CHAPITRE XXXVIII
Disette durant l'hiver. — Mauvais territoire de chasse. — Retour de la saison de pêche. — L’uthlecan ou éperlan. — L'esturgeon. — Le saumon. -- Nature du pays le long de la côte. — Plantes. — Quadrupèdes. — Oiseaux. — Reptiles. — Climat à l’ouest des Montagnes. — Douceur de la température, — Sol.
L'hiver se passa tranquillement à Astoria.
Les craintes qu'on y avait eues d'être attaqué par les Naturels s'étaient dissipées. Au contraire, à mesure que la saison avançait, la plupart des Indiens avaient quitié le voisinage de la mer, de sorte que faute de leur secours les colons étaient quelquefois fort à court de provisions. Les chasseurs de l'établissement faisaient, avec peu de succès, de fréquentes et longues excursions. Il y avait bien dans le voisinage quelques daims, quelques ours, et des élans en grand nombre ; mais le pays était si difficile, les bois si épais et si impénétrables, qu’il était presque impossible d'atteindre le gibier. D'ailleurs les pluies habituelles de l’hiver erapéchaient les chasseurs de tenir leurs armes en bon état. Les provisions qu’ils rapportaient n’étaient donc pas bien considérables, et l’on fut fréquemment obligé de ré-
duire les rations. Vers le printemps, cependant, commença la saison de la pêche ; c’est la saison de l'abondance sur la Colombia. Dans les premiers jours de février, on vit arriver à l'embouchure de la rivière de petits poissons, longs d'environ six pouces, appelés par les Naturels uthlecans, et qui ressemblent à l’éperlan de mer. On dit que le goût en est délicieux, qu’ils brûlent comme une chandelle, tant ils sont gras, et que les Indiens en font souvent usage pour s’éclairer. Ils entrent dans la rivière par colonnes immenses et serrées, qui ont souvent plus de cinq pieds d'épaisseur. Les Naturels les prennent dans de petits filets, attachés au bout de grandes perches. De cette manière ils en ont bientôt rempli leurs canots, ou bien ils en forment de grands tas sur le bord de la rivière. Leurs femmes les font sécher en les suspendant à des cordes, et ces petits poissons deviennent ainsi un des articles importants de leur nourriture.
Comme l'uthlecan ne remonte pas loin audessus de l’embouchure de la rivière , son arrivée ramena bientôt les Indiens sur la côte. Ils ne manquèrent pas de venir commercer à la factoterie, et depuis ce temps ils l’approvisionnèrent de poisson en abondance.
L’esturgeon fait son apparition dans la rivière peu de temps après l’uthlecan. Les Naturels le
Res 0 à +
nl, n de iers e de
Six , et que ame les rer.
nses ieds s de hes.
eurs ir le her Lits )Or-
au- Lvée ne cto- ‘ent
ère s le