RE
LATIN is fil R EU
{il
IN
bu ASTORIA.
plus capables de lutter avec les diflicultés du pays. Aussi, quand celui-ci les perdit de vue, continuaient-ils résolüment à suivre le cours de la rivière.
M. Hunt prit une nuit pour réfléchir sur sa situation critique, et pour déterminer ce qu'il y avait à faire. Il ne fallait pas qu'il perdit de temps; il avait à pourvoir aux besoins de vingt personnes de son détachement, et à secourir M. Crooks et ses hommes. S’arréter là, c'était mourir de faim. L'idée de revenir sur ses pas était insupportable, et malgré tous les récits décourageants qu'on lui avait faits sur les difficultés des montagnes qui encaissaient plus loin la rivière, il aurait été disposé à en tenter le passage; mais la profondeur de la neige qui les couvrait l'en empécha, car il avait déja éprouvé l'impossibilité de surmonter cet obstacle.
Le seul parti adoptable paraissait douc être de retourner, et de chercher les bandes indiennes répandues au bord des petites rivières et au pied des montagnes. Peut-être pourrait-on obtenir de quelqu’une de celles-ci assez de chevaux pour suffire aux besoins de la caravane jusqu’à la Colombia. M. Hunt chérissait encore l'espoir d’atteindre cette rivière dans le cours de l’hiver, quoiqu'il vit bien que peu d'hommes du détachement de M. Crooks seraient assez forts pour le suivre.
lu pays.
, contide la ri-
r sur Sa e qu'il y e temps; ersonnes rooks et de faim.
portable, qu'on lui es qui enté disposé leur de la ar il avait outer cel
uc être de indiennes el au pied u obtenir vaux pour ’a la Cospoir d’atver, quoitachement : le suivre.
Même en adoptant cette marche, il fallait se résoudre à endurer plusieurs jours de famine, au départ, puisque ce temps-là était nécessaire pour rejoindre les dernières loges indiennes qu’on avait rencontrées. Jusque-là on n'aurait pour subsister que des cénelles et d’autres haies sauvages, outre un misérable cheval, qui n'avait gutres que la peau et les os.
Après une nuit sans sommeil, et remplie d’inquiètes réflexions, M. Hunt annonça à sa brigade la triste alternative qu'il avait adoptée. Comme les hommes de M. Crooks devaient remonter l’autre rive, M. Hunt fit faire les préparatifs nécessaires pour l'y remener, avec Leclerc et le reste de la viande. Malheureusement, le canot de peau avait été perdu pendant la nuit. On construisit un radeau avec des fagots de saule, à la mode des Naturels; mais on ne put lui faire traverser le courant impétueux. Les hommes de M. Crooks recurent alors l’ordre de remonter le long de la rivière, tandis que M. Crooks et Leclerc chemiveraient avec M. Hunt. Tout le monde recommença avec découragement cette marche rétrograde.
Au bout de peu de temps on s’aperçut que M. Crooks et Leclerc étaient si faibles qu’ils ne marchaient qu'avec difficulté, de sorte que M. Hunt fut obligé de ralentir le pas de sa troupe pour
qu'ils pussent la suivre. Ses hommes devinrent impatients de ce déjai. Ils disaient, en murmurant, qu'ils avaient un long désert à traverser avant d'arriver à l'endroit où l’on pouvait s’attendre à trouver des chevaux ; qu’il était impossible que M. Crooks ct Leclerc pussent le franchir, dans l’état de faiblesse où ils étaient, et que, rester avec eux, c'était vouloir mourir de faim en compagnie. Ils importunèrent donc M. Hunt pour qu’il abardonnât ces deux malheureux à leur destm, et ne s’occupñt que de son |; “re salut et de celui de sa troupe. Voyant qu’il ne se laissait ébranler ni par leurs prières, ni par leurs clameurs , ils commencèrent à marcher en avant, seuls ou cn petits groupes. Parmi ceux qui s’en allèvent ainsi , était Pierre Dorion, l'interprète. Pierre possédait le seul cheval restant, et c’était pour lors un véritable squelette. Dans leur extrémité, M. Hunt avait témoigné le désir de le faire tuer, pour le manger, mais le Métis avait refusé positivement d’y consentir, et, fouettant le misérable animal, était parti en avant, avec lai soinbre d’un homme décidé à soutenir obstinément son droit. M. Hunt vit donc ses hommes s’en aller ainsi l’un après l’autre, jusqu’à ce qu’il n’en resta plus que cinq avec lui.
Le lendemain matin on fit un autre radeau sur lequel M. Crooks et Leclerc essayèrent encore de
evinrent murmuraverser ait s’at- | imposle fran- , et que, > faim en ant pour leur dessalut et e laissait urs cla- 1 avant, qui s’en erprète.
t c'était xr extré- > le faire it refusé it le mivec l'ai
obstinéhommes ce qu'il
deau sur icore de
traverser la rivière; mais, après des eflorts r'épétés, ils désespérèrent d'y réussir, Cela avait causé de nouveaux délais, après quoi ils continuèrent à se trainer d’un pas de tortue. Quelques-uns des hommes qui étaient restés avec M. Hunt devinrent, à leur tour, impatients de ce retard , et le pressérent vivement de pousser en avant, pour ne pas mourir de faim. La nuit qui succéda à cette Journée ayant été extrémement froide, l’un des hommes fut cruellement atteint par la gelée.
M. Crooks se sentit aussi incommodé, et, dans la matinée suivante, il se trouva encore plus incapable de marcher. La situation était alors désespérée, car les provisions étaient réduites à trois peaux de castor. M. Hunt se décida donc à rejoindre son monde, et à insister pour faire sacrifier au salut commun le cheval de Pierre Dorion. En conséquence, il laissa deux de ses hommes pour aider Crooks et Leclerc, leur donnant deux des peaux de castor pour les sustenter, et gardant seulement la troisième pour lui-même et pour les trois hommes qu'il emmenait.
AE 1e:
Et) pis 1 LM | 1m LOmlits