FT
bon
envoyés, entourés de mille périls, ils devaient se tirer d'affaire eux-mêmes ou périr. C’est par de semblables discours que MM. Stuart et Clarke furent amenés à consentir d'abandonner le pays l’année suivante.
Au bout de quelque temps Mac Tavish, qui avait en vain attendu l’arrivée de l’Isaac Todd, demanda à acheter à la Factorerie une petite provision de marchandises, pour faciliter son retour à son poste sur les eaux supérieures de la Colombia. Sa requête produisit une conférence entre les Partners. Mac Dougal l'appuyait chaudement. Il proposa en outre aux autres Partners de céder à Mac Tavish, pour un prix convenable, le poste de Spokan et toutes ses dépendances, puisque eux-mêmes n'avaient pas assez de marchandises pour y soutenir la concurrence de la Compagnie du Nord-ouest. Il a été prouvé, depuis, que ce motif était faux. {l parait, d'après les inventaires, que le fonds des Astoriens pour l’approvisionnement des postes intérieurs, était supérieur à celui de la Compagnie du Nord-ouest, de sorte qu'ils n'avaient rien à craindre de sa concurrence.
Grâce à l'influence de MM. Mac Dougal et Mac Kenzie, cette proposition fut adoptée par les Partners, et promptement acceptée par Mac Ta- \ish. Les marchandises qui lui furent vendues montaient à 4,290 francs, qui devaient étre payés
at
aut dés ( fon ene jets et | pen ter per uer M.
plat exp
acc lau
pe Le)
tan dé
tir
OCUN\
au printemps suivant en chevaux, ou de toute autre manière qu'il conviendrait aux Partners de désigner à cette époque.
Cet arrangement étant conclu, les Partners formérent leurs plans pour l’année qu’ils devaient encore passer dans le pays. Leurs piincipaux objets étaient la subsistance actuelle de leur monde, ct l'achat de chevaux pour le voyage projeté. Cependant ils devaient rassembler autant de pelle- Leries que la diminution de leurs moyens le leur permettrait.
IL fut donc convenu que David Stuart retour-uerait à son ancien poste sur l'Oakinagan, et que M. Clarke établirait son séjour parmi les Têtesplates. John Reed, le valeureux hibernien, devait exploiter les environs de la rivière des Serpents, accompagné de Pierre Dorion et de Pierre Delaunay, comme chasseurs, et de Francis Landry, Jean-Baptiste Turcotte, André La Chapelle et Gilles Leclerc, Voyageurs canadiens.
M. Mac Dougal continuait de commander à Astoria avec une garnison de quarante hommes : c’était le poste pour lequel on ressentait la plus grande sollicitude, et dont il était le plus important d'assurer la sécurité, car tous les autres en dépendaient plus ou moins. Mac Dougal devait tirer la plupart de ses vivres des Sauvages des
environs, Ceux-ci étuient bien disposés pour le
> EE Te;
présent, mais il y avait lieu de craindre qu'en découvrant les besoins de la Factorerie et sa faiblesse réelle, ils ne devinssent hostiles, ou tout au moins qu'ils ne cessassent d'apporter des provisions. Il était donc important de rendre la place aussi indépendante d'eux que possible. Il fut en conséquence résolu que Mac Kenzie irait hiveruer, avec quatre chasseurs et huit Canadiens, dans le pays abondant du Wallamot, d'où ils pourraient envoyer constamment des provisions à Astoria.
Comme on se trouvait avoir trop de clercs, proportionnellement au nombre d’engagés, trois d’entre eux, Ross Cox, Ross et Mac Lellan, recurent leur congé, et s’enrôlérent au service de la Compagnie du Nord-ouest , avec l'empressement d'hommes qui sortent d’un vaisseau près de périr.
A yant terminé tous ces arrangements, les quatre Partners signèrent, le 1° juillet 1813, un manifeste formel, dans lequel ils exposaient l’état alarmant de leurs aflaires, vu la non-arrivée du vaisseau annuel, l'absence du Castor, dont ils craiguaient la perte, la disette de marchandises qu'ils éprouvaient, l8ur peu d'espoir d’être ravitaillés,
leur ignorance de la côte, et leur désappointement
quant au commerce Intérieur qui, suivant eux, m'était pas en rapport avec les dépenses déjà
faites CUrr
sOCIÉ donn elle main de dis l'ann terva saire,
Ce par Î qu'ils posé au « traire Lie les tion « fallait vorak ils se tes de résolt donn condt entici
Ma
ASTORIA, 501 faites, el ne pouvait soutenir la puissante concurrence de la Compagnie du Nord-ouest.
Conséquemment, vu l'article 16 de l'acte de société, par lequel ils étaient autorisés à abandonner l'entreprise si, avant le terme de cinq ans, elle se trouvait improductive, ils annonçaient maintenant, d’une manière formelle, l'intention de dissoudre la Société le premier jour de juin de l'année suivante (1814), à moins que, dans l’intervalle, ils ne reçussent le ravitaillement nécessaire, avec ordre de continuer.
Ce document fut signé avec grande répugnance par MM. Clarke et David Stuart. L'expérience qu'ils avaient acquise ne justifiait nullement l’exposé décourageant qu'on y faisait relativement au commerce intérieur. Ils pensaient, au contraire, qu’on avait déjà surmonté en grande par-tie les premières difficultés inhérentes à l'exploration d'une contrée sauvage et inconnue, où il fallait d’abord découvrir les endroits les plus favorables au trappage et au commerce. Cependant ils se laissèrent décider par les mstances pressantes de Mac Dougal et de Mac Kenzie, qui, ayant résolu d'abandonner l’entreprise, désiraient en donner des motifs spécieux, afin d'excuser leur conduite aux yeux de M. Astor et du monde enticr.
Mac Tavish, qui devait partir le 5 juillet, fut
EL 14 re mr = TETE mA
Cr
ee +. HE
Ti
bg mere nrpraraigmmgr eue ce mmpinrer dpaarmusarets,
* * à " à 77 es
pa ë
chargé de cet acte, et de lettres particulières rédigées dans le même esprit. I promit de les faire tenir à M. Astor par l'exprès de la Compagnie du Nord-ouest envoyé, chaque hiver, à tavers
les Montagnes.
Hi d'en EN FHMÉPEMSEA TRE