‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 127 sur 152 · Métamorphoses, livre VII, vers 655 à G · texte numérisé non relu

Métamorphoses, livre VII, vers 655 à G

vier 1677, et mort à La Haye, le 3o décembre 1730, fut le plus illustre des prédicateurs protestants et français de son époque

Page 235, ligne 17. — Le manuscrit donne Benthem, qui est la manière dont Montesquieu écrit Bentheim; mais il faut sûrement lire Bentinck. C'est à la famille des Bentinck qu'appartenait, en effet, Jean- Guillaume de Rhoon, favori de Guillaume III, qui fut créé comte de Portland, et qui mourut le 14 novembre 1700 : or il s'agit ici d'un parent des Portland. Quant au comte de Bentinck, que vit Montesquieu, ce doit être un certain Guillaume, qui devint comte de l'Empire, en 1732, et qui mourut en 1773.

Page 235, ligne 18.— En 1729, c'était Guillaume Bentinck, petit-fils de Jean-Guillaume de Rhoon dont il a été question dans la note précédente, qui avait hérité du titre de comte de Portland, en 1726, et qui le porta jusqu'en 17G2, année de sa mort.

Page 235, lignes 18 et 19. — Unico-Guillaume, comte de Wassenaer, seigneur de Twickele, né en 169'j et mort le 9 novembre 1766, remplit de hautes fonctions publiques dans son pays et fut même chargé, en 1744, d'une mission diplomatique auprès de la cour de France.

Page 235, ligne 19. — La personne que Montesquieu désigne sous le nom de milady Albemarle est sans doute la veuve d'Arnold-Juste Van Keppel, qui fut, comme le comte de Portland, un favori de Guillaume III, obtint de ce prince le titre de comte d' Albemarle, et mourut le 3o mai 1718.

Page 235, ligne 22. — Philippe Dormer-Stanhope, comte de Chesterfield, homme d'état et écrivain anglais, naquit le 22 septembre 1694 et mourut le 24 mars 1773. Il remplit, entre autres fonctions, celles d'ambassadeur à La Haye, de vice-roi d'Irlande et de secrétaire d'État. De tous ses écrits, le plus connu est le recueil des Lettres qu'il avait adressées à Philippe Stanhope, son fils naturel, et qui furent publiées après sa mort. C'est avec lui que Montesquieu passa, le 3i octobre 1729, de Hollande en Angleterre. Mais il ne l'avait pas connu avant son séjour à La Haye, ainsi que cela ressort du texte du Voyage en Hollande.

Page 235, lignes 27 et 28. — Guillaume-Charles-Henri de Nassau-Dietz, né le Ier septembre 171 1, n'était en 1729 que stathouder héréditaire de Frise et de Groningue et stathouder élu de Gueldre. C'est lui qui fut proclamé stathouder général et héréditaire des Provinces- Unies en mai et octobre 1747, sous le nom de Guillaume IV. Il mourut le 22 octobre 175 1.

Page 236, ligne i5. — Deux membres de la famille de La Tour portèrent le titre de prince d'Auvergne au commencement du

XVIIIe siècle : François-Égon de La Tour, marquis de Berg-op- Zoom, né le 5 décembre iGj5 et mort le 27 juillet 1710, et Frédéric -Jules de La Tour, né le 2 mai 1G72 et mort le 28 juin i7'33. Le premier passa du service de la France à celui de la Hollande et y devint major général de la cavalerie, en 1704. Le second ne prit le titre de prince cV Auvergne que sept ans après la mort du premier, qui n'était que son cousin.

Page 237, ligne 2. — Démosthène, le plus grand des orateurs grecs, naquit à Péanée, près d'Athènes, vers 385, et mourut à Calaurie, en 322.

Page 2 3q, lignes 1 à 3. — Au sujet des Mémoires sur les Mines, nous avons dit, dans la Description des Manuscrits imprimée en tête de ce volume, qu'il ne subsistait qu'une seule copie des Mémoires II, III et V, et deux des Mémoires I et IV. Nous n'avons donc eu de choix à faire pour notre publication qu'à l'égard de ces derniers. Ce choix était tout indiqué pour le n° IV, dont une copie porte la mention : C'est la mauvaise copie. Pour le n° I, au contraire, notre embarras a été grand. En effet, la copie qui a toute l'apparence d'une mise au net est sûrement antérieure à l'autre : cela ressort des corrections qu'on y a faites. Toutefois, c'est elle que nous avons imprimée après réflexion. L'autre, où le titre et le premier alinéa sont biffés, et où est ajouté un alinéa final, nous semble avoir été l'objet d'un travail de revision resté incomplet. Nous donnons, du reste, en note l'alinéa quelle a en plus.

Quant à ce qui touche les Notes autographes sur le Hartz, comme le Mémoire n" V en reproduit les dix-neuf vingtièmes, souvent mot pour mot, dans un meilleur ordre, nous nous sommes contentés d'imprimer au bas ou à la suite de ce mémoire les passages que Montesquieu n'y a point utilisés.

Page 244, ligne 5. — Le manuscrit donne Somolko, au lieu de Szomolnok.

Page 246, ligne 7. — Les manuscrits donnent ici Seheiber et ailleurs Sesreiber, au lieu de Schreiber , nom dont la traduction latine est Scriberius. — L'ouvrage de Schreiber, écrit en allemand, eut plusieurs éditions, dont la seconde parut à Rudolstadt, en 1678, sous ce titre : Thomce Schreiber's kurtzer historischer Bericht von Aufkunft und Anfang derfiïrstlich Braunschwcig- Liineburgischen Bergwerke an und au/ de m Hartz...

Page 2 52, lignes 8 à 12. — Cet alinéa doit être rapproché de ce que Montesquieu a noté en ces termes, au folio 401 de son Spicilegium :

« Me >' Fouquet dit fort bien que les Chinois ne veulent pas

permettre qu'on fouille les mines, sous le faux prétexte de la conservation des habitants, et par la raison qu'ils ne veulent pas assembler beaucoup de gens dans un même lieu, à cause des révolutions fréquentes, dans ce pays-là, par ces sortes d'attroupements: car les idées de ces peuples-là sont totalement diltcrentes de celles des Européens. »

Page 254, lignes 12 et i3. — Agathias, de Myrine, dit le Scolastique, naquit en 536 (?) et mourut en 582 (?). Juriste et poète, il a écrit une histoire d'une partie du règne de Justinien I". Le commencement de cet ouvrage traite seul de la guerre des Goths. Le titre exact en est: Cinq Livres des Histoires d' Agathias, le Scolastique. C'est dans le livre V qu'est raconté le tour qu'Anthémius, de Tralles, mathématicien et mécanicien, joua au rhéteur Zenon. Peut-être la traduction dont Montesquieu s'est servi ajoute-t-elle quelque peu au texte.

Page 257, note 1 . — Cette note est écrite dans le manuscrit, au haut et dans le coin gauche de la première page. — Georges Bauer, dit Agricola, né le 24 mars 1490 et mort le 21 novembre i555, cultiva d'abord la philologie et la médecine, puis il s'occupa spécialement de métallurgie, en Bohême et en Saxe, et composa son De Re metallica Libri XII, qui ne parut qu'après sa mort, en i556, et qui est le premier traité du genre.

Page 257, note 3, ligne 3. — Le nom de Fondi est une traduction latine du nom allemand Gruntl.

Page 257, note 3, ligne 4. — Botho VII, comte de Stollberg, qui hérita du comté de Wernigerode en 1429, mourut en 1455.

Page 257, note 3, ligne 5. — Le duc que Montesquieu désigne, ici et ailleurs, sous le nom de Henri- le-Jeune appartenait à la branche des Brunswick-Wolfenbuttel. Né le 10 novembre 1489, il succéda, le 23 juin i5i4, à son père Henri-le-Mauvais, et mourut le 12 juin i568. C'est à tort que Montesquieu le rattache un peu plus loin aux Brunswick-Kalenberg.

Page 257 (-258), note 3, ligne 10. — Chrétien -Louis, duc de Brunswick-Lûnebourg, naquit le 25 février 1622, succéda à son oncle Frédéric II, le 10 décembre 1648, et mourut le i5 mars i665.

Page 258, ligne 10. — Diodore de Sicile, qui vivait au temps de César et d'Auguste, a parlé des mines des Pyrénées dans sa Bibliothèque historique, livre V, chapitres XXXV et suivants.

Page 258, ligne 10.—- Le manuscrit donne Fraisier, aulieude Frézier. — Amédée-François Frézier, ingénieur et voyageur, naquit à Chambéry en 1682 et mourut à Brest, le 26 octobre 1773. Il publia, entre autres ouvrages, une Relation d'un Voyage de la

Mer du Sud aux Côtes du Chili et du Pérou, fait pendant les Années 1712, 17 1 3 et 17 14 (Paris, 171G, 1 vol. in-40). On y lit un chapitre sur la Manière de tirer V argent des minières. Entre autres détails qu'on peut y relever, nous citerons celui-ci : «... Il ne manque pas de physiciens qui mettent les métaux au nombre des végétaux, et qui prétendent qu'ils viennent d'un œuf. »

Page 259, ligne 3. — Jules, duc de Brunswick- Wolfenbûttel, né le 10 juillet 1 558, succéda à son père Henri-le-Jeune, le 12 juin 1 568, hérita du duché de Kalenberg, en 1584, à la mort de son cousin Erick II, et mourut lui-même le 3 mai 1589.

Page 259, ligne 6. — Albert Ier, le Grand, duc de Brunswick, succéda à son père Othon-l'Enfant, le 9 juin 1252. Il partagea ses possessions entre trois de ses fils, qui devinrent ducs de Grubenhagen, de Gœttingue et de Wolfenbûttel. Lui-même mourut le i5 août 1278.

Page 259, lignes i3et 14. — Othon IV (de Brunswick), troisième fils de Henri-le-Lion, duc de Saxe, et de Mathilde d'Angleterre, naquit vers 1 182 (?). Après la mort de l'empereur Henri VI, il fut élu à sa place, le 9 juin 1 198, par quelques seigneurs allemands; mais il eut pour rivaux, d'abord, Philippe et, plus tard, Frédéric II de Souabe. Il termina le 19 mai 12 18 une existence agitée, malheureuse et sans gloire.

Page 259, ligne 22. — Au chapitre v de sa Germanie, Tacite dit : « Argentum et aurum propitiine an irati Di negaverint dubito. Nec tamen affirniaverim nullam Germaniœ venant argentum aurumve gignere. Qui enim scrutatus est?»

Page 259, ligne 24. — Henri -l'Oiseleur, duc de Saxe, né en 876 (?) et mort le 2 juillet 936, fut élu roi de Germanie le 14 avril 919.

Page 262, lignes 22et 23. — Montesquieu a, en effet, reproduit, presque mot à mot, à la fin du Mémoire sur les Mines du Hartz, son Troisième Mémoire, . . . contenant quelques Réflexions générales.

Page 279, note 1, lignes 4 et 5. — Nous ignorons de quel ouvrage il est ici question; mais, dans le Spicilegium (folio 488), on trouve la mention suivante : « Dissertatio Philippi Boergravii de Spirituum nervosorum Existentia. »

Page 281, ligne 25. — Les minéralogistes français ont emprunté à l'allemand le mot druse (qui signifie proprement glande), pour désigner certaines géodes.

Page 283, ligne 1. — Dans la Lettre sur Gênes (qui n'a pas de titre dans l'original), Montesquieu a simplement rédigé, sous

forme épistolaire, une partie des notes de son Voyage en Italie, notes auxquelles il n'a guère ajouté que quelques détails accessoires et un alinéa sur les sigisbées.

Page 290, lignes 25 et 26. — En cet endroit, on trouve, dans le manuscrit, un renvoi ainsi conçu : Voyez page s3. Nous avons, en conséquence, inséré à la suite des mots une délibération contraire, l'alinéa qui commence en ces termes : Il y a toujours. Cet alinéa se lit, en effet, à la page 23 de l'original.

Page 293, ligne 29. — A la suite de l'alinéa qui finit par les mots un crime impardonnable, tout une page (la 14e) a été biffée dans l'original; mais le texte, relatif à Savone, en a été recopié par Montesquieu, cinq pages plus loin, avec des variantes sans importance.

Page 29?, ligne 3. — André Doria, le célèbre homme de mer, naquit à Oneille, le 3o novembre 1468, servit tour à tour François Ier et Charles-Quint, et mourut, le 25 novembre i56o, à Gênes, qu'il avait affranchi de la domination française et doté d'une constitution nouvelle.

Page 299, ligne 1 . — En imprimant le manuscrit sur Florence, nous avons cru devoir insérer quelquefois dans le texte des passages qui sont dans les marges de l'original; mais nous en prévenons chaque fois le lecteur par une note. Nous lui signalons de même, outre les passages que le manuscrit indique comme devant être transposés, ceux qui nous semblent avoir été ajoutés après coup, et qui ont une marque spéciale. Quant aux fragments qui ont servi à Montesquieu pour son traité sur la Manière gothique , nous les relèverons plus loin, dans les notes qui doivent accompagner cette dissertation.

Page 3oi, lignes i5 et suivantes. — Montesquieu parle ici de quatorze empereurs romains, dont plusieurs ne furent que des candidats malheureux ou des associés fictifs à la puissance impériale.

Voici quelques détails et quelques dates sur chacun d'eux :

i° Pescennius Niger, gouverneur de Syrie, fut proclamé par ses troupes en 193, après la mort de Pertinax; mais fut vaincu, pris et décapité par les partisans de Septime Sévère, en 194.

20 Macrin succéda, le 11 avril 217, à Caracalla, et régna quatorze mois.

3° Maximin succéda, le 18 mars 235, à Alexandre Sévère et fut tué le 17 juin 2 38.

40 Julius Verus Maximinus était le fils de Maximin, qui se l'associa, et avec lequel il fut tué.

5° et 6° Gordien -l'Ancien et Gordien -le -Jeune, son fils, régnèrent ensemble, en 238, pendant trois semaines.

70 Balbin fut aussi empereur en 238, mais avec deux collègues et pendant trois mois environ.

8° Gordien III, petit-fils (et non pas neveu, comme le dit le texte) de Gordien-P Ancien, fut proclamé, en 238, à l'âge de treize ans, et fut tué en 244.

90 Philippe-le-Jeune, fils de Philippe-1' Arabe, qui se l'associa lorsqu'il remplaça Gordien III, fut tué quelques jours après son père, en 249.

io° Hostilianus (en italien : Ostiliano), second fils de Dèce, devint, à la mort de ce prince, en 25 1, collègue de Gallus, mais mourut au bout de quelques mois.

1 io Gallus succéda à l'empereur Dèce, en 25 1, et fut tué en 253.

12° Émilien régna pendant trois mois après Gallus, et fut tué la même année.

i3° Valérien, proclamé empereur du vivant de Gallus et d'Émilien, en 253, fut fait prisonnier par les Perses, en 2G0, et mourut en 266.

140 Gallien, d'abord collègue et puis successeur de son père Valérien, fut tué le 4 mars 268.

Page 3o2, lignes 4 a 12. — Toute cette fin d'alinéa, depuis le mot jme, a été écrite dans la marge du manuscrit, bien qu'elle fasse partie du texte. Une première rédaction, actuellement biffée, ne donnait pas la liste des empereurs dont les bustes font défaut dans la Galerie de Florence. Après avoir dit : Cette suite d'empereurs finit à Gallien, Montesquieu ajoutait brièvement, mais inexactement : et même il y en a y on 8, dans la suite, qui manquent; par exemple, le vieux Gordien y est, et non pas les jeunes.

Page 3o2, ligne 14. — Didius Julianus, né en 1 3 3, jouit pendant soixante-six jours du titre d'Empereur : il l'avait acheté des prétoriens, après la mort de Pertinax, le 28 mars 193, et fut tué le Ier juin suivant.

Page 3o2, ligne i5. — C'est Manlia Scantilla que s'appelait la femme de Didius Julianus, bien que le manuscrit l'appelle ici Julia, et plus loin Manilia Scantilla.

Page 3o2, lignes 26 et 27. — Diadumenianus, né en 208 (?), était fils non de Julien, mais de Macrin. Son père, devenu empereur en 217, l'associa à son pouvoir. Mais ils périrent l'un et l'autre au bout d'un règne de quatorze mois.

Page 3o2, ligne 28. — Élagabal ouHéliogabale, qui succéda à

Macrin et à Diadumenianus, était le petit-neveu de Septime Sévère. Il fut proclamé empereur le 16 avril 21 S, à l'âge de quatorze ans. Mais, le 1 1 mars 222, il périt dans une sédition militaire.

Page 3o3, ligne 1 . — Alexandre Sévère, petit-neveu de Septime Sévère, né en 209, succéda à son cousin Élagabal, le 1 1 mars 222, et fut tué le 18 mars 235.

Page 3o3, ligne 4. — Julia Mammaea, mère d'Alexandre Sévère, le fit empereur et fut tuée en même temps que lui (235).

Page 3o3, ligne 6. — Nous imprimons ce paragraphe dans le texte, bien qu'il soit écrit dans la marge du manuscrit, parce qu'il n'a point le caractère d'une note. — Julia Mœsa fut la belle-sœur de Septime Sévère et la grand'mère d'Alexandre Sévère.

Page 3o3, ligne 9. — Dèce, né près de Sirmium, en 201, succéda à l'empereur Philippe, le icr septembre 249, et périt en Mœsie, dans une bataille contre les Goths, au mois de novembre 25 1.

Page 3o3, ligne 10. — Quintus Herennius Etruscus était fils de l'empereur Dèce, qui se l'associa, et avec lequel il périt (25 1).

Page 3o3, ligne 10. — Volusianus était fils de l'empereur Gallus, qui se l'associa, et avec lequel il périt (2 53).

Page 3o3, lignes 18 et 19. — Julien, neveu de Constantin Ier, naquit le 6 novembre 33 1 et succéda à Constance II, le 3 novembre 36 1. Il fut tué dans un combat contre les Perses, le 26 juin 363. Entre autres ouvrages, il écrivit un drame satirique où il mit ses prédécesseurs en scène, et qui est intitulé Les Césars.

Page 3o3, ligne 28. — Pline le Jeune, Lettres, X, 97.

Page 3o4, lignes 7 a 14. — Cet alinéa a été modifié par l'auteur, qui en a retranché quelques mots, mais y a fait, en revanche, les deux additions suivantes : et ils y donnoient ce tour que nous pouvons si difficilement attraper; et plus loin: comme Suétone. La fin du passage n'en reste pas moins obscure. S'il est vrai que Suétone, dans Les Douze Césars, décrit volontiers la barbe et la chevelure de chacun des princes dont il raconte la vie, il ne parle d'oreilles que dans son portrait d'Auguste (II, 79).

Page 3o4, ligne 23. — En marge de l'alinéa qui commence par les mots Je dirai, Montesquieu avait écrit plus tard, et biffé ensuite : J'a y mis cela sur la Rép. rom. On ne trouve rien dans les Considérations sur... la Grandeur des Romains qui soit relatif aux origines de l'architecture gothique. Sans doute, l'auteur modifia sur ce point une première rédaction.

Page 3o6, ligne 4. — Le Bianchi, dont Montesquieu parle ici et plus loin, est-il ce Jean Bianchi qui fut nommé conservateur de la Galerie de Florence, le ier janvier 1758, et que Ch. Justi

traite d' «ignorant fieffé» et de «filou» dans son livre sur Winckelmann ' ?

Page 3o6, ligne 12. — L'abbé Augustin Nadal, né à Poitiers, en 1659, et mort dans cette ville, le 7 août 1741, fut reçu, en 1706, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il écrivit en vers et en prose. Son Histoire des Vestales, publiée à Paris, en 1725, est suivie d'un Traité sur le Luxe des Dames romaines.

Page 307, ligne 3. — Antinous, qui périt en Egypte par accident, le 3o octobre i3o, était un esclave bithynien, dont la beauté admirable inspira une passion telle à l'empereur Adrien qu'il le déifia après sa mort.

Page 307, ligne 6. — Lysippe, de Sicyone, un des grands statuaires de l'Antiquité, fut le contemporain d'Alexandre-le-Grand, qui lui réserva, dit-on, le droit de faire son portrait en bronze.

Page 307, lignes i3 et 14. — C'est en l'an 146 avant Jésus- Christ que la ville de Corinthe fut prise et pillée par les Romains.

Page 307, lignes i5 à 18. — Le consul qui détruisit Corinthe s'appelait Lticius Mummius et fut surnommé Achaïcus, et le mot qu'on lui prête est rapporté par C. Velleius Paterculus (Histoire romaine, I, XIII).

Page 307, ligne 24. — Le numéro de la page à laquelle Montesquieu renvoie manque dans le manuscrit; mais nous comblons cette lacune. C'est, en effet, à la page 47 de l'original que se trouvent des observations sur les petites statues faites pour a dévotion du peuple, observations qui sont visées ici, et que nous imprimons à la page 337 de ce volume. Il résulte de ce renvoi que le bas de la page 8 des notes sur Florence a été écrit après la page 47.

Page 3o8, lignes 14 et i5. — Cet alinéa a été visiblement ajouté après coup, dans le manuscrit.

Page 3o8, ligne 14. — Par mon sculpteur, Montesquieu entendait sans doute Piémontino, le fils , dont il parle plus loin, et qui était probablement le fils de Joseph Piémontino ou Piamontini, élève d'Hercule Ferrata.

Page 309, ligne 9. — Sabine était la petite-nièce de l'empereur Trajan : car elle était la petite-fille de Marciane, sœur de ce prince, qui la donna pour femme à Adrien.

Page 309, ligne 20. — Le Sênèque dont il s'agit ici est, bien

1. Winckelmann,sein Leben, seine ll'erke und seine Zeitgenossen, par Ch. Justi (Leipsick, F.-C.-W Vogel, 1872), tome II, ir0 partie, page 240.

entendu, le célèbre auteur de tant d'ouvrages philosophiques, qui naquit l'an i ou 2 de notre ère, qui fut précepteur et puis ministre de l'empereur Néron, et qui se tua, en l'an 65, sur l'ordre de ce prince.

Page 3oy, ligne 29. — Tout l'alinéa qui commence par le mot Remarquez a été ajouté après coup, en très petits caractères, au bas de la 10e page du manuscrit.

Page 309, ligne 3o. — Marcus Vipsanius Agrippa, né en l'an 63 et mort en l'an 1 2 avant Jésus-Christ, fut général et ministre de l'empereur Auguste, qui reconnut ses services éminents en lui donnant sa fille Julie pour femme et en l'adoptant lui-même comme fils.

Page 3 10, ligne 20. — Les mots II me semble que ont été ajoutés après coup, dans la marge du manuscrit.

Page 3i 1, ligne 10. — Montesquieu emploie ici, en en supprimant un mot, l'expression Palladium ex ossibus Pelopis factum qu'il a relevée ailleurs1, et qu'il a, sans doute, empruntée à la traduction de Clément d'Alexandrie (Protrepticus, IV, § 47), ou à J. Firmicus Maternus (De Errore profanarum Religionum, XV).

Page 3i2, lignes 25 à 3o. — Le tableau de Raphaël dont il est ici question fut peint, en i5i8, pour Laurent de Médicis, duc d'Urbin, et se trouve actuellement au Musée du Louvre.

Page 3i3, ligne 4. — Sapho, la célèbre poétesse de Lesbos, vécut au VF siècle avant Jésus-Christ.

Page 3i3, lignes 6 à 10. — Toute la fin de cet alinéa, depuis les mots Elle a une espèce, a été écrite après coup, entre les lignes ou dans la marge du manuscrit.

Page 3 1 3, lignes 16 et 17. — Cet alinéa a été visiblement ajouté après coup.

Page 3 14, lignes 6 à i3. — Nous imprimons cet alinéa dans le texte, bien qu'il soit écrit dans la marge du manuscrit.

Page 3 14, ligne 11. — Claude, né à Lyon, en l'an 11 avant Jésus-Christ, succéda à son neveu Caligula, le 25 janvier 41 et fut empoisonné le i3 octobre 54 de l'ère chrétienne.

Page 3 14, ligne 14. — D'après une indication du manuscrit, nous insérons ici l'alinéa sur la Matrona Romana, bien qu'il se trouve, dans l'original, au revers de la page, après la mention des bustes de Claude et d'Agrippine.

Page 3 1 5, ligne 25. — UAgrippina dont il s'agit ici doit être la nièce et la femme de l'empereur Claude, ainsi que la mère de l'empereur Néron, qui la fit tuer en l'an 59.

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