Œuvres complètes, tome VII, page
NOTES 2q3
nomiques qu'il opéra cette correction et beaucoup d'autres semblables.
Page 19, ligne 22. — Au lieu du nom de Laibach ou Laybach, le manuscrit donne, ici et plus loin, celui de Laubach à la capitale de la Carniole.
Page 20, ligne 4. — Au lieu de CHU, le manuscrit donne Ceilla, pour la ville, et Ceilley, pour le comté. Il est vrai que le nom slovène est Celje.
Page 20, ligne 11. — Le manuscrit donne Iber-Laubach, au lieu de Ober-Laibach.
Page 20, ligne 23. — Le manuscrit donne Zemicz, au lieu de Zirkuitz.
Page 2 1 , lignes 3 et 4. — Les noms des villes que Montesquieu traversa en allant de Palma à Venise sont orthographiés de la manière suivante dans le manuscrit : La Tirane, Codropia, Portde-None, Cœcilia, Conigliano, Trévise, Maestre.
Page 21, lignes 17 et 18. — Montesquieu, ici et plus loin, rapproche ce qu'il voit en Italie de ce qu'il a cent fois vu en Guyenne, tout comme Montaigne, dans ses Voyages, compare le Monte-Testaccio de Rome avec la mote de Gurson, et la plaine de Blaignac à Castillon avec la vallée du Métaure'.
Page 21, ligne 24. — Le domaine de Terre-Ferme de Venise comprenait onze provinces : le Dogado, le Frioul, la Marche trévisane, le Vicentin, le Padouan, le Polésin de Rovigo, le Véronais, le Bressan, le Bergamasque, le Crémasque et PIstrie vénitienne. La République était, en outre, souveraine de la Dalmatie, de villes du Levant et de quelques îles. Nous ne parlons pas des possessions qu'elle avait perdues avant 1728.
Page 22, ligne 4. — Par le traité de Passarowitz, qui fut conclu le 21 juillet 17 18, la république de Venise avait dû renoncer à la Morée et à plusieurs des îles qu'elle avait conquises sur les Turcs à la fin du xvil0 siècle, et qu'elle possédait depuis, en vertu du traité de Garlowitz (26 janvier 1699).
Page 22, lignes 5 et 6. — Au lieu de Napoli-de-Malvasia, le manuscrit donne Napoli-de-Mavoglia, et Napoli-de-Romanie, au lieu de Napoli-de-Romag)ia.
Page 22, ligne 16. — En 1728, la Lorraine n'était pas encore incorporée à la France, comme elle le fut depuis, en vertu des traités de Vienne, de 1735 et 1736.
I. Journal du Voyage de Michel de 31ontaigne. ..,éditèpar\c professeur Alexandre d'Ancona (Gittà-di-Castello, S. Lapi, 1889), pages 243 et 368.
2CJ)4 NOTES
Page 22, ligne 21. — Les Uscoques étaient une population de pirates, principalement établis sur le golfe de Quarnero, formé par l'Adriatique entre l'Istrie, la Croatie et la Dalmatie.
Page 23, ligne 18. — Le Conseil des Dix, qui, par ses origines, remonte jusqu'au xme siècle, était un tribunal politique, dont l'organisation et les attributions furent arrêtées définitivement de i3ioà 1 3 5 5 . Ses membres étaient élus chaque année par le Grand- Conseil; mais ils délibéraient, en principe, avec le Doge et avec ses six conseillers. La juridiction qu'ils exerçaient mystérieusement s'étendait à tout ce qui touchait la sûreté de l'État, la protection des citoyens, les mœurs et les coutumes de la République.
Page 23, lignes 19 à 22. — Montesquieu fait ici allusion à un fait sur lequel il revient dans la suite de son Voyage. En 171 5, Frédéric Badoër, commandant de Napoli-de-Malvasia, promit aux Turcs, qui vinrent l'assiéger, de se rendre à eux, dans un délai de vingt jours, s'il n'était pas secouru auparavant. 11 tint parole; mais, arrêté par ordre du Sénat, il fut transféré à Venise et condamné à une prison perpétuelle.
Page 2 3 , ligne 21. — On votait à Venise au moyen de ballottes, • grosses « comme des boutons de chemisette • » ; d'où l'expression de ballotter. Ces ballottes étaient déposées dans une boîte à deux compartiments, l'un blanc et l'autre vert, avec une ouverture commune en forme d'entonnoir. Selon que l'on votait pour ou contre quelqu'un ou quelque chose, on déposait sa ballotte dans le compartiment blanc ou dans l'autre.
Page 24, ligne 22. — Dans ses Pensées manuscrites (tome III, folio 35 1, v°), Montesquieu s'exprime en ces termes, sur le caractère des Vénitiens :
c Les Vénitiens sont insociables. Quand vous allez les voir, vous ne savez si vous entrez par la porte ou par la fenêtre, si vous y faites du plaisir ou de la peine. Là, la débauche s'appelle liberté. »
Voyez aussi, sur le même sujet, les Notes sur l'Angleterre2.
Page 26, ligne 5. — Le Sénat de Venise se composait, au xvme siècle, de 60 membres (avec autant d'adjoints et autant d'auditeurs), sans parler des dignitaires qui en faisaient partie de droit. Il délibérait sur toutes les affaires politiques et administratives, et il était renouvelé tous les ans par le Grand-Conseil. A
1. Lettres familières écrites d'Italie... par Charles de Brosses (Paris, Em. Perrin, 186g), tome Ier, page 170.