‹ Voyages de Montesquieu (volume 2)Chapitre 59 sur 152 · Œuvres complètes, tome VII, page · texte numérisé non relu

Œuvres complètes, tome VII, page

3. Lettres de Monsieur de Montesquieu à divers Amis... (Leide, P. -H. Jacqueau, 1767), page 26, note 1.

Page 176, ligne 20. — Marc-Antoine Raimondi, orfèvre et graveur, naquit en 1488 et mourut en 1546, à Bologne.

Page 176, ligne 21. — Gérard Audran, le plus illustre des graveurs de sa famille, naquit à Lyon, le 2 août 1G40, et mourut à Paris, le 8 février 1691.

Page 176, ligne 21. — Il y a, au moins, six à sept Audran qui ont exercé la profession de graveur, sans parler de ceux qui ont été peintres. Après Gérard, le plus illustre est son oncle Charles. Ce dernier naquit à Paris, en 1594, et mourut en 1674.

Page 176, lignes 22 et 23. — Énée Vico, graveur, naquit à Parme, vers i520, et mourut à Ferrare (?), vers 1570.

Page 176, ligne 23. — Pierre-Santi Bartoli, peintre et graveur, naquit à Bartola ou à Pérouse, en 1 635, et mourut à Rome, en 1700.

Page 176, lignes 24 et 25. — Charles -Quint, après la capitulation de Florence, du 12 août i53o, et par le décret d'Augsbourg, du 2 octobre suivant, avait entendu rétablir en Toscane l'état de choses ancien, sauf à rendre héréditaire en droit l'autorité des Médicis qui ne l'était qu'en fait autrefois. Mais un changement de régime fut introduit, par fraude et violence, dès qu'Alexandre fut reconnu chef de la République. Une constitution nouvelle lui conféra, le 4 avril i532, le titre de duc, avec un pouvoir absolu que ne tempérait nullement l'existence d'un Sénat et d'un Conseil des Deux Cents, instruments dociles des volontés du Prince.

Page 177, ligne 5.— Quand Charles-Quint abdiqua, ses états d'Italie passèrent à Philippe II, roi d'Espagne, tandis que la dignité impériale fut dévolue à Ferdinand Ier, roi de Bohême et de Hongrie, et, plus tard, à ses descendants. Par suite, les Empereurs n'eurent plus à gouverner les états de la Péninsule qui avaient été soumis au petit- fils de Maximilien Ier. C'est ce que Montesquieu exprime en disant qu'ils se retirèrent d'Italie.

Page 177, ligne 9. — Pierre de Francheville ou de Franqueville, dit Francavilla, élève de Jean Bologne, naquit à Cambrai, vers 1 553, et mourut à Paris, le 25 août 161 5.

Page 177, ligne 12. — Jean-Baptiste Foggini, architecte et sculpteur, naquit à Florence, en i652(?), fut élève d'Hercule Ferrata, à Rome, et mourut en 1737 (?). Il était connu en France, au xvme siècle, sous le nom de Fog, pour ses reproductions de statues antiques. Montesquieu donne des renseignements sur cet artiste dans ses Pensées manuscrites (tome Ier, page 370) :

« Foggini étoit boiteux et contrefait; ce qui fait que ses ouvrages n'ont pas toute la perfection qu'on pourroit désirer : car,

quand on fait une statue, il ne faut pas être toujours assis en un lieu... »

On trouve aussi des détails sur les travaux du même sculpteur dans les notes autographes de Montesquieu sur les objets d'art de Florence.

Page 177, ligne i5. — Dans ses notes sur les objets d'art de Florence, Montesquieu dit, à la page 66 :

«J'ai été, ce 19 décembre 1728, avec M. Piémontino (sic) le fils, sculpteur de Florence, voir plusieurs ouvrages de sculpture. >

Page 177, ligne 1 G. — Ferdinand de Médicis, fils aîné de Cosme III, grand -duc de Toscane, naquit le 9 août i663 et mourut, avant son père, le 3o octobre 171 3.

Page 179, ligne 21. — Le total de l'addition est faux; il est clair qu'il y a eu des erreurs dans la transcription des chiffres particuliers. Les Etats du Pape ne figurent ici que pour 80,000 âmes, tandis qu'il leur en est attribué près de 900,000 à la page qui précède. On remarque aussi que la population du Modénois est évaluée, d'un côté, à 100,000, et, de l'autre, à 120,000 habitants.

Page 179, ligne 22. — Dans le onzième cahier du manuscrit se trouve une feuille de papier sur un côté de laquelle Montesquieu avait écrit de sa main la série des notes qui commencent par les mots État de Florence, et finissent par ceux-ci : à l'Empereur de l'avoir signée. Cette feuille est la seule qui subsiste de la minute originale du Voyage en Italie. Elle a été, sans doute, conservée parce que le copiste s'est aperçu qu'il avait omis de transcrire d'autres notes, que Montesquieu avait consignées au verso de la même feuille, qui commencent par le mot Manufactures, et qui finissent en ces termes : 400,000 âmes en Sardaigne. Nous avons intercalé ces derniers renseignements à leur place. Le copiste a également omis, dans la transcription du recto, le nom de Bartholoméi, qui se lit au-dessus des notes statistiques sur Florence, et qui nous apprend de qui Montesquieu tenait les renseignements qui suivent.

Page 180, lignes 11 et 12. — On appelait à cette époque Quadruple-Alliance, l'alliance conclue entre la France, l'Angleterre et l'Autriche, le 2 août 17 18, depuis que les Provinces- Unies y avaient accédé.

Page 182, ligne 4. — Saint André Corsini, né le 3o novembre i3o2 et mort le 6 janvier 1373, fut évêque de Fiésole. Il fut canonisé en 1629 par le pape Urbain VIII. Sa fête se célèbre le 4 février.

Page 182, ligne 20. — Le manuscrit donne Beuseval , au lieu

de Bezenval, nom d'une famille noble de Soleure. — Le canton de Soleure avait pour chefs deux avoyers nommés à vie, mais n'exerçant leurs fonctions qu'alternativement. De 1688 à I7i3,un de ces deux magistrats fut Jean -Victor Bezenval. Mais, en 1728, les deux avoyers s'appelaient Jérôme et Jean-Joseph Sury. Montesquieu a donc eu raison d'écrire que M. de Bezenval se disait chef de la république de Soleure, et non qu'il Vêtait. Ajoutons que plusieurs des membres de la famille des Bezenvals servirent autrefois la France avec distinction.

Page 182, ligne 27. — Parmi les treize cantons qui constituaient la Confédération suisse au XVIIIe siècle, il y en avait neuf dont les rivalités provoquaient d'incessants conflits : d'une part, les deux cantons protestants de Berne et de Zurich; et, de l'autre, les sept cantons catholiques de Schwytz, Uri, Unterwalden, Lucerne, Zug, Fribourg et Soleure. Les événements auxquels Montesquieu fait particulièrement allusion sont ceux qui se produisirent en 171 2, et non en 7722. A l'occasion des démêlés de l'abbé de Saint-Gall avec les habitants de Toggenbourg, on vit éclater la guerre civile. Les cantons catholiques ayant eu le dessous, ils furent obligés de renoncer, en faveur de Berne et de Zurich, à certains droits qu'ils exerçaient en commun sur le comté de Bade et sur quelques autres districts. C'est le traité d'Aarau, des 9 et 1 1 août 1712, qui mit fin à cette déplorable querelle.

Page 1 83, ligne 2. — Dominique Passionéi, né le 2 décembre 1G82 et mort le 5 juillet 1761, représenta le Saint-Siège dans les congrès qui suivirent la guerre de la Succession d'Espagne. Il fut ensuite nonce en Suisse (1721), et plus tard à Vienne (1730). Promu cardinal le 23 juin 1738, il devint secrétaire des brefs et bibliothécaire du Vatican. C'était un des plus savants hommes de son siècle. Quand l'Esprit des Lois fut déféré à la Congrégation de l'Index, Passionéi intervint et essaya de prévenir la condamnation de l'œuvre de Montesquieu.

Page 184, ligne 3. — M. de Bezenval faisait sans doute allusion à l'affaire de Vilmergen, où les Bernois emportèrent un succès décisif. Cette bataille eut lieu en 1712, c'est-à-dire à la date que Montesquieu donne ici. Il est donc probable que, si le copiste a mis 7722 plus haut, c'est par suite d'une erreur qui lui est imputable.

Page 184, lignes 8 et 9. — Le manuscrit donne ensuite, au lieu de en Suisse.

Page 184, lignes 10 à 12. — D'après les renseignements que

donne M. Ann. Baschet, à la page 495 de son livre sur Les Arcliives de Venise, le prince héréditaire de Modène aurait séjourné dans cette ville en février 1719.

Page 1 85, ligne 5. — L'abbé Jean-Baptiste Dubos, né en 1670 et mort le 23 mars 1742, fut un érudit et un publiciste distingué, si bien qu'il devint secrétaire perpétuel de l'Académie française. L'ouvrage dont il est ici question, et qui parut, en 1703, à Amsterdam, en un volume in-12, a exactement pour titre : Les Intérêts de l'Angleterre mal entendus dans la Guerre présente. On sait que Montesquieu critiqua vivement, dans l'Esprit des Lois, certaines théories de Dubos sur les origines de la monarchie française.

Page 186, ligne 8. — Le manuscrit donne Salvati; mais il faut lire sans doute Salviati, nom ou plutôt surnom de deux peintres connus : François de' Rossi, peintre de l'école florentine, né à Florence, en i5io, et mort à Rome, le 11 novembre 1 563 ; et Joseph Porta, peintre de l'école vénitienne, né à Castelnuovodella-Garfagnana, vers 020, et mort à Venise, en 1572.

Page 186, lignes 16 et 17. — Dans ses Pensées manuscrites (tome Ier, page 335), Montesquieu parle ainsi de la musique italienne :

« Dans mon séjour en Italie, je me suis extrêmement converti sur la musique italienne. Il me semble que, dans la musique françoise, les instruments accompagnent la voix, et que, dans l'italienne, ils la prennent et l'enlèvent. La musique italienne se plie mieux que la françoise, qui semble roide. C'est comme un lutteur plus agile. L'une entre dans l'oreille; l'autre la meut.»

Page 188, lignes 7 et 8. — Par on a érigé un nouveau mont, il faut entendre on a émis de nouveaux titres de rente.

Page 188, ligne 24. — Pierre Berrettini, dit Pierre de Cortone, peintre de l'école romaine et architecte, naquit à Cortone, le ier novembre i5qb, et mourut à Rome, le 16 mai 1669.

Au folio 427, v°, de son Spicilegium, Montesquieu parle encore de cet artiste :

« Cortone, dans un traité de perspective, a donné quelques réflexions sur l'architecture. Il dit qu'il ne voudroit pas qu'on mit des piédestaux dans les ordres supérieurs, parce qu'ils portent à faux. D'autant que la saillie de la base des colonnes supérieures porte déjà à faux sur le nu des colonnes inférieures. Cela est assez bien dit. Mais voilà tout ce qu'il y a de bon, et c'est bien peu.

» Ce Cortone, qui a fait les hôtels de Narmoutier (sic) et de Matignon, avoit imaginé une pyramide pour le feu Roi, qui me

paroît ridicule. Elle avoit huit faces par en bas, dont quatre principales répondoient aux quatre côtés de la pyramide. Les angles coupés faisoient les quatre autres. Chaque face avoit une niche, où étoit un groupe ou une statue par le bas : première folie contre la solidité et la simplicité d'un ouvrage colossal. Les pans coupés avoient deux retours à chaque angle, formés par les pilastres : seconde sottise de faire ce colifichet à un ouvrage colossal. Il avoit mis tout autour des pilastres d'ordre dorique ; ce qui ne se doit jamais mettre à une pyramide. Car quelles colonnes ou pilastres peuvent la porter? On dira qu'elles ne portent que l'entablement. Mais l'entablement supporte la pyramide. »

Page 188, lignes 28 et 29. — Montesquieu fait ici allusion à la Vierge à la Chaise, ainsi que cela ressort d'un passage de ses notes sur les objets d'art de Florence. Parlant du Palais Pitti, qu'il visita le 28 décembre 1728, il exprime en ces termes son admiration pour le chef-d'œuvre de Raphaël (page 65) : « Il y a un très grand nombre de tableaux, tous exquis, et, entre autres, il y a la fameuse Vierge assise de Raphaël, qui est autant audessus des ouvrages ordinaires de Raphaël que Raphaël est au-dessus des peintres ordinaires, s

Page 189, ligne 1. — Antoine Allegri, dit le Corrège, un des maîtres de l'école lombarde, naquit vers 1494 et mourut le 3 mars 1 534, à Correggio.

Page 189, ligne 1. — Montesquieu fait ici allusion à des tableaux d'Annibal Carrache, auquel nous avons déjà consacré une note.

Page 189, lignes 1 et 2. — François Mazzuoli ou Mazzola, dit le Parmesan, peintre de l'école lombarde, naquit à Parme, le 11 janvier 1504, et mourut à Casai -Maggiore, le 24 août 1540.

Page 189, ligne 2. — Pierre-Paul Rubens, un des maîtres de l'école flamande, naquit à Cologne, le 29 juin 1577, et mourut à Anvers, le 3o mai 1640.

Page 189, ligne 6. — La chapelle dont Montesquieu parle ici est plus connue sous le nom de Chapelle des Princes. Cosme II la consacra à la sépulture des princes de sa famille. La construction en avait été commencée en 1604, sous le règne de Ferdinand Ie1', qui la destinait à recevoir le saint Sépulcre, comme Montesquieu le dit plus loin.

Page 189, ligne 10. — Ferdinand Ier, fils de Cosme Ier, s'était engagé, d'abord, dans les ordres et fut promu cardinal en janvier 1 563. Mais, à la mort de son frère François Itr, il devint grand-duc de Toscane, le 19 octobre 1587, se démit ensuite de

la pourpre, et se maria avec Catherine de Lorraine. Il mourut le 7 février 1609.

Page 189, lignes 10 et 11. — Ferdinand II, fils de Cosme II, naquit le 14 juillet 161 o, succéda à son père le 28 février 1621, et mourut le 2 3 mai 1670.

Page 191, lignes 12 et i3. — Dominique Beccafumi, peintre de l'école florentine, naquit près de Sienne, en i486, et mourut à Sienne, en mai i55i.

Page 191, ligne 20. — Jean-Laurent Bernini, dit le cavalier Bernin, sculpteur, architecte et peintre, naquit à Naples, en 158g, et mourut à Rome, le 28 novembre itJSo.

Page 194, ligne 19. — Les Délices de l'Italie étaient une sorte d'itinéraire illustré, qui fut réimprimé plusieurs fois, au XVIIIe siècle, et même traduit en allemand. Dans le privilège de l'édition, en 4 volumes in- 12, qui parut à Paris en 1707, il est dit que le libraire P. Ribou est autorisé à faire paraître « Les Délices de l 'Italie on Description exacte de ce Pays, de ses principales Villes et de toutes les Raretez qu'il contient, enrichie de figures en taille -douce, par le sieur de Rogissart et H*** », lisez Havard. Lorsque Montesquieu qualifie l'ouvrage de mauvais, il a tellement raison que l'éditeur qui republia Les Délices, en 1743, à Amsterdam, chez P. Morlier, avoua que M. de Rogissart s'était « tellement oublié qu'il » donnait « César pour Annibal, les Parthés pour les Daces,... des toises pour des coudées1.»

Page 194, lignes 29 et 3o. — L'inscription dont Montesquieu va citer un fragment est reproduite en entier dans Les Délices de l'Italie. Au tome Ier, page 328, de l'édition de 1743, on en trouve, en effet, le texte conçu en ces termes : « Desiderius, ultimus Insubrium rex, Longulam, Vetuloniam atque Volturnam mœnibus cinxit, et, Etruriœ priore noniine inducto, Viterbium, muleta capitis indicta, appellari jubet, salutis anno DCC LXXIII. »

Page 194, ligne 3o. — Didier ou Désidérius, duc de Toscane, succéda en 756 à Astolfe, roi des Lombards, et fut détrôné en 774 par Charlemagne. Ce dernier ajouta, d'ailleurs, à ses titres celui de roi des Lombards. Quant à Didier, il mourut dans le monastère de Corbie.

Page 195, ligne 5. — C'est par erreur que Montesquieu dit que, de Viterbe à Rome, o>i trouve des endroits de la voye « Appia .->. La voie Appienne était au sud de Rome. En venant du nord, on rencontre surtout les restes de la via Cassia. Le Président

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