‹ Voyages dans les régences de Tunis et d'Alger (volume 2)Chapitre 3 sur 53 · XXII · texte numérisé non relu

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des petits insectesqui paraissaient à leur sur&ce, oomme le miel et la cire sont l'ouvrage des abeilles.

Ce systémeparut d'abord si ej^traordinaire^queRéau' mur, dans le compte qull en rendit à racadémie des sciences «^ crut devoir en ménager Fauteur en ne le nommant pas. Ce fut seulement en 174^ que des observations répétées plusieurs fois par Bernard de Jussieu, le long de rOcéan , sur des substances d'une nature et d'une formation analogues à celles du corail, prouvèr^t d'une manière irréfragable que les prétendues plantes pierreuses n'étaient autre chose qu'une réunion de polypes ayant chaciui leur cellule particulière.

Peyssonnel attachait à sa découverte une grande importance * ; l'échec qu'il avait reçu à l'académie des sciences biesfa probablement son amour-^pr^re , car nous ne ti'ouvons point dans les mémoires de cette aça*> demie qu'elle ait reçu depuis, de son correspondant , 41 ucune communication scientifique.

En 1 733, Peyssonnel était à la Guadeloupe avec le litige de médecin royal. L'académie de Marseille, qui, depuis sa fondation , s'était eitclusivement occupée de littérature, songeait alors à créer dans son sein une classe des sciences. Ce projet fut vivement encouragé par les communications nombreuses d'Andi'é Peyssonnel , qui, des côtes du Nouveau-Monde, entretenait une ac-

' Mém. de VAcaih des Sciences, ann. 1727, p. 277 et siiiv.

« Nous avons une gravure de Fessard, qui repiéscute PeyssoTinel tona»t dan« sa main gauche un hocal rempli d'eau de mer, dans laquelle est plongée une branche de corail.

dve conrespondaiice avec les littérateurs de sa ville natale. Il envoya successivement à l'académie marseillaise plusieurs mémoires sur les zoophUes ou plantes animales marines, — sur la lèpre et la maladie qui régne dans fûe Grande-Terre Guadeloupe j — sur les soufrières de la Guadeloupe^ — sur les variations de T espèce kumaimey — sur les causes de la couleur des Noirs. Ces mémoires, à l'esœption des deux derniers^ ont été traduits en anglais et insérés dans les Transactions philosophiques ' . Ce précieux recueil s'est encore enrichi de plusieurs autres articles du savant naturaliste ^ tels que Observations sur les courons de*la mer aux Antilles ^ — sur les courans de la Méditerranée à Marseille, à Biterie et à JBone, — sur les vers qui forment le corail , — sur Valga marina kuifolia, — sur \m l^g^^i ^nais très singulier tremblemefU de terre, — sur le fruit du numcenillier, — sur la corona solis marina americana, — sur la scolopendre ou le millèpieds de mer.

Peyssonnel ne se contentait pas de contribuer par ses propres travaux ^aux progrès des sciences; il voulut aussi enccgurager les travaux d'autrui. En 1747, ilécri-

^ M. Weîas dit que Peyssonnel est connu par dix articles insérés dans la Traduction des Transactions philosophiques. Il faut lire : par dix articles dont la traduction en anglais a été insérée dans les Transactions philosophiques. Cette erreur est d'autant plus impoitaiite à noter ^ qu'il existe en effet une traduction française de» Transactieus; mais c'est un ourrage inachevé qui s'arrête avant Tannée 1740, et qui ne contient aucun article «^e Peyssonnel.

— xwv — Tit de la Martinique, où il étaât akirsy à an eonfrère» de Marseille, poar leur offiir de fonder à peipëtuité utt prix annuel destiné au m^leur rnéBucnre sutr l'histoire naturelle de la mer '. Le fondateur désirait, il esterai , que le prix fl^t décerné ayeo une pompe classique qui aurait pu prêter au ridicule, surtout dans une ville ah. les sciences n'étaient pas en finreur , et ce fut un des motife qui s'opposèrent à œ qu'on acceptât la fondation . Mais rhistoirien de racadétnie de Marseille convient luimême que, d^ms cette affaire, la forme n'était pas invin-* ciblement liée avec le fond, et qu'on aurait pu, en ac-' ceptant Toffire généreuse de Peyssonnel, le faire renoncer à certaines conditions accessoires de son programme. La véritable raison du refiis de Facadémié flit qu'aucun de ses membi^es n'était compétent pour prononcer sur le mérite d'un ouvrage purement scientifique. On ne ré^ pondit donc pas à la lettre de Peysonnelet lui-même ne crut pas devoir renouveler sa proposition. Mais il lui reste le mérite de l'avoir Êiite, et ce n'est cer^inement pas sa faute si elle n'a point été acceptée.

Conmie on le vdit, Peyssonnel ne Ait pas heui^eux auprès des deux académies dont il devait rechercher les suffrages avec le plus d'empress^nent. A Paris, sa découverte sur la formation du corail avait été méconnue; sa proposition à l'académie de Marseille n'avait pas même reçu de réponse. L'espèce de dé&veur avec laquelle ses confrères l'avaient accueillie, indisposa

> HUioire de l'Acad. de Marseille, 1. 1^ p. 207.

^'(^)aMeBEl<$iit Tautew | car à partir tie cette époque, nous ae voyons plue que J. -André Peyssonnel leur ak &it de oowmupîcations scientifiques» Il est vrai que le DictionnaiFe des boranes illustres de Provence, etThislorienderacadéimedeMarseille^ le fontmourireo 1749; mais nous ^«oupoonnons qu'il s'est glissé, relativement à cette âAU\ dans lé premier de ces deux ouvrages, tme faute d'impressi<Mi qui am*a été copiée sans vériJBcation dans le second, et qu'il &ut lire 1769 au lieu de i749< L'histoire de l'académie des sciences, dont Pejssonnel était correspondant, ne nous a fourni aucun raiseignement pour ou contre cette conjecture ; mais le premier article pt'ésenté par Pejssonnd à la société royale de Londres ^ , n'a été traduit et inséré dans les actes de cette société qu'eii 1762. £tles autres mémoires dont nous avcms plus haut donné les titres , ont paru dans les Transactions philosophiques de 1 y 56 à 1 769. De plus L^ean, dans l'éloge de Charles Peyssonnel, prononcé -en 175^, parle de Jean-AndréPey8Sonnel,médeciti royal il la Guadeloupe, comme d*iin h^nume encore vivant à luette ^)oqiie.

Quoiqu'il en soit, il est certain que ce savant a quitté la France presque immédiatement après son retour des c^tes d'Afrique, et que depuis il n'est plus revenu dans sa patries Cette circonstance peut servir à expliquer

« Diclionn. de la Provence, elc , t. IV, p. 83. Hisl. de TAt^ad. de Marseille, l. II, p. 313.

* C'est irelui dans lequel il expôte sd découverte sur fa nature «lu corail.

pourquoi les précieux manuscrits qui renferment la relation de «on voyage ont été si long-temps perdus pour la science. lies lettres de Peyssonnel étaient adressées à Fabbé Bignon, qui, distrait par d'autres occupations y ne trouvait très probablement pas le temps de les lire.

Le comte de Maurepas, ministre de la marine^ désirait qu'on lui fît un rapport sur le mérite de ces lettres et l'utilité qu'on pouvait en tirer ; l'abbé Bignon demanda ce rapport à Bernard de Jussieu : « Je ne puis « mieux m'adi'esserqu'à vous, monsieur , lui écrivit- « il, pour savoir le mérite des Mémoires que M. Peys- < sonnel a envoyés de la cote de Barbarie. » Le savant abbé croyait évidemment que ces Mémoires étaient uniquement relatifs à l'objet spécial de la mission du voyageur, qui était, comme nous l'avons dit, l'étude de l'his»toire naturelle d'Afrique. M. de Jussieu ne trouvant dans les manuscrits soumis à son examen que des ol>servations concernant la géographie, les mœurs des peuples, les antiquités, s'abstint de prononcer sur des matières tout-à-fait étrangères à ses travaux. Peyssonnel n'était pas là pour demander un juge plus compétent et recommander son ouvrage: ses lettres furent oubliées; Si plus tard les savans qui en eiu'ent communicaticm purent avoir l'idée de les publier, l'apparition du livre de Shaw dut les en détourner, car étant peu au fait de la géographie de l'Afrique, ils ne pouvaient ni approfondir ni comparer le mérite des deux ouvrages.

Les manuscrits de Peyssonnel restèrent donc chez

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Bernard de Jussieu , et personne ne les ayant réclamés , ib sont arrivés, par succession, jusqu'à M. Adrien de Jussieu , membre de l'académie des sciences et professeur de botanique au Jardin dû Roi, qui a bien voidu les mettre à notre disposition '. La collection se composait de douze lettres portant les n*^* i, 2, 3, 5, 6, 7, 9 , io, 11, i5, 17 et 18 «; il manquait les lettres cotées 4 9 8, 13, i3, 14 et 16.

Il manquait encore deux cartes géographiques et tous les dessins qui étaient primitivement joints à ces lettres, et dont la vue inspirait à Caylus une si haute idée des antiquités de TAfiique . Nos plus actives recherches vbmt pu nous faire retrouver qu'une bien faible partie de ces richesses perdues. Six, dessins et deux letti*es ( 8 et i4) ^ scmt lout ce qui nous aété permis d'ajouter à

' M. Jules Desnoyers, bibliothécaire du Muiénm, avait obtenu de M. de Jussieu Fagrémeut de publier cet lettres dans un recneil d'opuscules scientifiques dont îl s'occupait; mais ayant appris que nous étions a la rechercbe de cette précieuse collection, il Vest empressé de s'en dessaisir en nolre.favear. Nous le prions d'en recevoir ici nos remercfmens

" Cette dernière est intitulée Lettre huitième ; mais en suivant la marche du voyageur, il est aisé de se convaincre qu'elle 4 été la dernière écrite^ ot qu'il faut lire dix-huitième,

3 Caylus, Recueil d'antiquités, t. JU, j^ 217.

'^ Elles portent dans l'ouvrage que nous publions les nP* 7 et 11. Nous en avons d'abord pris une copie sur une première c^ie que possède M. Eugène Coquebert de Monbret. Ensuite la let-^ tre 14° a été collationnée sur l'aatographe de Peyssonnel, qui existe au dépôt de la marine. Eofin nous avons trouvé , daus la bibliothèque de M. Eyriès, les six dessins et l'original de la bnitième lettre.

b coUectiipli quenou» devrais à la bienveUlainG^dçM- de

Jussieu. He|ireu9em^t , p^urmi les quatre lettre» qui

BOUS manquent encore > il n*ea est qu'une do^t Ici perte

doi^e inspirer d'assez vij^ regrets: c'est la 4^^ qui de^t

contenir des d^il^ ' sur l'emplacement de Cartilage ^

les ruines, qui s'y trouvaient à r^>oqi^ çii PeyssonneV

l'a visité. Nçjas avop^ aows les yeujc un croquis foerl

ancien exécuté sur les lieux mémeS; qi4 prouve qu'au

temp^ de ce voyageur le sol de Carthage présentait

à l'archéologie uneminç Hm pli^s riche que de no»

jo^rs. Unqaut^Q lettre^l^ la^sans doute, devait renfei»*

merles ob^erva,tions faites par le voyageur dans k partie

la plus i]9i^ridio^aJie de la régence de Tuni«. Ces beiix

ays^nt été visités depiuif par Shaw, Desfiwatainei et sir

Grç^^vmçTejHjplp,. la partie du voyage de Peysaonnel qui

les concerne aurait été d'un intérêt secondaire. La i3*

kttre renfermait probablement les détails que promet

ailleurs *Peys8onnel, sur les Arabes bédouins qm cam-

p<?nt dans la partie occidentale de la régence de Tunis.

Ces peuplades ne doivent pas être tellement différentes

de celles qui habitent les autres parties du, royauijie ,

pour que l'on doive regretter beaucoup les renseign^-

mens qui leur étaient spécialement consacrés .Enfin nous

n'attachons pas non pliJs une trop grande impoitance à

la 16® lettre, qui, d'après lapromes^ç quefait Peys#on-

* Peyssonncl promet fonnélI|pient ce»déuiUdaQ8 «a troiuème ktlre, page 48.

» Page 67.

net dans la i5^ * ^ devait r«)aler les reoseâgnemens recueUlîsy paromàirêy sur ledësert da Sahara * .

Toatis incomplète qu'elle est, la nla^on des vopges (k Peysaonnel est du plus haut' intérêt pour la science. C'est Tœuvre d'un observateur habile dont la sagacité s'était exereée^dès l'en&nce, sur des sujets scien^ques peuétudiéS) et dont le zèle ne reculait devant aucune dîfâdilté. On ne saurait élever le mmndre doute sur la justesse de ses di>8erration8. D'habiles architectes MM. Cosie et Gatherwood, ont levé récemment des dessins des pli» renu^rquables monumens antiques de la r^nce de Tunb. La comparaison de leur travail avec les descriptions écrites que fait Pejssonnel des mêmes édifices , a prouvé que ces dernières sont exactes à une ligne près. Le judicieux voyageur a certainement apporté la même exactitude dans ses relèvemens géographiques et dans ses études sur les mœurs et les institutions des peuplades africaines. Quant à sa véracité, luimême, en divers encbx>its de sa relation, nous en fournit la mesure as distinguant avec le plus grand soin les détails qu'il donne d'après ses propres investigations, des i^maseignemens qu'il a puisés dans des sources étrangères.

On aurait peu de chose à i^prendre dans son ou-

^ La 12e dan« œ mlnrçe, page 35)^.

^ Il paraît que Pejssonnel avait aussi envoie à Fabbé Bignon UDe histoire chronologique abrégée de tous les deys d^Alger, depuis leur insiltution. (Voyez p. 416, 439, 440. ) Cet opuscule devait former le sujet d'une 19*lellre.

vr^ge si Félégance de la forme répondait à la richesse du fond. Malheureusement, il faut en convenir, le style de Peyssonnel fait peu d'honneur au fondateur d'une académie littéraire. Il est quelquefois barbare, souvent incori'ect, presque toujours embarrassé. Ces défauts, qui seraientinexcusables dans un autre écrivain, s'expUquifsit aisément,etpeuvent même, jusqu'à un certain point, être justifiés chee un savant provençal du commencemait du dix-huitième siècle. A cette époque , quoique la Provence fit partie delà monarchie depuis un temps immémorial, la langue française y parvenait à peine, et ce fut un des plus grands obstacles qui retardèrent, à sa naissance^ lespix»grès de l'académie de Marseille. Les hommes les mieux élevés ne parlaient entre eux que le par • tois ^ les femmes qui recevaient la meilleure compagnie n'employaient, dans leur salon, que l'idiome provençal j pour en être écouté, il fallait se servir de leur langage. Les académiciens eux-mêmes, qui ne parlaient jamais français dans leur famille , avouaient qu'ils pensaient provençal en composant , et qu'ils étaient ensuite obligés de se traduire ' . Ceux-ci, cependant , adonnés à des lectures et à des compositions purement littéraires, pour vaient aisément réformer et même perfectionner. leur style. Peyssonnel , au contraire , poussé par sa vocation dans une direction diamétralement opposée , dut abandonner de bonne heure la lecture de nos écrivains classiques. Il se livra sans doute avec ardeur à l'étude

» Hist. de PAcad. de Marseille, t. 1, p. 50, 51.

de 866 auteurs fevoris; mais lesnaturaliites de son temps n'écrivaient pas comme Buffon et Cuvier, et ce n'était pas dans le latin scientifique de Lécluse etdes Bauhin que notre voyageur pouvait apprendre à bien parler sa langue. Du reste, cette négligence de style, très excusable comme (m voit, ne saurait diminua en lien le mérite de Vcnoh vrage, aux yeux de ceux qui cherchent dans un Uvre autre chose qu'un futile amusement. Bieo plus, les lettres de Peyssonnel , tout incorrectes qu'elles peuvent être, ne seraient pas sans attrait mèmepour un lecteur désœuvré, et nous pourrions, au bescnn, citer des relations de voyages moins udles que la sienne , fMresque aussi négligemment écrites, qui s'impriment^ se vendent et se font lire avec plaisir»

Mous n'osmis solliciter aussi vivement Findulgence du lecteur pour les anachronismes que commet Peyssonnel, lorsqu'il hasarde une excursioa dans certaines \ parties du domaine de l'histoire. Et pourtant cette ignol'ance, ou plutôt cet oubli des notices histcHiques les plus vulgaires, tient enooi*e à l'exclusive spécialité de ses études. Peyssonnel, lorsqu'il a intsrverd l'ordre des événemens, a évidemment écrit de mémoire, et sans le secours d'aucun livre. Or, quel est le savant qui pourrait se flatter d'être plus exact, s'il entreprenait dans l'âge mûr dereti*acer des faits qu'il aurait perdus de vue depuis son enfance?

On pourraitpeut-étre imputer à Peyssonnel, comme une inexcusable négligence, de n'avoir pas fidt entrer dans sa bibliothèque de voyage, les ouvrages des histo»

rtem et dfig f^ùpéfkm aociePB yû oot p»déde VAËnque, Noiid œ prétendons ps^ ie diaculper enttèrement de ce reprocbei A en jii|^ par o^taÛM» ciroonatancea de son récit, il n'avait avec lui, i part aea livres de botaniquci qu'une Histoire Ecclésiastique^ rkinéraired'Antonin^ la Table do Peutinger, THastoiro du royaume d'Alger par i<au^^ de Tassy f et diverses castes géo* grapliiques^ . I^ pai*ti qu*U a ttrédecas finbks ressources nom &it vivement i^g^^etter qu'il ne se soit pas donnéles moyens de consultary 9ur ïm lieux méiBes y ks ^^^ographes de L'annuité, telsqueMala> StraJmii, Pline et Pto* léimée, dopt ksiidcticatÛHis lui auraient été si utiles. Cependant nff peppdiOQs.paadevuerobjetquft devait se pro^poser notre voyageur : ce n'était pas de &ire la géographie cQvapaifée de l'AOrique septantrionaki, malade i*ecueillir des matériaux pour les érudits qm voudraient l'entreprendre après lui« Peyasonmel avait Imm compris' sa mission^ Il savait que le nom et le relèvement exact ^ 4*un point géographique avaient phia de prix pour la . science qu'un long mémoire d'érudition: aussi devait-il qi^^^idérer sa boussole et son quart de cercle Oomme les pu^oea les plus essentielles de son bagage scientifique. C'est le fréquent usage qu'il a fiât de ces deux instrui^ensy jcdnt à l'attention qu'il a eue dénoter eaactementi k fihaque fttadpn, les distances parcourues dans la jouf-

1 Quelques passage» de la X' lettre «embler^ient ^rpaver qu'il avait au68Î les Commentaires de César, Il va sans dire que toutes les citations d'auteurs ancieus qui se trouvent en note dans ^ volume , ont été ajout^ef par nous.

néei qui rend lapmrtie U^^ografJûquede «a tdarion si importante pour la géogi*aphie.

V&a»é^Qoa dire encore un mot d'une autreparlîe de oette relation <pû wléreBsèpartieulièrementFarchéologie e^ rbîttoire. Pe78(Knnel a reoueîUi un grand noml^e d'ipsaiptioM de diveraet natures. Quelques-unes sont nfii^eHes;oeac»t engéaéral fesnHwns importantes» l^au- U*e^ av^ent déjà m publia soil dins les Voyages de Skaw^soitdans le Mi^HumFeFom^^€ de Maffia. Gomme parmi ces dernières il s'en trouve d'un haut intérétyil e>^ de toute jusUcecjte rendre à Pejssonnel la part quihu revint dans leur découverte. Sbaurconvientluirmémequ'il aempruntéànotrevpyageuip toule^ceUe^qu'U donne sur la vi^e ancienne de Lambasa* L^ inscriptiona trouvée» dans le voisinage de cett^ ville | à 2Lainali| par ej^ev^plet n'ont également pu être fournies au voyafeur anglais que par les manuscrit^ de PejsconneL Quant à la por> ^on de la r^nce de Tunis qu'il n'a paç visitée, Sbaw attribue au P« Ximénès rb<^neur des notions séogra** phiques et des inscriptions anciennes qu'il a inséréea dans son livre. C'est aussi au religijeux espagnol que Maifei s'avoue Tedevable des nombreuses insçiiptiana" qu'il a publiées sur l'Afrique septentrionale* Parmi ces dernières y celle de Zainah , au mçâns, appartient tput entièreà Pejssonnel^ quant au^ autres, comme le moine et le savant ont parcouru de compagnie * les lieux où. eHesont été transcrites, on peut, sans injustice, accorder

" Voy. p. 166, 167.

à chacun d'eux une part ^le dans le mérite de la découverte'.

Mais une gknre que personne ne peut contester au savant y et qui lui appartient tout litière, c'est d'avoir retracé le premier , dans des esquisses pleines d'exactir tude y les beaux restes d'antiquités épars sur le sol de l'Afrique. Malheureusemoity nous ne pouvons douter que la plus grande partie de ces dessins ne sdit perdue. Ceux dont la conservation est due au goût éclairé de M. Eyriès^ et que nous donnons à la fin de notre second volume y faisaient évidemment partie d'iue nombreuse collection; ib sontcotésn^ iSo, i3i, i3a, 133^ 134) i35 et i36. Il est vrai qu'indépendanmient de cette cote, écrite à l'encre au bas de la page, il y a en tête des dessins une seconde cote au crayon, donnant les n^' i, a , 3,-4> 5 et 6. Cette circonstance semblerait prouver qu'ik formaient une série particulière dans une collection de dessins de diverses contrées. Mais la manière dont Caylus s'exprime sur les dessins de Peyssonnel fait prési^ mer que la collection en était assez considérable. Néanmoins, nous ne devons pas dissimuler que Peyssonnel n'avait aucune teinture du dessin. On peut aisément s'en convainci^ en jetant les yeux sur les grossières ébauches qu'il a quelquefois tracées en marge de ses lettres. Aucune ciixx>nstance de sa relation, n'indique aussi que y

& Pavml les inicriptioDt de Thignicaj par exemple^ il en est une» page 137, 138^ que le père Xîménès a communiquée à Mai* fei; or cVtl Peyssonnel qui ayait délerrë, dans les fondemens d'un ancien ^dîfic«>) la pien^ sur laquelle elle était écrite.

dans ses excursions y il ait été accompagné par un deS' sinateur. Il faut donc que sur les esquisses informes qu'il a lui-même prises sur les lieux, il ait &it exécuter ensuite par un habile artbte, et sous sa direction y les dessins qu'il a joints à ses lettres. Un tel procédé n'est point, il est vrai, une garantie d'exactitade. Mais ce qui doit ôter tout prétexte à la défiance , c'est que sur les six moniunens dont les dessins nous restent, deux, le temple de Zawan et l'amphithéâtre d'ËlrJem, ont été récemment dessinés par d'habiles artistes, et que la comparaison de leur travail avec celui qu'a dii^igé Peyssonnel , prouve d'une manière péremptoire que ce dernier ne laisse rien à désirer ni pour l'ensemble ni pour les détails.

Il nous reste à rendre compte en peu de mots de la manière dont nous avons compris et rempli notre tâche d'éditeur. Nous livrons au public les lettres de Peyssonnel avec toutes leurs incorrections. En agir autrement c'aurait été imprimer notre propre ouvrage à la place de ^ui du savant provençal. Nous avons ajouté, par de courtes notes , auxinscriptionsqui étaientdéjà connues, les variantes que nous ont fournies Shaw, Ma£feiêt sir GrenvilleTemple. Cette attention pourra aider àleur restitution, et faciliter ainsi les recherches historiques et géographiques dont elles pourraient devenir la base. Quelque altérés que nous aient pai*u les noms arabes des lieux parcourus parle voyageur , nous n'avons pas pris sur nous de les corriger dans le texte, de peui* de donner à ses excursions une direction différente de celle qu'il

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