‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 57 sur 152 · Storia ... di Vitiorio-Amedeo II, page · texte numérisé non relu

Storia ... di Vitiorio-Amedeo II, page

le duc de Richelieu à Vienne, en qualité de ministre plénipotentiaire; mais son départ de France fut ajourné indéfiniment.

Page no, ligne i. — Joseph de Secondât, oncle paternel de Montesquieu, né à Bordeaux, le 9 septembre 1646, fut nommé abbé de Faize (diocèse de Bordeaux) en 1662, prit possession de son bénéfice le 3i décembre 1666, et le résigna, en 1724, au profit de son neveu Joseph, frère du Président.

Page 1 10, ligne 2. — Jean-François d'Estrades, dit l'abbé d'Estrades, abbé de Moissac et de Saint-Melaine, fut ambassadeur de France à Venise, de 1676 à 1678, et à Turin, de 1679 à i685. Il mourut en 171 5.

Page 1 10, ligne 6. — Né le 27 avril 1701, le prince de Piémont qui reçut Montesquieu succéda à son père, Victor- Amédée II, le 3 septembre 1730, régna sous le nom de Charles-Emmanuel III, et mourut le 20 février 1773.

Page 110, ligne 10. — En 1728, le prince de Piémont, qui devait se marier trois fois, en était à sa seconde femme, Polyxène- Christine de Hesse-Rheinfels, qu'il avait épousée le

19 août 1724, et qui mourut le i3 juin 1735.

Page 110, lignes i3 et 14. — Charles -Emmanuel II, né le

20 juin 1634 et mort le 12 juin 1675, succéda à son frère François- Hyacinthe, duc de Savoie, le 4 octobre iG38. On dit qu'il dépensa 2 millions de livres à La Vénerie. Il avait la passion de la chasse et des bâtiments.

Page 110, ligne 18. — André Lenôtre, le célèbre dessinateur des jardins de Louis XIV, naquit en 161 3 et mourut le i5 septembre 1700, à Paris.

Page 110, ligne 22. — Par M. le Duc, Montesquieu désigne le duc de Bourbon, auquel nous avons déjà consacré une note.

Page 110, lignes 28 et 29. — Victor-Amédée II ne s'allia, en effet, ni avec l'Angleterre et la France, signataires principaux du traité de Hanovre, du 3 septembre 172?, ni avec l'Autriche et l'Espagne, qui avaient conclu, dès le 3o avril précédent, un traité à Vienne. Mais sa neutralité ne fut pas absolument volontaire. Il avait fait offrir, par le marquis de Breil, son concours armé à Charles VI, moyennant la cession d'une partie du Milanais et quelques autres avantages que l'Empereur lui refusa.

Page iii, ligne q. — Joseph-Gaétan Carron, marquis de Saint- Thomas, fut nommé premier secrétaire d'État à la place de son père Charles-Joseph -Victor Carron, quand celui-ci mourut le 26 décembre 1696. Promu chevalier de PAnnonciade en 171 3, il donna officiellement sa démission de ministre en 1 7 1 7. Mais il

n'en resta pas moins le conseiller influent de Victor-Amédée II, et, plus tard, de son fils Charles- Emmanuel III. Il mourut le [or mars 1748. On compte six générations, au moins, de ministres, dans la famille des Saint-Thomas : trois avant et deux après Joseph-Gaétan.

Page ni, ligne i3. — Le marquis de Saint-Thomas avait épousé Victoire de Saluées de Valgrana.

Page 111, ligne 18. — Bernard -Othon, baron de Rehbinder, Livonien, entra, en 1707, au service de Victor-Amédée II. Ce prince le nomma chevalier de l' Annonciade en 1 7 1 3 et maréchal de Savoie en 17 17. Il jouit de peu de faveur sous le règne de Charles- Emmanuel III, alors qu'il était, d'ailleurs, octogénaire et malade. Page iii, ligne 19. — Le manuscrit donne ici et plus bas Del Bourgo, au lieu de Del Borgo. — Ignace Solar de Moretta, marquis Del Borgo, fut un des représentants du duc de Savoie au congrès d'Utrecht. Il devint ministre des affaires étrangères en 1717 et le resta jusqu'en 1732. Charles-Emmanuel III le nomma alors grand-chambellan de Savoie, après l'avoir fait chevalier de l' Annonciade dès 1729.

Page iii, ligne 23. — L'ordre de l' Annonciade fut une transformation de l'ordre du Collier ou des Lacs d'Amour, institué, en i355, par Amédée VI, comte de Savoie. Ce fut le premier duc de Savoie, Amédée VIII, qui présida à ce changement, en 1424. Les insignes de l'Ordre étaient une médaille émaillée, représentant le mystère de l'Annonciation, suspendue à un cordon bleu, avec une plaque brodée sur le côté gauche de l'habit.

Page iii, ligne 25. — Dans les archives du Château de La Brède, on conserve une lettre de Charles Solar de Dogliani, datée du 14 novembre 1728, et écrite en réponse aux remerciements que Montesquieu lui avait adressés pour son bon accueil.

Page iii, ligne 26. — Guy-Balthasar Pobel, marquis de La Pierre et comte de Saint-Alban, fut lieutenant général d'infanterie et gouverneur d'Asti. Il avait été promu chevalier de l'Annonciade en 1696.

Page 1 12, ligne 3. — Le comte de Provana, qui avait été déjà envoyé à Paris par le duc de Savoie, en 1690, pour remplacer le marquis de Dogliani, revint en France, à titre d'ambassadeur du roi de Sicile, et y resta de 17 17 à 17 18.

Page 11 3, ligne 5. — Montesquieu s'est demandé, dans ses Pensées manuscrites (tome Ier, page 345), ce que valait, pour les ducs de Savoie, la possession de la Sardaigne, et en dit :

« La vraie puissance d'un prince ne consiste que dans la diffi-

culte qu'il yaà l'attaquer. Ainsi il s'en faut bien qu'un duc de Savoye soit aussi puissant avec la Sardaigne que sans la Sardaigne; parce qu'on peut, d'abord, le prendre par ce côté foible, et que, s'il le fortifie, ou pendant la paix, ou pendant la guerre, il affoiblit ses états. »

Page 114, ligne 19. — Charles-Amé-Baptiste de Saint-Martin d'Aglié, marquis de Rivarol, lieutenant-général de cavalerie, que Montesquieu juge si durement, se distingua comme vice-roi de la Sardaigne, où il rétablit, en 1736, la sécurité publique. Il devint plus tard gouverneur de Nice, de Crémone, de Novare, etc. En 1737, il fut promu chevalier de l'Annonciade.

Page 1 14, lignes 19 et 20. — Le père du marquis de Rivarol, étant colonel du régiment Royal- Piémontais, au service de la France, fut, en 1689, l'occasion de négociations pénibles entre Louis XIV et Victor- Amédée IL

Page 11 5, lignes 8 et suivantes. — Louvois fut surintendant des postes en même temps que secrétaire d'État de la guerre. Il est curieux de comparer le récit que Montesquieu fait de l'affaire du chariot franc, à celui qu'on trouve dans VHistoire de Louvois, par C. Rousset, aux pages 263 et suivantes du tome IV de la 3e édition (Paris, Didier et Ce, i865).

Page 1 1 5 , ligne 16. — François de Pas-Feuquière, comte de Rébenac, qui remplit des fonctions diplomatiques, notamment en Espagne et en Italie, fut ambassadeur de France à Turin, pendant huit à neuf mois, en 1690. Mais, à la fin de son séjour, il fut retenu comme otage, puis échangé, le 29 septembre, contre le marquis de Dogliani et le comte de Provana, que le duc de Savoie avait envoyés à Louis XIV. Il mourut le 22 juin 1694.

Page 1 15, ligne 19. — Malgré le traité de Cherasco, du G avril l63i, Louis XIII conserva Pignerol, que Victor- Amédée Ier lui abandonna ensuite, parle traité de Millefleurs, du 5 juillet i632. Mais Victor-Amédée II, par le traité de Turin, du 29 août 1696, obtint de Louis XIV que le château et les forts de Pignerol lui fussent restitués après démantèlement.

Page 11 5, ligne 27. — Les ducs de Savoie possédaient une partie du Montferrat en vertu du traité de Ratisbonne, du 3 octobre i63o. Le surplus fut promis à Victor-Amédée II par le traité de Turin, qu'il conclut avec l'empereur Léopold Ier, le 8 novembre 1703. Le traité d'Utrecht incorpora définitivement au Piémont les anciennes possessions des ducs de Montterrat, dont le dernier, Ferdinand -Charles de Gonzague, duc de Mantoue, était mort en 1708.

Page 1 16, lignes 4 et 3. — Le traité d'Utrecht avait été conclu par le ministère tory dont Robert Harley, comte d'Oxford, et Henri Saint-John, lord de Bolingbroke, étaient les chefs. Au contraire, le traité de Londres fut l'œuvre du ministère whig que dirigeait Jacques, comte de Stanhope.

Page 1 16, ligne G. — Jacques-Edouard Stuart,fils de Jacques II, roi d'Angleterre, était né à Londres, le 10 juin 1G88, et mourut à Rome, le 2 janvier 1766. A deux reprises, en 1708 et 17 16, il entreprit de remonter sur le trône de ses aïeux. De là, le nom de Prétendant qu'on lui donnait. Lui-même s'intitulait Jacques III, roi d'Angleterre. 11 était parent des ducs de Savoie par suite du mariage de Victor -Amédée II avec Anne -Marie d'Orléans, fille d'Henriette d'Angleterre et petite -fille de Charles I«''\

Page 1 17, ligne 9. — Le manuscrit donne ici et plus loin Simpelen ou Siniplen, au lieu de Simplon.

Page 117, ligne 25. — Annibal, comte de Mafféi, fut un des représentants du duc de Savoie au congrès d'Utrecht, et fut, ensuite, appelé aux fonctions de vice -roi de Sicile, fonctions qu'il exerça de 1714 à 1718. En 1728, il fut promu chevalier de TAnnonciade.

Page 1 17, lignes 26 et 27. — En 171J, les fonctions de général des finances étaient remplies par Jean- Baptiste Gropello, comte de Borgone, auteur de règlements administratifs fort remarqués à l'époque.

Page 1 17, ligne 28. — Victor-Amédée II partit de ses. anciens états, en octobre 1718, pour se faire couronner roi de Sicile, à Païenne, et ne revint en Piémont qu'en septembre 1 714.

Page 118, ligne 20. — Le Stanhope dont Montesquieu parle ici est sans doute le colonel William Stanhope, qui fut envoyé comme ambassadeur du roi d'Angleterre en Espagne, une première fois en 1717, et une dernière en 1729. C'est lui qui fit signer le traité de Séville par Philippe V. Mais il était également auprès de ce prince pendant que Ripperda négociait à Vienne, en 1725, une série de traités mystérieux, dont l'histoire exacte n'a guère été connue que de nos jours '. C'est peut-être à l'occasion de ces traités -là que Philippe V lui fit la réponse que Montesquieu rapporte. W. Stanhope fut nommé plus tard comte d'Harrington et remplit successivement les fonctions de ministre et de vice-roi d'Irlande.

1. Voyez la Revue historique, tome LIV (Paris, F. Alcan, 1894), page 77.

Notons, toutefois, que son cousin Jacques, premier comte de Stanhope, étant ministre de Georges Ier, fit aussi un voyage diplomatique à Madrid. Il essaya, en 1718, de faire accéder Philippe V à la Quadruple-Alliance. Serait-ce alors que le roi d'Espagne aurait tenu le propos que nous commentons?

Page 119, ligne 3. — D. Carutti 1 attribue la disgrâce de Graneri à ce que le Sénat de Turin, dont il était président, avait acquitté un prévenu contrairement au désir de Victor- Amédée IL Sur quoi, ce prince ordonna au marquis de se rendre dans une de ses propriétés, sans même lui permettre d'assister aux derniers moments de sa femme. Le marquis Thomas Graneri, comte de Masenasque, avait rempli de hautes fonctions administratives et diplomatiques, notamment à Rome, d'où il fut rappelé en 1701.

Page 119, lignes 16 à 28. — C'est en 1720 que Victor-Amédée II publia l'édit qui obligea tous les possesseurs de fiefs, de taxes ou de péages ayant appartenu au Domaine, de les restituer, à moins que ces biens n'eussent été aliénés par le Domaine à titre onéreux. La mesure était strictement légale. Mais elle frappait huit cents possesseurs, dont beaucoup l'étaient de bonne foi, et depuis de longues années. Il s'ensuivit nombre de procès. Le pis fut que le Roi chargea un tribunal spécial de juger les affaires de cet ordre.

Page 119, lignes 22 et 23. — Philippe de Savoie, comte de Piémont, ayant épousé, en i3oi, Isabelle de Villehardouin, princesse d'Achaïe, conserva le titre de prince cVAchaïe, même après avoir cédé tous ses droits sur la principauté. Ses descendants l'imitèrent. Celui dont parle Montesquieu s'appelait Philippe; il se révolta contre son père Jacques de Savoie, fut arrêté en vertu d'un acte du 28 septembre 1 308, et mourut en prison au mois d'octobre suivant.

Page 120, ligne 8. — Au folio 405 de son Spicilegium, Montesquieu a écrit la note suivante :

« M. le duc d'Orléans laissa bâtir La Brunette malgré le traité d'Utrecht, qui défend de bâtir des fortifications dans les Alpes, ai-je ouï dire au cardinal de Polignac. Si les Italiens avoient eu du sens, ils auroient encore plus crié que les François. L'Empereur s'est opposé aux fortifications d'Alexandrie. »

Situées au confluent de la Doire et de la Sénisella, les fortifications de La Brunette ont été démolies, il y a près d'un siècle, en exécution de l'article i5 du traité de Paris du i5 mai 1796.

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