Lettres familières, tome II, page
à Corsignano, près de Sienne, devint successivement êvêque de Trieste et archevêque de Sienne. Promu cardinal en 1436, il fut élu pape le 27 août 1458 et prit le nom de Pie IL Mais il ne régna pas même six ans : car il mourut le 16 août 1464. De son temps, l'Italie fut en proie à la guerre civile, suite de la rivalité de Ferdinand d'Aragon et de Jean de Calabre, qui se disputaient le royaume de Naples. C'est à quelque incident de cette guerre que Montesquieu fait sans doute allusion en parlant de l'arc de Fano.
Page 78, lignes 1 à 4. — C'est en l'an 207 avant Jésus-Christ qu'Asdrubal, frère du grand Annibal, fut battu, près du Métaure, par les consuls romains C. Claudius Nero et M. Livius Salinator; et c'est en 55 1 après Jésus-Christ que Narsès, général de Justinien Ier, défit dans le voisinage, peut-être à Tagina ou Pagina, Totila, avant-dernier roi des Ostrogoths.
Page 78, ligne 21. — Le manuscrit donne Nesconi, au lieu de Rusconi, vrai nom du sculpteur dont Montesquieu parle ici, et dont il a parlé déjà.
Page 79, ligne 5. — Le manuscrit donne Enzino, au lieu d'Enzio. — Fils illégitime de l'empereur Frédéric II, Enzio naquit vers 1224. Son père lui conféra, en i23q, le titre de roi de Sardaigne; mais il ne put entrer en possession de son royaume. Le 26 mai 1249, les Bolonais le firent prisonnier à la bataille de Fossalta et le tinrent captif jusqu'au jour de sa mort, i4mars 1 272.
Page 79, lignes 9 et 10. — Pierre II, roi de Chypre de 1869 à i382, fut fait prisonnier lors de la guerre qu'il fit aux Génois en i373 et 1374, et dut leur céder Famagouste comme gage de la rançon d'un million de ducats qu'ils exigèrent de lui.
Page 79, ligne 10. — C'est à Gertruydenberg qu'eurent lieu, du q mars au 2? juillet 1710, les conférences où les représentants de la France, le maréchal d'Huxelles et l'abbé de Polignac, s'efforcèrent vainement d'obtenir la paix des représentants des États- Généraux, Buys et Vanderdussen, qui parlaient «comme des gens qui ne sont pas accoutumés à vaincre », ainsi que Polignac le leur dit fièrement.
Page 79, lignes 21 à 23. — L'inscription rapportée ici par Montesquieu est imprimée, parmi les fausses, dans le Corpus Inscriptionum latinarum de l'Académie de Berlin, tome XI, première partie, page 8 (n° 34).
Page 79, ligne 28. — De 1295 à i5oo, les Malatestes furent seigneurs de Rimini presque sans interruption. Us y revinrent, pour quelques mois, en i5o3, en i522 et en 1527. Mais, depuis 1528, Rimini resta incorporé aux États de l'Église.
Page 8o, lignes 21 à 25. — L'inscription de l'Arc de Rimini est imprimée dans le Corpus Inscriptionum latinarum, au tome XI, première partie, page 80 (n" 365).
Page 80, lignes 29 à 3i. — La double inscription du pont de Rimini est imprimée dans le Corpus Inscriptionum latinarum, au tome XI, première partie, page 81 (n° 367).
Page 81, lignes 23 à 29. — L'inscription dont Montesquieu parle ici, et qu'il mentionne également dans le chapitre XI des Considérations sur... les Romains, est apocryphe. On l'a transportée dans la Bibliothèque de Cesena. Elle a été publiée au tome XI, page 6 (n° 3o), du Corpus Inscriptionum latinarum, mais parmi les inscriptions fausses.
Page 82, ligne 5. — Montesquieu fait ici allusion à un passage qui se trouve dans le traité de Vitruve sur l'Architecture, au chapitre vu du livre Ier.
Page 82, lignes 10 à 14. — Il y a dans ce paragraphe du Voyage en Italie une confusion qui tient sans doute à une erreur du copiste. Les mots à présent Fiumicello auraient dû être mis plus bas, après le mot Rubicon. Le cours d'eau qu'on rencontre en allant de Sinigaglia à Ancône s'appelle, en effet, à présent Esino et s'appelait autrefois JEsis. Quant à l'ancien Rubicon, on croit que c'est le Fiumicino ou Fiumicino di Savignano moderne, petite rivière coulant au nord de Rimini, et formée de trois ruisseaux qui descendent de l'Apennin. C'est elle que Montesquieu aura appelée Fiumicello.
Page 82, lignes 2 3 et 24. — En 1729,1e cardinal de Saint- Agnès était, depuis le 19 novembre 17 19, Georges Spinola, de Gênes, qui fut promu cardinal-évêque de Palestrine le 3 septembre 1738, et qui mourut le 17 janvier 1739. Si Montesquieu le désigne par son titre, et non par son nom de famille, c'est probablement afin d'éviter une confusion. En 1729, un autre Spinola était aussi cardinal, mais du titre de Saint-Sixte.
Page 83, ligne i3.— Eustache Manfredi, de Bologne, né le 20 septembre 1674 et mort le i5 février 173g, fut un savant mathématicien. Il s'appliqua spécialement à l'astronomie, qu'il enseigna dans sa ville natale dès 1698, et à l'hydrostatique, qu'il pratiqua en qualité de surintendant des eaux du Bolonais, à partir de 1704. L'Académie des Sciences de Paris et la Société royale de Londres se l'associèrent: l'une, en 1726, et l'autre, en 1729.
Page 83, lignes 18 à 20. — Les deux paniers de Bologne rappellent l'immense panier de linge sale qui joue un rôle important
dans la pièce de Shakespeare : les Joyeuses Commères de Windsor (acte III).
Page 84, lignes 1 et 2. — Alexandre Caprara, de Bologne, fut promu cardinal le 17 mai 1706 et mourut en 171 1.
Page 84, ligne 6. — Louis Carraci ou Carrache, un des maîtres de l'école de Bologne, naquit dans cette ville, en 1 555 , et y mourut en 1619.
Page 84, ligne 18. — Laurent Sabattini, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, vers i53o, et mourut à Rome, en 1577.
Page 84, ligne 19. — Pellegrino Tibaldi, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1527, et mourut en 1595.
Page 84, ligne 21. — Innocent Francucci, dit Innocent d'Imola, peintre de l'école bolonaise, naquit à Imola, en 1494, et mourut à Bologne, vers i55o.
Page 85, ligne 2. — Charles- César, marquis de Malvasia, né le 18 décembre 1616 et mort le 10 mars 1693, fut chanoine de la cathédrale de Bologne. Il publia en 1678 la Felsina pittrice, Vite e Retratti de' Pittori bolognesi. Quant à l'autre ouvrage dont Montesquieu parle également, le Pitture di Bologna, il ne parut qu'en i~32, c'est-à-dire après la mort de l'auteur.
Page 85, ligne 5. — Georges Vasari, peintre et architecte, naquit à Arezzo, en i5i2, et mourut à Florence, le 27 juin 1574; mais il est surtout connu comme auteur des Vite de' pin eccellenti Pittori, Scultori e Architteti, dont la ier édition parut à Florence en i55o, et la seconde, en 1 568.
Page 85, ligne i3. — Frédéric- Marcel Lanti était fils d'Antoine Lanti délia Rovere et de Louise- Angélique de La Trémouille. Il était donc le neveu de la célèbre princesse des Ursins. Promu cardinal le 9 septembre 1743, il mourut le 3 mars 1773.
Page 85, ligne 20. — Christine, reine de Suède, naquit le 18 décembre 1626, succéda le 14 mars i633 à son père Gustave- Adolphe, et abdiqua le 16 juin 1G54. Elle quitta ensuite sa patrie, abjura la foi luthérienne, et voyagea en Allemagne, en France et en Italie. Le 19 avril 1689, e^e mourut à Rome, après avoir essayé de redevenir reine en Suède ou ailleurs.
Page 86, ligne 7. — Le tableau de Samson, dont parle Montesquieu, est une des plus belles œuvres du Guide.
Page 86, ligne 21. — A la suite des mots académies des sciences, on lit, dans le manuscrit : i° On nous a menés. C'est là un renvoi, qui a été ajouté après coup, et qui indique la suite du texte. Le lecteur aurait pu hésiter, attendu qu'il n'y a rien d'écrit au verso de la page que ce renvoi termine.
Page 87, ligne 3. — François de Marchi, ingénieur du XVIe siècle, naquit à Bologne. Son traité Délia Architettura militare Libri III parut à Brescia, en 099, pour la première fois. Il a été réimprimé à Rome, en 1810.
Page 87, ligne 4. — Menno, baron de Coehorn, le rival de Vauban, naquit en 1G41 et mourut le 17 mars 1704, après avoir fortifié nombre de villes dans les Provinces- Unies.
Page 87, ligne 9. — Guillaume-Jacob S'Gravesande, géomètre et physicien hollandais, naquit en 1688 et mourut en 1742. En 1720, il publia ses Physices Elementa mathematica, Expertmentis confirmata, auxquels Montesquieu fait sans doute allusion. Plus tard, il s'occupa particulièrement de philosophie.
Page 89, ligne 2. — M. Fallot, professeur à la Faculté des Sciences de Bordeaux, a bien voulu nous apprendre qu'on donne le nom de pierre de Bologne à une sorte de barytine globuleuse et radiée. Pulvérisée et chauffée, elle devient lumineuse dans l'obscurité. On en faisait autrefois une sorte de pâte appelée phosphore de Bologne.
Page 89, ligne 28. — Louis-Ferdinand, comte Marsigli ou plutôt Marsiglii, né le 10 juillet 1 658 et mort le ier novembre 1730, servit d'abord Léopold Ier en tant qu'ingénieur militaire et diplomate. Après la reddition de Brisach, le 17 septembre 1703, il fut dégradé sans raison par un Conseil de guerre et quitta l'Allemagne. 11 fit alors de nombreux voyages, puis revint à Bologne, où il était né, et où il devait mourir après des absences nouvelles. C'est le n janvier 17 12 qu'il fonda, par acte authentique, l'Institut que Montesquieu s'est plu à décrire. Savant de premier ordre, il fut associé aux Académies les plus célèbres, notamment à l'Académie des Sciences de Paris, en 171 5. Son ouvrage le plus important a pour titre : Dannbius pannonico-mysicus Observationibus geographicis, astronotnicis, hydrographicis, historicis, physicis, perlustratus, et fut publié à La Haye, en 1726. A la page 260 du présent volume, Montesquieu cite un fait rapporté dans cet ouvrage à l'occasion des mines de Hongrie.
Page 89, ligne 3i. — Montesquieu cite ici, en le modifiant, le 556e vers de V ' Andrienne de Térence, dont voici le texte :
Amantium iras, amoris iniegratio 'st.
Page 90, ligne 3. — Le professeur dont Montesquieu n'a pas mis le nom dans ce passage est sans doute Joseph Monti, qu'il a mentionné plus loin.
Page 91, ligne 1. — C'est à l'évangéliste saint Luc que sont attribuées la Madone de Bologne et quelques autres du même style.
Page 91, ligne i3. — Le manuscrit donne Santuzzi, au lieu de Fantuzzi,
Page 92, ligne 4. — Horace Sammacchini, peintre de l'école bolonaise, naquit en 1 532 et mourut en 1577.
Page 92, lignes 20 et 21. — Il y avait d'abord dans le manuscrit : Les revenus de, au lieu de non a; et plus loin : non compris, après les mots d'anguilles.
Page 92, ligne 27. — Antoine-François de La Trémouille, duc de Noirmoutiers, frère de la princesse des Ursins, naquit le 17 juillet i652 et mourut le 18 juin 1733.
Page 92, ligne 28. — Marie-Anne-CésarineLanti délia Rovere, née vers i685, épousa, en 1712, Jean- Baptiste -Joseph de Croï, duc d'Havre, qui devait mourir en 1727, et mourut elle-même le 16 avril 1753.
Page 93, ligne 9. — Le manuscrit donne Saint -Michel -in- Bosso, au lieu de Saint-Michel-in-Bosco.
Page 93, ligne 11. — Charles Cignani, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1628, et y mourut le 6 septembre 1719.
Page 93, ligne 12. — Le manuscrit donne ici Brisio et plus loin Briscio, au lieu de Brizzio. — François Brizzio, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1574, et y mourut en 1623.
Page 93, ligne i3. — Jacques Cavedone, peintre de l'école bolonaise, naquit à Sassuolo, en 077, et mourut à Bologne, en 1660.
Page 93, ligne 2 5. — Lionel Spada, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1576, et mourut à Parme, le 17 mai 1622.
Page 93, ligne 28. — Alexandre Tiarini, peintre de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en 1577, et y mourut le 8 février 1G68.
Page 94, ligne 21. — François Raibolini, dit Francia, un des maîtres de l'école bolonaise, naquit à Bologne, vers 1490, et y mourut le 5 janvier 1 5 1 7.
Page 96, ligne 9. — Le manuscrit donne la Tanara, au lieu de le Panaro.
Page 97, lignes 24 et 25. — Les douze derniers mots de l'alinéa ont été ajoutés après coup dans le manuscrit.
Page 98, lignes i3 et 14. — Louis Pic de La Mirandole fut promu cardinal le 18 mai 1712, devint ensuite évêque de Sinigaglia, et mourut en 1743.
Page 98, lignes 17 à 19. — Renaud, duc de Modène,fut investi
du comté de Novellara, le 12 octobre 1737, ce fief étant devenu vacant par la mort de Philippe- Alphonse de Gonzague Ci 728).
Page 98, lignes 20 et 21. — Louis- Antoine Muratori, savant italien, naquit le 21 octobre 1G72 et mourut le 21 janvier 17'" Avant d'être le bibliothécaire du duc de Modène, il avait rempli les fonctions de conservateur de la Bibliothèque ambroisienne, à Milan. Nous avons consacré déjà une note à son recueil des Rerum Italicarum Scriptores. Mais ce grand ouvrage ne donne qu'une idée très imparfaite de son activité littéraire, archéologique et historique. A la page 104 du présent volume, on trouve le titre de quelques-uns de ses autres livres.
Page 99, lignes 1 et 2. — Montesquieu avait d'abord écrit de mon temps une seconde fois, après les mots à Rome.
Page 99, lignes 2 et 3. — Célestin Galiani, né à Foggia, en 1681, et mort à Naples, en 1753, prit l'habit des Célestins. Il était non moins versé dans les sciences que dans les lettres, si bien que, nommé d'abord professeur d'histoire ecclésiastique à Rome, il fut ensuite appelé à faire partie d'une commission hydraulique. Plus tard, il obtint de hautes dignités ecclésiastiques, fonda l'Académie des Sciences de Naples, et remplit d'importantes fonctions administratives et judiciaires. En 1741, il négocia le concordat qui régla les rapports du royaume de Naples avec le Saint-Siège. Il était l'oncle du célèbre abbé Ferdinand Galiani.
Page 90, ligne 7. — Joseph Monti, naturaliste, né à Bologne en 1682, y enseigna l'histoire naturelle, à partir de 1720, et y mourut le 4 mars 1760.
Page 99, ligne 8. — Joseph Roma, de l'ordre des Pères minimes, d'abord professeur de philosophie et de théologie à Rome, fut nommé, le i5 novembre 1720, professeur de physique à l'Université de Turin, dont il devint le bibliothécaire en 1732.
Page 99, ligne 8. — Bernard- André Lama, Napolitain, fut nommé professeur d'éloquence à l'Université de Turin, le i5 novembre 1722.
Page 99, lignes g et 10. — Constantin Grimaldi, né en 1667 et mort en i7?o, fut conseiller royal à Naples. C'était un magistrat très versé dans la jurisprudence, la théologie, la médecine, etc. Mais il se fit remarquer surtout par des écrits où il prit la défense de la philosophie de Descartes contre le père Beneditis.
Page 99, ligne 10. — Dans le manuscrit, les mots [J]e les ai tous vus, sont écrits au-dessus des mots ai connu les susdits, que Montesquieu jugea sans doute trop dédaigneux, et qu'il fit biffer.
Page 99, ligne 11. — Jean-Joseph, marquis d'Orsi, né à Bologne, en i652, et mort en ij'5'3, s'intéressa vivement aux lettres et écrivit lui-même en vers et en prose. Il défendit la poésie italienne contre le P. Bouhours, qui l'avait critiquée dans son livre sur la Manière de bien penser dans les Ouvrages d'Esprit. Renaud, duc de Modène, l'appela à sa cour, où il jouit d'une certaine influence.
Page 99, lignes 26 et 27. — Marie-Béatrix, filles d'Alfonse IV, duc de Modène, née le 5 octobre i658 et morte le 7 mai 1718, se maria, par procuration, le 3o septembre 1673, avec le duc d'York, qui devait régner en Angleterre, sous le nom de Jacques II. Louis XIV avait constitué une dot à cette princesse. Aussi, quand elle se rendit en Angleterre, passa-t-elle par la France, accompagnée de son oncle Renauld, qui n'était pas encore duc de Modène.
Page 100, lignes 6 à 10. — Les ducs de Brunswick descendaient de Welf, fils d'Albert- Azon II, marquis d'Esté, mort en 1097. Ce Welf s'établit en Allemagne. Son frère cadet Foulques demeura en Italie et fut le chef de la branche italienne de la famille.
Page 100, ligne 10. — Le manuscrit donne de Scafnabourg, au lieu d' Aschaffenbourg. — Lambert, né à Aschaffenbourg (d'où son nom latin de Schafnaburgensis), vécut au XIe siècle, prit l'habit de saint Benoît, et écrivit une Chronique qui va depuis Adam jusqu'en 1077.
Page 100, lignes i3 à 17. — Les généalogistes modernes s'accordent avec Muratori pour contester l'origine saxonne des ducs de Savoie; mais ils n'osent plus remonter au delà d'Humbert-auxblanches-mains, mort vers io5o, qu'on donnait au siècle dernier pour fils de Bérold, comte de Savoie et de Maurienne, mais dont la filiation n'est pas établie sûrement.
Page 100, lignes 18 à 21. — Dans son Histoire de la Formation territoriale des États de l'Europe centrale1 , M. Aug. Himly dit à propos des Welfs : « Pour eux, comme pour leurs prédécesseurs, l'imagination des historiographes officiels s'est donné libre carrière en fait d'origine et d'extraction antique; Leibniz et Muratori ont même trouvé moyen de faire des Este un rameau du vieux tronc guelfe; en tout cas, l'illustration historique de leur race remonte au Xe siècle. >
1. Histoire de la Formation territoriale des États de l'Europe centrale, par M. Aug. Himly, a« édition (Paris, Hachette et Ce, 1894), tome H, page 23o.
Page 100, ligne 21. — Il y eut, au IXe siècle, deux Adalbert, margraves de Toscane : le premier le fut de S47 à 884; le second, de s'io à 917.
Page 100, lignes 22 à 28. — La branche des Este dont Montesquieu parle ici descendait de Sigismond, marquis de San-Martino, qui mourut en 1507, et dont la descendance masculine s'éteignit en 1752.
Page 100, ligne 3o. — Les électeurs de Hanovre, qui étaient des Brunswick- Lùnebourg, et les ducs de Modène, qui étaient des Este, avaient pour auteur commun cet Albert-Azon II, marquis d'Esté, dont nous avons dit un mot dans une note antérieure.
Page 1 01, lignes 17 et 18. — Renaud, duc de Modène, avait épousé, le 18 novembre i6q5, Charlotte-Félicité, file de Jean- Frédéric de Brunswick- Llinebourg, duc de Hanovre. Lorsque celui-ci mourut, le 27 décembre 1679, il laissa deux filles. Mais le duché de Hanovre ne pouvait être recueilli que par des héritiers mâles, et le fut par le plus jeune frère de Jean-Frédéric, Ernest-Auguste, auquel Léopold Ier devait conférer le titre d'électeur.
Page 101, lignes 18 et 19. — C'est sans doute par suite d'une erreur du copiste qu'il est ici question du duché de Guise. Que vient faire ce duché après une phrase sur la succession de Brunswick, dont il ne faisait pas partie?
Page 101, ligne 19. — En 1729, Elisabeth -Sophie -Marie, fille de Rodolphe -Frédéric, duc de Holstein-Nordberg, était, depuis dix-neuf ans, duchesse de Brunswick. Née le 2 septembre i683, elle se maria en secondes noces, le 12 septembre 1710, avec Auguste-Guillaume de Bruns wick-Wolfenbiittel, dont elle fut la troisième femme. Elle mourut le 3 avril 1767.
Page 101, lignes 23 et 24. — Renaud, duc de Modène, avait marié sa fille Henriette- Marie à Antoine, duc de Parme, le 5 février 1728. Elle était née le 2 février 1702 et devait mourir le 29 janvier 1777. Une de ses sœurs s'appelait Bénédicte-Erneste, et l'autre, Amélie-Joséphine.
Page 102, ligne 20. — Bernardin Ramazzini, savant médecin, naquit à Carpi, le 5 novembre i633, et mourut à Padoue, le 5 novembre 16 14. Montesquieu a dû lire ses ouvrages, du moins en partie. Il cite, en effet, le De Morbis Artificum dans V Essai sur les Causes qui peuvent affecter les Esprits 1.
Page 108, ligne 3.— Les villes de Parme et de Plaisance
1. Mélanges inédits (Bordeaux, G. Gounouilhou, 1892), page i5>.
furent cédées, en 1 5 1 2 , au pape Jules II, par Maximilien Sforza. En 1 5 1 5, elles furent occupées par les Français. Mais le Saint-Siège les recouvra en i52i et les conserva jusqu'en i545, où le pape Paul III investit son fils naturel Pierre-Louis Farnèse du double duché de Parme et de Plaisance.
Page ni, ligne 1 5. — Le Silhouette dont Montesquieu parle ici est le père de celui qui devint contrôleur général. Ce fut d'abord un simple receveur des tailles à Limoges. Son fils, qui l'accompagnait dans son voyage, en rédigea une relation. Né le 25 juillet 1709 et mort le 20 janvier 1767, Etienne de Silhouette administra les finances de la France du 4 mars au 21 novembre 1759. Le récit de ses vo)rages ne parut qu'après sa mort, en 1768, sous le titre de Voyage de France, d'Espagne, de Portugal et d'Italie, du 22 avril 172g au 6 février ij3o.
Page m, lignes 19 et 20. — Attachés à la grande chancellerie, les secrétaires du Roi devenaient nobles au bout de vingt ans d'exercice de leur charge.
Page 112, ligne 16. — Outre François Mazzola, auquel nous avons déjà consacré une note, on connaît au moins quatre autres Mazzola qui furent également peintres : Philippe, père de François, ses oncles Michel et Pierre-Hilaire, et son cousin Jérôme.
Page 112, ligne 28. — Antoine Van Dyck, l'illustre peintre de l'école flamande, naquit à Anvers, le 22 mars 1599, et mourut à Londres, le 9 décembre 1641.
Page 11 3, ligne 29. — Par le feu Duc, il faut entendre François Farnèse, auquel nous avons déjà consacré une note.
Page 1 14, ligne 14. — Le manuscrit donne Skeden, aulieu de Schedone. — Barthélémy Schedone, peintre de l'école lombarde, naquit à Modène vers 1570, et mourut à Parme, le 27 décembre 161 5.
Page il 5, ligne 20. — Le Palais du Té ne doit pas son nom à la lettre T, dont il n'a point la forme. Té serait (dit-on) une abréviation de tejetto, qui signifie coupure ou passage destiné à l'écoulement des eaux. C'est par l'existence, plus ou moins ancienne, d'une coupure semblable dans le voisinage du Palais qu'on explique le nom par lequel on désigne cet édifice.
Page 1 15, ligne 2 5. — Le duc de Mantoue, dont le nom manque dans le manuscrit, est Frédéric II de Gonzague (1 5 19 à 1540). Il n'était encore que marquis en 1524, lorsqu'il chargea Jules Romain de construire le Palais du Té. C'est le 2 5 mars i53o seulement qu'il fut créé duc par Charles- Quint.
Page 11 5, ligne 28. — Par Jules, il faut entendre Jules Pippi, dit le Romain, auquel nous avons déjà consacré une note.
Page 117, ligne 1 5. — Jacques Courtois, dit le Bourguignon, né à Saint-Hippolyte (Doubs), en 1621, et mort à Rome, le 14 novembre 1676, est célèbre par ses tableaux de bataille. Montesquieu, dans ses notes sur les objets d'art de Florence, rappelle qu'il devint Jésuite. Voyez ci-dessus, page 33g.
Page 118, ligne 19. — D'après une indication du manuscrit, nous insérons en cet endroit l'alinéa qui commence par les mots C'est la seule forteresse, bien que cet alinéa soit, dans l'original, à la suite de celui qui commence par les mots Cette chaussée retient, et que nous imprimons à partir de la ligne 23.
Page 122, ligne 5. — C'est à la suite de l'alinéa qui finit par les mots un grand bâtiment, que se trouve, dans le manuscrit, le plan de Mantoue. Des raisons typographiques nous ont obligé d'insérer ce plan plus haut. Nous avons reproduit le croquis de Montesquieu ou plutôt de son secrétaire, en en rectifiant le dessin, mais en en transcrivant la légende sans y rien changer.
Page 12?, ligne 4. — Le manuscrit donne ici et plus loin Adigée, au lieu de Adige.
Page 125, ligne 19. — Paul Farinato, peintre de l'école vénitienne, naquit à Vérone en 1524 et y mourut en 1606.
Page 129, lignes 7 et 8. — Le manuscrit donne à deux reprises Volarni, au lieu de Volargne.
Page 129, ligne 17. — Le manuscrit donne Hala, au lieu de Ala.
Page i32, ligne 3. — Le manuscrit donne toujours Inspruch, au lieu de Inspriïck.
Page 1 32, ligne i3. — Montesquieu met heures de France parce qu'en Italie on compte les 24 heures du jour à la suite, en partant de ce que nous appelons la 6e heure du soir.
Page i33, ligne 4. — Le manuscrit donne toujours Eysock, au lieu de Eisack.
Page i33, ligne 5. — Le manuscrit donne toujours Prener ou Perner, au lieu de Brenner.
Page 1 33, ligne 8. — TJltz est écrit dans le manuscrit au-dessus de Syll, qui est biffé, et qui est, cependant, le vrai nom du cours d'eau dont Montesquieu parle ici.
Page 1 33, ligne 28. — Le manuscrit donne Mitebald, au lieu de Mittewald.
Page 1 33, ligne 29. — Le manuscrit donne Sternach, Ochnberg, au lieu de Steinach, Schœnberg.
Page 134, lignes 11 à i5. — César était gouverneur de toutes les Gaules lorsqu'il envahit, au mois de janvier de l'an 49 avant
Jésus- Christ, l'Italie proprement dite, que Pompée ne sut pas défendre.
Page 1 35, lignes 7 à 9. — Montesquieu avait raison de se défier des lames d'or de la Maison du Conseil. Elles ne sont que dorées, bien que la tradition prétende qu'elles aient coûté 3 0,000 ducats. Frédéric IV, duc de Tyrol, les aurait fait faire en 1425, pour prouver qu'il était riche, malgré son surnom de Frédéric-à-la- Poche-vide.
Page 1 36, lignes 3 à 5. — C'est, sans doute, par suite d'une erreur de copiste que le manuscrit donne ici Molirte. En allant de Mittenwald à Benedictbeuern, on rencontre d'abord le Walchensée. Plus loin, on suit la rive du Kochelsée, dont la superficie est bien moindre.
Page 1 36, ligne 11. — Le manuscrit donne Venedipaem, au lieu de Benedictbeuern.
Page 1 36, ligne 12. — Le manuscrit donna Volfitihausen, au lieu de Wol/rathshausen .
Page 137, lignes 12 et 1 3. — Virgile, Églogue III, v. 104 et io5.
Page i38, lignes 14 et i5. — Il faut entendre ici par le duc de Bavière, Maximilien- Emmanuel, électeur de Bavière, né le 1 1 juillet 1662 et mort le 26 février 1726. Il succéda à son père Ferdinand-Marie, le 26 mai 1679, et gouverna les Pays-Bas espagnols de 1692 à 1701 et de 1704 à 1706. Allié de Louis XIV, il faillit perdre tous ses états pendant la guerre de la Succession d'Espagne, et c'est alors aussi qu'il fit, de juin en août 1703, une expédition malheureuse dans le Tyrol, pour se mettre en rapport avec les armées françaises qui opéraient en Italie.
Page 140, ligne 23. — Le manuscrit donne Issel, au lieu de Isar.
Page 140, ligne 26. — Charles-Albert, électeur de Bavière, né le 6 août 1697 et mort le 20 janvier 174-S succéda à son père Maximilien-Èmmanuel, le 26 février 1726. A la mort de l'empereur Charles VI, il prétendit le remplacer et fut, en effet, élu empereur à Francfort, le 24 janvier 1742. Il prit alors le nom de Charles VII, mais faillit perdre ses états dans la guerre qu'il déclara à Marie-Thérèse, et dont il ne vit pas la fin.
Page 141, ligne i3. — L'électrice de Bavière était, en 1729, Marie-Amélie d'Autriche, fille de l'empereur Joseph Ier. Née en 1701, elle s'était mariée le 5 octobre 1722 avec Charles- Albert. Elle mourut le 11 décembre 1756.
Page J41, lignes i3 et 14: — Ferdinand-Marie de Bavière, qui avait reçu, en 171 2, le landgraviat de Leuchtenberg en apanage, mourut en 1 j3S.
Page 141, lignes 16 et 17. — Jean-Théodore de Bavière, né le
3 septembre 1708 et mort le 27 janvier 1 7 ' "> 3 , devint successivement évoque de Ratisbonne le 29 juillet 1719, de Freising en 1727, et de Liège en 1744. De plus, il fut promu cardinal le 9 septembre 1743, mais proclamé seulement en 174'"'.
Page 141, ligne 17. — Clément- Auguste de Bavière, né le
16 août 1700 et mort le ti février 1761, devint successivement évêque de Paderborn et de Munster en 17 19, coadjuteur de l'archevêque de Cologne le 9 mai 1722, archevêque de Cologne le 12 novembre 1723, évêque de Hildesheim en 1724, évêque d'Osnabruck en 1728, et grand-maître de l'Ordre teutonique le
17 juillet 1732.
Page 141, ligne 20. — Par le feu Électeur, il faut entendre l'électeur Maximilien-Emmanuel, auquel nous avons déjà consacré une note.
Page 142, ligne 22. — Ignace-Félix, comte de Tœrring-Jettenbach, né le 28 novembre 1682 et mort le 18 août 1763, fut chargé, par Maximilien-Emmanuel, électeur de Bavière, d'accompagner ses fils dans la campagne que les armées de l'empereur Charles VI firent, en 1 717, contre les Turcs. Il remplit les plus hautes fonctions politiques et militaires, sous le règne de l'électeur Charles-Albert, mais sans bonheur. Aussi, fut-il disgracié par le fils et successeur de ce prince, l'électeur Maximilien-Joseph.
Page 142, ligne 23. — La bataille de Belgrade fut livrée, le 16 août 17 17, par le prince Eugène de Savoie au grand-visir Khalil-Pacha, qui fut complètement défait, et qui dut abandonner aux Impériaux la ville de Belgrade elle-même.
Page 144, lignes 20 et 2 1 . — Le 11 septembre 1 709, les Français, sous les ordres de Villars, furent battus, à Malplaquet, par les armées du prince Eugène et de Marlborough; mais les vainqueurs perdirent près de trois fois plus d'hommes que les vaincus.
Page 145, ligne 5. — Le manuscrit donne Tirem, au lieu de Thierheim ou Thiirheim. — Georges-Sigismond-Christophe, comte de Thiirheim, né en 1666 et mort en 1738, fut grand-chambellan et ministre de l'électeur Charles-Albert.
Page 145, ligne 6. — M. de Rezé avait été envoyé en 1726 à la cour de Bavière, en qualité de représentant de la France.
Page 14?, ligne 17. — Par les Impériaux, il faut entendre ici les agents des empereurs Léopold Ier, Joseph Ier et Charles VI. On sait qu'en vertu d'un traité signé le 9 septembre 1704, au camp de Landau, l'électorat de Bavière fut occupé et administré pendant une dizaine d'années comme une possession des Habsbourg. L'électeur Maximilien-Emmanuel ne fut rétabli dans
ses états qu'en vertu des traités de Radstadt et de Bade, des 26 mars et 7 septembre 1714.
Page 145, lignes 24 à 26. — Nous avons imprimé tels quels les noms barbares qu'on lit en cet endroit du Voyage en Allemagne, et nous n'avons pas osé leur substituer des noms de forme plus allemande, comme Seefeld, Sinzheim, etc., que rien ne nous autorise à adopter.
Page 145, ligne 27. — Le manuscrit donne Sleisem, au lieu de Schleissheim.
Page 146, ligne 7. — Les Italiens désignent les entresols sous le nom de mezzanini. Dans son Dictionnaire des Termes propres à l'Architecture, Félibien donne mezanines comme un terme qui « n'est guère en usage » en France. Montesquieu écrit metzanins.
Page 146, ligne i3. — Le manuscrit donne Rimbrans, au lieu de Rembrandts . — Rembrandt Harmens Van Rh)-n, le grand maître de l'école hollandaise, naquit à Leyde, le i5 juin 1606, et mourut à Amsterdam, au commencement d'octobre 1669.
Page 146, lignes 18 et 19. — Le manuscrit donne Lonchtem, au lieu de Lustheim.
Page 146, lignes 26 et 27. — Le président dont Montesquieu parle sans le nommer est, sans doute, François-Xavier-Joseph, baron d'Unertl, né le 21 février 1675 et mort le 22 janvier 1750, qui remplit des fonctions diplomatiques sous trois électeurs de Bavière : Maximilien-Emmanuel, Charles-Albert et Maximilien- Joseph, et qui avait été nommé, en 1726, chancelier du Conseil privé.
Page 146, ligne 28. — Jean-Maximilien-Ferdinand, comte de Preising, fut grand-écuyer et ministre de l'électeur Charles- Albert et mourut en 1739.
Page 147, ligne 9. — Jean- Baptiste-François Desmarets, marquis de Maillebois, né en 1G82 et mort le 7 février 1762, était le petit-neveu de Colbert. 11 suivit la carrière des armes avec distinction, si bien qu'il obtint le bâton de maréchal de France en 1741. En 1726, il fut chargé d'une mission diplomatique auprès de l'électeur de Bavière.
Page 147, lignes 24 à 26. — Montesquieu fait ici allusion à des événements contemporains. En moins de vingt ans, on avait vu trois électeurs de l'Empire devenir rois : celui de Saxe, en Pologne (1697); celui de Brandebourg, en Prusse (1701), et celui de Hanovre, en Angleterre (17 14). Peu après, l'héritier présomptif du landgrave de Hesse-Cassel avait été appelé au trône de Suède par les États de ce pays (1720).
Page 147, ligne 29. — Ferdinand, comte de Plettenberg-Nordkirchen, né en 1G90 et mort en 1737, fut pendant quelques années le favori et le premier ministre de l'électeur Clément-Auguste ; mais, en 1733, ses intrigues le firent disgracier.
Page 148, ligne 16. — Le manuscrit donne ici et plus loin Ansbourg, au lieu de Augsbourg.
Page 149, lignes 10 et 11. — Alexandre-Sigismond de Bavièrë- Neubourg, né le 19 avril i663 et mort le 23 janvier 1737, devint évêque d'Augsbourg le i»-'r avril 1690.
Page 140, lignes 21 et 22. — L'organisation du Magistrat dans la ville d'Augsbourg, telle que Montesquieu l'a décrite, avait été stipulée dans le § 2 de l'article 5 du traité d'Osnabriick, signé le 24 octobre 1G48 par les représentants de l'Empire germanique et de la Suède.
Page i5o, ligne i3. — Le manuscrit donne ici et plus loin Leck, au lieu de Lech.
Page i5i, ligne 17. — Le manuscrit donne creis, au lieu de krcutzer.
Page 1 52, ligne 4. — C'est à la suite du paragraphe qui finit par les mots et qu'on tourne, que se trouve, dans le manuscrit, le dessin de la porte secrète d'Augsbourg, dessin que nous avons inséré à la page précédente pour des raisons typographiques.
Page r52, ligne 22. — C'est à la suite de l'alinéa qui finit par les mots fait monter, que se trouve, dans le manuscrit, le dessin du pont d'Augsbourg, dessin que nous avons inséré un peu plus haut pour des raisons typographiques.
Page 1 53, ligne 1. — Pendant la guerre de la Succession d'Espagne, les Français et les Bavarois obligèrent les Impériaux, qu'ils assiégeaient dans Augsbourg, à capituler le ^décembre 1703.
Page 154, ligne 17. — Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles, née en 1647 et morte le 12 juillet 1733, épousa, le 22 février 1666, Henri de Lambert, marquis de Saint-Bris. Sa mère s'était remariée avec François de Bachaumont, qui cultiva avec soin son intelligence. Elle écrivit sur divers sujets de morale et tint à Paris un salon des plus recherchés.
Page 1 55, ligne 21. — Le manuscrit donne émetliic, au lieu dCémétique.
Page 1 56, ligne 4. — Le manuscrit donne ici Necre et ailleurs Nekre, au lieu de Neckar.
Page 1 56, ligne 17. — M. le Dr G. Perry, bibliothécaire de la Faculté de Médecine de Bordeaux, a bien voulu nous apprendre que la febris hungarica ou castrensis est la maladie qu'on
nomme en français le typhus des armées. Elle fut étudiée pour la première fois dans la Basse-Hongrie, sur les armées qui y campèrent en 1 566. De là le double nom latin qu'on lui donnait autrefois.
Page 157, lignes 12 et i3. — La ville d'Augsbourg était comprise dans le cercle de Souabe.
Page 1 58, lignes 16 à 20. — Les noms des villes que Montesquieu traversa, en allant d'Augsbourg à Stuttgard, sont orthographiés de la manière suivante dans le manuscrit : Sousmarhausen , Gunsbourg, Mlihingen, Vesterstat, Geinhague, Jaspingnen et Plockingen. Nous avons essayé de les rectifier et de les identifier dans le texte que nous imprimons.
Pao-e 1 58, ligne 26. — Le manuscrit donne Virtemberg, au lieu de Wurtemberg. — Éberard-Louis, duc de Wurtemberg, né le 18 septembre 1696 et mort le 3i octobre 1733, succéda à son père Guillaume-Louis, le 23 juin 1677.
Page 160, ligne 8. — C'est à la suite de l'alinéa qui finit par les mots entre lesquels on passe, que se trouve, dans le manuscrit, le plan du château de Louisbourg, plan que des raisons typographiques nous ont obligé d'insérer plus haut.
Page 162, lignes 8 et 9. — Louis-Guillaume, margrave de Bade, né le 8 avril i655 et mort le 4 janvier 1707, succéda à son aïeul Guillaume, le 22 mai 1677.
Page 162, ligne 10.— Charles-Philippe de Bavière-Neubourg, électeur palatin, né le 4 novembre 1661 et mort le 3i décembre 1742, succéda à son frère Jean- Guillaume, le 8 juin 1716. Il fut le troisième et dernier électeur palatin de cette branche de Neubourg qui avait remplacé la branche de Simmern, et dont hérita la branche de Sulzbach. Les électeurs palatins appartenaient à la famille des Wittelsbach, comme les électeurs de Bavière, dont ils étaient les agnats.
Page 162, ligne 14. — Le manuscrit donne Bidigheim, au lieu de Besigheim.
Page 162, lignes 20 et 21. — Lorsqu' Albert de Brandebourg- Anspach, grand-maître de l'Ordre teutonique, voulut séculariser l'Ordre pour devenir duc héréditaire de Prusse en exécution du traité de Cracovie, du 8 avril 1 5a5, une partie des chevaliers protestèrent et choisirent un nouveau grand -maître. Le siège de l'Ordre fut alors établi à Mergentheim, en Franconie. Quant aux possessions que les chevaliers conservèrent, elles furent divisées en 1 2 bailliages, dont chacun était dirigé par un commandeur ou Landcomtur.
Page 1 63, lignes 4 et 5. — Le manuscrit donne Sunsleim, au lieu de Sinsheim.
Page 164, lignes 8 à i3.— Le4 septembre 17 19, l'électeur palatin Charles -Philippe avait expulsé les Calvinistes de l'église du Saint-Esprit, dont la nef leur appartenait. A la suite des représailles que les princes protestants d'Allemagne exercèrent alors contre les Catholiques, la mesure prise fut rapportée le 16 mars 1720. Mais, le 14 avril suivant, l'Électeur abandonna Heidelberg, pour s'établir à Schwetzingen et à Mannheim. — C'est par distraction que le mot Protestants a été écrit à la ligne 11, au lieu du mot Catholiques.
Page 164, lignes 20 à 23. — Le traité d'Osnabriick, que l'on confond sous le nom commun de traité de Westphalie avec le traité de Munster, également signé le 24 octobre 1648, garantissait la liberté de conscience aux Catholiques, aux Luthériens et aux Calvinistes. Par l'article 5, il remettait les choses ecclésiastiques en l'état où elles avaient été le ier janvier 1624. Un prince de l'Empire ne pouvait donc point troubler ses sujets dans l'exercice du culte qu'eux ou leurs pères auraient pratiqué à l'époque désignée dans ledit article.
Page 164, lignes 24 et suivantes. — Ce que Montesquieu dit au sujet de la fameuse tonne de Heidelberg permet de rectifier un passage de Y Art de Vérifier les Dates. Au tome XV, page 368, de l'édition de 1819, on lit : «En 1 7 5 1 , [l'électeur Charles-Théodore] a renouvelé la fameuse cuve d'Heidelberg, et l'a rendue plus forte de 3o foudres que l'ancienne, détruite en 1689 par les Français. »
Page 164, lignes 26 et 27. — Le manuscrit donne hemers et hemer, au lieu de eimers et eimer.
Page i65, ligne ri. — C'est sur un ordre de Louvois, expédié le i3 janvier 1689, que les troupes françaises dévastèrent et démolirent le château de Heidelberg dans les premiers jours du mois de mars suivant, pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg.
Page i65, ligne 18. — Claudius Nero César, dit Germanicus, né en l'an i5 avant Jésus-Christ et mort le 10 octobre de l'an 19 après notre ère, était neveu de Tibère, qui l'adopta. Gouverneur des Gaules, il traversa plusieurs fois le Rhin à la tête des légions romaines. Les victoires qu'il remporta sur les Germains lui valurent le surnom qui sert à le désigner généralement.
Page 1 65, ligne 21. — Hermann Coring, dit Coringius, fut un des savants les plus universels de l'Allemagne du XVIIe siècle. Né le 9 novembre 1606 et mort le 12 décembre 1681, il écrivit
sur la médecine, l'économie politique, le droit, l'histoire du droit, l'archéologie, etc. La collection de ses œuvres, plus ou moins complètes, a été publiée, en ij"io, à Brunswick, et remplit six volumes in-folio.
Page 166, lignes 19 et 20. — Le manuscrit donne Philsbourg, au lieu de Philippsbourg.
Page 166, ligne 25. — Le traité de Bade, complément du traité de Radstadt, fut signé le 7 septembre 17 14 et mit fin à la guerre de la France avec l'Empire d'Allemagne.
Page 167, ligne 4. — Le plan de Mannheim est inséré dans le manuscrit (comme dans notre texte) à la suite de la phrase : Or voici comme est Mannheim. Seulement, l'auteur ou son copiste, n'étant pas satisfait d'un premier dessin fait à la page 523, en fit ou fit faire un second à la page 524. Au haut de cette page est écrit : Autre plan ; et, au bas : Voyez les notes ci-dessus. Le lieu H est un peu plus étroit dans le second plan que dans le premier. Mais le cours du Rhin n'est pas tracé plus exactement dans l'un que dans l'autre.
Page 169, ligne 20. — Les électeurs palatins étaient redevenus catholiques depuis l'avènement de la branche de Neubourg, dans la personne de Philippe-Guillaume (18 mai i685). Le père de ce prince, le comte Wolfgang-Guillaume, était rentré dans le giron de l'Église à la suite de sa rupture avec Jean- Sigismond, électeur de Brandebourg, dont il devait épouser la fille. Cet événement se produisit en 161 3, à Dûsseldorf, au milieu d'un banquet, où le futur beau-père administra un soufflet à son futur gendre.
Page 171, ligne 1. — Quand la dynastie des ducs de Juliers, de Clèves et de Berg, s'éteignit, le 2 5 mars 1609, dans la personne de Jean-Guillaume, les divers prétendants à sa succession finirent par s'entendre. Le partage provisionnel de Xanten, du 12 novembre 16 14, attribua Juliers et Berg aux princes de Neubourg, qui les gardèrent. Aussi, lorsque les princes de Neubourg devinrent électeurs palatins, ces deux duchés furent-ils unis personnellement au Palatinat.
Page 171, lignes 6 et 7. — Frédéric de Bavière -Simmern, né le 16 août 1596 et mort le 20 novembre i632, succéda à son père Frédéric-le- Sincère, électeur palatin, le 9 septembre 1610. Pendant la guerre de Trente Ans, il se fit couronner roi de Bohême, le 25 octobre 1619. Mais, le 8 novembre 1620, il fut battu à la Montagne-Blanche et fut obligé de s'enfuir en Hollande. Peu après, il fut déclaré déchu de la dignité électorale, le 6 mars 1623, par la diète de Ratisbonne. Son fils Charles-Louis ne recouvra
le titre d'électeur que vingt-cinq ans après, en vertu de l'article i5 du traité de Munster, du 24 octobre 1648.
Page 171, lignes 22 et 25. — Par suite d'une distraction qu'il est difficile de mettre sur le compte du copiste, le manuscrit donne ici, deux fois de suite, Danube au lieu de Rhin.
Page 171, lignes 28 et suivantes. — A la mort de l'électeur Charles-Philippe de Bavière-Neubourg, les princes de Sulzbach héritèrent des duchés de Juliers et de Berg, dont le futur électeur palatin Charles-Théodore fut investi le 26 octobre 1742.
Page 172, lignes 1 à 5. — En 1729, le prince régnant de Sulzbach s'appelait Théodore. Né le 14 février 1 1 > 5 9 , il avait succédé à son père, Chrétien- Auguste, le 26 avril 1708. Lorsqu'il mourut le 11 juillet 1782, son fils cadet Jean -Chrétien, né le 23 janvier 1700, hérita de la principauté :, l'aîné, Joseph-Charles-Emmanuel, qui avait épousé Elisabeth- Augusta, fille de l'électeur palatin Charles- Philippe, était mort en 1729. Jean-Chrétien mourut, d'ailleurs, lui-même le 20 juillet 1733. Son fils Charles-Philippe- Théodore devint alors prince de Sulzbach; puis, électeur palatin à la mort de Charles -Philippe (3i décembre 1742); et, enfin, électeur de Bavière à la mort de Maximilien-Joseph (3o décembre 1777). Né le 11 décembre 1724, il mourut le 16 février 17991 pendant les guerres de la Révolution, qui lui enlevèrent une partie de ses états.
Page 172, lignes 8 et 11. — Le manuscrit donne principauté Darmstat et ville d'Armstat, au lieu de principauté de Darmstadt et ville de Darnistadt.
Page 173, ligne 5. — La Bulle d'Or est l'acte qui régla, sous l'empereur Charles IV, la constitution de l'Empire d'Allemagne, acte dont vingt -trois chapitres furent arrêtés à Nuremberg, le 10 janvier, et sept, à Metz, le 2? décembre i356.
Page 173, lignes 6 et 7. — Le dernier empereur d'Allemagne qui ait été couronné à Aix-la-Chapelle, fut Charles-Quint (22 octobre i52o). Tous ses successeurs, jusqu'à François II, le furent dans la ville de Francfort -sur-le-Mein. Cependant, chaque fois que l'on couronnait un nouvel empereur à Francfort, on adressait à Aix des lettres qui sauvegardaient, en principe, les droits de cette ville.
Page 173, ligne 14. — L'Électeur dont Montesquieu parle ici n'est plus l'électeur palatin dont il sera encore question dans la phrase suivante, mais bien l'archevêque de Mayence François- Louis de Bavière-Neubourg, propre frère dudit électeur palatin. Né le 24 juillet 1664 et mort le 18 avril 1732, il fut nommé succes-
sivement évêque de Breslau en i683, évêque de Worms et grandmaître de l'Ordre teutonique en 1694, coadjuteur de l'archevêque de Mayence le 5 novembre 17 10, et archevêque -électeur de Trêves le 20 février 1729. Enfin, lorsque Parchevêque-électeur de Mayence Lothaire -François de Schœnborn mourut (3o janvier 172g), il le remplaça, mais en résignant, le 3 mars 1729, l'archevêché de Trêves.
Page 173, ligne 28. — Le manuscrit donne encore ici Danube au lieu de Rhin.
Page 1 74, ligne 1 . — Le manuscrit donne Phals, au lieu de Pfalz.
Page 174, ligne 3. — Le manuscrit donne Phalstgraves, au lieu de Pfalzgraves.
Page 174, ligne 4. — Le manuscrit donne ici et plus bas Sangoar, au lieu de Sanct-Goar.
Page 174, ligne 5. — Le manuscrit donne Hesse-Rhinfelds , au lieu de Hesse-Rheinfels .
Page 174, lignes 8 et 10. — Les places que Montesquieu désigne sous le nom de Chat et de Rat s'appellent die Katze et die Mans, c'est-à-dire le Chat et la Souris.
Page 174, ligne 20. — C'est évidemment par distraction que Montesquieu a écrit ici couchant, au lieu de levant : car Coblentz est sur la rive gauche du Rhin.
Page 174, ligne 29. — Depuis i5i2, l'Allemagne était divisée en dix cercles au point de vue de l'administration des affaires communes aux divers états de l'Empire. Plus tard, on distingua les cercles catholiques, les protestants, et les mixtes. Les quatre cercles dont Montesquieu parle ici sont, sans doute, ceux de Souabe, de Franconie, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, qui établirent entre eux, à plusieurs reprises, des liens particuliers.
Page 175, ligne 2. — Le manuscrit donne Neiweret, au lieu de Neuwied.
Page 175, ligne 5. — En 1729, le comte de Neuwied s'appelait Frédéric-Guillaume. Il mourut en 1737. Mais son grand-père paternel, qui s'appelait Hermann II, n'était pas comte de Neuwied.
Page 17?, ligne 10. — Le château dont Montesquieu traduit le nom par Ara-Diaboli s'appelle véritablement Friedrichsstein; mais il avait été surnommé Teufelshaus, c'est-à-dire Maison-du- Diable.
Page i~5, ligne 18. — Le chevalier de Boissieu ou Boissieux avait été envoyé par le Gouvernement français, en août 1728, à l'électeur de Cologne, pour décider ce prince à accéder au traité de Hanovre, du 3 septembre 172?.
Pao-e 17-S ligne 22. — Par le/eu Électeur, il faut entendre ici Joseph-Clément de Bavière, né le 5 décembre iûji et mort Le 12 novembre 1723, qui fut nommé successivement évêque de Freising et de Ratisbonne en i685, archevêque de Cologne le 20 septembre 168&, évêque de Liège en 1694, et évêque de Hildesheim en 17 14. Mais il ne reçut la prêtrise que le 1" janvier et ne fut sacré que le ier mai 1707. En 1694, il résigna Pévêché de Freising, et, en 17 16, celui de Ratisbonne.
Page i-ô, ligne 3. — Les mots V Électeur sont ajoutés, dans le manuscrit, entre les lignes, au-dessus des mots V Empereur, qui sont biffés.
Page 170, ligne 9.— Le manuscrit donne Popelstorf, au lieu de Poppelsdorf.
Page 176, ligne 10. — Le manuscrit donne ici et plus loin Breuile, au lieu de Brtihl.
Page 177, ligne 17. — Clément- Auguste avait eu pour prédécesseur, à Osnabruck, Ernest- Auguste II, duc d'York, fils de cet autre Ernest-Auguste de Brunswick-Lûnebourg qui fut le premier électeur de Hanovre, et qui fut, lui aussi, évêque d'Osnabrûck. C'est le 2 mars 17 16 qu'eut lieu l'élection d'Ernest- Auguste IL Né en 1694, il mourut le 14 août 1728.
Page 177, ligne 21.— Charles de Lorraine, né le 24 novembre 16S0 et mort le 4 décembre 171 5, était fils de Charles V, duc de Lorraine, et fut nommé successivement évêque d'Olmiitz en 1695, évêque d'Osnabriick le 14 avril 1698, et, le 24 septembre 1710, coadjuteur de l'archevêque -électeur de Trêves, Jean- Hugues d'Orsbeck, qui mourut le 6 janvier 171 1, et qu'il remplaça.
Page 178, ligne 5. — Les archevêques de Cologne avaient été investis du duché de Westphalie lors de sa constitution, c'est-à dire à l'époque où Henri-le-Lion, duc de Saxe, fut dépouillé de ses états, le i3 avril 1180, par la diète de Gelnhausen, sous le règne de Frédéric Ier Barberousse.
Page 180, ligne 11. — Dans la note que nous avons consacrée plus haut à François -Louis de Bavière -Neubourg, nous avons déjà dit qu'il avait résigné l'archevêché de Trêves le 3 mars 172').
Page 180, ligne 19. — Le manuscrit donne Keiservert et Ri mbergue, au lieu de Kaiserswerth et de Rheinberg.
Page 180, ligne 26. — A la suite du paragraphe qui finit par les mots devenir aînés, il s'en trouve, dans le manuscrit, un qui est biffé :
« Rome est plus singulière à présent qu'elle ne l'étoit du temps des Empereurs romains. »
Page 181, ligne 18. — Frédéric-Chrétien de Plettenberg-Lehnhausen fut évêque de Munster du 7 juillet 1688 au 5 mai 1706, jour de sa mort.
Page 181, lignes 25 à 26. — Il s'agit ici des traités conclus en 1725 : l'un à Vienne, entre l'Empereur et le roi d'Espagne; et l'autre à Herrenhausen, près de Hanovre, entre la France, la Grande-Bretagne et la Prusse. Les électeurs de Bavière et de Cologne accédèrent au traité de Vienne le ier septembre 1726. Ils ne tinrent pas, du reste, leurs engagements.
Page 182, ligne 16. — Le manuscrit donne Helzbach; mais c'est là sans doute une erreur du copiste, qui n'aura pas su lire Sulzbach : la fille de l'Électeur palatin était, en effet, quand Montesquieu voyageait en Allemagne, veuve d'un prince de Sulzbach, comme on l'a vu plus haut.
Page 182, ligne 21. — Le manuscrit donne ici et plus loin Meternik, au lieu de Mettemich.
Page 1 83, ligne 1 1. — François -Arnold Wolf de Mettemich fut évêque de Munster du 3o août 1706 au 2 5 décembre 17 18, tout en conservant le siège de Paderborn, auquel il avait été appelé dès 1704.
Page i83, ligne 14. — Christophe-Bernard de Galen fut évêque de Munster du 14 novembre iG5o au 19 septembre 1678, jour de sa mort. Il vécut soixante et onze ans et mena une existence des plus agitées. C'est en 1661 que ce belliqueux prélat ravit à la ville de Munster son antique indépendance.
Page 186, ligne 9. — Le manuscrit donne ici et plus loin Dusseldorps, au lieu de Diïsseldorf.
Page 186, lignes 11 et 12. — Par le feu Électeur palatin, il faut entendre Jean-Guillaume de Bavière-Neubourg, qui naquit le 19 avril i658, succéda, le 2 septembre 1690, à son père Philippe-Guillaume, et mourut le 8 juin 171G.
Page 188, ligne 6. — Les électeurs de Brandebourg possédaient le duché de Clèves depuis le partage provisionnel de Xanten, conclu le 12 novembre 16 14 entre les héritiers des ducs de Clèves et de Juliers.
Page 188, ligne 10. — Le manuscrit donne D'orsta, au lieu de Dorsten.
Page 188, lignes i3 et 14. — Le manuscrit donne D'ulman, au lieu de Diilmen.
Page 189, ligne 2. — Le manuscrit donne Leiden, qui n'est plus la forme usitée en France, au lieu de Leyde. — Jean Bockelson, dit Jean de Leyde, naquit dans cette ville et exerça d'abord
les professions de tailleur et de tavemier. Il vint à Munster à l'époque où les Anabaptistes s'emparèrent du gouvernement de cette ville, et se fit reconnaître par eux comme prophète et roi. Assiégé par une armée nombreuse, il se défendit pendant plus d'un an, jusqu'au 24 juin 1 535. Après la prise de la ville, il fut arrêté, jugé, et enfin supplicié en janvier i536. Son cadavre fut mis dans une cage, qu'on suspendit au clocher de l'église de Saint-Lambert.
Page 180, ligne (j. — Martin Luther, le célèbre réformateur allemand, naquit à Eisleben, le 10 novembre 14X3, et y mourut le 18 février 1546.
Page i8q, lignes 18 et 19. — Munster est situé suri' Aa, affluent de l'Ems.
Page 189, ligne 25. — Le manuscrit donne pournikel, au lieu de pumper nickel.
Page i<)0, lignes 6 à 9. — C'est dans le traité d'Osnabriick, art. 1 3, § 4, qu'il fut stipulé que Févêque d'Osnabriick serait tour à tour catholique et protestant, et que les évêques protestants devaient être élus parmi les membres de la famille de Brunswick- Liinebourg.
Page 192, ligne 17. — Le Chavigni dont il est ici question est bien celui auquel nous avons consacré une note dans le tome Ier des Voyages. Ses talents diplomatiques étaient supérieurs à sa valeur morale, si Saint-Simon ne l'a point calomnié. De 17 18 à 1753, Théodore Chavignard de Chavigni remplit des missions à Gènes, Parme, Madrid, Londres, Stuttgard, Ratisbonne, Copenhague, Lisbonne, Munich, Venise, etc.
Page 192, ligne 18. — Le manuscrit donne Municanse, au lieu de Miinchhausen. — Gerlach- Adolphe, baron de Miinchhausen, né le 14 octobre 1688 et mort le 26 novembre 1770, remplit de hautes fonctions judiciaires, diplomatiques et administratives; entre autres, et pendant trente-deux ans, celles de curator de l'Université" de Gœttingue, fondée en 1734.
Page 192, lignes 20 et 21. — Charles, vicomte de Townshend, né en 1674 et mort le 21 juin 1738, joua un rôle politique des plus considérables en Angleterre. Il fut secrétaire d'État de 17 14 à 17 16 et de 1720 à 1730. Puis il mena une vie retirée, d'une dignité exemplaire.
Page 192, ligne 23. — Le manuscrit donne Herenausen (?), au lieu de Herrenhausen.
Page 192, ligne 24. — Philippe Néricault- Destouches, né le 22 avril 1680 et mort le 5 juillet 1724, écrivit des comédies et remplit des fonctions diplomatiques. Il fut reçu, en 1723, à l'Aca-
43o NOTES
demie française. Sa pièce de /' Irrésolu fut représentée pour la première fois en 171 3.
Page 193, lignes 1 à 3. — En 1729,1a guerre avaitfailli éclater entre le Hanovre et la Prusse à l'occasion de quelques soldats racolés ou emprisonnés. De grands préparatifs furent faits de part et d'autre. Mais, après avoir jeté feu et flamme, le roi de Prusse, Frédéric- Guillaume Ier, se calma et finit par accepter pour arbitres les ducs de Brunswick -Wolfenbùttel et de Saxe- Gotha, qui réglèrent le différend par un acte en date des iû et 18 avril 1730.
Page 193, lignes 4 et 5. — Les troupes de l'électeur de Hanovre et du duc de Brunswick occupaient depuis dix ans, en 1729, les états du duc de Mecklembourg-Schwérin, en exécution d'un mandat impérial du 2 5 octobre 17 17.
Page 193, lignes 26 et suivantes. — Montesquieu donne ici des renseignements très incomplets sur la maison de Brunswick. Ce qu'il en rapporte était à peu près exact à la fin du XVIIe siècle, quand Rodolphe-Auguste était duc de Brunswick -Wolfenbùttel, son cousin Georges-Guillaume, duc de Zelle, et son autre cousin Georges, duc de Hanovre. Ce dernier était neveu et gendre du duc de Zelle ; si bien qu'il réunit, à la mort de Georges-Guillaume, toutes les possessions de la branche cadette des Brunswick- Lûnebourg.
Page 193, ligne 28. — Le manuscrit donne Limbourg, au lieu de Lunebourg.
Page 194, lignes 2 et 3. — Georges Ier acquit, en sa qualité d'électeur de Hanovre, les duchés de Brème et de Verden en vertu d'arrangements successifs avec le Danemark et avec la Suède. Le roi de Danemark lui céda ses droits par la convention de Copenhague, du 26 juin 171 5, pour une somme sur laquelle les historiens ne s'accordent guère, mais qui ne dépassa point 3 à 4 millions de livres. Quant à la Suède, elle fit abandon des siens, par le traité de Stockholm, du 20 novembre 1720, au prix d'un million de rixdales.
Page 194, ligne 3. — Le manuscrit donne Ferden, au lieu de Verden.
Page 194, lignes 4 et 5. — Ce n'est point Georges Ier, mais son père, Ernest- Auguste, électeur de Hanovre, qui acquit le duché de Saxe-Lauenbourg, après la mort du duc Jules-François (29 septembre 1689), et en vertu de l'arrangement qu'il fit, en 1697, avec Frédéric- Auguste, électeur de Saxe.
Page 194, ligne 6. — Frédéric IV, roi de Danemark, né le
21 octobre 167 1 et mort le 12 octobre 1780, succéda, le 4 septembre 1699, à son père Christiern V.
Page 194, ligne 17. — Le manuscrit donne Attique, au lieu de Baltique.
Page 197, lignes 7 et 8. — C'est à la suite du paragraphe qui finit par les mots qui descendaient se relèvent, que se trouve, dans le manuscrit, le dessin du fer des pompes de Herrenhausen. Des raisons typographiques nous ont obligé d'insérer notre reproduction un peu plus haut. Comme pour le plan de Mannheim, le copiste a fait du fer en question deux dessins successits, dont le premier est à la page 56 1, et le second, à la page 562 du manuscrit.
Page 1 98, ligne i3. — Frédéric -Guillaume Iur, roi de Prusse, épousa, le 26 novembre 1706, la princesse Sophie-Dorothée. C'était la fille de Georges Ier, roi d'Angleterre et électeur de Hanovre. Elle naquit le 27 mars 1687 et mourut le 28 juin 1757.
Page 198, ligne 17. — Le prince dont il est ici question n'est autre que le futur Frédéric II, né le 24 janvier 1712 et mort le 17 août 1786. Il était si mal traité par son père qu'il essaya, en août 1730, de s'enfuir en France. Frédéric-Guillaume le traduisit alors devant un conseil de guerre comme déserteur; mais les membres de ce conseil se déclarèrent incompétents.
Page 198, ligne 20. — Léopold, prince d'Anhalt-Dessau, né le 3 juillet 1676 et mort le 9 avril 1747, succéda, le 17 août 1693, à son père Jean- Georges III. C'était un homme de guerre fort remarquable. Il fut nommé feld- maréchal par le roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ie'', en 171 2, et par l'empereur Charles VI, en 1733.
Page 198, ligne 26. — Frédéric de Hesse-Cassel, né le 28 avril 1676 et mort le 5 avril 175 1, fut roi de Suède et landgrave de Hesse-Cassel. Il fut appelé au trône de Suède, en tant qu'époux d'Ulrique-Éléonore, sœur de Charles XII, le 4 avril 1720. Quant au titre de landgrave, il en hérita le 23 mars 1730, à la mort de son père, le landgrave Charles.
Page K)8, ligne 28. — Arvid-Bernard, comte de Horn, né en 1694 et mort en 1742, exerça une grande influence sur les événements qui se produisirent en Suède après la mort de Charles XII. Il contribua, en 1720, à limiter l'autorité royale et à faire élire Frédéric de Hesse-Cassel. Plus tard, il se déclara pour le parti des Bonnets, contre celui des Chapeaux, et finit par être renversé du pouvoir, en 1738, quand la noblesse, favorable à la France et hostile à la Russie, l'emporta dans la Diète.
Page iqS, ligne 29. — Fille de Charles XI et sœur cadette de Charles XII, rois de Suède, Ulrique-Éléonore, née en 1688 et morte le 5 décembre 1741, se maria avec Frédéric de Hesse- Cassel. Après que son frère eut été tué, elle fut élue reine par les états du royaume, le 21 février 1 7 1 9 . Mais, dès le 4 avril 1720, elle abdiqua en faveur de son époux, qui régna sous le titre de Frédéric Ier.
Page 198, ligne 3o. — Charles-Frédéric, duc de Holstein-Gottorp, né le 19 avril 1700 et mort le 18 juin 1739, était le fils du duc Frédéric IV, auquel il succéda le 19 juillet 1702, et de Hedwige- Sophie de Suède, soeur aînée de Charles XII.
Page 109, ligne 18. — Guillaume de Hesse-Cassel, né le 10 mars 1682 et mort le 29 janvier 1760, succéda comme landgrave de Hesse à son frère Frédéric, quand celui-ci mourut sans enfants, le 5 avril 1 -5 1 .
Page 109, ligne 26. — C'est par le traité de Nystadt, du 10 septembre 1721, que la Suède céda la Livonie à la Russie.
Page 200, lignes 2 à 4. — Dans l'article G du traité de Nystadt, Pierre-le-Grand avait accordé au roi de Suède le droit perpétuel d'acheter, tous les ans, pour 5o,ooo roubles de grains à Arensberg, à Riga et à Revel, sauf dans les années de disette.
Page 200, lignes 4 à 6. — Pierre Ier, le grand empereur de Russie, naquit le 9 juin 1672 et fut proclamé czar à la mort de son frère Fédor III, en juin 1682. Mais il mourut le 8 février 1725. En 1729, il avait eu pour successeurs : d'abord, sa veuve, Catherine Ire, morte le 17 mai 1727, et puis, son petit-fils, Pierre II, mort le 29 janvier 1730. Sous leurs règnes, les privilèges de la Livonie furent respectés encore. Ils l'ont même été depuis plus qu'on ne devait le prévoir au temps de Montesquieu.
Page 200, lignes 8 et 9. — A l'époque où la Livonie dépendait de la Suède, le roi Charles XI exigea de sa noblesse la restitution des terres et des palais royaux qui avaient été engagés ou vendus depuis 1609. 11 promettait, du reste, le remboursement des sommes versées en retour à l'État. Les rigueurs qu'exerça la Chambre de Réunion ou de Réduction chargée de cette opération fiscale excitèrent les plaintes véhémentes des Livoniens. Mais Charles XI fit arrêter et condamner à mort les malheureux qui lui furent députés, en 1689, pour réclamer contre la mesure qu'il avait prescrite. Le Czar fit un acte politique en revenant sur ce qu'avait ordonné le roi de Suède.
Page 200, ligne 12. — Par le traite de Stockholm, du 14 juillet 1720, la France et la Grande-Bretagne avaient garanti la posses-
sion du duché de Schleswick au roi de Danemark, qui, en 171 3, avait dépouillé de ce pays Charles-Frédéric, duc de Holstein- Gottorp, allié de Charles XII, roi de Suède.
Page 200, ligne 27. — A la suite de la page 566 du manuscrit, page qui hnit par les mots éloignés de plus de, se trouvent : un plan gravé de la ville de Brunswick; un tableau des troupes hessoises passées en revue le 3o juillet 1729, à Bettenhausen, par Georges II, roi de la Grande-Bretagne ; et un état des troupes de la Prusse et du Hanovre. Ces trois pièces sont fixées par une épingle au trente-cinquième cahier du manuscrit. Nous les reproduisons dans ce volume, en dehors du texte, en les insérant en face des paragraphes auxquels ils se rapportent.
Page 201, ligne 5. — Auguste -Guillaume, duc de Brunswick- Wolfenbùttel, né le 8 mars 1 662 , et mort le 23 mars 1 y3 1 , succéda, le 27 mars 1714, à son père Antoine-Ulric.
Page 201, ligne 7. — Le manuscrit donne Schtein, au lieu de Stein ou mieux Stain. — Jean-Frédéric, baron de Stain, né à Campen, en Hollande, le i5 juillet 1681, et mort à Cassel, le 27 février 1735, entra en 171 7 au service d'Auguste-Guillaume, duc de Brunswick. De 1717 a 1720, il représenta ce prince à la diète de Ratisbonne, et, en 1721, devint son ministre. Mais, quand Auguste -Guillaume mourut en 1 73 1 , Stain passa au service de Frédéric Ier, roi de Suède et landgrave de Hesse-Cassel. C'était un esprit très distingué et très cultivé. Les hautes fonctions qu'il remplit lui permirent de favoriser la publication de grands ouvrages historiques. Montesquieu resta, pendant quelque temps au moins, en correspondance avec le baron de Stain. Dans ses Pensées manuscrites (tome III, folio 3 16, v°), on trouve un fragment d'une lettre qu'il lui écrivit d'Amsterdam, le 20 octobre 1729, et où il traitait de l'intérêt qu'avait la France à ce qu'on ne détruisît point « les Protestants, les Turcs et les corsaires de Barbarie ».
Page 202, ligne 16. — Le personnage que Montesquieu appelle le baron d'Heit est sans doute Jean- Chrétien, baron d'Hoym, qui, né en 1675 et mort en 17G3, remplit de hautes fonctions administratives, diplomatiques et politiques, au service des ducs de Brunswick-Wolfenbuttel.
Page 202, ligne 19. — Samuel Pufendorf, philosophe, historien et publiciste allemand, naquit le 8 janvier i632 et mourut le 16 octobre 1694. En 1688, il devint historiographe des électeurs de Brandebourg. C'est comme tel qu'il écrivit en latin l'ouvrage dont le titre est: De Rébus gestis Friderici-Wilhelmi Magni,