‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 52 sur 152 · Œuvres complètes, tome VII, pages 3 1 6 et · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, tome VII, pages 3 1 6 et

Page 1 1 , ligne 7. — Montesquieu a écrit lui-même sur une petite feuille volante L'Affaire du D. D.

Page 1 1, ligne 26. — Montesquieu a écrit lui-même son voyage en Styrie sur les dix premières pages d'un cahier de papier formé de quatre feuilles doubles. Il l'avait commencé, d'abord, en ces termes :

« J'arrivai à Vienne de mon voyage d'Hongrie (sic), le 26 de juin 1728, et, le 9 de juillet, nous partîmes; où (?) je suivis milord Walgrave (sic) à Gratz, où étoit allé l'Empereur... »

Puis, il avait écrit: L'Empereur devoit aller voir Trieste; il devait; au lieu de L'Empereur, dans son voyage de Trieste, devoit...

Page 11, lignes 26 et 27. — Dans ses Pensées manuscrites (tome I", page 338), Montesquieu a exposé en ces termes les raisons qui lui faisaient désirer de voir la Hongrie :

«Je disois que je voulois voir la Hongrie, parce que tous les états d'Europe avoient été comme est la Hongrie à présent, et que je voulois voir les mœurs de nos pères. »

Malheureusement, il ne reste presque rien des notes que le Président avait recueillies pendant cette partie de son voyage. On en trouvera, néanmoins, quelques-unes, insérées par erreur dans le Voyage en Italie ou en Allemagne. En outre, il existe, dans les papiers inédits de La Brède, deux Mémoires intitulés, l'un : Description de deux Fontaines d'Hongrie (sic) qui convertissent le fer en cuivre; et l'autre : Mémoire sur la Machine de Kunigsberg (sic), en Hongrie.

Le premier de ces mémoires se trouve dans une chemise qui porte cette note autographe :

« Étant en Hongrie, en l'année 1728, j'allai voir les mines de Kremnitz, Schemnitz et Neu-Sohl. Ces mines font vivre sept comtés, qui ne sauroient sans cela où vendre leurs denrées. »

Un autre Mémoire commence par ces mots :

« Généralement toutes les mines que j'ai vues en Hongrie et en Allemagne sont saines. .->

Page 11, ligne 28. — Le manuscrit autographe du Voyage en Autriche donne Walgrave, et celui du Voyage en Allemagne ou en Hollande, Walgrave, Oualgrave et Oualdegrave, au lieu de Waldegrave.

Jacques, comte de Waldegrave, était petit-fils, par sa mère, de Jacques II, roi d'Angleterre, et d'Arabella Churchill; donc, neveu du maréchal de Berwick, que Montesquieu avait connu à Bordeaux, alors que le Maréchal vint commander en Guyenne

2QO NOTES

(1716). De là, des rapports intimes entre le comte et le Président, et des voyages faits ensemble, de Paris à Vienne d'abord, et puis, de Vienne à Gratz. Montesquieu retrouva aussi le comte à Hanovre, où il fut présenté par lui au roi Georges II. Waldegrave, qui mourut en 1741, fut ambassadeur d'Angleterre tour à tour en France et en Autriche.

Dans ses Pensées manuscrites (tome II, folio 204, v°), Montesquieu dit :

« O milord Waldegrave! je vous ai trouvé à Paris, ou ministre d'un grand roi. Vous êtes tellement aimé, que ceux qui ne vous ont pas vu à la Cour comme ministre vous prendroient à la Ville comme un citoyen. »

Page 12, lignes 25 et 26. — Montesquieu avait écrit d'abord Gratz, comme on va sur, au lieu de Gratz, à travers les montagnes, comme sur.

Page 12, lignes 28 et 29. — La phrase On a couvert... a été ajoutée par Montesquieu après coup.

Page i3, ligne 2. — A la suite de l'alinéa qui finit par le mot sur-le-champ, Montesquieu avait écrit, d'abord, l'alinéa qu'il a transporté plus bas, et qui commence ainsi : « L'archiduc de Gratz succéda... >

Page i3, ligne 5. — Carlstadt ou Karlovec est une ville de la Croatie, située à 5o kilomètres au sud-ouest d'Agram.

Page i3, ligne 5. — Le port que Montesquieu désigne ici sous le nom de Boucharitz, et, dans le Voyage en Italie, sous celui de Boucharitte, doit être Buccari, ville de la Croatie, située à 10 kilomètres au sud-est de Fiume, sur un golfe de l'Adriatique.

Page i3, lignes 8 et 9. — Montesquieu avait écrit d'abord qu'on ne pouvait pas, au lieu de que l'on avoit de la peine à.

Page i3, ligne 10. — Dans son Voyage en Allemagne, Montesquieu parle de l'effet produit sur la situation économique du Tyrol par l'établissement de voies nouvelles en Styrie.

Page i3, ligne 1 1. — La Morlaquie ou Pays des Morlaques est la partie montagneuse du nord de la Dalmatie.

Page i3, lignes 2 5 et 26. — Au folio 432 du Spicilegium, sous ce titre : Pierre PT, on lit une note qui commence en ces termes :

« L'amiral de l'Empereur Deichmann, Danois, m'a dit qu'étant à Varsovie, voulant entrer à son service, il vit le czar en furie. »

Suivent des détails sur la violence de Pierre Ier.

Page i3, ligne 27. — L'empereur Ferdinand Ier avait partagé les états héréditaires des Habsbourgs entre ses trois fils : l'aîné devint archiduc d'Autriche; le second, de Tyrol; le troisième, dç

Styrie. De 1564 à rôig, la ligne autrichienne se transmit, avec l'archiduché dont elle avait pris le nom, la dignité impériale, qui passa de Maximilien II à Rodolphe II; puis, à Mathias. Mais, à la mort de celui-ci, ce fut la ligne styrienne qui, dans la personne de Ferdinand II, acquit les états de la branche aînée, en même temps que le titre d'Empereur.

Page i3, ligne 28. — Léopold 1er, né le 9 juin 1640, succéda, le 2 avril 1657, à son père l'empereur Ferdinand III et mourut le 5 mai 1705. En i665, après le décès de Sigismond, dernier archiduc de Tyrol, Léopold réunit de nouveau tous les états héréditaires des Habsbourgs. Il épousa, d'ailleurs, en secondes noces, le i5 octobre 1673, Claude-Félicité, fille de Ferdinand- Charles, ancien archiduc de Tyrol. Cette princesse mourut, au bout de deux ans et demi de mariage, le 8 avril 1676.

Page i3, ligne 3o. — A la suite de l'alinéa qui finit par les mots de son chef, Montesquieu avait écrit d'abord celui qu'il a transporté plus bas, et qui commence ainsi : « La Styrie abonde... »

Page 14, ligne 1. — Le dernier duc (et non archiduc) de Styrie fut Ottocar VIII, qui, margrave à partir de 1164, devint duc en 1180, et même duc héréditaire. A sa mort, en 1192, il ne laissa point d'enfant. En vertu d'un engagement conclu, en 11 86, avec Léopold V, duc d'Autriche, de la maison de Babenberg, la Styrie fut annexée à l'Autriche, dont elle suivit désormais le sort.

Page 14, ligne 4. — D'après un renseignement que nous devons à M. l'abbé Ulysse Chevalier (le savant auteur du Répertoire des Sources historiques du Moyen Age), l'abbaye de Bénédictins que Montesquieu appelle Monasterium- ad- Montes est celle d'Admont. Admont est situé en Styrie, dans le cercle de Bruck. La vieille abbaye subsiste encore, avec une académie théologique et une riche bibliothèque.

Page 14, ligne 23. — L'empereur Frédéric Ier, dit Barberousse, né en 1 121, fut élu en 1 02 et mourut le 10 juin 1 190.

Page 14, ligne 26. — Nous avons dit déjà que les margraves de Styrie devinrent ducs en 1 1 80 ; donc, sous Frédéric Ier. Mais l'origine du duché de Carinthie remonte bien plus haut, à la fin du Xe siècle. Quant au duché d'Autriche, il fut, lui aussi, érigé par Frédéric. Ce prince le déclara héréditaire dans un acte du ^septembre n56, connu sous le nom de Privilegium minus. La défiance que Montesquieu exprime à l'endroit des diplômes dont le comte de Wurmbrand lui parlait est, d'ailleurs, justifiée dans une certaine mesure : car, parmi les titres invoqués par les ducs d'Autriche, il y en avait de faux (le Privilegium majus,

par exemple), et, quant au Privilegium minus lui-même, il n'en subsiste que des copies anciennes.

Page i5, lignes 2 et 3. — Montesquieu avait écrit d'abord on dira que les titres mêmes sont, au lieu de la question est si ces titres mêmes ne sont pas.

Page i5, ligne 6. — Jacques- Henri, comte de Flemming, dont Montesquieu mentionne et juge ici les ouvrages, naquit le i3 mars 1667. Entré au service des électeurs de Saxe Jean- Georges et Frédéric-Auguste, il fit élire ce dernier roi de Pologne, après la mort de Jean III (Sobieski). Il fut nommé feld-maréchal et premier ministre par son maître, mais devint tellement impopulaire qu'il dut quitter Varsovie et se retirer à Vienne, où il mourut le 3o avril 1728.

Page i5, ligne 16. — L'impératrice Claude dont il est ici question est sans doute la seconde femme de Léopold Ier.

Page i5, ligne 17. — Montesquieu avait écrit d'abord qu'elle y avoit été, au lieu de que cette impératrice y avoit été.

Page 19, ligne 4. — A la page 3 89 du Spicilegium, on lit une note autographe de Montesquieu sur le chevalier Jacob, qui fit avec lui le voyage de Gratz à Venise.

« J'ai été voir bien des tableaux à Vienne avec M. Jacob; c'est à lui que je dois une idée de l'art de la peinture. »

Suit une longue série d'observations sur la peinture, l'architecture et la sculpture, à laquelle Montesquieu renvoie dans ses Pensées manuscrites (tome Ie1', page 366), comme les ayant « tirées de certaines conversations avec M. Jacob ».

Dans une lettre que le Président écrivit de Venise le 18 août 1728, il parle également du chevalier Jacob 1 , mais non plus comme d'un professeur d'esthétique.

Page 19, ligne 9. — Deux de L'Isle, Claude, né le 5 novembre 1644 et mort le 2 mai 1720, et son fils Guillaume, né le 28 février 1675 et mort le 25 janvier 1726, furent, l'un et l'autre, géographes du roi de France. C'est d'une des cartes de Guillaume que Montesquieu parle sans doute ici, ainsi qu'au commencement du Voyage en Allemagne. Il est sûr, du moins, que la carte d'Europe publiée par ce savant, en 1700, réduit la distance de Gratz à Venise à 60 lieues environ. Mais il est à noter que Guillaume de L'Isle rectifia lui-même cette erreur dans une autre carte d'Europe, qu'il fit paraître en 1724. C'est, en se servant, le premier dans les temps modernes, de données astro-

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