CHAPITRE II
LA DÔLE. — LE LAC DE JOUX. — SOURCE DE l'ORBE
I^a llôle.
Vue des environs de Genève, la Dôle, cette haute sommité du Jura, paraît comme une excressence qui s'élève sur la première ligne de la chaîne * ; vue de près, elle semble une vraie montagne élevée de cinq à six cents toises au-dessus de la plus haute ligne. Le sommet domine non-seulement le lac de Genève et ses alentours, mais encore tout le Jura, dont il présenterait Fensemble, si Tceil pouvait embrasser d'aussi grandes distances. On prétend de plus, qu'au lever du soleil, par un temps parfaitement clair, on peut, du sommet de la Dôle, reconnaître sept différents lacs : le lac de Genève, celui d'Annecy, celui des Rousses, et ceux du Bourget, de Joux, de Morat et de Neuchâtel. Je crois bien effectivement que ces sept lacs sont tous, oji en tout ou en partie, à découvert pour le sommet de la Dôle ; mais je n'ai pourtant pu distinguer que les trois premiers, quoique pour les voir j'aie à diverses reprises affronté le froid qui, même au gros de l'été, règne sur cette sommité, dans le moment où le soleil se lève ;
^ Hauteur de la Dôle, au-dessus du lac, 1283 ; mètres au-dessus de la mer, 16li9 mètres.