WEST MAIN STREET W'EBSTER, N.Y
ephic nces
Pho
Corporation
Sci
nappe, large d'un quart de lieue, dont les rives sout dénuées d'arbres et qui se trouve bordée en quelques endroits de rochers escarpés, en d’autres, de plages caillouteuses.
Nos voyageurs trouverent sur les bords de la Colombia, de pauvres Indiens appelés Akaiï-chies, qui n'avaient d’autre vêtement qu’un court manteau de peau, et quelquefois une paire de manches ‘te fourrure de loup. Leurs loges, couvertes de nattes de jonc, avaient la forme d’une tente, et étaient légères et chaudes. Outre ces tentes, ils avaient des espèces de caves creusées dans la terre et revêtues de nattes ; c'est là qu'habitaient les femmes qui étaient encore plus légèrement vêtues que les hommes eux-mêmes. Ces Sauvages subsistaient principalement de leur pêche. Leurs canots, grossièrement construits, n'étaient que des troncs d'arbres fendus et creusés au moyen du feu. Cependant leurs loges étaient bien approvisionnées de saumon séché, et ils avaient une grande quantité de truites saumonnées fraiches, d’un excellent goût, qu'ils avaient prises à l’embouchure de lUmatalla. Nos voyageurs en obtinrent une provision fort utile.
Voyant que la route suivait le côté septentrional de la Colombia , M. Hunt la traversa et continua, durant cinq ou six jours, à marcher le long de ses bords, On avancait assez lentement,
rives lée en
utres,
de la chies, , manmai vertes tente, tes, 1ls a terre ent les vêtues subsis- 1rs Caque des ren du appront une aiches, à l’emen ob-
‘entrioet concher le
ement,
ASTORTA, 00) car On élait retarde par la nécessité de rechercher les chevaux qui s'égaralent , et par les eHorts que faisaient les Indiens pour les dérober. On passait fréquemment auprés de loges où on obtenait du poisson et des chiens. Dans un endroit les Naturels revenaient justement de la chasse et avaient rapporté une quantité de viande d’élan et de daim; mais ils en demandaient un prix si élevé que nos voyageurs n'y pouvaient atteindre, Il leur fallut se contenter de chair de chien. I est vrai qu'à cette époque, ils en étaient venus à la considérer comme uve très bonne nourriture, supérieure à la viande de cheval. Les journaux de l'expédition parlent de temps en temps, d’un ton satisfait, des fumeur repas qu'on faisait, là où la chair de chien se trouvait plus abondante qu'à l'ordinaire.
Sur les bords de la Colombia nos voyageurs eurent encore des nouvelles des membres dispersés de l'expédition. Des hommes blancs, qu'ils supposèrent être Mac Kenzie et Mac Lellan, avaient, leur dit-on, descendu la rivière avant eux : On ajoutait même qu'un de leurs canots s'était renversé, ce qui leur avait fait perdre beaucoup d'effets. Tous ces renseignements sur les compagnons d'aventure qu'ils avaient quittés au milieu du désert, étaient reçus avec le plus vif intérêt.
À tel { L4r +
Le temps, qui continuait à être Llempéré, marquait la douceur supérieure du climat, de ce côté des montagnes. L’atmosphère était ordiuairement douce et claire, comme dans les jours sereins du mois d'octobre sur les bords américains de l'Atlantique. En général, de chaque côté de la rivière s’étendaient des plaines continuelles, basses auprès de l'eau, mais qui s’élevaient graduellement. Elles étaient dépourvues d'arbres et presque sans arbrisseaux , sans plantes d’aucune espèce, si l'on en excepte quelques buissons de saules. Après avoir fait environ vingt lieues, la caravane arriva dans un endroit où le pays devenait très montueux et où la rivière, coupée de nombreux rapides, passait entre des bords rocailleux. Les Indiens du voisinage étaient mieux vêtus, et, sous tous les rapports, dans un état plus prospère que ceux qui vivaient plus haut. M. Hunt crut reconnaitre dans leurs manières une certaine arrogance produite par la conscience de leurs richesses; car la prospérité inspire l’orgueil dans la vie sauvage aussi bien que dans la vie civilisée.
Pour la première fois M. Hunt recut de cette tribu des nouvelles vagues, mais bien intéressantes, concernant la partie de l'expédition qui s'était rendue par mer à l'embouchure de la Colombia. Les Indiens parlaient d'une nombreuse
mar le ce ordis Îles bords chalaines s qui Joursans quelviron droit ière, e des aient hs un plus s miar la Jérité bien
cette ér'es- 1 qui de la
l'euse
ASTORIA. O1 troupe d'hommes blancs qui avaient bâti à l'embouchure de la grande rivière une vaste maison, et qui l'avaient eutouvée de palissades. Aucun d'eux n'avait été en personne à Astoria, mais les nouvelles se répandent rapidement de bouche en bouche, parmi les tribus indiennes, et sont portées Jusque dans l'intérieur par des troupes de chasseurs , et par des hordes émigrantes.
L'établissement d’un comptoir dans cet endroit devait, d'ailleurs, causer une vive sensation dans les parties les plus reculées de l’immense solitude qui s'étend à l’ouest des Montagnes. Il frappait, pour ainsi dire, la grande artère vitale de ces pays, et faisait palpiter tous ses cours d’eau tributaires.
On est surpris de voir jusqu'à quel point cette peuplade lointaine était instruite des affaires d'Astoria. Cela montre que les Indiens ne sont ni aussi peu Curieux, ni aussi inauvais observateurs qu'on l’a avancé. Ils dirent à M. Hunt que les hommes blancs de la grande maison avaient attendu avec anxiété leurs amis qui devaient descendre la grande rivière ; qu'ils avaient été plongés dans lafiliction par la crainte que leurs frères ne fussent perdus, mais que l’arrivée de $a troupe et de lui-même sécherait leurs larmes, et les ferait danser et chanter de joie.
Le 51 janvier, M. Hunt parvint aux chutes de la Colombia. 1 campa au village de Vish-ram ,
qui servait de marché commun aux tribus de br côte et des montagnes, et dont les habitants trafiquaient avec les productions de leurs pêcheries. M. Hunt les trouva plus subtils et plus intelligents que les Indiens qu'il avait rencontrés jusqu’alors. Le commerce avait aiguisé leur esprit, mais m'avait point développé leur honnêteté, C'était une communauté d’effrontés fripons et de maraudeurs. Leurs demeures répondaient à leur fortune : elles étaient supérieures à toutes celles que nos voyageurs eussent vues à l’ouest des Montagnes Rocheuses. En général, les habitations des Sauvages, sur le côté occidental de cette grande barrière, étaient de simples tentes et des cabanes couvertes de peaux, de nattes ou de paille, car le pays est dénué d'arbres. Dans Wish-ram, au contraire, les maisons étaient bâties de bois, et couvertes de grands toits inclinés. Le plancher se trouvait enfoncé d'environ six pieds au-dessous de la surface du terrain ; la porte, ouverte à une des extrémités, était extrêmement étroite et basse, de sorte qu'après lavoir franchie avec quelque difliculté il fallait descendre une courte échelle. Cette entrée incommode était apparemment employée comme moyen défensif, et il y avait, sans doute pour le même motif, des espèces de meurtrières ouvertes au-dessous du toit, et par lesquelles on pouvait lancer des flèches, Les mai-
de ler s traeries.
atellis jussprit, éteteé, et de a leur celles Monus des rande banes car le 1, au IS , Et ucher CSSOUS à une ite et > avec courte aremeLil y spèces
et par
$ mai-
ASTORIA. 09 sons étaient :5s6z grandes, et contenaient généralement deux ou trois familles. L'un des côtés du bâtiment était garni de lits de nattes; l'autre côté servait à emmagasiner le poisson séché.
Les opérations commercial: des habitants de Wish-ram leur avaient donné des moyens d’information étendus, et avaient fait de leur village une sorte de quartier-général pour les nouvelles. M. Hunt y recueillit donc des détails plus distincts sur l’établissement et sur les affaires d’Astoria. L'un des habitants avait été au comptoir établi par David Stuart sur l'Oakinagan, et y avait appris quelques mots d'anglais. D’autres répéaient le nom de Mac Kay, le Partner qui avoit péri dans le massacre du Tonquin, et donnaient quelques détails sur cette malheureuse affaire. Is disaient que Mac Kay était un chef parmi les hommes blancs ; qu’il avait bâti une grande maison à l'embouchure de la rivière, mais qu'il l'avait quittée et s'était rendu dans un grand vaisseau vers le nord, où il avait été attaqué par de méchants Indiens, montés dans des canois.
M. Hunt fut rempli d'inquiétude par cette nouvelle et chercha à l’approfondir, On lui répondit que les Indiens avaient attaché leurs canots au vaisseau , et qu'ils avaient combattu jusqu’à ce qu'ils eussent tué le chef et tout son peuple. C’est là un autre exemple de l'exactitude avec laquelle
les nouvelles sont transmises de bouche en bouche parmi les tribus indiennes. Quoique M. Hunt ne crût ces récits qu'en partie, ils remplirent son esprit de sombres pressentiments.
I désirait se procurer des canots pour descendre la Colombia, mais il n’y en avait pas de convenables au-dessus du détroit. Il continua donc à marcher pendant quatre lieues, et campa sur Île bord de la rivière. Le camp fut bientôt environné de Sauvages maraudeurs qui cherchaient à dérober quelque chose. Déconcertés par la vigilance des sentinelles, ils essayèrent d’en venir à leurs fins par d’autres moyens. Vers le soir une dizaine de guerriers entrèrent dans le camp d’un air fanfaron. Peints et équipés comme pour livrer bataille, ils étaient armés de lances, d’ares, de flèches et de couteaux à scalper. Ils informèrent M. Hunt qu'une troupe de trente à quarante braves devait venir d'un village situé plus bas sur la rivière, pour attaquer le camp et emmener les chevaux, mais qu'ils s'étaient déterminés à rester avec lui pour le défendre. M. Hunt les reçut avec grande froideur. Cependant, quand ils eurent fini leur histoire, il leur donna une pipe à fumer. Il appela alors tout son monde et posta des sentinelles dans diflérents endroits, mais en les prévenant de faire attention à l’intérieur du camp autant qu'à l'extérieur.
bou- Hunt lirent
SCT > CON- \ donc sur le ronné ‘robert ce des rs fins ine de fanfaer bade flenérent arante us bas t em termi- Hunt quand a une nde et
lroits , l'inté-
ai
ASTORTIA. 9) Les guerriers étaient évidemment déroutés par ces précautions, aussi prirent-ils congé, après avoir fumé leur pipe et évaporé leur valeur. Cependant la farce n'en resta pas là. Au bout de quelque temps ils revinrent et introduisirent un autre Sauvage, arrangé d’une manière fort héroïque. Ils l’annoncèrent comme le chef du village belliqueux, mais comme étant, de sa personne, un grand pacilicateur. Son peuple avait une furieuse envie d'attaquer les Blancs, et les aurait malimenés, sans aucun doute, si ce vaillant chef ne s'était pas déclaré leur ami, et n'avait pas dispersé les guerriers par son autorité et par ses prouesses. Ayant ainsi vanté ces bons oflices, nos comédiens firent une pause significative. Ils attendaient évidemment une récompense proportionnée à la grandeur du service. M. Huntaveignit encore sa pipe, et fuma avec le chef de ces dignes compères, mais ne fit pas d'autre démonstration de gratitude. Ils restèrent dans le camp toute la nuit. Au point du jour ils s’en retournèrent chez eux, déjoués, l'oreille basse, et n'ayant eu que de la famée pour leur peine.
M. Hunt tâcha alors de se procurer des canots. Il y en avait, aux environs, plusieurs qui étaient fort bien faits et capables de porter trois mille livres pesant; mais M. Hunt trouva très difficile d'en négocier l'acquisition avec un peuple aussi
délié, et qui semblait beaucoup plus enclin à voler qu'à trafiquer. Malgré la stricte garde que l'on faisait autour du camp, différents ustensiles furent escamotés et plusieurs chevaux emmenés. Parmi ceux-ci se trouvait la monture chérie de Pierre Dorion. Poussé par quelque caprice, ce digne per sonnage avait planté sa tente à une petite distance du corps principal; son inestimable coursier paissait auprès, avec des entraves. Cependant quand l'aurore se leva l’animal était disparu, à la grande mystification de l'interprète métis.
Après plusieurs jours de négociations, M. funt parvint à se procurer le nombre de canots nécessaires. [l'aurait voulu quitter aussitôt ce pays de larrons, mais il ÿ fut retenu jusqu'au 5 février par des vents d'ouest accompagnés de neige et de pluie. Lorsqu'il lui fut enfin possible de démarrer, il fut encore retardé par des vents contraires et par des temps orageux. Cependant le courant était en sa faveur : le grand rapide fut passé au moyen d’un portage, et les canots ne rencontrèrent plus d'obstructions. Enfin, le 15 février, ayant fait le tour d’un promontoire, nos aventuriers arrivèrent en vue du fort d’Astoria.
Après onze mois d’un pénible voyage accompli en grande partie dans des déserts dépourvus de routes, où la vue d'une wigwam était une rareté, on peut imaginer avec quelles délices les pauvres
uvo- : l'on rent arm erre e pertance paisquand rande
ifunt ts né- C pays février - et de émartraires Jurant ssé au ontrèévriel,
s AVON-
ompli vus de rareté,
DAUV ECS
De
voyageurs exténués apercurent l'établissement naissant, assis sur une hauteur, avec ses magasins, ses bastions, ses boulevards de palissades, et dominant une belle petite baie, où se balançait tranquil lement à l'ancre une gracieuse embarcation. Un cri de joie s’échappa de chaque canot à cette vue long-temps souhaitée. On traversa la baie, on poussa promptement au rivage. Tous les Astoriens s'étaient empressés d'y descendre pour recevoir et pour féliciter leurs compatriotes. Parmi les premiers à les complimenter sur leur débarquement, se trouvaient quelques-uns de leurs anciens camarades de souffrance, qui s'étaient séparés d’eux à la Chaudiére, Ceux-ci, sous la conduite de Reed, de Mac Lellan et de Mac Kenzie, avaient atteint Astoria près d’un mois auparavant. Connaissant par leur propre expérience tous les dangers qu'avaient dù courir M. Hunt et ses compaguons, ils les avaient regardés comme perdus. Leurs salutations en furent d'autant plus chaudes et plus cordiales. Quant aux Canadiens, leurs félicitations mutuelles étaient, comme à l’ordinaire, bruyantes et exagérées. Il était presque ridicule de voir ces anciens confrères s’'emhrasser et se baiser l’un l’autre, avec des éclats de joie.
Quand les premiers compliments furent passés , les différentes bandes échangérent le récit de leurs aventures mutuelles depuis qu’elles s'étaient
Il. 7
séparées à la rivière des Serpents. Nous en rapporterons brièvement les principales circonstances. Le lecteur se rappellera qu’un petit détachement avait suivi le cours de la rivière, sous la conduite de John Reed , l’un des clercs de la Compagnie; que peu de temps après un autre était parti sous les ordres de M. Mac Lellan; un autre enfin dans une différente direction, sous ceux de M. Mac Kenzie. Après avoir erré pendant plusieurs jours sans voir d’Indiens et sans pouvoir se procurer aucune provision, ces trois détachements s'étaient rencontrés fortuitement parmi les montagnes de la rivière des Serpents, à quelque distance au-dessous du détroit désastreux qui avait été nommé le Trou du Diable.
Quand ils furent ainsi réunis leur troupe comprenait Mac Kenzie, Mac Lellan, Reed et huit hommes, principalement Canadiens. Se trouvant tous dans la même situation, sans chevaux, sans renseignements d'aucune espèce, ils convinrent qu'il était plus qu'inutile de retourner auprès de M. Hunt pour l’embarrasser de tant de bouches affamées, et que leur seule ressource était de sortir aussi vite que possible de cette région désolée, afin de se diriger de leur mieux vers la Colombia. Ils continuërent en conséquence à suivre le cours de la rivière des Serpents, gravissant les rocs et les montagnes, et surmontant toutes les diflicul-
apanhes la ométait utre x de pluvoir achearmi quel-
x qui
com-
huit uvant , sans nrent rès de
D uches e sOr— solée, pmbia.
cours rocs et
fficul-
ASTORLA., 99 tés des délilés, qui, après la chute des neiges, furent trouvés impraticables par MM. Hunt et Crooks,
Quoique constamment auprès des bords de la rivière, et pendant une grande partie du temps en vue de ses eaux, l'une de leurs plus grandes souffrances était la soif. La rivière s'étant creusé un profond chenal entre des montagnes rocheuses dépourvues de ruisseaux et de sources, ses berges étaient si hautes et si abruptes qu’il s’y trouvait rarement un endroit où nos voyageurs pussent descendre sur la plage. Ils souffraient fréquemment, durant des journées entières, les tourments de Tantale, voyant constamment de l’eau courante, et cependant dévorés par la soif la plus cruelle. Çà et là ils rencontraient de l’eau de pluie rassemblée dans le creux des rochers; mais plus d’une fois ils furent réduits par la soif à toute extrémité, et quelques-uns des hommes eurent recours aux derniers expédients pour éviter de périr.
Ils souffraient également de la faim, ne rencontrant aucun gibier, et ne subsistant que de lanières de peaux de castor, grillées sur du char-bon. Ces lanières leur étaient distribuées en petites portions à peine suffisantes pour supporter leur existence, et qui, à la fin, leur manquèrent tout-à-fait. Cependant ils continuaient à avancer
lentement et en pouvant à peine se trainer, jusqu'au moment où un violent orage de neige les forca de faire une pause. Dans leur état d’épuisement il leur était impossible de lutter contre un semblable obstacle. Ils se serrèrent donc l’un contre l’autre, à l'abri d’un rocher surplombant, et se préparèrent à subir leur cruelle destinée.
Dans cette situation critique , quand la famine semblait se dresser comme un spectre devant eux, Mac Lellan, en levant les yeux, apercut une Longue-corne qui s’abritait aussi sous un rocher, au penchant du mont. Comme il était encore plus actif qu'aucun des ses camarades , et de plus excellent tireur, il partit pour arriver à portée de l'animal. Ses compagnons épiaient ses mouvements avec anxiété, car leur vie dépendait du succès. Il fit un prudent circuit, gravit la montagne dans le plus profond silence, et, à la fin, arriva à une distance convenable sans avoir été aperçu de l'animal. Il le coucha en joue d'une main sûre, et le jeta mort sur la place; circonstance fortunée, car s'il n'avait été que blessé, Mac Lellan n'aurait pas eu la force de le poursuivre. La pente du mont lui permit de rouler le corps à ses compagnons, qui étaient trop faibles pour gravir les rochers. lls se mirent aussitôt à le dépecer, mais ils montrèrent une singulière force de raison pour des hommes affamés
jus- autant qu'ils Pétaient, car ils se contentèrent, ce les ‘ pour le moment, d’une soupe faite avec les os )u1Se- de l’animal, et en réservèrent la viande pour de re un futurs repas. Ce secours providentiel leur donna l’un la force de poursuivre leur voyage dans cette bant, région désolée, où ils subirentencore des épreuves née. presque aussi cruelles, et dont ils ne sortirent mine enfin, avec la vie sauve, que grâce à leur petit | EUX, nombre.
; une À la fin, après vingt et un jours de fatigucs i ro- et de souffrances, ils se trouvèrent hors des monétait tagnes, et arrivérent à un affluent de la rivière es, et Lewis. Là ils rencontrèrent des chevaux sauver à vages, les premiers qu'ils eussent vus à l’ouest nt ses des Montagnes Rocheuses. S’étant ensuite dirindait gés vers la rivière Lewis, ils trouvèrent sur ses vit la bords une tribu d’Indiens hospitaliers qui satisel, à firent libéralement à leurs besoins. Ils achetérent » sans deux canots dans lesquels ils descendirent cette 1 joue rivière jusqu’à son confluent avec la Colombia. olace ; Une fois sur celle-ci ils s’'abandonnèrent au que courant, qui les amena à Astoria, pâles, décharnés, de le et complétement déguenillés.
it de Tous les chefs de l'expédition se trouvaient t trop ainsi réunis, excepté M. Crooks; mais on contaus- servait peu d'espérance de son salut, vu l’état ingu- de faiblesse dans lequel on avait été obligé de famés l’abandonner, au milieu du désert.
Les Astoriens organisèrent une fête pour célébrer l’arrivée de M. Hunt et la joyeuse réunion des aventuriers dispersés. Les couleurs nationales furent arborées; les canons, grands et petits, rententirent : on fit un somptueux repas de poisson , de castor et de venaison , fameuse chère pour des hommes qui avaient été si longtemps enchantés de festoyer avec de la viande de cheval et de chien. Une libérale distribution de grog augmenta la joie générale, et comme à l'ordinaire la fête se termina par une grande danse , exécutée le soir par les Voyageurs canadiens ":
‘ La distance de Saint-Louis à Astoria, par la route que suivit M. Hunt, est d’au moins 1,170 lieues, quoique en ligne directe elle n’excède pas 600 lieues.
L'expédition était partie de Mackinaw le 12 août 1810.
De Saint-Louis, le 21 octobre de la même année.
Des quartiers d’hiver de la Nodowa en avril 1811. D’Aricara, le 18 juillet de la même année.
Elle arriva à Astoria le 5 février 1812.
Le Tonquin, parti de New-York le 8 septembre 1810,
était arrivé à l'embouchure de la Colombia le 22 mars 1811,
I OU PES ne
éléion ales its, de hère mps eval aire utée
> que ligne