‹ Voyages dans les contrées désertes de l'Amérique du Nord [microforme]Chapitre 50 sur 83 · EL SL · texte numérisé non relu

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David Stuart, qui pourraient en tirer un meilleur parti, puisqu'ils se trouvaient dans un pays riche en castors. Lui-même serait retourné avec sa troupe à Astoria, pour chercher quelque destination meilleure. Il s'était douc rendu au poste de M. Clarke pour le consulter sur ce projet. Tandis qu'ils étaient en grande conférence, un visiteur inattendu était arrivé dans la wigwam, d'un air affuiré.

C'était M. John George Mac Tavish, Partner de la Compagnie du Nord-ouest, qui était à la tête des comptoirs établis dans le voisinage. M. Mac Tavish était le messager radieux de mauvaises nou-

velles. Il avait été au lac Winnipeg, et y avait

recu, par un exprès du Canada, la déclaration de cuerre et la proclamation du président Madison. I les avait communiquées, avec la complaisance la plus oflicieuse, à MM. Clarke et Mac Kenzie. Il leur avait dit, en outre, qu'il avait reçu une nouvelle provision de marchandises des postes de la Compagnie du Nord-ouest situés de lPautre côié des Montagnes Rocheuses, et qu'il était en mesure de faire une vigoureuse concurrence aux étoblissements de Ja Compagnie américaine. Enfin il avait terminé ses discours obligeants, mais belliqueux, en informant ses hôtes que le vaisseau armé, lisaac Todd, devait arriver à l'embouchure de la Colombia vers le commencement de mars,

ASTORIA, 209 alin de s'emparer du commerce de cette rivière. Mac Tavish, lui-même, devait l'y aller rejoindre vers la même époque.

En apprenant ces nouvelles Mac Kenzie avait pris sur-le-champ sa détermination. Il était retourné vers le Shahaptan, avait renoncé à son établissement, déposé ses marchandises dans des caches, et s'était hâté de se rendre, avec tout son monde, à Astoria.

Ces nouvelles complétèrent le découragement de Mac Dougal, et remplirent son esprit de confusion. tint un conseil de guerre avec Mac Kenzie. Quelques-uns des Clercs y assistaient, mais, bien entendu, n’y avaient pas voix délibérative, Les deux Partners renoncèrent à tout espoir de se maintenir à Astoria. Le Castor, disaient-ils, était probablement perdu : ils ne pouvaient recevoir aucun secours des États-Unis , dont toiis les ports allaient être bloqués ; enfin, on ne devait attendre que des hostilités de la part de l’ Angleterre. Ils se déterminèrent donc à abandonner l'Établissement daus le cours du printemps suivant, et à retourner à travers les Montagnes Rocheuses.

Eu conséquence de cette résolution, ils suspendirent tout commerce avec les Naturels, excepté pour des provisions; car ils avaient déjà

plus de pelleteries qu'ils n'en pourraient cmpor-

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ter, et avaient besoin de toutes leurs marehan:dises pour nourrir et vêtir leur moude durant le reste de leur séjour à Astoria, et pendant leur

voyage à travers les Montagnes. Cependant la

résolution d'abandonner l'Établissement fut cachée aux engagés, de peur qu'ils ne renoncassent sur-le-champ à tout travail, et ne devinssent inquiets et insubordonnés.

Mac Kenzie retourna à son poste du Shahaptan, afin de tirer ses marchandises des caches , et de s'en servir à acheter des chevaux et des provisions pour le voyage de la caravane à travers les Montagnes. Il se chargea de remettre à MM. Stuart et Clarke des dépêches de Mac Dougal, qui leur apprenaient la retraite projetée, afin qu'ils fissent les préparatif: nécessaires.

Mac Kenzie était accompagné de deux des Clercs, M. John Reed, lIrlandais, et M. Alfred Seton, de New-York. Ils s’'embarquèrent dans deux canots, contenant dix-sept hommes, et remontérent la rivière sans événement remarquable jusqu’à leur arrivée dans le voisinage fameux des rapides. De bonne heure dans l'après-midi ils eurent terminé le portage du Détroit etdeschutes, et, ayant fait un maigre repas, se trouvérent avoir une longue soirée à passer.

Du côté opposé de la rivière s'élevait le village mal famé de Wish-ram. Là vivaient les Sauvages

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