‹ Voyages de Gulliver dans des contreés lointaines parChapitre 2 sur 45 · L'EDITEUR AU LECTEUR · texte numérisé non relu

L'EDITEUR AU LECTEUR

'autelh de ces voyages. M. Samuel [ Gulliver, est mon ancien e[ très intime ami; nous sommes m{>me un peu parents du c(>té maternel. Il peut y avoir environ trois ans <]ue M. Gulliver, fatigué do l'aflluence (le curii'iii qui venaient à sa maison de RediilT, acheta une petite terre et une maison commode près de Newark, comté de Nottingham, sa province nalule; et maintenant il vit très relire dans ce domaine, eslimi^ néanmoins de tous ses voisins.

Bien que M. Gulliver soit né dans le comté de Noilingham, où demeurait son p^re, j'ai entendu dire <jue sa famille venait du comié d'OifoinJ; et J'ai remarqué, en elTet, dans le cimetière de Ranbury, appartenant à cette province, plusieurs tombeaux ou monuments des Gulliver.

Avant de quitter Redriff, il laissa entre mes mains les écrits suivants, el m'aulorisa à en disposer comme je le jugerais convenable. Le style en est clair et simple , et J'y trouve un seul défaut, commun du reste à tous les voyageurs, celui d'entrer dans des détails un peu minutieux. Mais Je ne sais quel air de vérité respire dans l'ensemble de l'ouvrage; et l'auteur se distingue, en effet, par la véracité, à tel point que, dans le voisinage de RedrilT, quand on voulait aflirmer quelque chose, on disait ordinairement : Cela est aussi vrai que si M. Gulliver l'avait dit.

D'après les conseils de plusieurs personnes, auxquelles, avec la permission de l'auteur, j'avais communiqué les papiers, je risque aujour-

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(l'hni de les produire dans le monde, avec l'espérance qu'ils seront, du moins pendant quelque temps, un passe-temps pins agréable pour notre jeune noblesse que les rapsodies des ëcriTains de parti.

Ce Tolume aurait eu au moins le double de grosseor, si je ne m'étais permis de rajer quantité de passades relatifs aux veuls et aux ma* rées, ainsi que toutes les observations mi^téorolofiques des différents voyages, el la description des maneeuTres du raisseau pendant les tempêtes, donnée en stvle de marin. J'ai passé de même les hauteurs, et je crains que H. Gulliver ne soit pas tri'S satisrait de ces omissions; mais j'êlais déterminé à mettre Touvra^ie autant que possible à la portée du grand nombre. Cependant, si mon ifinorance des choses de la mer m'avait fait lomber dans quelques erreurs, j'en serais seul responsaUe; d'ailleurs, si des voraueurs étaient curieux de voir le texte original dans toute son étendue, et tel qu'il est sorti des mains de l'auteur, je serais prêt à les satisfaii^.

A l'égard des particularités concernant lauleur, le lecteur les trouTen dans les premières pages du livre.

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