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une provision de poissons et de chiens ; et deux ues hommes furent assez heureux pour se procurer chacun un cheval en échange d’une robe de bison. L'un de ces hommes était Pierre Dorion, l'interprète métis, dont la famille soufhrante avait grand besoin de ce secours. À cette occasion, nous ne pouvons nous empêcher de remarquer la patience, la persévérance et le courage étonnant des femmes indiennes, dont nous voyons un exemple dans la conduite de la pauvre squaw de l'interprète. Elle était alors fort avancée dans sa grossesse, et avait à prendre soin de deux enfants, l’un de quatre ans, l’autre de deux. Souvent obligée de porter ce dernier. sur son dos, en addition au fardeau imposé à la squew suivant l'usage indien, elle avait souffert sans murmure toutes les fatigues de ce pénible voyage, et n’était pas restée en arrière des meilleurs marcheurs. Dans différentes occasions elle avait déployé une force de caractère qui lui avait valu le respect et les applaudissements detute la troupe.
M. Hunt s’efforça d'obtenir de ces Indiens quelques informations concernant le pays et le cours des rivières. Les conversations avec eux se faisant par sigues, et à l'aide d’un petit nombre de mots qu'il avait appris en route, étaient nécessairement bien vagues. Tout ce qu’il put savoir fut que la grande rivière, la Colombia, était encore fort