux environs de la grande île, où nous campâmes. Un vent favorable nous permit d'atteindre le fort Vermillon, situé à quatre cents milles au-dessous du fort Pierre. J'y baptisai sept adolescents. M. Hamilton nous fournit généreusement d'abondantes provisions. Le 14, nous vimes le long du rivage un Mormon qui fuyait à notre approche, et deux Canadiens qui avaient tué une belle dinde qu'ils me donnèrent. Je leur offris en échange du café et du sucre, qui sont rares dans ce pays. Le 18, une jolie brise nous mit en vue des Council-Bluffs, des mamelons isolés, ainsi appelés parce que naguère ils servaient de rendez-vous entre les chefs indiens et les agents du gouvernement américain. La rivière a pris un tout autre aspect depuis la première visite que je fis dans ces lieux ; elle s’est formé des lits tout nouveaux. Sur une distance de plusieurs centaines de milles, toutes les forêts situées le long du côté

ver- . Je Dux. un , OÙ Lveryière deux aient heucon ande nous aatre tisai rénénous ait à t tué offris ares it en ainsi rens du s un je fis noues de côté

sud de la rivière sont remplies de bestiaux appartenant aux Mormons (1). Le 18, nous passâmes par l'ancien posie de commerce de Lisel-de- Cabanne ; à quelques milles au-dessous, se trouve la nouvelle colonie provisoire des Mormons, qui se compose de dix mille individus. Je fus présenté à Brigham Young, leur président, qui me fit un

() Mormoxs, ou Saints du dernier jour (Laller day Saints), sectateurs d'une religion infâme, nouvellement inventée vers 1830, et annoncée aux États-Unis par Joseph Smith, Américain, né en 1805, à Sharon (Vermont), de parents pauvres, membres de l'église presbytérienne. Ce fut un roman biblique inédit, dû à un nommé Spaulding, qui lui fournit les données de son œuvre satanique. Chassé de l'Ohio, puis du Missouri, le prophète s'établit en 1840 à Nauvoo, dans l'Illinois, sur le Mississipi, près de l'Iowa ; mais il ne tarda par à y être massacré, en 1844. Ses disciples se réfugièrent, en 1846, à l'ouest des montagnes Rocheuses, dans le territoire de l'Utah, qui appartenait alors au Mexique, et bâtiren. sur les bords du lac Salé la Nouvelle Jérusalem. Sous la conduite de Brigham Young, ancien charpentier, ils ont constitué un État véritable. En 1868 leur nombre s'élevait à 60,000. Le livre de Hormon, qui est la base de leurs doctrines , admet, comme principe fondamental, l'existence d'un Christ américain, d'une révélation spéciale à l'Amérique. La polygamie est aussi tolérée ; il y règne comme une sorte de communisme. — Le chemin de fer du Pacifique qui traverse l'Utah à 37 mille: de Salt-Zake-City (vie du lac Salé), capitale des Mormons, a ouvert la rout: aux armées de la République. Les adeptes de Brigham devront, sous peine d'être exterminés, respecter les droits des émigrants gentils qui bientôt obtiendront la majorité des votes et ne manqueront pas, dans un avenir prochain, de décréter l'abolition de la polygamie dans leur ter-

ritoire. (Note de la présente édition.)

mi...

an

D ame

& i 7 ne a RO FER . mn = Pr —

accueil aimable et prévenant. Ilme conjura instamment de rester quelques jours ; mais les étroites limites de mon temps ne me permirent pas d'accepter son invitation. Au coucher du soleil, nous campâmes au poste de commerce de M. Sarpy, parmi les Potowatomies du nord, où je rencontrai plusieurs de mes vieux amis indiens, entre autres Potogojecs, un de leurs chefs, dont la légende indienne concernant leurs traditions religieuses formera le sujet de ma prochaine lettre.

Le 20, belle journée. Nous visitâmes nos vieux amis de Bellevue, le bon M. Pepin et d'autres. Nous traversâmes les rivières Papillon, Maringouin et Platte, et campâmes près de Table-Creek.

Le 23, nous arrivâmes à Saint-Joseph, la ville la plus septentrionale du Missouri. Elle est maintenant dans la condition la plus heureuse et la plus prospère. Il s'y est opéré bien des améliorations depuis la dernière fois que je la vis.

Le 28, nous étions à Westport, d'où je partis par étapes, jusqu'à Saint-Louis, terme d'un voyage qui dura juste deux mois.

Je terminerai ma lettre en vous donnant la description géographique de la grande rivière que je viens de descendre, accompagné de deux nommes seulement, pendant environ deux mille cinq cents milles.

Le Missouri prend sa source dans les montagnes Rocheuses, entre le 43° et le 49° degré de latitude nord. Les fontaines qui donnent rais-

UT

sance à plusieurs de ses fourches ne sont pas à un mille de distance d'un grand nombre de sources qui appartiennent aux eaux de la Columbia. Je me suis trouvé sur des bancs de neige qui entretiennent d'innombrables torrents, tributaires des deux grands fleuves ; l'un se jette, à l'ouest, dans la mer Pacifique, et l'autre, qui mérite le titre du plus grand fleuve de l'Amérique Septentrionale par l'abondance de ses eaux et par sa longue course, mais qui a été exploré plus tard et qui est devenu par là le tributaire du Mississipi, a son embouchure vingt milles au-dessus de Saint-Louis. Le Missouri prend son nom après la jonction de trois branches : le Jefferson, le -Gallatin et le Madison. L'endroit appelé les Portes ou l'Entrée des Montagnes se trouve à quatre cent quarante et un milles du plus haut point de la navigation des branches supérieures du Missouri, et présente une vue magnifique et pittoresque. Dans une distance de six milles, les rochers s'élèvent perpendiculairement du bord de la rivière, à la hauteur de douze cents pieds ; çà et 1à, dans les crevasses, croissent des bouquets de verdure, des térébinthes, des cèdres et des sapins solitaires, arrosés par une infinité de fontaines qui sillonnent les flancs du rocher. Ici, la rivière se trouve resserrée dans un lit de cent cinquante verges de largeur ; on y observe un seul endroit de quelques pieds carrés, où un homme pourrait se tenir debout entre le rocher et l'eau. De l'entrée des

montagnes Rocheuses, jusqu'aux Grandes Chutes, il y a cent dix milles ; et jusqu'à sa jonction avec le Mississipi, il y a deux mille six cent quatre-vingtcinq milles. Les grandes chutes du Missouri ne sont pas aussi sublimes que celles du Niagara (1) ; mais, en grandeur, elles peuvent tenir la seconde place parmi toutes les chutes d'eau de ce vaste continent. Sur une distance de seize milles et demi, la rivière descend de trois cent cinquantesept pieds, par une succession de rapides et de chutes. La plus grande chute à un jet perpendiculaire de quatre-vingt-sept pieds, la seconde est de dix-neuf, la troisième de quarante-sept et la quatrième de vingt-six ; une suite de rapides et de cascades de trois à dix-huit pieds remplissent les distances d'une chute à l'autre. La partie supé-

rieure de la rivière , jusqu'à l'embouchure de la Roche-Jaune, gagne vers le nord.

La Roche-Jaune, qui a une embouchure de huit cents verges de largeur, et qui y parait aussi

(1) Le NiaGana, rivière de l'Amérique du Nord, unit les lacs Ontario et Erié, et sépare les États-Unis du Canada. Au milieu de son cours se trouvent les fameuses cataractes de ce nom ; les eaux, alors divisées par l'île de la Chèvre (Goat-7sland), se précipitent en deux chutes d'une hauteur de plus de 50 mètres ; celle qui regarde les États-Unis ayant 200 mètres de développement ; celle du côté du Canada, 600 mètres. Le Niagara a 60 kilom. de cours ; un pont suspendu, plein de hardiesse, sur lequel passent les trains du chemin de fer, ie traverse près des chutes. (Note de la présente édition.)

ee

large que la rivière principale, esu probablement le plus grand tributaire du Missouri : elle entre du côté du sud-ouest, à douze cent seize milles de sa source et à dix-huit cent quatre-vingts milles de sa jonction avec le Mississipi. Les bateaux à vapeur montent jusque-là, et pourraient pénétrer plus haut dans les deux branches.

La longueur de la rivière Missouri et de ses sources jusqu'à son embouchure est de quatre mille quatre-vingt-sei.: milles ; c'est sans doute la plus longue rivièrs du globe. Jusqu'aux Grandes Cataractes, on ne rencontre aucun obstacle insurmontable dans la navigation. Ses principaux tributaires sont navigables sur une longueur de cent à huit cent milles. Le sol d'alluvion, le long de cette rivière et de ses tributaires , est fertile, mais peu étendu et sujet de temps en temps à des inondations. En quittant ces bas-fonds , on entre dans des plaines élevées et immenses, couvertes de verdure et entourées, çà et là, de broussailles et de forêts. La région supérieure que le Missouri traverse est stérile et aride. Le courant du fleuve est rapide et trouble, da is la plus grande partie de son cours. Il a un demimille de largeur à son embouchure : il est beaucoup plus large dans plusieurs autres endroits. Bien que toutes les caux de cette immense région et de tant de grands tributaires se réunissent dans le Missouri, il est cependant si bas, dans certaines saisons de l'année, que les bateaux à

vapeur y trouvent à peine un paskage. On attribue ce manque d'eau aux pays arides et ouverts que la rivière arrose et à sa grande évaporation.

Les ressources que le Mississipi et ie Missouri peuvent offrir au commerce sont incalculables, et n'ont point encore été assez appréciées. Pendant des milliers d'années, ces magnifiques rivières de l'Amérique roulèrent paisiblement leurs eaux à travers les vastes forêts, les prairies fertiles, les montagnes les plus pittoresques , reflétant les scènes variées d'une nature capricieuse ; elles n'étaient alors connues que du sauvage errant de l'ouest, où des ar naux qui paissent sur leurs bords. Enfin el” ‘ttirèrent les regards des hommes civilisés (1), et maintenant elles ont com-

(1) En 1673, les P. Marquet et Joliet, jésuites, découvrirent le Mississipi. Aprés avoir traversé le lac Michigan, ils entrèrent les premiers dans le Wisconsin. « Ici, dit Marquet, les guides « retournérent, nous abandonnant seuls à la Providence, dans « cette région inconnue. » Ils s'embarquèrent en canot sur la large rivière du Wisconsin, et la descendirent pendant sept jours, après lesquels ils entrèrent heureusement dans le grand fleuve, avec una joie inexprimable, Dans leur route, ils visitèrent les tribus qui en habitaient les bords et furent les premiers blancs qui foulèrent le sol de l'Iowa. Au risque de perdre la vie à chaque instant, ils descendirent et passérent l'embouchure de ;'Ohio; ils quittérent enfin la région des prairies et entrèrent dans les buissons de cannes du sud. Après

avoir passé l'embouchire de l'Arkansas, prêchant partout les

mystères de la foi, ils remontèrent jusqu'à la Baie Verte

(Green-Baÿ). Joliet retourna à Quebee, pour annoncer sa décou-

bue que

uri , et lant s de

les Iles t de urs des om-

irent brent 1iides dans ur la sept rand visiles

e de Brent des près t les erte

cou-

mencé à satisfaire et leurs besoins et leurs désirs. Dans toutes les parties de cette vaste région, arrosée par le fleuve principal et par ses eaux tributaires, peuvent pénétrer les bateaux à vapeur, et, si l'on excepte un petit district dans les plaines du Missouri supérieur, il n'est pas un seul point qui soit à plus de cent milles d'une branche navigable. Un bateau peut prendre sa cargaison sur les bords du lac Chataque, dans l'État de New- York, un autre dans l'intérieur de la Virginie, un troisième peut partir du Lac au Riz, situé à la

rte. Marquet restu et annonça l'Évangile aux Miaimis, au nord des Tilinois.

Bancroft, l'historien des États-Unis, nous donne ainsi les détails de la mort du P. Marquet. « Deux années après sa « découverte du Mississipi, le P. Marquet s'embarqua à Chi- « cago pour Mackinaw, et entra dans une petite rivière du « Michigan. Étant descendu à terre, il dressa un autel et « célébra la sainte messe selon le rite catholique ; alors il pria « les hommes qui conduisaient son canot de le laisser seul « pendant une demi-heure, il s’enfonça dans l'épaisseur du « bois, et, prosterné jusqu'à terre, il rendit au Tout-Puissant « de solennelles actions de grâces. La demi-heure écoulée, ses « gens allèrent le trouver : il n'était plus. Le saint mission- « naire, qui avait découvert tout un monde, s'était endormi « dans le Seigneur, sur le bord de la rivière qui porte son nom « et près de son embouchure ; les rameurs creusérent sa fosse « dans le sable, » (Hisr. or U.S., ur, 161.)

La mémoire du P. Marquet est restée en vénération parmi les Indiens de cette 1égion. Ils rapportent dans leurs traditions que la rivière sur le bord de laquelle la Robe noire a été enterrée a fait un grand détour par respect pour son tombeau.

source du Mississipi, et un quatrième, chargé des fourrures des montagnes Rocheuses, peut descendre le Missouri deux mille huit cents milles, et tous se rencontrent à l'embouchure de l'Ohio, pour s'avancer ensemble jusqu'à l'Océan. Lecteur, vous habitez l'Europe, où le commerce de chaque port de mer, où toutes les branches de navigation intérieure ont été poussées à leur dernière perfection, c” des intelligences supérieures se consument inutilement, faute d'une carrière où elles puissent se déployer. Mais ici, sur ces vastes ramifications des fleuves navigables, s'ouvre pour des spéculations commerciales un champ sans bornes, sans limites.

En 1819, le premier bateau à vapeur arriva à Saint-Louis. Aujourd'hui, le Mississipi, le Missouri, l'Ohio et leurs tributaires sont couverts de bateaux à vapeur, et des cités populeuses se sont élevées sur leurs bords. Il y a maintenant au centre du continent américain des ports, des villes de commerce, dont chacune fait déjà, à elle seule, plus d'affaires que plusieurs des plus célèbres places de la vieille Europe (1).

(1) Pour donner une idée des ressources immenses qui existent aux États-Unis, sous le seul rapport de l'agriculture, branche principale quand il s'agit de développer et d'assurer la prospérité d’un pays, nous citerons la valeur officielle des récoltes obtenues dans certains États, en l'année 1866. Cette valeur provient des mêmes produils agricoles fournis par chacun des États que nous allons citer. Ces produits sont le maïs, le

La vallée du Mississipi (1), une des plus étonnantes merveilles de la nâture, contient neuf cent cinquante deux mille deux cent vingt-neuf milles carrés. Elle pourra posséder un jour une popula-

froment, le seigle, l'avoine, l'orge, le sarrasin, les pommes de terre, le tabac et le foin. Le montant de la récolte en 1866, s'élevait dans le Missount : à plus de quarante-quatre #illions de dollars (le dollar vaut 5 francs 20 centimes). — Dans l'État de New-York, à plus de deux cent neuf millions de dollars. — Dans la PENNSYLVANIE, à plus de cent cinquante millions de dollars. — Dans la VirGiix, à plus de cinquante-cinq millions. — Dans le MaRYLAND, à plus de trente-neuf millions. — Dans la CaroLiNE pu Norp, à plus de quarante-cinq millions. — Dans l’ALABAMA, àtrente-six millions.—Dans le TENNESSEE, à soixante millions. — Dans l'ILLiINQS, à cent soixante millions. — l'ans l'ENDIANA, à quatre-vingt-quinze millions. — Dans l'Onto, à cent dix-neuf millions. — Dans le MicmGan, à soixante-seize millions. — Dans le Wiscoxsix, à soixante neuf millions. — Dans l'Iowa, à soixante millions. — Dans les différents États réunis, la valeur totale s'est élevée à un milliard cinq cent soixante-trois millions cent quatre-vingt mille cent trente dollars, — Depuis 1866 cette valeur s'est naturellement fort accrue, mais nous ne connaissons pas les chiffres officiels de ces dernières années.

(1) Elle comprend les États du centre : Wisconsin, Michigan, Illinois, Indiana, Ohio, Virginie (occidentale), Kentucky, Tennessee, Alabama, Mississipi, Minnesota, Iowa, Missouri, Arkansas, Louisiane, Texas. Ils ont respectivement, en surface, 53,924 milles carrés — 56,243 — 55,405 — 33,809 — 39,964 — 20,000 — 37,680 — 45,600 — 50,722 — 47,156 — 83,531 — 55,045 — 67,380 — 52,198 — 46,431 —- 237,321. (Voyez : MrrcueLr's Modern Atlas — Philadelphia, E. H. Butler et Cie.) (Note de la présente édition.)

tion presque aussi nombreuse que celle de l'Europe entière, et fournir abondamment à tous ses besoins ; si la population devient aussi grande que celle de l'Angleterre proprement dite, qui compte 421 plus une fraction d'habitants par mille carré, le nombre des habitants s'élèvera à 420,433,000. Mais si elle devient aussi grande que celle de la Belgique, et la fertilité du sol en est un gage assuré, sa surface soutiendra une population plus forte encore (1). Quel sujet de réflexions pour le philanthrope et le chrétien !

J'ai l'honneur d’être, mon révérend et très-cher Père, votre très-humble et très-obéissant serviteur et frère en Jésus-Christ,

P. J. DE SMET, S. J.

(1) La population par #ille carre est :

1° pour la Grande-Bretagne et l'Irlande. . . . 262,72 29 pour l'Angleterre proprement dite . , . . . 421,97 39 pour la Belgique 5 + 4 4 + 441,53 Ces nombres ne pouvant être exacts que jusqu'à la dernière décimale exclusivement, on ne peut s’en servir pour calculer la population de 952,229 milles carrés, qu’à 1,000 habitants près. Avec cette réserve, on peut dire que :

952,229 milles carrés peuplés comme la Grande-Bretagne et l'Irlande auraient : 250,169,000 habitants.

et, peuplés comme l'Angleterre, auraient :

420,433,000 habitants.

(Note de la présente édition.)

nt :

Page 1