‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 49 sur 152 · Œuvres complètes, tome VII, page · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, tome VII, page

Page 5, ligne 12. — Ferdinand-Albert de Brunswick- Bevern naquit le 19 mai 1680 et mourut le 3 septembre 1735. Duc de Bevern depuis 1687, il devint duc de Brunswick- Wolfenbuttel après la mort de son beau-père et quelques mois avant la sienne. Cousin de l'impératrice Elisabeth, il servit avec distinction dans les armées de l'Empire. Montesquieu parle encore de lui dans son Voyage en Allemagne.

Page 5, ligne 17. — C'est en 16 18 que l'empereur Mathias créa le premier prince de Lichtenstein.

Page 5, ligne 18. — C'est en 1670 que l'empereur Léopold Ier créa le premier prince de Schwarzenberg.

Page 5, ligne 19. — Le manuscrit donne First Gnaden, au lieu de Furstengnaden.

Page 6, ligne 5. — Le feld-maréchalGuido, comte de Starhemberg, dont il sera plusieurs fois question dans la suite des Voyages, naquit le 11 novembre 1657 et mourut le 7 mars 1737. Il s'était distingué par ses talents militaires, surtout en Italie et en Espagne. A la cour de Vienne, on le regardait comme le rival du prince Eugène.

Au folio 499 de son Spicilegiam, Montesquieu a noté quelques paroles et quelques actes mémorables du feld-maréchal :

« Le général Starhemberg, à qui on parloit de l'équilibre de l'Europe, disoit : « Je ne sais ce que vous voulez dire. C'étoit du » temps de Charles- Quint qu'étoit l'équilibre, lorsque lui, Fran- » çois Ier, Soliman, Elisabeth et Sixte -Quint gouvemoient » l'Europe. A présent, il y a encore un équilibre; mais c'est tout » au contraire. »

» Il dit après la bataille de Parme : « Je ne comprends point » cela dans un pays où il y a partout des rivières, et où tout est » poste. Il n'y avoit qu'à s'arrêter, et on arrêtoit les François. » Vous allez voir que nos Allemands ne feront plus rien de toute » cette guerre. Il faut les ramener le lendemain à la charge. » Mais, si on leur donne le temps de voir qu'ils ont fui, qu'ils » voyent leurs officiers se retirer avec eux, ils perdent courage » et n'en reviennent plus. » Sa prédiction fut vraie : à la bataille de Guastalla, l'infanterie se couchoit.

» Je compare le général Guido à (?) Starhemberg à ces Curius et à ces Cincinnatus! C'est ainsi que je l'ai vu à Vienne. Ses actions les plus belles étoient des actions privées.

» On vint lui dire qu'en coupant les digues du Pô il feroit périr l'armée françoise. « A Dieu ne plaise, dit-il, que pour servir •» la folie de nos maîtres, j'aille détruire tout un peuple ! »

» Il faisoit un conte d'un paysan matois, qui, voyant le Pô s'enfler, rioit. « De quoi ris-tu? dit Starhemberg. — Je pensois, » lui dit le paysan, que ce seroit une belle chose, si nous voyions » tous les François noyés dans cette rivière, et tous Allemands (sic) » en crever à force d'en rire. — Tu as raison, lui dit Starhemberg. » Si vous pouviez vous défaire de nous, vous feriez fort bien : » car nous ne sommes pas trop commodes. »

La bataille de Parme ayant eu lieu le 19 juin, et la prise de Guastalla, le 5 juillet 1734, la note qui précède a dû être rédigée plusieurs années après le retour de Montesquieu en France.

Page 6, lignes 9 à 18. — Les frères Kinsky que Montesquieu connut à Vienne étaient les fils du comte Wenceslas-Norbert- Octavien, né le Ier avril 1642 et mort le 3 janvier 171 9. Il avait rempli les fonctions de grand-chancelier de Bohême. Ceux de ses seize enfants dont Montesquieu fait ici une mention spéciale sont Etienne, ambassadeur en France, et Philippe, ambassadeur en Angleterre. Le Président parle aussi des comtes Kinsky, dans la lettre du 4 octobre 1752, où il rappelle ses souvenirs de Vienne. Enfin, dans ses Notes sur l'Angleterre, il est également question du comte Philippe 1 .

Page 6, ligne 12. — Louis -François -Armand de Vignerod du Plessis, duc de Richelieu, naquit le i3 mars 1696 et mourut le 8 août 1788. On sait qu'il mena une vie d'aventures. Entre autres fonctions, il remplit celles d'ambassadeur de France à Vienne, où il arriva en juillet 1725, et d'où il partit en mai 1728.

Page 6, ligne i5. — Les mots mais rfa pas pris rang ont été ajoutés après coup.

Page 6, ligne 17. — Montesquieu avait mis, d'abord, autant et plus, au lieu de autant (l'aîné en a bien plus).

Page 6, ligne 22. — Le manuscrit donne Coralto, au lieu de Collalto.

Page 6, ligne 27. — Aloys- Thomas- Raymond, comte de Harrach, né le 7 mars 1669 et mort le 7 novembre 1742, fut vice-roi de Naples de 1728 à 1733. Montesquieu le retrouva en Italie et n'eut qu'à se féliciter de l'accueil qu'il en reçut, ainsi qu'il nous l'apprend dans son Voyage.

Page 6, ligne 29. — Montesquieu avait mis, d'abord, ainsi que le frère, au lieu de qui a été ministre à Turin.

Page 6, ligne 3o. — Léopold, comte de Windischgraetz, grandécuyer héréditaire du duché de St3^rie, était né le ^septembre 1686

Page 1