‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 56 sur 152 · Œuvres complètes, tome VII, pages 2 S 7 et · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, tome VII, pages 2 S 7 et

Page 109, lignes 9 et 10. — Marie-Jeanne-Baptiste, fille de Charles-Amédée, duc de Nemours, et veuve de Charles-Emmanuel II, duc de Savoie, fit reconstruire en 171 8, par l'architecte don Philippe Juvara, la façade du palais qu'elle habitait, et dont Montesquieu parle ici et plus loin. Elle portait le titre de Madame Royale depuis la mort de son mari, en qualité de duchesse-mère. C'est elle qui gouverna pendant toute la jeunesse de Victor-Amédée II, c'est-à-dire de i6y5 à 1684. Elle était née le 1 1 avril 1644, se maria le 1 1 mai iôb5, et mourut le i5 mars 1724. Son palais, qui a changé plusieurs fois de destination, sert aujourd'hui de lieu de réunion à des sociétés savantes.

Page 109, ligne i3. — Victor-Amédée II perdit sa première femme, Anne -Marie, fille de Philippe, duc d'Orléans, et nièce de Louis XIV, le 28 août 1728. Née le 17 août 1G69, elle se maria le 10 avril 1684. Des nombreux enfants qu'elle eut, un seul survécut à ses parents.

Page 109, ligne iG. — Jean- Gaspard -Ferdinand, comte et maréchal de Marsin ou Marchin, né en février i656, fut tué à la bataille de Turin, le 7 septembre 1706.

Page 109, lignes 17 à 20. — Dans son histoire de Victor- Amédée II, D. Carutti donne tout le texte de l'épitaphe «, et ce texte ne s'accorde pas absolument avec ce qu'en cite Montesquieu :

«.D. O. M. — D. Ferdinando de Marsin, comiti, Franciœ marescallo, supremi Galliœ ordinis equiti torquato, Valentinarum gubernatori, qno in loco, die Fil septembris MDCCVI, inter saornm cladem et fugam, exercitum et vitam amisit, œternnm in hoc templo monumentum. »

Page 109, igné 21.— D. Carutti dit que, jusqu'en 1728, on appliqua en Piémont « le règlement vénitien, qui interdisait de visiter les ambassadeurs étrangers » ; mais que « le Roi permit à la noblesse, quand le jeune duc de Richelieu passa à Turin, comme ambassadeur de Louis XV à Vienne, d'aller chez le comte de Blondel, chargé d'affaires français», et que «depuis on n'observa plus strictement l'étiquette vénitienne x> 2.

Page 109, ligne 22. — Quand Montesquieu arriva à la cour de Victor-Amédée II, M. de Cambis, ambassadeur de France à Turin, avait été désigné, depuis quelques mois, pour remplacer

1. Storia del Regno di Vittorio- Amedeo II (Firenze, Le Monnier, i863), page 299, en note.

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