Œuvres complètes, tome VII, pages i85 et
et mourut le 19 décembre 1746. Il remplit d'importantes lonctions diplomatiques. En 1735, il fut nommé ministre de la Conférence.
Page 6, ligne 3i. — Ernest-Frédéric, comte de Windischgragtz, né le 20 janvier 1670 et mort le 6 septembre 1727, fut nommé président du Conseil aulique en 1714. C'était le frère aîné, et non le père du comte Léopold. D'un caractère violent, il eut avec le comte de Schœnborn, vice-chancelier de l'Empire, un duel célèbre, dont Montesquieu parle dans le paragraphe suivant. Saint-Simon mentionne le fait dans ses Mémoires, à l'année 1 7 1 7 : «On apprit, dit-il, de Vienne un événement bizarre, etc. »
Page 7, ligne 1 . — Le congrès de Cambrai, qui devait se réunir, en vertu du traité de Madrid, du i3 juin 1721, pour régler toutes les difficultés relatives à l'exécution des traités d'Utrecht et de Londres, n'aboutit point. Des causes diverses en retardèrent l'ouverture. Lorsqu'il fut constitué, il n'arriva à faire qu'un règlement sur le cérémonial. Philippe V en rappela ses ambassadeurs, dès que la cour de France lui eût renvoyé sa fille Marie- Anne -Victoire, fiancée de Louis XV. Toutefois, ce n'est qu'en juin 1725 que le congrès finit par se dissoudre.
Page 7, ligne 2. — Le congrès de Soissons, qui devait assurer la paix compromise par les traités conclus à Vienne, en 1725, entre l'Empereur et le roi d'Espagne, s'ouvrit le 14 juin 1 728. Il se sépara dès que Charles VI connut le traité de Séville, du 9 novembre 1729. Philippe V avait renoncé à son alliance, pour s'entendre avec la France et l'Angleterre.
Page 7, ligne 6. — L'électeur de Mayence était, de droit, chancelier de l'Empire et se faisait représenter auprès de l'Empereur par un vice-chancelier. Le vice-chancelier qui eut un duel avec le comte de Windischgrastz s'appelait Frédéric -Charles, comte de Schœnborn, coadjuteur de l'évêque de Bamberg, etc. Pendant plus de trente ans, à partir du règne de Joseph I01', il remplit les fonctions de ministre. Il devint évêque de Bamberg et de Wûrtzbourg, le 3 août 1729, et mourut le 25 juillet 1746. Dans son Voyage en Allemagne, Montesquieu parle de la grande situation qu'il avait dans l'Empire.
Page 7, ligne 7. — Montesquieu donne le prénom d'Ottocar au comte de Starhemberg qui sépara Windischgreetz et Schœnborn. Mais le comte de Starhemberg qui était conseiller de la Conférence en 1717 s'appelait Gondacker- Thomas. Né le 14 décembre i663 et mort le 8 juillet 1745, il était le demi-frère du feldmaréchal Guido. A partir de 1703, il dirigea les finances de l'Autriche, en qualité de président de la Chambre de la Cour, avec
autant de probité que de prudence. L'erreur de Montesquieu s'explique par l'existence d'un Ottocar, comte de Starhemberg, qui vivait à la même époque, mais qui servait dans l'armée.
Page 7, ligne 8. — Philippe-Louis, comte de Zinzendorf ou Sinzendorf, né le 26 décembre 1671 et mort le 8 février 1742, fut ambassadeur de l'Empereur en France, de 1699 à 1701, et, plus tard, chancelier de la Cour sous les règnes de Joseph Ier, de Charles VI, et même de Marie-Thérèse, tant qu'il vécut.
Page 7, ligne 9. — Le manuscrit donne Vurbrand, au lieu de Wurmbrand. — Jean- Guillaume, comte de Wurmbrand, naquit le 18 février 1670 et mourut le 27 décembre 1750. Il fut nommé vice-président du Conseil aulique en 1722, et président en 1728.
Page 7, ligne 14. — C'est en 1624 que l'empereur Ferdinand II créa le premier prince de Lobkowitz.
Page 7, lignes i5 et 16.— C'est en i653 que l'empereur Ferdinand III donna aux Zinzendorfs le titre de comtes de l'Empire.
Page 7, ligne 18. — Jean-Ulrick d'Eggenberg, dont la descendance mâle s'éteignit en 17 17, dut sa fortune (comme Montesquieu le dit) à l'empereur Ferdinand II, sur l'esprit duquel il exerça une influence dominante.
Page 7, ligne 18. — Ferdinand II, né le 9 juillet 1578, succéda, le 26 août 161 9, à son cousin l'empereur Mathias et mourut le i5 février 1637.
Page 7, ligne 27. — Anselme-François, prince de La Tour et Taxis, mourut en 1739. Les seigneurs de La Tour et Taxis, italiens d'origine, organisèrent et administrèrent les postes impériales depuis la fin du XVe siècle. Ils jouissaient d'un monopole, plus ou moins étendu selon les temps. Léopold Ier les fit princes de l'Empire en 1686, en récompense de leur fidélité à sa maison. Dans son Voyage en Allemagne, Montesquieu donne des renseignements sur les droits et les obligations du prince de La Tour. Il y ajoute que l'affaire des postes des Pays-Bas s'était accommodée.
Page 8, ligne 2. — Le prince de Lobkowitz dont Montesquieu parle ici est sans doute Jean -Georges -Chrétien, qui naquit le 10 août 1686 et mourut le 4 octobre 1755, après avoir obtenu le grade de feld-maréchal.
Page 8, ligne 4. — Le manuscrit donne Parr, au lieu de Paar, nom d'une famille noble de Bohême.
Page 8, ligne 6. — Don Ramon de Vilana Perlas, marquis de Rialp, né en i663, s'était dévoué à la cause de Charles VI, alors
que ce prince combattait en Espagne contre Philippe V. Réfugié en Autriche, il fut nommé membre du Conseil espagnol. Après la mort d'Antoine Folch y Cardona, archevêque de Valence, il devint le chef de ce Conseil.
Page 8, lignes 7 et 8. — Le duc d'Uceda, de la maison d'Acuha y Pacheco, était ambassadeur du roi d'Espagne à Rome, à la mort de Charles II. Il servit, d'abord, la cause de Philippe V, qu'il abandonna lorsque le compétiteur de ce prince devint empereur. Saint-Simon raconte, dans ses Mémoires, à l'année 1 7 1 1 , que le duc se retira à Vienne, devintprésident du Conseil espagnol, et mourut en laissant un fils, qui finit en prison sans qu'on sût comment.
Page 8, ligne 18. — Aux pages 386 à 388 et aux feuilles 43 o à 432 de son Spicilegium, Montesquieu a noté des renseignements que le comte de Tarouca et son fils lui avaient fournis, tant sur la politique et les finances du Portugal, que sur l'histoire de Charles XII et de Pierre-le-Grand.
N'est-ce point Tarouca, et non Paroca, qu'il faut lire dans le post-scriptum de la lettre que Montesquieu adressa de Venise, le 18 août 1728, à milord Waldegrave ' ? Il écrivait, en effet, Taroca, au lieu de Tarouca.
Page 8, ligne 21. — Quand l'archiduc Charles eût été proclamé roi d'Espagne par Léopold Ier, il essaya, mais en vain, de pénétrer en Espagne par le Portugal. Il arriva à Lisbonne le 7 mars 1704. Mais il en repartit, le 17 juillet 1705, pour se rendre en Catalogne.
Page 8, ligne 29. — Le nom de Bartholoméi est inscrit au haut de l'unique fragment autographe qui nous soit parvenu du Voyage en Italie, et semble indiquer que l'envoyé de Florence à Vienne avait fourni à Montesquieu les renseignements statistiques et économiques notés dans ce fragment.
Page 9, ligne 5. — Le conseiller intime Chrétien de Brandt avait été accrédité à Vienne, en 1724, par Frédéric-Guillaume Ier, roi de Prusse, lorsque les relations de ce prince avec l'empereur Charles VI prirent un caractère plus sympathique.
Page 9, ligne i3. — Les Jagellons, descendants des grands-ducs de Lithuanie, donnèrent des rois à la Pologne de 1 386 à 1572.
Page 9, ligne 18. — Joseph-Robert Solar, marquis de Breil, était fils d'Octave -François Solar, comte de Govone, ministre d'État. Après avoir représenté Victor- Amédée II à Vienne, il devint aussi ministre, mais sous le règne de Charles-Emmanuel III,