Œuvres complètes, tome VII, page
et gouverneur du prince de Savoie, qui succéda à son père le 20 février 1773, sous le nom de Victor- Amédée III. Le marquis de Breil fut promu chevalier de l'Annonciade en 1737 et mourut en 1764. Les lettres de recommandation qu'il donna à Montesquieu furent très utiles au Président pendant ses voyages. Ce dernier parle affectueusement du marquis dans plusieurs passages de sa correspondance 1.
Page 9, ligne 21. — Antoine-Maurice Solar, que Montesquieu nomme ailleurs Je commandeur de Solar, était né en 1689 et mourut le 2 avril 1762. Il devint, plus tard, ambassadeur de Sardaigne à Vienne et à Paris; et, plus tard encore, ambassadeur de Malte à Rome. Montesquieu a inséré, dans la suite de ses Voyages, des renseignements statistiques sur l'Italie qu'il tenait de ce diplomate, avec lequel il resta en correspondance 2.
Dans ses Pensées manuscrites (tome II, folio 65), après avoir dit « que rien n'éloigne d'un homme un plus grand nombre de gens que de savoir qu'il est honnête homme», il ajoute:
«Je me souviens que le commandeur de Solar vint en France après avoir pris l'investiture, à Vienne, de certains fiefs pour le roi de Sardaigne, son maître, qui se déclaroit dans ce temps-là contre l'Empereur. Comme on regardoit cet homme comme un homme atroce, rusé, fin, fourbe, qui avoit vilainement trompé la cour de Vienne, tout le monde lui fit accueil : on se jetoit à sa tête. Quand on sut qu'il n'étoit qu'un honnête homme, qu'il n'avoit fait simplement que suivre ses ordres, vous ne sauriez croire combien on se refroidit. Enfin, il ne fut à la mode que quand on crut qu'il étoit un fripon ! »
Page 9, lignes 2 3 et 24. — On peut rapprocher de ce passage l'observation que Montesquieu fait dans ses Pensées manuscrites (tome Ier, page 364) :
« J'ai été très surpris, dans mes voyages, de trouver les Jésuites, qui gouvernoient Venise, et qui sont sans aucun crédit à Vienne. »
Page 9, ligne 24. — Montesquieu avait écrit d'abord demi, au lieu de assez.
Page 9, ligne 26. — Le comte de Zinzendorf qui avait épousé la fille du chancelier Philippe-Louis s'appelait Wenceslas.
Page 10, ligne 5. — Les observations qui suivent ont été écrites par Montesquieu lui-même sur les deux premières pages d'une feuille double.