I. Storia ... di Yiiloi ic-Amedeo II, page
Page 120, ligne 20. — Le manuscrit donne Rivales, au lieu de Rivoli.
Page 120, ligne 23. — De quel compliment Montesquieu parlet-il ici? Il semble faire allusion à un propos qu'il a cité (page 1 15), mais qui fut tenu par M. de Rébenac, et non par M. de Châteauneuf. Toutefois, il se peut qu'il confonde ici, comme à la page 69, Châteauneuf et Phélypeaux, et qu'il parle des explications que l'ambassadeur de Louis XIV dut fournir, en 1703, à Victor- Amédée II, après le désarmement de ses troupes.
Page 121, ligne 16. — Le cardinal dont le roi de Sardaigne parlait en ces termes doit être André -Hercule de Fleur}'. Né le 22 juin 1 65 3 , il devint évêque de Fréjus en 1698 et le resta jusqu'en 171 5. Il fut alors nommé précepteur de Louis XV, qui le fit plus tard son premier ministre, en juin 1726. Promu cardinal le 11 septembre de la même année, il mourut le 29 janvier 1743. Montesquieu revient souvent sur lui dans ses Voyages.
Page 121, ligne 18. — Le palais du prince de Carignan fut construit en 1680, par le père Guarini, pour un petit-fils du duc de Savoie Charles- Emmanuel Ier, Emmanuel- Philibert -Amédée de Savoie, prince de Carignan, né en 1 656 et mort en 1709.
Page 122, lignes 10 et 1 1 . — Les enfants du prince de Piémont que vit Montesquieu étaient le futur roi Victor- Amédée III, né le 26 juin 1726 et mort le 16 octobre 1796, et sa première sœur, Marie -Thérèse, née le 28 février 1728.
Page 123, ligne i3. — Le marquis de Carail dont il est ici question n'est pas, sans doute, Ange-Charles-Maurice Isnardi di Castello, qui se distingua, en 1706, au siège de Turin. Celui-ci était chevalier de l'Annonciade depuis 171 3 et figurerait dans la liste des membres de l'ordre que Montesquieu donne un peu plus loin. Peut-être s'agit-il de Jean-Baptiste Isnardi, qui fut promu chevalier de l'Annonciade en 1737, et qui devint successivement gouverneur du Montferrat, de Novare et d'Alexandrie.
Page 124, lignes 2 et 3. — Le manuscrit donne Coud raye, au lieu de Coudrée. — Joseph -Marie d'Alinges, marquis de Coudrée, fut général de cavalerie et des dragons et remplit des fonctions politiques, notamment comme membre des trois conseils provisoires, que Victor- Amédée II institua en 171 3, lorsqu'il alla prendre possession du royaume de Sicile. Le marquis fut promu chevalier de l'Annonciade la même année.
Page 124, ligne 7. — Jean-Michel Piossasque, comte de Non, fut lieutenant -maréchal et membre du Conseil de guerre provisoire que Victor- Amédée II institua en partant pour la Sicile.
33o NOTES
Page 124, ligne 10. — Octave -François Solar, comte de Govone, remplit des fonctions diplomatiques en France et en Suisse, avant d'être ministre d'état. Il fut promu chevalier de PAnnonciade en 1729. C'était le père du marquis de Breil et du commandeur de Solar, les deux amis de Montesquieu. Il fut aussi le maître de Jean-Jacques Rousseau. C'est lui dont l'auteur des Confessions dit, au livre III de la première partie de son œuvre, que le comte de La Roque le conduisit « chez le comte de Gouvon, premier écuyer de la Reine, et chef de l'illustre maison de Solar ». Pour son malheur, Rousseau ne sut pas rester dans cette famille, dont les membres lui témoignèrent une bienveillance exceptionnelle. Il y entra en 1728 et s'y trouvait peut-être déjà au moment où Montesquieu séjournait à Turin.
Page 1 24, lignes 1 1 et 1 2. — Le manuscrit donne Meillarede, au lieu de Mélarède ou Mellarede. — Pierre Mellarede, comte de Bétonet, remplit, d'abord, des fonctions diplomatiques, notamment au congrès d'Utrecht. En 171 3, il fut nommé premier président de la Chambre des Comptes de Turin, et en 1717, ministre de l'intérieur. Il mourut le 19 mars 1730.
Page 124, ligne 28. — Le marquis de Tanes dont parle Montesquieu serait-il Philippe Tana, marquis d'Entragues, général d'artillerie, ancien gouverneur de Messine, plus tard gouverneur de Turin, promu, en 1729, chevalier de PAnnonciade?
Page 124, ligne 3i. — L'ordre de Saint-Maurice et de Saint- Lazare, dont les chevaliers de PAnnonciade étaient grands-croix, fut institué en 1434, par Amédée VIII, duc de Savoie, et avait pour insigne une croix d'or, émaillée de blanc, suspendue à un cordon vert.
Page 125, lignes 8 et 10. — Le manuscrit donne Morous, au lieu de Morozzo.
Page 125, lignes 14 et suivantes. — Costa de Beauregard, dans ses Mémoires historiques sur la Maison royale de Savoie, dit qu'on attribue l'acquisition de la table d'Isis au duc Charles- Emmanuel Ier (mort le 26 juillet i63o), mais qu'il est à croire que ce monument ne fut transporté à Turin que sous le règne de son fils Victor- Amédée Lr 1. Cela est, en effet, bien plus probable, étant donnée la date du sac de Mantoue. La table d'Isis, qui fut égarée, puis retrouvée à Turin, plus tard transportée en
1. Mémoires historiques sur la Maison royale de Savoie..., par M. le marquis Costa de Beauregard (Turin, P.-J. Pic, i8i6),tome II, page i63, en note.
France, etc., a perdu le prestige qu'elle avait jadis aux yeux des archéologues, et ne passe, de nos jours, que pour un monument pseudo- égyptien, du IIe siècle après Jésus -Christ.
Page 12 5, lignes 14 et i5. — Le sac de Mantoue eut lieu le 18 juillet i63o, après la prise de cette ville par les troupes de l'empereur Ferdinand II.
Page 125, ligne 19. — Il semble y avoir, dans cette ligne, une double confusion: l'une, entre Ligorius et Pignorius; et l'autre, entre Mabillon et Montfaucon.
Pour la première, il ressort d'un passage qu'on trouvera plus loin, que Montesquieu parle ici d'un savant qui a composé un ouvrage imprimé sur la table d'Isis. Or, Ligorius n'en a pas fait de semblable. Au contraire, Laurent Pignoria, chanoine de Trévise, né le 12 octobre i5ji et mort en i63i, à Padoue, a rédigé un livre qui a paru sous le titre de Me usa Isiaca..., et dont la 3e édition (Amsterdam, 1669- 1670, in-40) renferme une gravure d'Énée Vico, représentant la table.
Quant à la confusion entre Mabillon et Montfaucon, on devine que l'auteur du traité De Re diplomatica n'a pas eu à s'occuper spécialement de la table d'Isis. Il en est autrement du Bénédictin qui publia L'Antiquité expliquée et représentée en figures, en i5 volumes in-folio (Paris, 1719-1724). Montfaucon parle, en effet, de la table aux pages 33 1 et suivantes du tome II, et même il en donne un dessin à la page 340. C'est donc lui que Montesquieu devait sûrement avoir en vue, lorsqu'il écrivit ce paragraphe de son Voyage. Il a écrit Mabillon par distraction pure.
Page 126, ligne 3. — Joseph -François Lafitau, né en 1670 et mort en 1740, à Bordeaux, fut jésuite et missionnaire. Il écrivit divers ouvrages, dont un sur les Mœurs des Sauvages amériquains, comparées aux Mœurs des premiers Temps. Dans ce livre, qui parut en 1723 et 1724, à Paris, chez Saugrain aîné (en 2 volumes in-40 et en 4 volumes in-12), tout un chapitre est consacré au Culte de la Croix en Amérique. L'auteur voit d'ailleurs ce culte partout, même chez les Chinois et les Égyptiens. C'est à cette manie que Montesquieu fait allusion dans son Voyage.
Page 126, ligne 8. — C'est bien de Ligorius qu'il s'agit ici. — Pyrrhus Ligorio, né à Naples et mort en 1 583, fut peintre, architecte et antiquaire. 11 succéda à Michel-Ange comme directeur des travaux du Vatican. Les inscriptions qu'il a falsifiées ou fabriquées de toutes pièces ont longtemps jeté sur les études épigraphiques un discrédit regrettable. Quant à ses manuscrits,
il s'en trouve non seulement à Turin et à Rome, mais aussi à Naples. Il n'en a été d'ailleurs imprimé que fort peu. Le plus connu de ses ouvrages est celui qui a pour titre : Délie Antichità di Roma, nel quale si tratta de' Circhi, Teatri e Anfiteatri, con le paradosse (Venise, 1 553, in-18).
Pa°-e 126, ligne 9. — De quel Charles- Emmanuel Montesquieu parle -t- il ici? Le premier et le second favorisèrent, l'un et l'autre, la culture des sciences et des lettres. Notons, cependant, que Charles -Emmanuel Ier, qui succéda à son père le 3o août i58o, est connu pour avoir orné son palais de Turin d'une bibliothèque précieuse.
Page 126, ligne 19. — Par le Moréri, Montesquieu entend le Grand Dictionnaire historique dont l'abbé Louis Moréri, né le 25 mars 1643 et mort le 10 juillet 1680, publia, en i6j3, la première édition en 1 volume in-folio. Cet ouvrage fut ensuite revu et augmenté, tant par Moréri lui-même que par d'autres, sans, d'ailleurs, changer de nom. L'édition de 1759, qui est la dernière, n'a pas moins de 10 volumes; mais, dans les éditions dont Montesquieu a pu se servir, on trouve également des articles sur Pignorius et sur Ligorius.
Page 126, ligne 20. — Bernard de Montfaucon, né le i3 janvier 1 65 5 et mort le 21 décembre 1 741 , suivit, d'abord, la carrière militaire, mais entra, à l'âge de vingt ans, dans l'ordre des Bénédictins. Pendant un demi-siècle il multiplia les publications érudites qui ont fait sa gloire. Dans son Diarium Italicum (Paris, 1702, in-40), au chapitre XX, il parle de Pyrrhus Ligorio, en regrettant qu'il n'ait pas eu une culture littéraire égale à son zèle et à son activité.
Page 127, ligne 9. — Le manuscrit donne Tiers, au lieu de Chieri.
Page 128, ligne 8. — Le manuscrit donne, ici et ailleurs, Mekelbourg, au lieu de Mecklembonrg.
Page 129, lignes 22 et 25. — Le manuscrit donne Bormia, au lieu de Bormida.
Page 1 3 1 , ligne 9. — Le manuscrit donne Lémo, au lieu de Lenino.
Page 1 3 1 , lignes i3 et 17. — Le manuscrit donne Auttagio, au lieu de Voltaggio.
Page 1 82, lignes 8 à 10. — A trois reprises, Gênes fut sous la protection ou sous la suzeraineté des rois de France. La troisième fois, elle se révolta contre Louis XII, qui la réduisit par la force et y entra en vainqueur, le 29 avril 1507. Ce fut alors que l'on construisit le Fort de la Lanterne.
Page 1 33 , ligne 22. — Le manuscrit donne Altena ou Alteria, au lieu d\4 Itona.
Page 1 34, ligne 9. — Le Sénat ou Grand-Conseil de Gênes se composait de la Seigneurie (comprenant le Doge et douze sénateurs élus pour deux ans) et de quatre cents autres nobles élus pour un an. Les membres de la Seigneurie étaient choisis par le Sénat. Les simples sénateurs étaient désignés par le corps des nobles.
Page 1 34, ligne 18. — La Banque de Saint-Georges ou Casa di San- Giorgio, fondée en 1407, était à la fois une banque et une compagnie de commerce investie de privilèges et d'attributions d'ordre financier, administratif et même politique. A deux reprises, elle fut pillée par des troupes étrangères, mais n'en subsista pas moins jusqu'en iS5o, époque à laquelle elle fut réunie à la Banque de Turin, sous le nom de Banque nationale des États sardes. L'édifice où elle était installée autrefois est occupé de nos jours par la Douane.
Page 1 34, ligne 24. — Le manuscrit donne succe, au lieu de suce, que nous n'admettons pas sans hésitation.
Page 1 35 , lignes 1 et 2. — Charlotte- Aglaé, fille du Régent Philippe d'Orléans, dite Madu de Valois, était née le 22 octobre 1700. Elle se maria par procuration, le 12 février 1720, avec François -Marie d'Esté, et mourut le 16 janvier 1761.
Page 1 35, ligne 2. — M. de Campredon, qui avait fourni le renseignement que Montesquieu note ici, était ministre de France à Gênes. Le Président en parle encore dans la suite du Voyage et le juge sévèrement. M. de Campredon est le premier agent diplomatique que la France ait entretenu en permanence à la cour de Russie, où il fut envoyé en 1717.
Page 1 35, ligne 11. — Le Doge de Gênes, à la différence de celui de Venise, n'était pas nommé à vie, mais seulement pour deux ans, depuis que l'amiral André Doria avait affranchi la République de la domination française, en 1528. C'est le Sénat ou Grand -Conseil, composé de quatre cents nobles, qui élisait le Doge. Quand Montesquieu vint à Gênes, Luc Grimaldi était le chef de la République depuis le 22 janvier 1728, et devait le rester jusqu'au 2 5 janvier 1730.
Page i3G, ligne 3. — C'est Jules -César Procaccini, peintre de l'école bolonaise, né vers i56o et mort en 1626, dont le chefd'œuvre, une Cène, décore l'Église de l'Annonciade.
Page i36, lignes 5 et i3. — Dans ces deux lignes, le manuscrit donne Cortone; mais il faut lire Carïone. — Jean-Baptiste Car-
lone, peintre de l'école génoise, mort en 1680, est l'auteur du saint Pierre d'Alcantara qui décore l'Église de l'Annonciade 1.
Pao-e 1 36, ligne i3. — C'est Dominique Piola, peintre de l'école o-énoise, né en 1628 et mort en 1703, dont les œuvres décorent l'Église de l'Annonciade.
Pao-e 1 36, ligne i5. — Le manuscrit donne Raggio. Peut-être Montesquieu parle-t-il du peintre Pierre-Paul Rctggi, de Gênes, né vers 1646 et mort en 1724.
Page i36, ligne 25. — Jules Pippi, dit le Romain, élève de Raphaël, naquit à Rome, en 1492, et mourut à Mantoue, le icr novembre 1546.
Page 137, ligne 2. — François Solimena ou Solimène, peintre de l'école napolitaine, naquit à Nocera-de-Pagani, le 4 octobre 1657, et mourut à Naples, le 5 avril 1747.
Page 1 37, ligne 3. — Le manuscrit donne Franciscain, de Boulogne, au lieu de Franceschini, de Bologne. — M arc -Antoine Franceschini, peintre de l'école bolonaise, naquit en 1648 et mourut en 1729, à Bologne.
Page 137, ligne 5. — On désignait, à Gênes, sous le nom de la Seigneurie, le Gouvernement, composé du Doge et de douze sénateurs élus par le Sénat.
Page 1 37, lignes i3 et 14. — François -Marie d'Esté, fils aîné de Renaud, duc de Modène, naquit le 2 juillet 1696, se maria, le 12 février 1720, avec Charlotte- Aglaé d'Orléans, et succéda à son père le 26 octobre 1737. Il mourut le 23 février 1780. Montesquieu en parle à plusieurs reprises dans la suite du Voyage.
Page i38, ligne 22. — Le prince de Portugal que Montesquieu rencontra à Gênes n'était autre que le futur roi Joseph, fils de Jean V. Né le 6 juin 1714, il se maria le 19 janvier 1729 avec Marie -Anne -Victoire, fille de Philippe V, roi d'Espagne, succéda à son père le 3i juillet 1750, et mourut le 24 février 1777.
Page 1 38, ligne 28. — D'après une indication du manuscrit, nous insérons en cet endroit le paragraphe qui commence par les mots Le i3, bien que ce paragraphe soit, dans l'original, à la suite de l'alinéa qui commence par les mots Savone avoit autrefois, et que nous avons imprimé à la page 139.
Page 1 39, lignes 7 à 9. — Les Génois, à peine affranchis de la domination française, s'emparèrent de Savone le 21 octobre i528. Ils en comblèrent le port aussitôt après. Mais, s'ils le firent, c'est
I. Histoire des Peintres, par Charles Blanc, École génoise, Appence, page 3o.
que François Ier s'était proposé de transporter à Savone le commerce de Gênes.
Page 140, ligne 29. — François Pidou de Saint- Olon, né le iS avril 1G41 et mort le 27 septembre 1720, remplit, entre autres fonctions diplomatiques, celles d'envoyé de France à Gênes, de 1G82 à 1684.
Page 141, lignes G et 7. — Dans un article de la Revue historique (tome XXXV, pages 5o, et suivantes) intitulé : Christophe Colomb et Savone, M. Henry Harrisse a démontré que Christophe Colomb a séjourné dans sa jeunesse à Savone, mais qu'il n'y est certainement pas né.
Page 141, ligne 27. — Le manuscrit donne Ligoume, au lieu de Livoume, qu'on trouve toujours dans le reste du Voyage.
Page 142, lignes 9 et 10.— Philippe V hérita de Finale en même temps que des autres états de Charles II, roi d'Espagne, et garda cette ville jusqu'à l'évacuation de l'Italie par les troupes franco -espagnoles en 1706 et 1707.
Page 144, ligne 28. — Oneille ou Oneglia appartenait aux ducs de Savoie depuis la cession qui en avait été faite, en 1576, à Emmanuel-Philibert, par Jean-Jérôme Doria.
Page 146, ligne 25. — Au folio 35 1 du tome III des Pensées manuscrites, Montesquieu revient en ces termes sur la situation des agents diplomatiques de la France :
« Les ambassadeurs de France sont très mal payés : le Roi est un géant qui se fait représenter par un nain. s>
Page 147, ligne 1. — Montesquieu semble faire ici allusion aux règlements dont il a parlé plus haut (page 47), et qui interdisaient aux Italiens l'usage du pavillon français.
Page 147, ligne 7. — A la suite du paragraphe qui finit par les mots à Porto-Venere, se trouve, dans le manuscrit, une carte du golfe de La Spezia. Nous la reproduisons, avec la légende dont Montesquieu l'a accompagnée, tout en nous permettant de rectifier quelque peu le dessin des côtes. Dans ce travail, nous avons été aidé par MM. Gustave Labat et Alfred Lapierre, nos collègues de la Société des Bibliophiles de Guyenne. — La légende de la carte, et, plus loin, le texte du manuscrit, donnent Pascigalia, au lieu de Panigaglia.
Page 148, lignes 18 et 19. — Le renvoi Voyez page 4i3 se rapportait sans doute au manuscrit original : car la page 41 3 de la copie qui nous est parvenue ne nous apprend rien sur le golfe de la Spezia et sur les ports qui s'y trouvent.
Page 148, ligne 26. — En 1728, Alderamo de Cybo-Malas-
pina était duc de Massa et prince de Carrare depuis 171 5 et devait régner jusqu'en ij3i.
Page 1 5 1 , lignes 19 et 20. — Benoît XIII érigea Lucques en archevêché sans suffragants, le 11 septembre 1726, au profit de Bernard Guinigi. Ce prélat avait été nommé, d'abord, évêque de Rieti; puis, évêque de Lucques, le 29 décembre 1723. Il mourut en 1730.
Page 1 52, ligne i5. — Annibal Carraci ou Carrache, un des maîtres de l'école bolonaise, naquit à Bologne, en i56o, et mourut à Rome, en 1609.
Page 02, ligne 16. — Frédéric Barocci, dit le Barroche, peintre de l'école romaine, naquit en 028 et mourut le 3o décembre 1612, à Urbin.
Page i52, lignes 17 et 18. — Jean-François Barbieri, dit le Guerchin, peintre de l'école bolonaise, naquit à Cento, le 2 février 1590, et mourut à Bologne, le 22 décembre 1666.
Page 1.V2, lignes 21 et 22. — Jean de Bologne, ou mieux Jean Bologne, qui fut élève de Jacques Dubroucq, à Anvers, et peutêtre de Michel-Ange, à Rome, naquit à Douai, en 1524, et mourut à Florence, le 14 août 1608.
Page i52, lignes 25 et 26. — Pietro Paolini, qui imita dans ses tableaux les peintres de l'école vénitienne, naquit au commencement du xvnu siècle et mourut en 1682, à Lucques.
Page 1 52, ligne 27. — Sébastien de Luciano, dit/ira Sébastien del Piombo, peintre de l'école vénitienne, naquit à Venise, en 1485, et mourut à Rome, en juin 1 547.
Page i53, ligne 4. — Le manuscrit donne Santa- Maria-da (?)- Conte-Horlandini ', au lieu de Santa-Maria-in-Corte-Orlandini.
Page 1 53, lignes 4 et 5. — D'après ^Itinéraire ... de l'Italie, par M. A.-J. Du Pays 1, il n'y aurait plus dans l'Église Santa- Maria que des copies des deux tableaux du Guide. Les originaux auraient été vendus en 1840. Ils représentaient un Christ en croix, avec saint Jules et sainte Catherine, et une Madone délia Neve.
Page 1 5 3, ligne 5. — Luc Giordano, peintre de l'école napolitaine, naquit à Naples, en i632, et mourut à Rome, le 12 janvier
Page 1 53, ligne 6. — François Vanni, peintre de l'école florentine, naquit en 1 563 et mourut le 25 octobre 1609, à Sienne.
1. Itinéraire... de l'Italie , Italie du Centre, par M. A.-J. Du Pays
(Paris, Hachette et O, 1877), page 3oi.
Page 1 53, ligne b. — Le manuscrit donne Paulini, au lieu de Paolini.
Page 1 53, ligne 7. — Pierre Scorzini, né à Lucques, étudia la peinture à Bologne et se distingua surtout comme décorateur de théâtres au xvin0 siècle.
Page 1 53, lignes 11 et 12. — Quel est le peintre que Montesquieu ou son copiste désigne sous le nom de l'Ispagnoletto, di Bologna? Joseph Ribéra, dit V Espagnolet , naquit à Xativa, dans le royaume de Valence, le 12 janvier i588, et mourut à Naples (?), en i656.
Page 157, ligne 18. — A la suite du mot balustrade se trouve, dans le manuscrit, un renvoi biffé, analogue à celui de la page 148 ; il est ainsi conçu : Voyez page 414.
Page 157, lignes 26 et suivantes. — Ce que Montesquieu raconte des portes du Dôme de Pise est assez étrange. Les trois portes de la façade ayant été détruites par un incendie, en 1596, Jean Bologne en fit de nouvelles qui furent mises en place l'an i6o3. Une seule des portes antérieures fut conservée au transept du sud. Elle remonte (dit-on) à la fin du XIIe siècle et aurait pour auteur Bonanno, de Pise. < Ouvrage d'une barbarie rare», au jugement de M. Eugène Muntzi, cette porte répondrait à ce que Montesquieu dit des portes du Dôme en général.
Page 1 58, ligne 5. — Le manuscrit donne André del Sartre, au lieu di1 André del Sarto. — André del Sarto, un des maîtres de l'école florentine, naquit en 1488 et mourut en i53o, à Florence.
Page 1 58, ligne 6. — Benoît Luti, peintre de l'école florentine, naquit en 1666 et mourut à Rome, en 1724.
Page 1 58, lignes 19 et 20. — On attribuait autrefois à André Orcagna, né vers i3o8 et mort en 1 368, les fresques qui représentent le Triomphe de la Mort et le Jugement dernier, tandis que son frère Bernard aurait été l'auteur de l'Enfer; mais les critiques modernes mettent plutôt ces peintures au compte d'autres artistes du XIVe siècle : Ambroise et Pierre Lorenzetti, de Sienne.
Page 1 58, ligne 27. — Les critiques modernes refusent d'attribuer à Giotto les fresques qui passaient pour être de lui, et qui, d'après eux, auraient été exécutées, vers i3~o, par François de Volterra.
Page i58, ligne 3o. — Le peintre que Montesquieu désigne comme ayant décoré tout un côté du Campo-Santo est Benozzo
1 . Le Tour du Monde (Paris, librairie Hachette et Cie, 1886), tome LT, A travers la Toscane, page 3 12.
Gozzoli, né vers 1424, qui, de 1469 a 1485, se consacrai ce travai , et qui mourut à Pise, en 1498.
Page i5g, ligne 16. — C'est le 25 novembre que tombe la fête de sainte Catherine.
Page 162, ligne 3 . — Le manuscrit donne Edil.Joann . Mariait. — L'inscription a été renouvelée en 1695. Le texte complet en a été publié par M. Alexandre d'Ancona, à la page 481 (en note) de l'édition qu'il a donnée du Journal du Voyage de Montaigne.
Page 162, lignes 5 et 6. — M. d'Ancona donne idus novemb., au lieu de idibus novembris.
Page 162, ligne 11. — Louis Cardi, dit Civoli ou Cigoli, peintre de l'école florentine, naquit en 1 559, au château de Cigoli, en Toscane, et mourut à Rome, en 161 3.
Page 162, ligne 12. — L'ordre des chevaliers de Saint-Etienne (pape et martyr) fut créé par Cosme Ier, en i56i, pour défendre les côtes de la Toscane contre les corsaires. On y admettait non seulement des nobles, mais aussi des roturiers, comme Montesquieu l'expose dans la suite de son Voyage. Tous les trois ans, l'ordre tenait un chapitre général, où il nommait ses dignitaires : grand-connétable, grand-prieur, grand-chancelier, etc. Lorsque les chevaliers de Saint- Etienne furent supprimés une première fois, en 1809, ils possédaient un patrimoine de 4,007,784 écus. Rétabli en 181 7, l'ordre a cessé d'exister en 1859.
Page 162, lignes 23 et 24. — La statue qui se trouve sur la place de' Cavalieri, devant l'Église de Saint-Etienne, représente le grand -duc Cosme Ier et a été exécutée par Pierre de Francheville, dont Montesquieu parle plus loin.
Page 162, ligne 25. — Des deux frères Melani, de Pise : l'un, Joseph, se distingua comme peintre de figures, devint chevalier de l'Éperon d'or, et mourut en 1747; l'autre, François, excella dans les perspectives et mourut en 1742.
Page i63, lignes 24 et 25. — Nous ponctuons la phrase qui commence par les mots La nation, d'après le sens qu'elle nous paraît avoir; mais, dans le manuscrit, il n'y a que des virgules avant, au milieu et après : «... le gouvernement, la nation an' gloise y fait le principal commerce, après la françoise la hol* landoise, ce qu'il y a c'est... »
Page 164, lignes 18 et 19. — Dans ses Pensées manuscrites (tome Ier, page 35), Montesquieu a inséré la note suivante :
«J'ai vu les galères de Livourne et de Venise; je n'y ai pas vu un seul homme triste. Cherchez à présent à vous mettre en écharpe un morceau de ruban bleu, pour être heureux. »
Page 164, ligne 2 3. — Le manuscrit donne libeti, au lieu de libecci.
Page i65, ligne 7. — Le manuscrit donne lebete, au lieu de libeccio.
Page 166, lignes 22 à 27. — Livourne doit, en effet, son importance à la série des grands-ducs de Toscane : Cosme Ier, Ferdinand Ier, Cosme II, etc. Sa nouvelle forteresse fut commencée le 10 janvier 090, c'est-à-dire sous le règne de Ferdinand Iur. Les successeurs de ce prince n'exécutèrent pas intégralement les projets qu'il avait conçus.
Page 1G7, ligne 22. — Le onzième cahier du manuscrit, cahier qui commence par les mots établis, et il a fait, est recouvert en partie par une feuille double sur laquelle une main italienne a écrit la note suivante :
« Loi de Venise. — Articolo che si trova in una parte ô sia decreto antico di Venetia, anno i38o:
« Proibimo a i capi dal mare di poter condur sopra le navi > cani e tutta sorte di bestie che fanno strepito.
9 In oltre, proibimo di poter condurre donne da partito , per » evitare tutti gl' impegni e scandoli che potessero arrivare nelV ■» armata. Vi concediamo perà a ciascheduno capo da tnar due * giovanni di bello as petto. »
Page 169, lignes 3 et 4. — Montesquieu accepte ici, sur la renaissance de la sculpture et de la peinture, la tradition que Vasari a mise en cours au bénéfice de Florence, mais au détriment de Pise, et même de Bologne et de Sienne.
Page i6q, ligne 14. — Michel- Ange Buonarotti, le maître sculpteur, peintre et architecte, naquit à Caprese, le 6 mars 1474, et mourut à Rome, le 18 février 064.
Page 1G9, lignes 28 et 29. — La belle-sœur de Jean-Gaston était Violante -Béatrix, fille de Ferdinand- Marie, électeur de Bavière. Née le 23 janvier 1673, elle se maria, le 21 novembre 1688, avec Ferdinand de Médicis, fils aîné de Cosme III. Elle mourut le 3o mai 1 73 1 .
Page 169, ligne 29. — La sœur de Jean -Gaston s'appelait Marie-Anne-Louise de Médicis. Née en 16G7, elle avait épousé, le 26 avril 1691, Jean- Guillaume, électeur palatin; mais elle perdit son mari le 8 juin 171G. Elle mourut, elle-même, le 18 février 1743.
Page 170, ligne 17. — C'est après la mort de Charles Ier, et non de Charles H, que le Parlement d'Angleterre fit vendre les meubles des maisons royales. Les acheteurs furent, entre autres,
le cardinal Mazarin, Philippe IV d'Espagne et Christine de Suède. Parmi les meubles vendus, on cite le beau portrait de Charles Ier par Antoine Van Dyck que l'on admire aujourd'hui au Musée du Louvre.
Page 171, ligne 12. — La reine que Made Olivieri accompagna est sans doute Marie- Anne-Josèphe-Antoinette, archiduchesse d'Autriche, fille de l'empereur Léopold 1er. Née le 7 novembre i683, elle épousa Jean V, roi de Portugal, le 28 octobre 1708. Elle mourut le 14 août 1754.
Page 172, ligne 24. — A la suite des mots pour cela, il y a, dans le manuscrit, une phrase ainsi conçue, mais biffée : «// n'est pas sévère, et les prisons sont pleines de criminels. »
Page 172, lignes 24 et 25. — Jean-Gaston avait un valet, Julien Dami, qui abusait de l'influence qu'il exerçait sur son maître pour vendre emplois et faveurs.
Page 172, lignes 26 et suivantes. — Ce fut le 12 août i53o que Charles -Quint, d'accord avec le pape Clément VII, s'empara de Florence, en vue de rendre aux Médicis le pouvoir dont ils avaient été dépouillés le 16 mai 1527. Alexandre, qui fut proclamé chef héréditaire de la République, le 6 juillet i53i, n'était, du reste, qu'un descendant illégitime des anciens seigneurs de la Ville. Il périt le 6 janvier 1 53j, assassiné par Lorenzino, un de ses cousins. Mais ce fut un autre de ses parents, Cosrne Ier, qui lui succéda, qui réprima, en 1 538, la tentative de Philippe Strozzi, et qui, en 1SG9, obtint du pape Pie V le titre de grand-duc. Quant à Lorenzino, après avoir tué Alexandre, il se retira à Venise, où il fut assassiné à son tour, le 26 février 048. Montesquieu n'avait pas tort de n'accepter qu'avec réserve les renseignements historiques qu'on lui donnait à Florence.
Page 173, lignes 18 à 21. — Les fondateurs de commanderies de l'ordre des chevaliers de Saint-Étienne pouvaient transmettre leurs fondations à leurs descendants en ligne directe seulement. Encore les fils des fondateurs devaient-ils faire preuve de deux quartiers de noblesse du côté maternel, ou bien augmenter le fonds de la commanderie de 1,000 écus. Sinon la commanderie retournait à l'ordre.
Page 174, ligne 19. — Le nom de Père de la Patrie fut donné à Cosme de Médicis, dit le Vieux, pour avoir nourri le peuple de Florence pendant une famine. Il naquit en 1389 et mourut le ier août 1464. En 1433, il fut mis en accusation et exilé par l'influence des Albizzi. Son gardien ne le fit donc pas évader; mais il le protégea contre les violences de ses adversaires.
Cosme revint, d'ailleurs, en Toscane dès 14^4. Depuis son retour, il ne cessa pas de diriger les affaires de la République tant qu'il vécut.
Page ijS, ligne 5. — Le manuscrit donne ici et plus loin Renucini, au lieu de Rinuccini.
Page iy5, lignes 20 à 22. — Jean-Gaston de Médicis, qui s'était marié en Allemagne, le 2 juillet 1697, avec Anne-Marie de Saxe-Lauenbourg, veuve d'un prince de Neubourg, ne ramena point sa femme avec lui lorsqu'il revint à Florence, en 1705. Deux ans après, il retourna auprès d'elle; mais, en 1708, il reprit, seul encore, le cbemin de la Toscane. Est-ce à un troisième voyage que Montesquieu fait ici allusion?
Page 175, ligne 2 G. — En disant manche, Montesquieu francise le mot manda, qui signifie, en italien, étrenne ou pourboire.
Page 176, ligne 9. — Montesquieu mentionne la marquise Féroni dans une lettre qu'il écrivit, le 6 mars 1740, à l'abbé Niccolini •.
Page 176, ligne 10. — Antoine, marquis de Niccolini, naquit à Florence, le 19 février 1701. Il étudia les lettres, la philosophie et la jurisprudence, et entra dans les ordres. Sous le pontificat de son parent Clément XII, il vécut à Rome. Ensuite, il revint à Florence et voyagea en Allemagne, en Hollande et en Angleterre. Quand la dynastie des ducs de Lorraine eut remplacé celle des Médicis, il lui fut interdit de rentrer en Toscane. Il mourut, à Rome, le 4 octobre 1769. Montesquieu resta toujours en relations avec lui, témoin la lettre qu'il lui adressa le icr décembre 1754, pour lui recommander La Condamine 2. Lorsqu'il apprit que son ami était exilé de la Toscane, il s'écria, d'après l'abbé de Guasco 3 : 4 Oh ! il faut que mon ami Niccolini ait dit quelque grande vérité. »
Page 176, ligne 12. — Charles Rinuccini, né le 28 mars 1679 et mort le 28 janvier 1748, remplit sous Cosme III des fonctions diplomatiques à Rome, Londres, Paris, Madrid, La Haye, Francfort, etc. Il représenta la Toscane au congrès d'Utrecht. En 1 7 1 5 , il fut nommé secrétaire d'État de la guerre par le Grand- Duc et conserva la confiance de ses successeurs : Jean-Gaston de Médicis et François Ier de Lorraine.