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GLACIER DES BOSSONS

trop fatigante feront bien de monter aux Bossons, qui sont beaucoup moins élevés.

Le glacier des Bossons, vu du haut du Breven, paraît descendre immédiatement de la vallée du Mont- Blanc. Il est vrai qu'il y a là quelques illusions optiques : Textrême blancheur des neiges et des glaces, et le manque absolu de perspective aérienne à cause de la pureté de Taîr, ôtent à l'œil tout moyen de mesurer les distances; en sorte que le Mont-Blanc, vu de Plianpra ou du haut du Breven, paraît être presque immédiatement au-dessus de l'extrémité inférieure de ce glacier, quoiqu'il y ait réellement une distance horizontale de plus d'une lieue et demie. Cependant, malgré cette distance, il est bien certain qu'il y a une continuité non interrompue de neiges et de glaces depuis la cime du Mont-Blanc jusqu'au bas du glacier des Bossons. C'est même en entrant sur ce glacier au sommet de la montagne de la Côte, qui le sépare du glacier de Taconay, que Ton a plus^ d'une fois tenté -de parvenir à la cime du Mont- Blanc.

En remontant la rive orientale de ce même glacier des Bossons, on arrive au glacier des Pèlerins, qui est au pied de l'aiguille du Midi ; et l'on peut, en côtoyant le pied des autres aiguilles, aller de là jusqu'au Montanvert, et descendre le long du glacier des Bois. Je fis une partie de cette route en 1761. Mais je la fis avec trop de précipitation ; mon guide, craignant d'être pris par la nuit dans ces déserts, me fît descendre avec une telle rapidité, que n'étant pas encore bien exercé à courir les montagnes, je tombais presque à chaque pas: je ne fus de retour à Chamouni que fort avant dans la

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