PUBLIÉS DANS CE VOLUME
PRÉFACE
Nous nous proposons d'indiquer sommairement, en tête des Voyages de Montesquieu, quels mobiles déterminèrent le Président à visiter des pays étrangers; dans quel état flottant et précaire se trouvait l'Europe au moment de son départ; quel itinéraire il suivit; les impressions dominantes qu'il rapporta de ses pérégrinations lointaines; enfin, ce qui subsiste des notes et des mémoires où il consigna les souvenirs qu'il avait recueillis en traversant les états des Habsbourgs, puis, l'Italie, l'Allemagne du sud, de l'ouest et du nord, et, en dernier lieu, la Hollande.
Nous n'aurons point à parler de son séjour en Angleterre. Il ne semble pas qu'il ait continué à Londres l'espèce de journal qu'il avait tenu sur le Continent. En dehors des Notes publiées en 1818, pour la première fois «, c'est à peine si l'on trouve dans ses œuvres, même inédites, quelques renseignements, trop rares, sur ce qu'il put faire ou observer au milieu des Anglais 2.
i. Les Notes sur l'Angleterre ont paru, pour la première fois, dans le tome V de l'édition des Œuvres complètes de Montesquieu publiée, en 1818, chez Lefèvre. Elles ont été réimprimées plusieurs fois depuis. On les trouve dans le tome VII (pages i83 à 196) de l'édition de Montesquieu publiée par Edouard Laboulaye (Paris, Garnier frères, 1873- 1879), édition à laquelle nous renverrons toujours le lecteur.
2. Peut-être Montesquieu en avait -il laissé davantage. Une partie importante de ses papiers ne sont pas revenus d'Angleterre, ou ils avaient été transportés au commencement de ce siècle. Dans une lettre que Joseph -Cyrille de Secondât écrivait, le 12 août 182?, a M. Laine, ministre d'État, et que l'on conserve aux archives de La Brede, on lit.
« Les manuscrits restants, en très petit nombre (m'a dit mon fais), sont